thinkingbubble

Le blogue

Bienvenue au blogue de Réseau CS! Notre blogue vous renseignera sur l’actualité, les ressources et les sujets touchant la promotion de la santé ainsi que les événements, activités et ressources de Réseau CS. Parmi nos blogueurs, nous comptons des membres du personnel et des consultants de Réseau CS, ainsi que des membres de nos organisations partenaires, des clients et des experts dans le domaine de la promotion de la santé. Veuillez noter que les opinions affichées sont celles des auteurs et pas nécessairement celles de Réseau CS ou de notre bailleur de fonds.

Pour voir les blogues passés, s'il vous plaît cliquez sur l'icône d'accueil (maison) en bas à la gauche. Pour la liste complète des blogues publiés cliquez sur l'icône calendrier.

Les 10 raisons majeures pour assister à la conférence 2017 de Réseau CS

Comme vous le savez peut être déjà, chaque deux ans, Réseau CS organise une conférence où tous les acteurs clés qui travaillent dans une variété de secteurs en Ontario, se rassemblent pour mettre en commun leurs expériences et découvrir de nouvelles stratégies afin de bâtir des communautés durables, résilientes et en santé.

Cette année, la conférence de Réseau CS s’intitule : Se rassembler pour des communautés en santé : Avec tous et pour tous. Elle se tiendra à l’Académie BMO à Toronto, les 20 et 21 novembre prochain.

Voici 10 raisons pour lesquelles un professionnel qui œuvre dans le domaine des communautés en santé, du développement communautaire, de la promotion de la santé ou des déterminants sociaux de la santé, ne devrait rater pour rien au monde cette conférence.

1. Occasion d’apprentissage

La conférence 2017 offre une occasion d’apprentissage privilégiée. Elle permettra aux participants d’être à l’avant-garde des pratiques exemplaires et des approches nouvelles pour créer des communautés plus inclusives. Dix ateliers interactifs, dont certains en français, aborderont des sujets d’actualité tels: la gouvernance, le partenariat, l'humilité culturelle, le renforcement des relations avec les communautés autochtones. Pour avoir un aperçu, consultez le PROGRAMME préliminaire.

2. Occasion de réseautage

Avec la présence de plus d’une centaine d’intervenants œuvrant dans le domaine des communautés en santé, la conférence est une bonne occasion pour réseauter et rencontrer ses pairs. Profitez du déjeuner, des pauses café, de la soirée sociale pour échanger des idées et développer votre carnet de contacts. N’oubliez pas vos cartes de visite!

3. Présentateurs exceptionnels

Vous aurez la chance de rencontrer des présentateurs et des présentatrices experts dans leur domaine. Par exemple, notre conférencière principale Kim Katrin Milan, est auteure, animatrice, éducatrice et aide les gens à développer leur capacité à se rapprocher les uns des autres. Pour en savoir plus sur les présentateurs, consultez la section PRÉSENTATEURS

4. Location superbe

Située au nord de Toronto au 3550 avenue Pharmacy, l’Académie BMO offre un cadre enchanteur propice à l’apprentissage et au réseautage. Le site est aussi accessible aux personnes à mobilité réduite. Sans vouloir faire de la publicité gratuite pour le site, j’avoue que le déjeuner, les collations et le repas en général, y sont délicieux. En plus, le stationnement est gratuit. Si vous voulez avoir plus de renseignements sur la location, consultez : L’Académie BMO

5. Prix abordable 

Comparé aux évènements du même type, le cout d’inscription à la conférence de Réseau CS est très abordable. Des tarifs étudiants sont également disponibles en nombre limité. Le tarif régulier de 390 $ comprend le paquet suivant:

  • l’accès à toutes les activités;  
  • le programme et la documentation;
  • un petit-déjeuner léger, un déjeuner et des collations l’après-midi.

A ce prix-là, on n`hésite pas. Inscrivez-vous vite!

6. Aide financière

En dépit du fait que le prix de la conférence est très abordable, Réseau CS a prévu une assistance pour de potentiels participants qui pourraient faire face à quelques difficultés financières. Consultez la section DEMANDE D'AIDE FINANCIÈRE pour vous renseigner sur les critères d’éligibilité.

7. Pavillon francophone

Le  pavillon francophone est un espace ouvert qui vous permettra de vous connecter avec des francophones et des fournisseurs de services en français à travers des activités telles :

  • des mini conférences d'experts axées sur les priorités de la communauté francophone ;
  • un marché ouvert où diverses agences francophones exposeront leurs ressources et services ;
  • une murale où vous pouvez soit offrir ou rechercher un service, une ressource ou une expertise.

8. Programmation alléchante

En plus des ateliers interactifs animés par des présentateurs exceptionnels, la programmation comporte des performances théâtrales, des occasions de se socialiser, des possibilités d’interagir soit en français ou en anglais et même des occasions de bouger avec notre partenaire PARC.

9. Réception de réseautage le 1er jour

Comme tout évènement de ce calibre, un volet social est indispensable afin de bien équilibrer les moments  d’apprentissage et les occasions d’échange. Une gentille réception aura donc lieu la soirée du 20 novembre.  Au cours de cette soirée sociale, on continuera la conversation de la journée autour de   la diversité, de l'inclusion et de l'équité.

10. Dernière conférence de Réseau CS 

Cette information est peut-être la moins connue du grand public, mais je prends la liberté de vous la dévoiler ici : ce sera la toute dernière conférence de Réseau CS. Joignez-vous donc à nous pour qu’on puisse célébrer ensemble nos réalisations !

Partager cet article :

201 lectures
0 commentaires

Vous avez dit partenariat… comment le réussir ?

Le jeudi 14 septembre dernier, dans le cadre d’un échange en ligne, nous avons eu l’occasion de discuter sur les facteurs clés d’un partenariat réussi. Le groupe n’était pas nombreux (environ une dizaine) cependant les échanges étaient très enrichissants.

Ma collègue Gillian et moi-même avions passé en revue à tour de rôle Les 6 activités clés pour un partenariat réussi. La pratique de ces 6 activités, qui ne sont pas linéaires, est la garantie de la réussite d’un partenariat. Après notre brève présentation, une période de discussion très animée a pris place.

Par exemple, une participante a partagé son expérience positive avec 2 tables de convergence à Ottawa où les partenaires, bien qu’ayant des agendas différents, arrivent à travailler en complémentarité pour le bien de la communauté. Equi Pass est entre autres, le fruit de cet effort concerté.

Une autre personne a évoqué le défi de déséquilibre de pouvoir souvent rencontré dans les partenariats impliquant les « soit disant » gros organismes et les petits organismes communautaires. Parmi les solutions suggérées pour faire face à cette situation citons : une entente écrite clarifiant bien les apports et les contributions de chaque partie, la mise en avant des contributions non financières des organismes communautaires comme: les bénévoles, la connaissance du milieu, leur expérience et expertise. Ces apports selon nous, ont autant de valeur qu’une contribution financière.

D’autres défis ont été évoqués tels que la difficulté pour les individus ou les groupes minoritaires et radicalisés, de participer pleinement dans les partenariats tenant compte du manque d’ouverture affiché des fois par certains membres de la culture dominante. En ce sens, plus de formations sur les compétences et l’humilité culturelles, l’inclusion et l’équité, sont souhaitables.

Un autre participant a de son côté souligné comment cet échange lui sera utile dans ses nouvelles fonctions.  

Finalement, s’agissant de partenariat réussi, les mots suivants sont revenus constamment et ont fait l’unanimité au sein du groupe :

Confiance mutuelle, temps, acceptabilité, inclusion, complémentarité, flexibilité, évaluation, et célébration !

Gillian et moi allons continuer la conversation sur le partenariat au cours de la Conférence 2017 de Réseau CS : Se rassembler pour des communautés en santé : Avec tous et pour tous les 20 et 21 novembre 2017.

Je vous invite à nous rejoindre à l’Académie BMO à Toronto. Inscrivez-vous vite!

En attendant, vous pouvez aussi nous contacter pour un accompagnement individualisé (coaching) et gratuit, dans le but de vous aider dans le développement, le maintien et l’évaluation de vos partenariats.

