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Tout ce qu’il faut savoir sur les premiers résultats du recensement de 2016

Par Patrick Delorme, Consultant bilingue en promotion de la santé, Réseau CS
 
Chaque cinq (5) ans, un recensement est réalisé au Canada. Cet exercice est utile parce qu’il apporte des informations importantes aux planificateurs de tous les secteurs. Le dernier recensement date de 2016. Statistique Canada vient juste de publier ce 8 février 2017, les premiers résultats portant sur les chiffres de population et des logements. Voici  quelques-uns des résultats les plus saillants :

1-    Dorénavant, la population du Canada a franchi le cap des 35 millions (35.2) soit un gain de 1,7 million par rapport au recensement de 2011.
2-    Il y a eu une variation de la population de 5% entre 2011 et 2016
3-    Les deux tiers (2/3) de cette croissance démographique sont attribuables à l’immigration car le taux de fécondité  demeure à 1,6 enfant par femme pour l’ensemble du Canada, sauf au Nunavut ou il est à 3 enfants par femme.
4-    On observe une ruée de la population vers l’Ouest au cours des cinq (5) dernières années. En effet, les 3 provinces de la prairie Alberta, Manitoba et Saskatchewan, ont respectivement vu leur population augmenter de 11,6%, 5,8%, 6,3%. En revanche la population a diminué de 0.5% au Nouveau Brunswick.
5-    Les grandes métropoles ont aussi vu une croissance de leur population : Toronto est maintenant à 6 millions, Montréal : 4 millions et Vancouver : 2.5 millions. Ces chiffres confirment la tendance d’une urbanisation galopante à l’échelle du pays.
6-    Il faut aussi noter que la majorité de la population canadienne soit 2 canadiens sur 3, vivent à moins de 100 kilomètres de la frontière avec notre voisin du sud, les états Unis. Cette zone géographique représente seulement 4% du territoire canadien
7-    La population de l'Ontario et du Québec représente 61,5 % de la population canadienne.
8-    L'Ontario demeure la province la plus peuplée avec  13,4 millions d’habitants, soit près de 40 % de la population canadienne.
9-    Le total des logements privés recensés est de : 15 412 443
10-    Le Canada affiche une densité de 3,9 personnes par kilomètre carré, par rapport à 35,3 personnes par kilomètre carré aux États-Unis.

Comparé aux pays du groupe G7, le Canada présente la plus forte croissance démographique en 2016.

Qu’en est-il de la population francophone du Canada?

Les données ventilées par communautés culturelles et linguistiques ne sont pas encore disponibles. Elles le seront en été 2017 selon statistique Canada.

Pour en savoir davantage sur le recensement 2016, consultez :

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Jeunes, consommation de drogues et santé mentale

Le gouvernement fédéral actuel veut légaliser la marijuana à des fins récréatives d’ici la fin de son mandat. Le gouvernement prévoit  l’introduction du projet de loi – attendu au printemps – basé sur les recommandations du groupe de travail mis  sur  pied par Ottawa pour étudier la légalisation du cannabis. Le rapport du groupe de travail mené par Anne McLellan, qui inclut plus de 80 recommandations, a été déposé en décembre 2016.

Parmi les recommandations il est proposé  que l’âge minimal pour acheter du cannabis soit fixé à 18 ans.

Malgré ces arrangements, la même crainte émerge chaque fois que le débat sur la légalisation de la marijuana fait rage : ce changement va-t-il inciter les jeunes à consommer davantage?

 L’Organisation mondiale de la Santé a comparé la consommation au cours des 30 jours précédents chez les jeunes de 15 ans dans 40 pays et a conclu que la consommation des jeunes canadiens était la deuxième plus élevée parmi les pays examinés (13 %), surpassée uniquement par celle de la France (15 %) (Organisation mondiale de la Santé, 2014). Ce taux de consommation illustre le besoin de mieux comprendre les idées fausses et les attitudes des jeunes Canadiens sur le cannabis.
Dans le  but de mieux comprendre les échanges sur le cannabis qui ont lieu chaque jour dans les écoles, à la maison et dans les centres communautaires, le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies (CCLT) vient de publier le rapport intitulé Les perception des jeunes Canadiens sur le cannabis.

 Parmi les conclusions du rapport : les jeunes ne croient pas que la marijuana peut entraîner une dépendance ni qu’elle est nocive.

Le rapport du CCLT met en évidence la complexité de l’enjeu de la consommation de marijuana chez les jeunes et confirme l’importance de présenter des messages factuels aux jeunes en ce qui a trait à la science entourant les effets de cette substance.