Visualisez les Diapositivesde notre discussion du jeudi 14 septembre 2017 et consultez ce Documentpour accéder à un ensemble de ressources et aller plus loin dans la discussion.

Partager cet article :

92 lectures
0 commentaires

Recadrage de la règle d’or…

 

KimMatrin

Ça ne vous surprendra surtout pas si je vous dit que j’ai vraiment hâte de participer à la conférence de Réseau CS de cette année. Parce que a) je suis toujours excitée pour plein de choses dans la vie b) je travaille chez Réseau CS et j'ai donc une opinion légèrement biaisée c) la conférence aura lieu à l'Institut BMO qui possède une machine à café (décaf) où je peux m’abreuver à volonté. Au-delà de ces raisons, je suis ravie que la conférence abordera entre autres, des thèmes comme : l'équité, l'inclusion et le travail dans la diversité.


Ce sont des thèmes qui sont parfaitement adaptés à notre contexte actuel. Je souhaite vraiment que cette conférence soit un lieu où des personnes d’horizons, d’identités et d’expériences divers puissent se réunir pour parler, échanger et réfléchir d’une manière critique sur la façon dont nous pouvons transformer nos communautés en espaces inclusifs avec tous et pour tous.


Pour compléter encore plus mon enthousiasme, on accueillera une incroyable conférencière principale pour ouvrir la conférence. Il s’agit de Kim Katrin Milan qui est écrivaine, artiste pluridisciplinaire, militante, consultante et éducatrice. Kim se passionne pour plusieurs thèmes et anime beaucoup de dialogues communautaires sur des sujets engagés. Son art, son activisme et son écriture ont déjà été reconnus à l'échelle nationale.


Le fondement d'une grande partie du travail de Kim est un recadrage de la Règle d’or: faites aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fassent. Ceci, selon Kim, suppose que tout le monde veut être traité de la même manière et qu’on définit la norme pour les besoins des autres. Plutôt, Kim préconise de « traiter les autres comme ils voudraient être traités » ce qui signifie que nous devons nous engager dans une conversation sur les besoins des autres. Nous devons nous interroger par exemple sur les pronoms de genre qu'ils souhaitent que nous utilisions; nous devons demander à quoi ressemble la sensibilité culturelle; nous devons nous interroger sur ce que représente la sécurité pour eux et leurs sentiments par rapport à cette sécurité. C'est seulement en le faisant ainsi qu’on peut initier des conversations et créer des communautés où personne n’est oublié. Evidemment, cela peut paraitre un défi de taille. Pour cela, Kim nous conseille de commencer d’abord chez nous en utilisant les ressources que nous avons à notre disposition et de faire ce que nous pouvons.


Dans son discours de lancement de la conférence de Réseau CS, Kim abordera les thèmes d’unité, de partialité et de son rôle dans la lutte contre les inégalités. Elle proposera des mesures concrètes que nous pouvons prendre (dans notre vie personnelle et professionnelle) pour faire quelque chose. Le discours de Kim sera inspirant, pratique et provocateur.

Regardez la vidéo de Kim sur son discours.

J'espère que vous allez vous joindre à nous à la conférence 2017 de Réseau CS - pour discuter, apprendre et partager - sur l'équité, l'inclusion et le travail dans la diversité !

Pour vous inscrire directement sur Eventbrite cliquer ici. Les préinscription ferment le 15 septembre!

 

À bientôt! 

 

Partager cet article :

78 lectures
0 commentaires

Travailler ensemble d’une manière efficace : Une série pratique

Travailler en partenariat est une réalité pour la plupart des  groups et des organismes à but non-lucratif francophones en Ontario. C’est la raison pour laquelle Réseau CS a créé Travailler ensemble d'une manière efficace : Une série pratique. Cette série de ressources donne des informations et des conseils sur trois sujets :

Chaque ressource a été développée spécifiquement pour les organismes et les groupes francophones, qui sont souvent minoritaires, ont peu de ressources (humaines et financières), sont éparpillés à travers la province, et représentent une communauté diverse.  Bien que chaque ressource présente un sujet différent, il y a des thèmes en commun entre les trois.

Tout le travail en parteneriat est fondé surLes six activités clés pour un partenariat réussi, illustré ci-dessous. Les six activités ne sont pas des étapes linéaires,  faites une après l’autre. Au contraire les activités doivent être faites tout au cours votre partenariat.6 activties FR

Peu importe le cas, une collaboration ou un comité, ce que est primordial ce sont les relations. Toutes les six activités clés sont basées sur des relations positives, constructives et de confiances. C’est important de prendre le temps pour développer votre rapport avec des nouveaux partenaires et d’explorer de nouvelles perspectives ou de créer des opportunités de dialogues avec vos partenaires actuelles.

Un des autres thèmes en commun est les communications claires. Tous les membres du partenariat, ou comité, doivent comprendre ce que vous voulez accomplir ensemble, le travail que vous faites ensemble et leurs rôles.

J’espère que ces ressources vous aideront avec votre travail en partenariat. Bientôt vous pourrez partager ces ressources avec vos collègues anglophones parce que nous sommes en train de les adapter en anglais. Bon courage avec vos efforts! N’hésitez pas à nous contacter si Réseau CS peut vous aider. 

Partager cet article :

137 lectures
0 commentaires

Intégrez l’activité physique à votre conférence

Screen Shot 2017 08 22 at 10.40.37 AM

 

 

 

Nous, au Centre de ressources d’activité physique (PARC) d’Ophea, sommes heureux d’être le partenaire en matière d’activité physique pour l’édition de 2017 de la Conférence du Réseau CS, Se rassembler pour des communautés en santé : Avec tous et pour tous.

La tenue prochaine de la conférence nous a fait songer à des façons qui nous ont aidés à être plus actifs lors de conférences et évènements antérieurs. Voici cinq conseils pour être actif tout au long de la conférence :

1. Profitez des pauses actives et autres possibilités d’être actif au cours de l’évènement.

Ophea, par l’entremise de PARC, mènera des activités énergisantes et offrira des possibilités de mouvement actif au cours de cette formidable conférence de deux jours. Soyez prêt à bouger!

2. Utilisez les tables de travail hautes ou un espace libre pour bouger et/ou vous lever lors des séances de la conférence.

Réseau CS installera des tables de travail hautes dans l’espace principal où aura lieu la conférence afin de vous permettre de changer de position.

3. Assurez-vous de bouger entre les séances.

Tirez profit au maximum du temps entre les séances et des pauses afin de faire plus d’activité physique. Vous pourriez emprunter un plus long trajet pour vous rendre d’un endroit à l’autre ou vous déplacer plus activement (p. ex., sautillant, courant) de la salle de repas du midi à la présentation!


4. Participez aux possibilités d’être actif offertes avant et après la conférence. 

En étant actif avant et après la conférence, vous vous assurez d’avoir une journée bien remplie, vous vous donnez l’occasion de rencontrer des gens et de réseauter, et vous vous assurez d’être alerte lors des séances. Si vous séjournez sur place, vous aurez accès au Centre de bien-être qui comprend une salle d’exercice à laquelle vous avez accès 24 heures sur 24 avec la clé de votre chambre, et une piscine, ouverte du lundi au vendredi de 6 h à 22 h.

5. Profitez au maximum de la pause du midi.

Vous pouvez profiter des espaces verts de l’Académie BMO pour faire une marche ou vous balader en vélo. Si les conditions météorologiques ne sont pas favorables, vous pouvez toujours vous promener dans le bâtiment pour favoriser votre circulation sanguine.

Vous pouvez aussi jeter un coup d’œil au billet de PARC, Activité énergisante : En réunion, pour découvrir d’autres idées si vous travaillez à la planification d’une conférence ou d’un évènement.

N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions en nous envoyant un Tweet à @parcontario !

Au plaisir de bouger avec vous lors de la Conférence 2017 du Réseau CS, Se rassembler pour des communautés en santé : Avec tous et pour tous!