Quelle est la situation en Ontario particulièrement chez les jeunes franco-ontariens?

Le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO) du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) vient avec des faits et offre la possibilité de surveiller les impacts potentiels dans nos collectivités.

Le SCDSEO est effectué tous les deux ans auprès d’élèves ontariens de la 7e à la 12e année et il représente la plus ancienne étude du genre menée en permanence au Canada. Les conclusions du SCDSEO peuvent aider les enseignants, les responsables des politiques et les jeunes à comprendre les tendances en matière de santé mentale et de consommation de drogues afin d’orienter les activités et les services afférents.

Le Réseau CS, en partenariat avec le Centre de ressources en promotion de la santé du Programme de soutien au système provincial de CAMH, offre un webinaire en deux parties – le 2 et 9 mars prochain - aux fins suivantes :

•    Présenter les résultats du SCDSEO de 2015
•    Discuter les principales tendances chez les jeunes en Ontario
•    Explorer les différences entre les jeunes francophones et les élèves non francophones en Ontario en ce qui a trait à la consommation de drogues et à l’état de santé mentale et physique
•    Illustrer  de la façon dont les données du SCDSEO peuvent s’appliquer aux différents échelons de prise de décision et de planification des services
•    Discuter  sur la manière dont les résultats peuvent éclairer la promotion de la santé, l’éducation ou le milieu de la santé publique sur le plan local.

Joignez-vous à nous pour mieux comprendre les enjeux chez les jeunes franco-ontariens et partagez des pistes d’action aux futurs efforts d’éducation et de prévention.
 

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L’importance du jeu

Les recherches misant sur le développement des enfants nous indiquent que le jeu est essentiel à la santé physique et au bien-être émotionnel de l’enfant. Le jeu est si crucial au développement sain des enfants que les Nations Unies ont déclaré le jeu comme étant un droit fondamental de l’enfant.

Jouer fait partie du comportement naturel d’un enfant – c’est en jouant qu’il explore son milieu et qu’il arrive à comprendre le monde qui l’entoure. Grâce au jeu, les enfants éprouvent une admiration envers le monde qui les entoure et la joie de la liberté du jeu. Ces émotions leur permettent d’établir des liens solides avec le monde naturel, d’acquérir une vision positive d’eux-mêmes dans ce monde et de cultiver leur confiance en soi.

Action communautaire Enfants en santé est un élément clé de la Stratégie pour la santé des enfants, une initiative pangouvernementale qui vise à promouvoir la santé des enfants. Elle est axée sur un départ sain, une alimentation saine et des collectivités actives et en santé. L’activité physique, sous la forme de jeux,  aide les enfants à adopter un mode de vie plus sain, et à aimer ça. Les habitudes formées tôt sont souvent prises pour la vie.

Le 8 février prochain, le Centre de ressources Meilleur départ offre un atelier d’une journée animé par Pierre Harrison.

Cet atelier explore divers aspects du jeu libre et spontané de l’enfant. Les participants auront beaucoup de temps pour jouer avec une multitude de pièces détachées. Ceci leur permettra de plonger dans ce monde d’apprentissage par le jeu qui est à la base du développement sain de l’enfant.


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Vision zéro : la sécurité dans nos rues, c’est l’affaire de tous

Inspirée d’une approche suédoise, et maintenant un mouvement global, la stratégie « Vision zéro » comprend une série de mesures pour assurer la sécurité routière. Elle peut se résumer en une phrase : aucune perte de vie n’est acceptable.
 
Vision zero
source: visionzeroinitiative.com
 
Du 1er juin au 23 septembre, plus de 1000 cyclistes et piétons ont été happés dans les rues torontoises. L’approche « Vision zéro » exige une nouvelle ingénierie, une nouvelle réglementation et une nouvelle culture.

Tous les usagers de la route, des piétons aux camions, doivent collaborer afin de renforcer la sensibilisation, diminuer les accidents, et assurer la sécurité des plus vulnérables.

La « Vision zéro » est basée sur le simple fait que les êtres humains peuvent faire des erreurs. Bien que le réseau routier doive continuer à progresser, il doit aussi être conçu pour protéger les utilisateurs.

 Cette vision repose sur quatre principes fondamentaux :
1.     Éthique : La vie humaine est prioritaire - encore plus que la mobilité;
2.     Responsabilité : Les concepteurs, gestionnaires et usagers partagent la responsabilité;
3.     Sécurité : Les systèmes de transport doivent tenir compte de la faillibilité des humains - principe du « système qui pardonne »;
4.     Changement : Les concepteurs, gestionnaires et usagers doivent accepter le changement de paradigme.

Le 29 novembre prochain, Parachute – un organisme national à but non lucratif dont la mission est de prévenir les blessures et de sauver des vies – sera l’hôte de Canada’s Vision Zero Summit.

Le sommet examinera l’implantation de stratégie « Vision zéro » au Canada, s’inspirant d’exemples provenant de diverses juridictions, notamment de la Suède et des villes d’Edmonton et de New York.
 

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Pour une compréhension claire du rendement du système de santé de l’Ontario

HQO cover
L’année 2016 marque le 10e anniversaire du rapport annuel de Qualité des services de santé Ontario, À la hauteur ; un rapport exhaustif qui examine l’état de santé des Ontariens et des Ontariennes et le rendement du système de santé provincial.

Fondé sur le programme commun d’amélioration de la qualité, À la hauteur présente une série d’indicateurs de la qualité sélectionnés en partenariat avec des experts en santé de la province.

Le dixième rapport constate une amélioration en qualité des soins dans des domaines ciblés qui ont fait l’objet d’efforts concertés, comme la réduction des temps d’attente pour les interventions chirurgicales (bien que plus de personnes doivent se faire opérer) et une amélioration de la qualité des soins prodigués dans les foyers de soins de longue durée (bien que les résidentes et résidents aient des besoins plus complexes).

Cependant, le rapport révèle d’importants domaines qui nécessitent une certaine attention :

1.    L’offre de services au cours des phases de transitions ( maladie mentale, dépendance, soins palliatifs)
2.    L’accès aux soins ( soins primaires, soins à domicile)
3.    La réduction des inégalités (sociales, géographiques etc.)

Malgré les  efforts, nous continuons d’observer  des variations inacceptables par région et groupes de population, dont ceux qui vivent dans des régions rurales, dans le Nord et dans les quartiers les plus défavorisés. Les déterminants sociaux de la santé  sont l’une des principales causes des inégalités en santé.

L’impact des déterminants sociaux de la santé se voit dans les données suivantes, notées dans le rapport À la hauteur :

•    Le taux de suicide est de 67 % plus élevé chez les hommes qui vivent dans les quartiers les plus défavorisés comparativement à ceux qui vivent dans les quartiers les plus riches (18,4 sur 100 000 hommes contre 11,0 sur 100 000 hommes). Le taux de suicide est de 45 % plus élevé chez les femmes qui vivent dans les quartiers les plus défavorisés comparativement à celles qui vivent dans les quartiers les plus riches (6,8 sur 100 000 femmes contre 4,7 sur 100 000 femmes).
•    Les personnes qui n’ont pas terminé leurs études secondaires ont deux fois plus tendance à  fumer comparativement à celles qui détiennent un diplôme d’études postsecondaires (36,3 % contre 13,4 %), et sont davantage plus susceptibles de ne pas avoir d’activité physique (61,5 % contre 45,2 %), d’être obèses (24,6 % contre 19,5 %) et de ne pas consommer suffisamment de fruits et de légumes (72,9 % contre 57,8 %).
•    Le nombre d’années de vies perdues pour 100 000 personnes vivant dans des quartiers où le niveau d’éducation est le plus faible est 1,5 fois plus élevé que chez les personnes qui vivent dans des quartiers où le niveau d’éducation est le plus élevé.

Ensemble, on peut arriver à  des améliorations. La promotion de la santé constitue une approche « en amont » pour répondre aux besoins de santé de la province et assurer la viabilité du système de santé.

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Une diversité qui nous unit

Par Patrick Delorme, Consultant bilingue en promotion de la santé

Tel est le thème de la semaine de l’immigration francophone pour cette année. Cette semaine est célébrée  partout au Canada du 30 octobre au 5 novembre 2016.

Nous sommes 10 millions, soit près d’un tiers de la population canadienne, à parler le français, cette langue qui nous unit. La francophonie au Canada est très diverse. Elle est faite d’une mosaïque de cultures, de couleurs, d’accents et de pays d’origine; et c’est ce qui fait sa richesse et sa beauté.

En Ontario où l’on compte plus de 600,000 francophones, 18% sont d'origine immigrante.

Depuis 2012, la province s’est engagée à ce que 5% de ses immigrants soient francophones; mais à ce jour, seulement 2,8 % le sont si l’on se réfère aux données officielles.

D’après les chiffres disponibles au ministère des affaires civiques et de l’immigration de l’Ontario et qui sont repris dans un texte d'Annie Poulin de Radio Canada, le nombre d’immigrants francophones en Ontario serait même en déclin durant les cinq dernières années.