Partager cet article :

186 lectures
0 commentaires

Une nouvelle ressource : Trousse d’animation pour les communautés en santé

sibbet quote

Dans le cadre de mon travail à Réseau CS (et surtout avec les groupes communautaires), j’ai animé plus de réunions et de formations que je peux en compter, et essayé autant de techniques de facilitation! Quelques-unes ont marché,  et d’autres ont été désastreuses. Je crois que l’animation est un art tout comme David Sibbet le définit. Ça prend beaucoup d’années à le comprendre, à le pratiquer, et l’expérimenter, en fait c’est un apprentissage continu.

Les consultants et les consultantes à Réseau CS ont beaucoup d’expérience  avec l’art de l’animation. L’année passée, nous avons écrit une série d’articles du blogue (en anglais) sur diverses approches et techniques d’animation.  Nous vous présentons la nouvelle ressource, Trousse d’animation pour les communautés en santé. Elle est adaptée de l’information fournit dans des blogues, pour vous aider dans vos efforts de facilitation. Cette trousse propose de brèves descriptions et des directives pour plusieurs techniques auxquelles font fréquemment appel les consultants et les consultantes de Réseau CS.

Avant de choisir une approche d’animation, il y a divers facteurs à considérer. À mon avis, le facteur le plus important est le but de la réunion. Après l’avoir identifié, considérez :

  •  l’objectif global et les résultats attendus de l’activité,

  •  la situation ou le contexte dans laquelle se trouve la communauté, les personnes ou groupes participants,

  •  la personnalité et les préférences du groupe.

La trousse vous propose sept techniques de facilitation. Toutes ces techniques, fréquemment utilisées par l’équipe de Réseau CS, ont été mises au point par d’autres consultants et organismes, et au fil du temps, les façons de les mettre en œuvre ont évolué.

  1. Activités brise-glace – pour permettre aux gens d’apprendre à se connaître et d’établir des liens.

  2. Visualisation – pour faire ressortir des idées pour l’avenir.

  3. 1-2-4-tous – pour recueillir des idées et de l’information dans un groupe.

  4. La sagesse du groupe – pour mettre à profit la sagesse des participants dans la salle.

  5. Enquête appréciative – pour mettre en lumière les atouts d’un groupe et créer une vision commune en vue du changement.

  6. Émettre des idées et établir un ordre de priorité – pour appuyer la planification stratégique et la prise de décisions.

  7. Théâtre populaire – pour recourir au théâtre en tant qu’outil de transformation social.

Bon courage avec vos efforts de facilitation !

! N’hésitez pas à nous contacter si vous voulez l’appui de Réseau CS!

Partager cet article :

128 lectures
0 commentaires

CAMH lance un nouveau guide à l’intention des clients sur le traitement de la dépendance aux opioïdes

On estime qu’environ 10 000 à 20 000 Canadiens sont décédés des suites d’une surdose d’opioïdes sur ordonnance comme l’oxycodone, l’hydromorphone et le fentanyl au cours des dix dernières années. Près de deux millions d’Ontariens, soit un sur sept, se procurent des opioïdes sur ordonnance chaque année. Ayant adressé au gouvernement fédéral une demande de réglementer avec rigueur l’ordonnance de fortes doses d’opioïdes comme le fentanyl et, soucieux d’appuyer les clients et leurs familles, CAMH publie un nouveau guide sur le traitement de la dépendance aux opioïdes.

Faire son choix, réussir son parcours : Traitement de la dépendance aux opioïdes est le titre du nouveau guide que CAMH a conçu à l’intention des clients et de leurs familles. 

Ce guide répond à de nombreuses questions sur les options de traitement de la dépendance aux opioïdes, dont la méthadone et la buprénorphine (Suboxone) – aussi connu sous le nom de traitement par agonistes opioïdes ou TAO. Ce guide peut aussi renseigner les clients sur les questions à poser, entre autres, au médecin, au pharmacien et au conseiller. Il contient de l’information utile pour ceux qui envisagent un TAO, pour les nouveaux clients et les clients qui ont déjà entrepris un TAO ainsi que pour leurs amis et leurs familles.

Le nouveau guide explique les plus récents traitements, les risques de surdose et les mesures de précaution en plus d’exposer les nouvelles données probantes sur des sujets comme la grossesse. Mais, avant tout, il est le reflet du vécu des nombreux clients et membres de la famille qui ont participé à la rédaction et à la révision. Leurs témoignages ponctuent et personnalisent le livre. Il présente les points de vue de divers groupes, dont des personnes qui ont développé une dépendance aux opioïdes après en avoir pris sur ordonnance en raison de douleurs ou après avoir consommé de l’héroïne ou des opioïdes vendus dans la rue. Le guide décrit en détail les plus récents traitements, p. ex. la buprénorphine (Suboxone), qui peut être prise sous forme de comprimés, ce qui réduit les problèmes de dosage que pose parfois la méthadone. Il comporte aussi de l’information sur la naloxone, un produit qui permet de sauver la vie en cas de surdose d’opioïdes.

Le nouveau guide normalise également le traitement par agonistes opioïdes pour ceux qui peuvent en suivre un pendant de nombreuses années. L’utilisation de méthadone est souvent stigmatisée, mais il peut s’agir d’un traitement essentiel pour des personnes ayant un trouble de l’usage des opioïdes, tout comme l’insuline est indispensable pour les diabétiques.

Faire son choix, réussir son parcours est offert en version imprimée et on peut le commander en ligne à http://store.camh.ca. Des versions en formats électroniques sont également en vente auprès des librairies en ligne.

Parmi les ressources connexes publiées par CAMH, vous trouverez un nouveau dépliant Traitement par agonistes opioïdes : Renseignements pour les clients, qui constitue une version abrégée du nouveau guide. CAMH a également publié dernièrement une nouvelle politique-cadre sur les opioïdes d’ordonnance.

Commandez un exemplaire gratuit! Grâce au financement du ministère de la Santé et des Soins de longue durée, le Programme de soutien au système provincial de CAMH offrira un nombre limité de guides aux fournisseurs de soins de santé et à d’autres personnes travaillant et vivant en Ontario. Pour obtenir un exemplaire gratuit, veuillez envoyer un courriel à orh@camh.ca

Partager cet article :

330 lectures
0 commentaires

Tout ce qu’il faut savoir sur la crise des opioïdes au Canada et en Ontario

Récemment, nous avons tous été choqués d’apprendre par voie de presse, le nombre de décès liés au surdosage d’opioïdes au Canada et en Ontario. De quoi s’agit-il exactement ?Définition des opioïdes ?Les opioïdes sont des médicaments de la famille de la morphine. Ils sont fréquemment prescrits par le personnel médical pour soulager la douleur. Bien qu’ils soient largement prescrits, les opioïdes peuvent aussi entrainer une dépendance et causer parfois d’autres effets néfastes dont la mort. En plus, Il existe également des formes illicites d’opioïdes qui sont utilisés comme drogues et qu’on retrouve sur le marché clandestin. Cet état de fait, complique la situation et on parle alors d’une crise de santé publique.Quels sont les opioïdes les plus connus sur le marché au Canada et en Ontario ?Les opioïdes les plus couramment rencontrés ici sont : Oxycodone, hydromorphone, codéine, morphine et fentanyl.Jetons un bref coup d’œil sur quelques faitsDe 2009 à 2014, il y a eu au moins 655 décès liés au fentanyl au Canada; leur nombre a été multiplié par 7 en Colombie-Britannique et par 20 en Alberta au cours de la même période.Au cours de l’exercice financier 2015-2016, près de 2 millions de personnes en Ontario avaient reçu des ordonnances d’opioïdes, soit environ 14 % de la population de la province ou une personne sur septEnviron 44 000 professionnels de la santé ont prescrit des opioïdes sur une période d’un an en Ontario, la majorité de ces professionnels étant des médecins de famille et des dentistes.En 2015, au moins 551 personnes sont mortes d’une surdose d’opioïdes en Ontario, par rapport à 421 en 2010. Les consultations aux urgences du fait d’un empoisonnement aux opioïdes sont également en hausse en Ontario : elles ont augmenté de 24 % entre 2010-2011 et 2014-2015. En effet, elles sont passées de 20,1 par 100 000 personnes à 24,9Qu’est ce qui peut être faitLa dépendance aux opioides comme toutes les dépendances, doit être traitée. Les décès par surdose d’opioides sont en hausse en Ontario et ailleurs au Canada. Vu les récents décès enregistrés notamment chez des jeunes, Il faudrait agir vite pour éviter le pire.La naloxone est le seul produit disponible légalement au Canada pour neutraliser les surdoses d’opioïdes. Sa vente vient tout juste d’être approuvée par Santé Canada sous forme de vaporisateur nasal. A côté des autres mesures de prévention de la toxicomanie, de promotion de la santé et d’autres stratégies en cours pour réduire les méfaits, il me semble que tout comme les cours de premiers soins dispensés par la croix rouge, des cours sur l’utilisation de naloxone destinés particulièrement aux jeunes devraient être généralisés. Cette mesure peut indubitablement sauver des vies !Pour aller plus loin :https://news.ontario.ca/mohltc/fr/2016/10/lontario-adopte-des-mesures-pour-prevenir-labus-dopioides.html

http://www.cpha.ca/uploads/policy/opioid-statement_f.pdf

Partager cet article :