Si cette tendance inquiète, elle est toutefois très loin de décourager la vaillante communauté franco-ontarienne dans ses démarches pour continuer à exiger de la province, le respect de la cible de 5%.

Dans un rapport publié en 2014 intitulé : Agir maintenant pour l'avenir des communautés francophones, le commissariat aux langues officielles ne va pas par quatre chemins, l’immigration serait l’une des  solutions pour faire face à la baisse démographique des francophones. C’est ce que dit en clair l’extrait suivant:

«Les communautés francophones non seulement connaissent des baisses marquées de natalité et des taux accrus de vieillissement…ce qui avec le temps influe sur leur vitalité sur le plan démographique. L’immigration représente donc une condition essentielle à leur essor».

Célébrons dans l’unité, la diversité et la contribution de l’immigration francophone!

Semaine nationale
 

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Un rassemblement régional qui vise le développement de partenariats inclusifs et équitables

«Les partenariats ne sont pas une mince entreprise. Quelle que soit leur composition – secteur public, secteur privé ou société civile -, ils ont un taux d’échec pouvant atteindre 70 %. Pourquoi? Parce que la majorité des gens n’ont aucune idée du fonctionnement d’un partenariat. (Traduction libre)».
-    Jacky Jones, Ph.D.

Plusieurs organismes ont déjà travaillé avec des partenaires, mais la plupart n’ont jamais fait partie d’un réel effort de collaboration.

L’iniquité est au cœur de nombreux problèmes sociaux. Connaissant la complexité des défis actuels, de plus en plus d’organismes travaillent de façon concertée pour s’attaquer à des besoins réels de leur communauté. Lorsqu’on collabore avec divers partenaires, on se rend compte que l’iniquité n’est plus simplement un problème que l’on retrouve ailleurs dans la communauté.

Une initiative de Réseau CS et du projet Leadership collaboratif en pratique vise à organiser un rassemblement régional en français dans l’Est de l’Ontario sur comment aider nos partenariats à devenir plus inclusifs et équitables.
 
 
Réservez la date du 25 novembre 2016. De plus amples informations suivront.

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Résolution pour la rentrée scolaire – Faire la promotion du transport actif dans sa communauté

Le début d’une nouvelle année scolaire offre de nouvelles possibilités, c’est le moment idéal pour apporter des changements.
 
Bien que le défi de l’obésité infantile soit grandissant et complexe, plusieurs communautés collaborent pour promouvoir le transport actif auprès des enfants d’âge scolaire.

Selon le rapport de l'Agence de la santé publique du Canada publié en 2012, Freiner l’obésité juvénile : Cadre d’action fédéral, provincial et territorial pour la promotion du poids santé, entre 1978 et 2004, la prévalence combiné des enfants obèses et en surpoids âgés entre 2 et 17 ans a presque doublé passant de 15 % à 26 %.
 
Cette tendance n’est pas surprenante si l’on considère que le niveau d’activité physique des enfants commence à diminuer dès l’âge de 3 ans. En fait, au moment où ils commencent l’école, moins de 20 % des enfants font les 60 minutes d'activité physique par jour qui sont recommandées.
 
Non seulement les enfants n’atteignent pas les niveaux d’activité physique quotidienne recommandés, mais les comportements sédentaires augmentent. Une étude réalisée par l’Université de Toronto basée sur le sondage Transportation for Tomorrow (Les moyens de transport de demain), a révélé qu’entre 1986 et 2011, le nombre d’enfants âgés entre 11 et 17 ans qui se rendent à l’école en vélo ou à pied a diminué de 12,9 %. Au cours de la même période, le pourcentage d’ enfants qui se sont fait déposés à l’école en voiture a doublé, passant de 14 % à 33 %.

Le dernier bulletin de participACTION indique que le Canada s’est mérité un D en ce qui a trait au transport actif, attribuable au fait que la population dépend énormément sur les modes de transportation inactifs et sédentaires.

Les communautés d’un bout à l’autre du pays et de partout dans le monde ont uni leurs efforts pour augmenter le niveau d’activité physique des enfants en tentant de changer la façon dont ils se rendent à l’école. Ensemble, nous pouvons créer des quartiers où il est plus facile de se déplacer à pied et qui sont conçus pour encourager les enfants à bouger et à devenir plus actifs.