320 lectures
0 commentaires

Les résultats du sondage de 2015 sur la consommation de drogues et la santé mentale des élèves de l'Ontario

Le jeudi 2 mars dernier, Réseau CS et  le Centre de toxicomanie et de santé mentale et  le programme de soutien au système provincial (CAMH/PSSP) ont organisé conjointement un webinaire en français pour partager les résultats du sondage de 2015 sur la consommation de drogues et la santé mentale des élèves de l'Ontario (SCDSEO). Alexandra Lamoureux, Coordonnatrice de l'équité et de la participation communautaire (CAMH/PSSP)) a présenté les résultats les plus pertinents aux 45 participants présents en ligne. Sa présentation était commentée et supportée par un panel d’expertes composé de  Lois Alexanian, directrice des services aux adolescents et à leur famille (Maison Fraternité), Yolène Deschênes, directrice adjointe (Maison Fraternité) et Andréanne Fleck Saito, coach pour le leadership et la mise en œuvre, Équipe d’appui pour la santé mentale dans les écoles

Vous pouvez trouver l’essentiel des résultats présentés ici.

Les autres temps forts du webinaire étaient les commentaires de nos panélistes.

Lois par exemple a souligné quelques lueurs d’espoir et de progrès observés en analysant les résultats Pour les démontrer, elle est allée jusqu’à comparer certains  résultats de 2015 à  ceux de 2013. Le tableau suivant résume les quelques évolutions positives signalées.

 

Indicateurs choisis 2013 2015 Commentaires de Lois
Prévention de la toxicomanie en milieu scolaire 8e et 9e année 7e, 8e et 9e année La prévention la plus efficace et qui équipe mieux les jeunes est celle qui est offerte sur plusieurs années et à plusieurs reprises
L’âge de la première consommation d’alcool 14.6 14.8 Une toute petite amélioration
L’âge de la première consommation de cannabis 15.2 15.3 Selon les recherches, la consommation régulière de cannabis chez les jeunes a des effets négatifs tant sur le plan physique que sur la santé mentale.
Consommation d’opiacés sur ordonnance utilisés à des fins non-médicales 1 jeune sur 8 1 jeune sur 10 Encore une petite amélioration à ce niveau

Accès aux substances illégales à l’école 

1 jeune sur 5 1 jeune sur 6 Les conseils scolaires identifient de plus en plus la toxicomanie comme une priorité, ce qui contribue à augmenter leur vigilance et ainsi, rendre l’accès aux drogues plus difficile sur leur terrain

 

Toutefois, selon Lois, il reste beaucoup à faire au niveau des services en santé mentale pour ces jeunes, puisqu’en 2015, plus d’un élève sur 4 a déclaré avoir voulu parler d’un problème de santé mentale, sans savoir où se tourner.

Pour sa part, Yolène s’est plutôt penchée sur quelques  différences observées dans les résultats chez  les francophones et les non francophones. D’emblée, Yolène croit important de préciser que non-francophone ne veut pas nécessairement dire anglophone. Une personne francophone peut venir de n’ importe où dans le monde et cette diversité culturelle a certainement  influencé les résultats.

En ce qui concerne les différences, Yolène pense qu’on peut formuler des hypothèses mais on ne peut pas avancer de réponses absolues. Voici quelques différences observées :

  • Au niveau de la consommation de substances, il y a des tendances, des « modes » qu’on retrouve plus chez les francophones. Par exemple les élèves francophones étaient plus susceptibles que les non-francophones d’avoir fait usage des substances suivantes au cours de l’année écoulée : cigarettes électroniques, consommation à des fins non médicales d’analgésiques opioïdes vendus sur ordonnance, médicaments contre la toux ou le rhume pour « triper » (15,9 % contre 9,2 %).

  • S’agissant de la santé mentale, selon Yolène,  il y a une différence assez marquée dans la recherche de services de santé mentale entre francophones et non- francophones. Les élèves francophones étaient nettement plus susceptibles que les élèves non francophones de déclarer avoir consulté un professionnel de soins de santé mentale tel qu’un médecin, un infirmier ou un conseiller au moins une fois au cours de l’année écoulée (38 % contre 19,6 %). Elle se pose alors  quelques questions : Est-ce une question d’accessibilité des services ? Les services sont-ils plus connus ? Y-a-t-il une meilleure connaissance des symptômes ? Y-a-t-il une meilleure influence des parents ? Ou encore s’agirait –il d’une question purement culturelle ?

Yolène a conclu son intervention en rappelant qu’à la lumière des résultats obtenus, il serait souhaitable voire même profitable, de se pencher  sérieusement sur l’analyse des vraies raisons qui peuvent expliquer ces écarts et ces différences entre francophones et non- francophones. Les connaitre nous permettrait de mieux desservir nos jeunes.

De son coté, Andréanne a soulevé certaines préoccupations en tenant compte des résultats de 2015. Pour elle, les élèves auraient un accès plutôt facile à une grande variété de substances – légales et non-légales. Or la plupart de ces substances sont assez dangereuses. Par exemple pour elle, la proportion croissante de l’utilisation du cannabis entre la 9e et la 10e et ensuite la 11e est plutôt inquiétante.

Quant à la santé mentale des élèves, bien qu’Andréanne observe une diminution des problèmes d’externalisation depuis 2007,  en 2015, plus d’élèves semblent indiquer que leur santé mentale est plus médiocre ou passable et vivent un état de détresse psychologique allant de modéré à grave. L’utilisation des médias sociaux (plus chez les filles) et l’augmentation du jeu compulsif (plus chez les garçons) peut avoir des effets néfastes sur la santé globale et générer des problèmes de santé mentale tels : effets sur le sommeil, l’activité physique, le contact humain/social, la connexion avec le milieu naturel. Le taux d’élèves ayant sérieusement considéré le suicide est toujours assez élevé s’inquiète Andréanne.

Tout compte fait dit-elle,  « Nos approches pour promouvoir la santé mentale et prévenir la détresse psychologique doivent aussi tenir compte du contexte socio-culturel des élèves ».

Le dialogue entamé par nos panélistes se poursuivra le jeudi 9 mars de 10 :00 à 11 :30am au cours d’une discussion en ligne entre pairs. Il sera question de discuter des implications des résultats sur les politiques et leur application pratique.

Si vous avez manqué le webinaire vous pouvez consulter toutes les diapositives  ou vous pouvez même accéder à l’enregistrement.

 

2017 03 webinairelogos

Partager cet article :

737 lectures
0 commentaires

Tout ce qu’il faut savoir sur les premiers résultats du recensement de 2016

Par Patrick Delorme, Consultant bilingue en promotion de la santé, Réseau CS
 
Chaque cinq (5) ans, un recensement est réalisé au Canada. Cet exercice est utile parce qu’il apporte des informations importantes aux planificateurs de tous les secteurs. Le dernier recensement date de 2016. Statistique Canada vient juste de publier ce 8 février 2017, les premiers résultats portant sur les chiffres de population et des logements. Voici  quelques-uns des résultats les plus saillants :

1-    Dorénavant, la population du Canada a franchi le cap des 35 millions (35.2) soit un gain de 1,7 million par rapport au recensement de 2011.
2-    Il y a eu une variation de la population de 5% entre 2011 et 2016
3-    Les deux tiers (2/3) de cette croissance démographique sont attribuables à l’immigration car le taux de fécondité  demeure à 1,6 enfant par femme pour l’ensemble du Canada, sauf au Nunavut ou il est à 3 enfants par femme.
4-    On observe une ruée de la population vers l’Ouest au cours des cinq (5) dernières années. En effet, les 3 provinces de la prairie Alberta, Manitoba et Saskatchewan, ont respectivement vu leur population augmenter de 11,6%, 5,8%, 6,3%. En revanche la population a diminué de 0.5% au Nouveau Brunswick.
5-    Les grandes métropoles ont aussi vu une croissance de leur population : Toronto est maintenant à 6 millions, Montréal : 4 millions et Vancouver : 2.5 millions. Ces chiffres confirment la tendance d’une urbanisation galopante à l’échelle du pays.
6-    Il faut aussi noter que la majorité de la population canadienne soit 2 canadiens sur 3, vivent à moins de 100 kilomètres de la frontière avec notre voisin du sud, les états Unis. Cette zone géographique représente seulement 4% du territoire canadien
7-    La population de l'Ontario et du Québec représente 61,5 % de la population canadienne.
8-    L'Ontario demeure la province la plus peuplée avec  13,4 millions d’habitants, soit près de 40 % de la population canadienne.
9-    Le total des logements privés recensés est de : 15 412 443
10-    Le Canada affiche une densité de 3,9 personnes par kilomètre carré, par rapport à 35,3 personnes par kilomètre carré aux États-Unis.

Comparé aux pays du groupe G7, le Canada présente la plus forte croissance démographique en 2016.

Qu’en est-il de la population francophone du Canada?

Les données ventilées par communautés culturelles et linguistiques ne sont pas encore disponibles. Elles le seront en été 2017 selon statistique Canada.

Pour en savoir davantage sur le recensement 2016, consultez :

Partager cet article :

501 lectures
0 commentaires

Jeunes, consommation de drogues et santé mentale

Le gouvernement fédéral actuel veut légaliser la marijuana à des fins récréatives d’ici la fin de son mandat. Le gouvernement prévoit  l’introduction du projet de loi – attendu au printemps – basé sur les recommandations du groupe de travail mis  sur  pied par Ottawa pour étudier la légalisation du cannabis. Le rapport du groupe de travail mené par Anne McLellan, qui inclut plus de 80 recommandations, a été déposé en décembre 2016.

Parmi les recommandations il est proposé  que l’âge minimal pour acheter du cannabis soit fixé à 18 ans.

Malgré ces arrangements, la même crainte émerge chaque fois que le débat sur la légalisation de la marijuana fait rage : ce changement va-t-il inciter les jeunes à consommer davantage?

 L’Organisation mondiale de la Santé a comparé la consommation au cours des 30 jours précédents chez les jeunes de 15 ans dans 40 pays et a conclu que la consommation des jeunes canadiens était la deuxième plus élevée parmi les pays examinés (13 %), surpassée uniquement par celle de la France (15 %) (Organisation mondiale de la Santé, 2014). Ce taux de consommation illustre le besoin de mieux comprendre les idées fausses et les attitudes des jeunes Canadiens sur le cannabis.
Dans le  but de mieux comprendre les échanges sur le cannabis qui ont lieu chaque jour dans les écoles, à la maison et dans les centres communautaires, le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies (CCLT) vient de publier le rapport intitulé Les perception des jeunes Canadiens sur le cannabis.

 Parmi les conclusions du rapport : les jeunes ne croient pas que la marijuana peut entraîner une dépendance ni qu’elle est nocive.

Le rapport du CCLT met en évidence la complexité de l’enjeu de la consommation de marijuana chez les jeunes et confirme l’importance de présenter des messages factuels aux jeunes en ce qui a trait à la science entourant les effets de cette substance.

Quelle est la situation en Ontario particulièrement chez les jeunes franco-ontariens?

Le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO) du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) vient avec des faits et offre la possibilité de surveiller les impacts potentiels dans nos collectivités.

Le SCDSEO est effectué tous les deux ans auprès d’élèves ontariens de la 7e à la 12e année et il représente la plus ancienne étude du genre menée en permanence au Canada. Les conclusions du SCDSEO peuvent aider les enseignants, les responsables des politiques et les jeunes à comprendre les tendances en matière de santé mentale et de consommation de drogues afin d’orienter les activités et les services afférents.

Le Réseau CS, en partenariat avec le Centre de ressources en promotion de la santé du Programme de soutien au système provincial de CAMH, offre un webinaire en deux parties – le 2 et 9 mars prochain - aux fins suivantes :

•    Présenter les résultats du SCDSEO de 2015
•    Discuter les principales tendances chez les jeunes en Ontario
•    Explorer les différences entre les jeunes francophones et les élèves non francophones en Ontario en ce qui a trait à la consommation de drogues et à l’état de santé mentale et physique
•    Illustrer  de la façon dont les données du SCDSEO peuvent s’appliquer aux différents échelons de prise de décision et de planification des services
•    Discuter  sur la manière dont les résultats peuvent éclairer la promotion de la santé, l’éducation ou le milieu de la santé publique sur le plan local.

Joignez-vous à nous pour mieux comprendre les enjeux chez les jeunes franco-ontariens et partagez des pistes d’action aux futurs efforts d’éducation et de prévention.
 

Partager cet article :

434 lectures
0 commentaires

La nourriture – un merveilleux outil dans la création d’une approche collaborative

Quelles sont les raisons pour lesquelles vous vous engagez à participer à un groupe, un comité, ou même un évènement communautaire?

Je crois que le partage d’un repas est un outil magique pour mobiliser les membres de la communauté repaset même peut-être changer notre destinée.  Donc, c’est avec une belle grosse table, couverte de délicieux hors-d’œuvres, et  des bouteilles de Gizou (des jus artisanaux de fraises et de rhubarbes) que près de vingt leaders francophones et francophiles ont pris part à une séance de réseautage.

Assiettes remplies de viandes froides, légumes, pain et trempette de fromage et artichauts, ces participants se sont regroupés dans le foyer de la Maison des Barrons forestier afin de discuter des succès et des enjeux de la communauté francophone – en plus d’explorer comment les carrefours communautaires pourraient être des solutions pour rendre la vie des gens plus facile.

Sylvie Sylvestre, agente de planification pour le Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario, a présenté par Skype un modèle d’engagement communautaire, les Carrefours et les Tables santé.  Sylvie et son ami en carton Sylvain (qui représente tous les francophones vivant au Nord de l’Ontario) ont partagé leurs meilleures pratiques pour appuyer une approche collaborative.  Voici quelques points clés que j’ai pu noter :

•    Recruter les leaders d’organismes, en plus de recruter dans tous les milieux (secteurs)
•    Mettre l’accent sur les bonnes choses qui se passent dans la communauté
•    Partager vos ressources et offrir des occasions de formation
•    Assurer une communication continue
 
 
 carrefoursÀ la suite à cette présentation, il y a eu une discussion au sujet des carrefours communautaires.  Est-ce que vous vous demandez ce qu'est un carrefour communautaire?

C’est un centre (virtuel ou physique) dynamique qui cherche à :

•    Promouvoir une communauté vibrante et accueillante;
•    Répondre aux besoins de tous les membres de la communauté;
•    Encourager le développement de partenariats;
•    Offrir un accès à des services et des programmes plus efficaces et plus viables.

Avec les mots de Sylvie frais dans notre mémoire – les leaders francophones et francophiles ont pris part à des discussions fructueuses. 
 
Il y a eu un partage d'histoires de succès :
 
Le développement d’un conseil des arts
 
Un rappel sur l’importance de la communication :
 
Pour avancer avec ce projet, tout le monde doit être sur la même page
 
Et, le besoin d’engager tous les membres de la communauté :

Il n’y a pas de recette magique dans le développement de carrefours communautaires.  Ça doit être fait pour la communauté et par la communauté.  C’est du point de vue de la clientèle – répondre aux besoins des familles.
 