En avril 2016, la commission scolaire de Montréal a adopté une charte qui vise à promouvoir le transport actif. Il n’a donc pas été étonnant de voir naître le Trottibus en mai 2016. L’autobus scolaire pédestre Trottibus, créé par la Société canadienne du cancer, est un autobus pédestre qui permet aux élèves du primaire de se rendre à l’école à pied en toute sécurité. Des bénévoles formés accompagnent les enfants le long d’une route préétablie et s’arrêtent à différents endroits. Plusieurs écoles de la province de Québec participent au programme et les parents peuvent inscrire leurs enfants en ligne.

Travelwise schools (site Web en anglais)

Depuis 2005, Travelwise collabore avec différentes écoles en Nouvelle-Zélande pour créer des plans personnalisés qui permettent de se rendre à l’école en toute sécurité. Les plans comportent plusieurs facettes et incluent typiquement de l’information portant sur la sécurité routière, les dispositifs de modération de la circulation, les activités promotionnelles qui encouragent la marche et le cyclisme, les autobus scolaires pédestres et les restrictions en ce qui a trait au stationnement.

Active & Safe Routes to School (Écoliers actifs et en sécurité)

Le programme Marchons ou roulons chaque mercredi permet aux familles de s’habituer graduellement à se rendre à l’école autrement qu’en voiture en désignant une journée où ils s’y rendent de façon active (soit une fois par semaine ou une fois par mois).

La nouvelle année scolaire commencera dans à peine quelques jours, c’est le moment idéal de changer nos habitudes et de lancer nos enfants sur la voie d’une vie active.

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Parfois, le bonheur prend la forme d’une simple marche…

Après un repas copieux, rien comme une bonne marche vigoureuse pour stimuler la digestion et se sentir moins alourdi. Une marche le matin réveille tout l’organisme, tout en douceur. Et quoi de plus revigorant que de faire le tour du bloc d’un bon pas durant la pause au bureau, question de se dégourdir l’esprit ?
 
Une activité toute simple, qui peut être bonifiée avec le port de bonnes chaussures, un baladeur ou la compagnie d’un ami avec qui discuter par exemple. Cela se fait seul, en famille ou avec son animal de compagnie, ce qui peut rendre l’activité sociale et agréable en même temps qu’elle nous fait du bien physiquement. Peu importe comment on la pratique, sportive, méditative, ou nordique, elle est excellente pour la santé ! Aussi, le fait d’être à l’extérieur au grand air procure un bienfait instantané et oblige à oublier les petits tracas de la vie, à faire le vide et à admirer la nature — qui peut se passer de cela de nos jours !? D’autant plus que l’on en ressentirait les bienfaits immédiatement, après une marche de seulement 30 minutes ! Et si possible, mieux vaut marcher tous les jours puisque ses bienfaits sont également cumulatifs.
 
La marche et ses nombreux bienfaits
 
Le corps s’en ressent mieux – tant dans la tête que dans le corps en général. Et le bonheur c’est que «Plus elle est pratiquée régulièrement chaque jour, plus la marche devient nécessaire et indispensable. Au bout d’un certain temps, on ne peut plus s’en passer ! » Spécifiquement, selon indexsanté.ca, lorsque vous marchez, vous :
 
•    maintenez vos articulations flexibles et agiles
•    développez votre tonus musculaire
•    libérez du stress
•    conditionnez votre cœur puisque vous contrôlez votre tension artérielle et que vous augmentez le bon cholestérol
•    améliorez votre respiration
•    augmentez votre densité osseuse, ce qui prévient l’ostéoporose
•    maintenez votre poids santé ou vous perdez du poids pour la forme — mais attention, cela se produit surtout s’il y a léger   essoufflement à la fin de l’activité.
•    améliorez votre concentration
•    prévenez ou soulagez vos maux de dos
•    accélérez votre guérison ou réadaptation
•    contribuez d’emblée à votre longévité
 
La marche et l’endorphine tant convoitée…

Le site indexsanté.ca explique que les récepteurs d’endorphines sont partout dans notre corps : la peau, le cœur et même l’estomac ! Ce qui veut dire que lors de la marche, plus l’apport en oxygène est grand, plus elles sont libérées en grande quantité, plus nous nous sentons détendus et calmes. Saviez-vous qu’elles sont même des analgésiques naturels ? Libellées « l’hormone du bien-être », les endorphines sont libérées par le cerveau, lequel en pleine marche, en produit même jusqu’à 5 fois sa quantité normale ! Par ricochet, les endorphines maintiennent l’esprit et le moral en bonne santé et d’emblée, la vie nous semble « plus agréable ».
 
Tous les prétextes sont bons !

De plus en plus de collectivités détiennent des clubs de marcheurs où l’on se donne rendez-vous à des endroits variés pour marcher en groupe, question de rajouter une belle dimension sociale à l’activité. Des personnes âgées la pratiquent dans des centres d’achats l’hiver afin de marcher sur des surfaces planes et sécuritaires pour soutenir la mobilité durant toute l’année, même en hiver alors que les trottoirs sont trop souvent impraticables. Néanmoins, les municipalités offrent des sentiers pédestres exprès pour encourager la marche en nature. Communiquez avec la vôtre pour obtenir des suggestions de randonnées et de sentiers à découvrir. Cela gardera votre marche de routine intéressante ! Vérifiez dans votre bureau s’il n’y a pas un groupe qui pratique la marche au dîner.
 

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« Un pique-nique ce midi, ça vous dirait ? »

Êtes-vous de ceux qui, à son heure de dîner, tente d’en profiter pour finir tel ou tel travail, assis à votre bureau, avec son lunch sur le coin du bureau et qui finit, en bout de piste, à ne jamais pointer le bout du nez dehors de la journée ? Il est vrai que nous sommes tous surchargés de travail. Que les heures d’une journée ne semblent pas assez longues. Mais si vous ne sortez pas prendre de l’air frais, marcher dans le quartier de votre bureau ou prendre votre dîner en compagnie des pigeons dans le parc, vous pourriez être en train de vous faire du tort aussi.

De plus en plus de recherches et d’interventions en santé sont consacrées aux bienfaits des espaces verts sur notre santé – physique et mentale. Et en gros, elles en disent long sur ces bienfaits :

Et même si vous n’avez pas accès à des « espaces verts » comme tels, simplement vous éloigner pour un instant, régulièrement, du bruit, de la pollution et du surpeuplement, a une incidence sur la santé mentale.

Au fait, les recherches sur les espaces verts recommandent un aménagement systématique de tels espaces dans nos villes puisque les bienfaits sont si nombreux et leur portée si importante dans nos vies :

De plus en plus, on remarque que les espaces verts améliorent notre concentration au travail et nous permettent d’exercer notre créativité de façon plus pointue. Pour toutes ces raisons, on assiste à un mouvement qui encourage la planification urbaine en fonction d’aménager ces espaces. Ceci a donné lieu même à des tendances en écologie urbaine où l’on tente de trouver des manières novatrices de créer des « forêts » urbaines qui peuvent être utilisées tant par les humains que des espèces animales. Bref, on repense aux planifications mêmes de nos villes. Et cela peut être tout simple comme planter des arbres en bordure de trottoir, aménager des banquettes ou des fontaines d’eau, etc.

À nous de les utiliser maintenant pour les bienfaits personnels qu’ils nous procurent et pour le bien qu’ils font à nos communautés. Engagez-vous dans votre comité local pour créer de tels espaces, utilisez abondamment ceux qui existent déjà et n’hésitez pas à faire des pique-niques urbains à l`heure du midi… Votre cœur et votre esprit vous diront merci !

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L’hortithérapie, vous connaissez ?

Je connaissais une dame qui parlait à ses plantes comme on parle à son petit chien ou son oiseau… elle disait que ses plantes l’entendaient et affirmait sans l’ombre d’un doute qu’elles la comprenaient ! Ainsi, elle leur racontait ses problèmes, elle les encourageait à prendre de la vigueur, etc. Et après avoir fait le tour du jardin pour tout arroser et désherber, je remarquais qu’elle était toujours plus joyeuse, le cœur plus léger en quelque sorte…

Jardiner pour ma santé

Et si justement, ça nous faisait du bien de jardiner ? Au fait, saviez-vous qu’il existe un terme bien précis désignant précisément ce phénomène ? L’hortithérapie. Et selon le populaire magazine français, Psychologies, « tout en sollicitant les sens, le jardinage nous réinscrit dans notre histoire. Et cela profite à notre santé…”. L’hortithérapie se fait pratiquement tout seul en plus !

Sur une note plus holistique, le magazine fait remarquer que :

Au plan physique, les bienfaits sont évidents ! On bouge, on se plie, on force en désherbant, on pousse un chariot ou une brouette, on tire des sacs de terre, etc. Bref, jardiner, c’est du sport !! Et que dire de mieux manger ! Si l’on est friand d’un potager, on peut se gaver de belle laitue toute tendre et de belles tomates bien rouges, poussées sans pesticides. Il n’y a pas plus locavore ! Mais jardiner, c’est aussi un exercice cognitif qui exerce bien sa santé mentale :

Mais les bienfaits ne s’arrêtent pas là ! Le magazine Contact de l’Université Laval recense plusieurs effets bénéfiques à cette activité — plusieurs dont on ne se rend même pas compte tellement on peut avoir du plaisir à faire l’activité !