Il va sans dire que nous avons des leaders francophones et francophiles qui sont dévoués au bien-être de leurs communautés.  L’expertise des participants a identifié  un besoin de créer de plus amples occasions de réseautage interculturel et multi-sectoriel  favorisant un environnement où chacun se sent engagé et inclus.  Ce fut un véritable plaisir de pouvoir organiser cet évènement avec le Réseau CS, et d’assister au développement de partenariat.
5a7
 
Mélissa Boivin
Navigatrice systémique Meilleur départ - Profil francophone
The District of Timiskaming Social Services Administration Board, cohôtesse du rassemblement du 11 janvier à Timiskaming

Partager cet article :

358 lectures
0 commentaires

L’importance du jeu

Les recherches misant sur le développement des enfants nous indiquent que le jeu est essentiel à la santé physique et au bien-être émotionnel de l’enfant. Le jeu est si crucial au développement sain des enfants que les Nations Unies ont déclaré le jeu comme étant un droit fondamental de l’enfant.

Jouer fait partie du comportement naturel d’un enfant – c’est en jouant qu’il explore son milieu et qu’il arrive à comprendre le monde qui l’entoure. Grâce au jeu, les enfants éprouvent une admiration envers le monde qui les entoure et la joie de la liberté du jeu. Ces émotions leur permettent d’établir des liens solides avec le monde naturel, d’acquérir une vision positive d’eux-mêmes dans ce monde et de cultiver leur confiance en soi.

Action communautaire Enfants en santé est un élément clé de la Stratégie pour la santé des enfants, une initiative pangouvernementale qui vise à promouvoir la santé des enfants. Elle est axée sur un départ sain, une alimentation saine et des collectivités actives et en santé. L’activité physique, sous la forme de jeux,  aide les enfants à adopter un mode de vie plus sain, et à aimer ça. Les habitudes formées tôt sont souvent prises pour la vie.

Le 8 février prochain, le Centre de ressources Meilleur départ offre un atelier d’une journée animé par Pierre Harrison.

Cet atelier explore divers aspects du jeu libre et spontané de l’enfant. Les participants auront beaucoup de temps pour jouer avec une multitude de pièces détachées. Ceci leur permettra de plonger dans ce monde d’apprentissage par le jeu qui est à la base du développement sain de l’enfant.


Partager cet article :

411 lectures
0 commentaires

Apportez toujours une chaise pliante…

En tant qu’agence, avez-vous déjà été dans une situation où vous n’êtes pas invitée alors que vous êtes convaincue d’avoir votre place et un mot à dire dans cet espace en question?

Plusieurs parmi nous se reconnaitront : que vous soyez une grosse organisation ou une agence de base, il vous est arrivé au moins une fois dans votre parcours organisationnel, de remarquer que votre voix, votre perspective aurait été constructive dans telle ou telle discussion, aurait enrichi tel débat, telle approche, mais vous n’avez pas eu l’opportunité de vous exprimer, tout simplement parce que vous n’avez pas été invitée à la table. C’est pourquoi, je trouve important de toujours avoir une chaise pliante avec soi.

Vous vous demandez peut-être pourquoi une chaise pliante?chaise

Trois raisons :
  • D’abord, pour se sentir confortable, pour s’inviter à des échanges. Si on n’a pas de chaise pour s’asseoir on peut être réticent à rejoindre un groupe de personnes assises (disponibilité de la ressource)
  • Une chaise pliante est facile à transporter, comparée à une chaise « normale » (flexibilité dans l’accès à la ressource)
  • Elle peut servir soit à s’asseoir, soit à inviter quelqu’un d’autre à s’asseoir. En ce sens, elle permet de tisser des liens. (ressource multifonctionnelle)

Le projet Leadership collaboratif en pratique (LCP) représente cette ressource accessible, flexible et multifonctionnelle  qui permet aux organismes, quelle que soit leur taille, de s’interconnecter, afin de s’enrichir les uns des autres. En plus, quand cet espace est possible rien qu’en français, c’est la cerise sur le gâteau pour les francophones.

Le 25 novembre dernier, le Réseau CS et le projet LCP ont tenu un grand rassemblement à Ottawa en partenariat avec l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), le Regroupement de gens d’affaires (RGA) de la Capitale nationale, le Centre de santé communautaire de l’Estrie, l’Initiative une ville pour toutes les femmes (IVTF). 40 personnes d’organismes et d’horizons divers, notamment  des représentants d’agences de soins de santé, de culture et loisirs, de développement économique, de services à l’enfance autant d’Ottawa que des comtés avoisinants tels Prescott Russell, Storm, Dundas et Glengarry, Cornwall etc., ont pris part à cet évènement  au Centre des arts Shenkman à Orléans.

L’atelier était intitulé : Vers la mise en œuvre effective de partenariats équitables et inclusifs et avait les objectifs suivants :
rassemblementdelEst

 

  • arriver à une compréhension commune de quelques concepts clés en lien avec les partenariats équitables et inclusifs;
  • partager des modèles et outils pour le développement et le renforcement de partenariats;
  • partager des expériences d’échecs et de succès; et
  • initier ensemble un plan d’action dans le but de renforcer nos partenariats.
 
 
La journée s’est déroulée en deux parties, la matinée consacrée aux questions d’équité et l’après-midi, axé sur les partenariats. Un beau et fructueux mariage qui créera des partenariats équitables et inclusifs et qui, nous l’espérons, seront bientôt disséminés dans toute la région.

Joëlle Favreau de YMCA, Peterborough, a présenté un modèle de partenariat dans le cadre de son projet Nourish. Valérie Assoi de son coté, a fait un exposé sur la Table de concertation de Heron Gate, un exemple de partenariat urbain qu’elle a coordonné dans le cadre de son travail avec le Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa.

Vous êtes invités à contribuer aux trois concrètes prochaines étapes avec l’appui de Réseau CS :
  1. la mise en place d’un comité de suivi pour coordonner l’ensemble des prochaines étapes;
  2. la réalisation d’un 5-7 au mois de janvier ou de février 2017;
  3. la création d’une communauté de pratique sur les partenariats équitables et inclusifs ainsi qu’un espace en ligne pour l’hébergement d’outils et de ressources liés au partenariat.
J’ai eu l’honneur d’animer cette journée avec une équipe de professionnels. Vous pouvez apprendre davantage sur ce rassemblement ici. C’est le lieu de remercier Isabelle, Jean, Martin, François, Joëlle, Gillian, Stéphanie et Patrick  pour leur implication et leur engagement à instaurer et peut-être à perpétuer des partenariats équitables et inclusifs dans notre région.

Fait à Ottawa, le 8 décembre 2016, par:
 
Valérie Assoi
Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa
Initiative : Une ville pour toutes les femmes (IVTF), Co-hôte du rassemblement du 25 novembre à Ottawa

NB : L’usage du masculin inclut le féminin et n’est que pour alléger le texte

Partager cet article :

565 lectures
0 commentaires

Nourrir l’esprit des Fêtes – La charité alimentaire soulage-t-elle la faim?


À l’approche de la saison des Fêtes, les campagnes de collecte de nourriture battent leur plein. Il est facile de lancer des haricots en conserve, un pot de beurre d’arachide ou un emballage de macaroni au fromage dans la boîte de la banque alimentaire. Mais cela contribue-t-il réellement à réduire la faim dans nos communautés?

Commençons d’abord par clarifier certains termes. La « faim » est une sensation d’inconfort créé par un manque de nourriture.  L’« insécurité alimentaire » est un accès incertain ou inadéquat à la nourriture attribuable à des contraintes financières.  La pauvreté est la cause profonde de l’insécurité alimentaire. Les gens qui vivent cette insécurité :

•    s’inquiètent de ne pas avoir assez de nourriture;
•    n’ont pas accès à des aliments suffisamment variés ou de qualité;
•    réduisent leur consommation d’aliments et ont des habitudes alimentaires instables étant donné leur manque de nourriture. (C’est souvent dans cette situation extrême que le mot « faim » est utilisé alors qu’il s’agit en fait d’insécurité alimentaire grave).