1.    Même si l’on vit en ville, on vit près de la nature et les bienfaits de cette présence sont bien connus déjà !

2.    Jardiner nous déloge de nos ordinateurs et nos iPad qui contribuent à notre sédentarité. Saviez-vous que « Les jardiniers brûlent entre 150 et 300 kilocalories par heure, selon l’ardeur qu’ils mettent à la tâche [et que] une heure de jardinage équivaut à une heure de marche ou de golf, et à deux à quatre heures de télé »?

3.    Jardiner embellit son environnement physique et en retour, rehausse la valeur foncière de notre propriété.

4.    Jardiner peut nous dépayser tout en restant à la maison — à preuve toutes les émissions télé et les tableaux Pinterest du style « DIY » sur l’amélioration de son chez-soi !

5.    C’est un beau loisir tant pour les femmes que les hommes et de plus, l’activité se pratique facilement en couple ou encore, en groupes, avec d’autres avec qui l’on peut échanger plantes, semences, pousses, conseils et astuces !
 
Appui aux intervenants en santé

Pour les intervenants qui voudraient peut-être démarrer un projet de jardinage collectif et qui cherche des ressources à l’appui, la Société nationale d’horticulture de France publie sur son site « jejardine.org », un inventaire imposant d’articles plus intéressants les uns que les autres sur les bienfaits du jardinage — on pense aux effets bénéfiques sur les patients atteints d’Alzheimer par exemple.
 
Alors, à vos pelles et à vos arrosoirs en ce mois de juin. C’est le temps, si ce n’est déjà fait, de planter des petites semences pour voir au cours des quatre prochains mois, pousser vos merveilles ! Vous le faites peut-être pour l’esthétisme, mais sachez que votre santé — physique et mentale, en bénéficie grandement aussi !

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Mets ton casque !

Voilà la chanson que répètent tous les parents aussitôt que le temps se réchauffe et que l’on sort les vélos de leur longue hibernation… Il devient difficile cependant de l’exiger des enfants lorsqu’ils ne le voient pas assez autour d’eux. Rappelons que le port du casque de vélo est obligatoire en Ontario pour toute personne de 18 ans ou moins1. Il est étonnant de constater à quel point autant d’adultes se promènent à vélo sans casque, se faufilant entre les voitures, dans la circulation urbaine, à l’heure de pointe par-dessus le marché. Chacun y va de son choix, certes, mais lorsqu’on sait que :

Il est difficile de comprendre pourquoi tant de personnes prennent un aussi grand risque.

Y aviez-vous pensé ?

Utilisez notre liste de vérification* pour vous rappeler quelques consignes utiles de sécurité avant de sortir à vélo, que ce soit seul ou avec vos enfants, pour le travail ou pour le plaisir :

1.    Si votre enfant prend son vélo pour aller à l’école, faites plusieurs fois le trajet avec lui  à  vélo  pour l’aider à repérer les dangers potentiels et lui enseigner les comportements à adopter2.

2.    Si vous voulez vous assurer que votre casque est un casque approuvé, référez-vous à l’étiquette à l’intérieur, laquelle doit être d’une association reconnue par le gouvernement de l’Ontario.

3.    Inspectez tout vélo avant d’entamer une nouvelle saison de cyclisme. Ceci comprend par exemple de vérifier la pression des pneus, l’état des freins, la chaîne, les feux et réflecteurs obligatoires qui assurent la visibilité du vélo.

4.    Lorsque vous roulez dans des zones avec d’autres cyclistes ou piétons, indiquez vos intentions, par exemple de dépasser ou si vous roulez vite, pour ne pas surprendre. On peut utiliser une clochette ou l’indiquer verbalement.

5.    Pour éviter l’« emportage » (dooring en anglais) — lorsqu’un conducteur ouvre sa porte dans la voie où roule un vélo, surveillez les rétroviseurs des véhicules sur votre chemin, vérifiez vos angles morts et respectez toujours le Code de la route auquel vous êtes assujettis comme cycliste3. Ne roulez jamais dans des zones réservées aux piétons.

6.    Consultez le Guide du cyclisme sécuritaire en Ontario pour savoir quels sont précisément vos droits et vos responsabilités lorsque vous roulez sur deux roues.
 