L’insécurité alimentaire est un important problème de société et de santé publique en Ontario.  En 2013, 1,6 million de personnes dans la province, soit un ménage sur huit, n’avaient pas assez d’argent pour acheter de la nourriture. Cliquez ici (site en anglais) pour en savoir plus sur la façon dont on définit et mesure l’insécurité alimentaire au Canada.

Quelle a été la réponse au problème de l’insécurité alimentaire dans les communautés?

Devant l’érosion graduelle des programmes sociaux, divers programmes communautaires de banques alimentaires ont vu le jour. Il y a aujourd’hui des banques alimentaires dans chaque province et territoire parmi un réseau comptant presque 5 000 programmes alimentaires d’urgence, soupes populaires et autres programmes de repas ou collations.

La charité alimentaire fait partie du problème de l’insécurité alimentaire dans les sociétés aisées. Si elle permet de soulager la faim temporairement, elle ne réduit aucunement l’insécurité alimentaire. Voici les raisons pour lesquelles la charité est inefficace :

•    elle porte atteinte à la dignité des gens;
•    elle a une portée limitée – trois ménages sur quatre en situation d’insécurité alimentaire ne font pas appel aux banques alimentaires ;
•    les heures d’ouverture, le nombre de visites et la quantité de nourriture fournie sont limitées;
•    elle ne répond pas aux besoins quotidiens des gens en matière de bonne nutrition.

L’insécurité alimentaire est le symptôme d’un problème de revenu; il ne s’agit pas d’un problème qui peut être résolu par la redistribution de la nourriture par des organismes de bienfaisance, malgré tous les efforts pour améliorer le fonctionnement des banques alimentaires. Les banques alimentaires sont en fait contre-productives, car elles créent l’illusion que l’on s’occupe du problème dans la communauté.  Nous sommes tellement conditionnés à recueillir des fonds et encore plus de nourriture pour garnir les tablettes des banques alimentaires que nous perdons de vue la pauvreté qui est la cause fondamentale de l’insécurité alimentaire. La prévalence de la charité alimentaire dispense les gouvernements de leur obligation d’assurer la sécurité du revenu des Canadiennes et Canadiens, laissant un vide que tentent tant bien que mal de combler les organismes de bienfaisance.

Les médias perpétuent le problème en attirant l’attention sur les campagnes de collecte de nourriture. En faisant de ces campagnes une partie intégrante de la période des Fêtes, ils font de l’insécurité alimentaire une question de charité et non pas un enjeu politique, renforçant la perception de la charité alimentaire comme moyen acceptable, nécessaire et suffisant pour répondre au problème. Si l’on en croit les messages véhiculés par les grandes campagnes publiques de collecte d’aliments, la charité alimentaire améliorerait la vie des personnes qui font face à l’insécurité alimentaire. Les appels à l’action enjoignant les gens à « redonner à la communauté », à « participer à la lutte contre la faim » et à « se rallier à l’esprit des Fêtes » alimentent le vieil idéal philosophique de nourrir les pauvres. Les personnes en vue, telles que les politiciens et les célébrités, sont souvent sollicitées pour renforcer ces messages et nourrir l’appétit des médias.

Si la charité alimentaire ne règle pas le problème, quelle est la solution?

Tous les secteurs ont un rôle à jouer pour promouvoir la sécurité du revenu comme moyen efficace d’éliminer l’insécurité alimentaire.

Les médias pourraient appuyer des campagnes et faire des reportages qui mettent en lumière la cause profonde de l’insécurité alimentaire, soit la pauvreté. Ils pourraient traiter de l’établissement d’un revenu de base garanti, d’un salaire décent et de politiques sur le logement et les services de garde abordables.
      
Les particuliers, groupes communautaires et organismes peuvent soutenir les efforts « en amont », par exemple en :

•    adhérant, en faisant un don ou en donnant de leur temps bénévolement au Réseau canadien pour le revenu garanti;
•    en faisant un don ou donnant de leur temps bénévolement à des groupes œuvrant pour la réduction de la pauvreté à l’échelle locale, provinciale ou nationale, comme Abolissons la pauvreté ou Canada sans pauvreté;
•    en faisant un don ou en adhérant à un groupe qui fait la promotion de la sécurité alimentaire, tel que le Réseau pour une alimentation durable;
•    en rencontrant les politiciens locaux de tous les échelons de gouvernement et en communiquant avec eux pour leur faire part de leurs inquiétudes concernant le rôle de la charité en réponse à la sécurité alimentaire et les avantages potentiels associés à un revenu de base garanti;
•    en appuyant les campagnes et en signant les pétitions qui revendiquent une sécurité du revenu adéquate, des logements sociaux et services de garde abordables, de meilleurs services de santé mentale ainsi que des politiques alimentaires provinciales et nationales.
Les gouvernements provinciaux et fédéral doivent envisager des politiques qui améliorent la sécurité du revenu et réduisent les niveaux de pauvreté afin d’atténuer l’insécurité alimentaire.

-----------------------------------------------------
La Société ontarienne des professionnel(le)s de la nutrition en santé publique est la voix officielle et indépendante des diététistes professionnel(le)s œuvrant dans le système de santé publique de l’Ontario. Elle assume un rôle de leadership en matière de nutrition en santé publique en favorisant et en soutenant la collaboration entre ses membres pour améliorer la santé des Ontariens dans le cadre de la mise en œuvre des Normes de santé publique de l’Ontario.

Le groupe consultatif sur la sécurité alimentaire de la Société a rédigé un énoncé de position, accompagné d’un infographique, afin de sensibiliser la population au problème grandissant de l’insécurité alimentaire chez les ménages en Ontario et à la nécessité de demander des réponses adéquates face à ce problème. Depuis sa publication, l’énoncé de position a été officiellement appuyé par de nombreux organismes et particuliers. Si vous désirez appuyer cet énoncé de position, veuillez remplir ce formulaire.
 

Partager cet article :

512 lectures
0 commentaires

Vision zéro : la sécurité dans nos rues, c’est l’affaire de tous

Inspirée d’une approche suédoise, et maintenant un mouvement global, la stratégie « Vision zéro » comprend une série de mesures pour assurer la sécurité routière. Elle peut se résumer en une phrase : aucune perte de vie n’est acceptable.
 
Vision zero
source: visionzeroinitiative.com
 
Du 1er juin au 23 septembre, plus de 1000 cyclistes et piétons ont été happés dans les rues torontoises. L’approche « Vision zéro » exige une nouvelle ingénierie, une nouvelle réglementation et une nouvelle culture.

Tous les usagers de la route, des piétons aux camions, doivent collaborer afin de renforcer la sensibilisation, diminuer les accidents, et assurer la sécurité des plus vulnérables.

La « Vision zéro » est basée sur le simple fait que les êtres humains peuvent faire des erreurs. Bien que le réseau routier doive continuer à progresser, il doit aussi être conçu pour protéger les utilisateurs.

 Cette vision repose sur quatre principes fondamentaux :
1.     Éthique : La vie humaine est prioritaire - encore plus que la mobilité;
2.     Responsabilité : Les concepteurs, gestionnaires et usagers partagent la responsabilité;
3.     Sécurité : Les systèmes de transport doivent tenir compte de la faillibilité des humains - principe du « système qui pardonne »;
4.     Changement : Les concepteurs, gestionnaires et usagers doivent accepter le changement de paradigme.

Le 29 novembre prochain, Parachute – un organisme national à but non lucratif dont la mission est de prévenir les blessures et de sauver des vies – sera l’hôte de Canada’s Vision Zero Summit.

Le sommet examinera l’implantation de stratégie « Vision zéro » au Canada, s’inspirant d’exemples provenant de diverses juridictions, notamment de la Suède et des villes d’Edmonton et de New York.
 

Partager cet article :

423 lectures
0 commentaires

Pour une compréhension claire du rendement du système de santé de l’Ontario

HQO cover
L’année 2016 marque le 10e anniversaire du rapport annuel de Qualité des services de santé Ontario, À la hauteur ; un rapport exhaustif qui examine l’état de santé des Ontariens et des Ontariennes et le rendement du système de santé provincial.

Fondé sur le programme commun d’amélioration de la qualité, À la hauteur présente une série d’indicateurs de la qualité sélectionnés en partenariat avec des experts en santé de la province.

Le dixième rapport constate une amélioration en qualité des soins dans des domaines ciblés qui ont fait l’objet d’efforts concertés, comme la réduction des temps d’attente pour les interventions chirurgicales (bien que plus de personnes doivent se faire opérer) et une amélioration de la qualité des soins prodigués dans les foyers de soins de longue durée (bien que les résidentes et résidents aient des besoins plus complexes).

Cependant, le rapport révèle d’importants domaines qui nécessitent une certaine attention :

1.    L’offre de services au cours des phases de transitions ( maladie mentale, dépendance, soins palliatifs)
2.    L’accès aux soins ( soins primaires, soins à domicile)
3.    La réduction des inégalités (sociales, géographiques etc.)

Malgré les  efforts, nous continuons d’observer  des variations inacceptables par région et groupes de population, dont ceux qui vivent dans des régions rurales, dans le Nord et dans les quartiers les plus défavorisés. Les déterminants sociaux de la santé  sont l’une des principales causes des inégalités en santé.

L’impact des déterminants sociaux de la santé se voit dans les données suivantes, notées dans le rapport À la hauteur :

•    Le taux de suicide est de 67 % plus élevé chez les hommes qui vivent dans les quartiers les plus défavorisés comparativement à ceux qui vivent dans les quartiers les plus riches (18,4 sur 100 000 hommes contre 11,0 sur 100 000 hommes). Le taux de suicide est de 45 % plus élevé chez les femmes qui vivent dans les quartiers les plus défavorisés comparativement à celles qui vivent dans les quartiers les plus riches (6,8 sur 100 000 femmes contre 4,7 sur 100 000 femmes).
•    Les personnes qui n’ont pas terminé leurs études secondaires ont deux fois plus tendance à  fumer comparativement à celles qui détiennent un diplôme d’études postsecondaires (36,3 % contre 13,4 %), et sont davantage plus susceptibles de ne pas avoir d’activité physique (61,5 % contre 45,2 %), d’être obèses (24,6 % contre 19,5 %) et de ne pas consommer suffisamment de fruits et de légumes (72,9 % contre 57,8 %).
•    Le nombre d’années de vies perdues pour 100 000 personnes vivant dans des quartiers où le niveau d’éducation est le plus faible est 1,5 fois plus élevé que chez les personnes qui vivent dans des quartiers où le niveau d’éducation est le plus élevé.

Ensemble, on peut arriver à  des améliorations. La promotion de la santé constitue une approche « en amont » pour répondre aux besoins de santé de la province et assurer la viabilité du système de santé.

Partager cet article :

415 lectures
0 commentaires

Une diversité qui nous unit

Par Patrick Delorme, Consultant bilingue en promotion de la santé

Tel est le thème de la semaine de l’immigration francophone pour cette année. Cette semaine est célébrée  partout au Canada du 30 octobre au 5 novembre 2016.

Nous sommes 10 millions, soit près d’un tiers de la population canadienne, à parler le français, cette langue qui nous unit. La francophonie au Canada est très diverse. Elle est faite d’une mosaïque de cultures, de couleurs, d’accents et de pays d’origine; et c’est ce qui fait sa richesse et sa beauté.

En Ontario où l’on compte plus de 600,000 francophones, 18% sont d'origine immigrante.

Depuis 2012, la province s’est engagée à ce que 5% de ses immigrants soient francophones; mais à ce jour, seulement 2,8 % le sont si l’on se réfère aux données officielles.

D’après les chiffres disponibles au ministère des affaires civiques et de l’immigration de l’Ontario et qui sont repris dans un texte d'Annie Poulin de Radio Canada, le nombre d’immigrants francophones en Ontario serait même en déclin durant les cinq dernières années.

Si cette tendance inquiète, elle est toutefois très loin de décourager la vaillante communauté franco-ontarienne dans ses démarches pour continuer à exiger de la province, le respect de la cible de 5%.

Dans un rapport publié en 2014 intitulé : Agir maintenant pour l'avenir des communautés francophones, le commissariat aux langues officielles ne va pas par quatre chemins, l’immigration serait l’une des  solutions pour faire face à la baisse démographique des francophones. C’est ce que dit en clair l’extrait suivant:

«Les communautés francophones non seulement connaissent des baisses marquées de natalité et des taux accrus de vieillissement…ce qui avec le temps influe sur leur vitalité sur le plan démographique. L’immigration représente donc une condition essentielle à leur essor».

Célébrons dans l’unité, la diversité et la contribution de l’immigration francophone!

Semaine nationale
 

Partager cet article :

496 lectures
0 commentaires

Un rassemblement régional qui vise le développement de partenariats inclusifs et équitables

«Les partenariats ne sont pas une mince entreprise. Quelle que soit leur composition – secteur public, secteur privé ou société civile -, ils ont un taux d’échec pouvant atteindre 70 %. Pourquoi? Parce que la majorité des gens n’ont aucune idée du fonctionnement d’un partenariat. (Traduction libre)».
-    Jacky Jones, Ph.D.

Plusieurs organismes ont déjà travaillé avec des partenaires, mais la plupart n’ont jamais fait partie d’un réel effort de collaboration.

L’iniquité est au cœur de nombreux problèmes sociaux. Connaissant la complexité des défis actuels, de plus en plus d’organismes travaillent de façon concertée pour s’attaquer à des besoins réels de leur communauté. Lorsqu’on collabore avec divers partenaires, on se rend compte que l’iniquité n’est plus simplement un problème que l’on retrouve ailleurs dans la communauté.

Une initiative de Réseau CS et du projet Leadership collaboratif en pratique vise à organiser un rassemblement régional en français dans l’Est de l’Ontario sur comment aider nos partenariats à devenir plus inclusifs et équitables.
 
 
Réservez la date du 25 novembre 2016. De plus amples informations suivront.

Partager cet article :

425 lectures
0 commentaires

Action communautaire Enfants en santé : « L'eau fait des merveilles »

En tant que membre des centres de ressources Enfants en santé, Réseau CS est fier d’appuyer le programme Action communautaire Enfants en santé. Ce programme favorise la santé des enfants en promouvant l’alimentation saine, l'activité physique, et les comportements sains. Après presqu’un an sur le premier thème « Courir. Sauter. Jouer. Tous les jours », les 45 collectivités participantes ont commencé en juillet le deuxième thème du programme « L'eau fait des merveilles ».

Le message principal de ce thème est de remplacer les boissons sucrées par l'eau quand on a soif. Les boissons sucrées ne sont pas du tout nécessaires pour une alimentation saine. Selon la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC :

« Une consommation excessive de sucre est associée aux maladies du cœur, à l’AVC, à l’obésité, au diabète, à l’hypercholestérolémie, au cancer et aux caries dentaires. »

Comment encourager les enfants (et leurs familles) à boire plus d'eau, et de boire de l’eau au lieu de boissons sucrées? Les 45 collectivités participantes ont quelques idées.

Une des idées populaires est de distribuer aux enfants des bouteilles d’eau réutilisables. Certaines communautés incitent les familles à se photographier avec leurs bouteilles d’eau réutilisable lorsqu’elles font de l’activité physique, et de partager ces photos sur les médias sociaux.

Quand on utilise une bouteille d’eau réutilisable, c’est important de pouvoir la remplir à nouveau. À cause de cette nécessité, quelques collectivités participantes installent des stations d’eau.

Une autre idée pour illustrer que « L'eau fait des merveilles » pour la santé, quelques communautés ont parrainé des occasions pour faire de la natation sans frais l’été passé -- d’eau en très grande quantité !

Pour d’autres communautés, de l’eau propre, potable et sûre n’est pas facilement disponible. Dans ces communautés, les collectivités participantes feront des efforts pour améliorer l’accès à l’eau potable et encourageront les enfants à boire moins de boissons sucrées.

Suivez les collectivités participantes sur Twitter en français à #EnfantsEnSantéON et en anglais à #HealthyKidsON.

Partager cet article :

584 lectures
0 commentaires