Rouler pour le plaisir

Rouler tranquille en famille les dimanches — voici une belle activité à faire en famille si vous habitez la région de l’Outaouais : les vélos-dimanche NOKIA où 50 km des promenades d’Ottawa ainsi que du parc de la Gatineau sont réservés exclusivement aux vélos les dimanches du 15 mai au 4 septembre. À Ottawa, on peut se promener en toute quiétude de 9 h à 13 h et dans le parc de la Gatineau, de 6 h à 13 h (sauf une section réservée jusqu’à 11 h).

Utilisez les « ZAC » —De plus en plus de villes ont des zones avancées pour cyclistes, c’est-à-dire des zones réservées aux cyclistes aux abords des voies où roulent aussi les voitures. Vérifiez votre centre-ville pour ces délimitations marquées très visiblement en peinture verte brillante et ornée de dessins de vélos blancs — ou toute autre forme d’espace réservée pour que vous puissiez rouler en toute sécurité. Vérifiez avec votre municipalité pour des sentiers dans votre coin. Plusieurs communautés ont converti de vieilles voies ferrées en pistes cyclables ou encore, ont aménagé les rives des cours  d’eau à cette fin. Informez-vous !

Vérifiez les installations au boulot — savez-vous qu’ils se cachent peut-être des douches et des rangements spéciaux réservés aux cyclistes là où vous travaillez ? Plusieurs l’ignorent. Informez-vous auprès des responsables des édifices de votre employeur, car de plus en plus d’entreprises encouragent le vélo tant pour la forme que l’écologie avec des incitatifs intéressants et accommodants !

Évitez la sédentarité, les congestions, la cohue et les maux de tête liés au stationnement et à l’utilisation de la voiture en roulant cet été, à vélo ! Vous vous  porterez mieux et vous profiterez ainsi mieux de la belle saison.

*Notre liste est une compilation de conseils, d’astuces et d’idées des sites web suivants :

Le blogue de La Cordée, magasin de plein air très populaire au Québec
 
1 Quelqu’un qui enfreint à cette loi en Ontario, peut être passable d’une amende de 75 $.
2 Sachez cependant que l’Institut national de santé publique du Québec, comme d’autres organismes semblables dans les autres provinces, recommande que tout enfant âgé de 12 ans et moins, devrait être accompagné d’un adulte entre la maison et l’école.
3Le gouvernement de l’Ontario s’est attaqué à ce problème à l’automne dernier, en augmentant les amendes pour ceux qui ne sont pas assez prudents de ce côté.

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Les francophones et leurs droits linguistiques

#NOUSCOMPTONS !

 
Le Canada est en plein déploiement d’un recensement national, son premier véritable depuis 2006. Les recensements sont une mesure de recherche communément utilisée par la majorité des pays industrialisés afin de recueillir des données sur les multiples facettes et habitudes de vie de leurs citoyens — allant de leur santé à leurs finances. Au Canada, celui-ci se fait aux 5 ans et en 2 « versions », une abrégée et une beaucoup plus détaillée et en profondeur.
 
Plus aucune donnée sur le Canada

Un an avant le recensement prévu de 2011, le gouvernement d’alors abolissait le « long » formulaire ainsi que la participation obligatoire à tout recensement subséquent. Résultat ? Si peu de Canadiennes et Canadiens ont rempli les questionnaires de 2011 que les autorités ont jugé de rigueur de ne rien publier, comme c’est le cas dans toute recherche statistique lorsque le taux de réponse est trop faible — ce qui a causé une démission en fracas et nous a attiré des critiques véhémentes de partout dans le monde scientifique. On va même jusqu’à en parler en termes de la « décennie perdue » et de la « crise du recensement de 2010 ». L’automne dernier, dès le lendemain de leur installation, le nouveau gouvernement libéral élu  renversait cette décision, pour respecter cette promesse de  leur campagne.
 
Pourquoi ces données sont importantes aux francophones et leurs droits

Du moment où l’on comprend que le recensement recueille (entre autres) des données dites « sociolinguistiques », sur l’identité, la langue parlée à la maison et le nombre d’enfants par exemple, et que les gouvernements à tous les paliers se servent ensuite de ces données pour justifier, ou pas, l’offre de services en français, on comprend vite pourquoi l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération canadienne des communautés francophones et acadiennes (FCFA) se sont réjouis de voir revenir le recensement national.
 
Les droits des minorités linguistiques au Canada sont protégés, dans plusieurs lois canadiennes, selon la logique « là où le nombre le justifie ». C’est donc le nombre de francophones que vous êtes dans une région donnée qui dicte aux institutions publiques (écoles, gouvernements municipaux, bureaux de services aux citoyens, etc.) s’ils doivent, ou pas, offrir des services en français dans votre région.
 
Pour en arriver là, cela requiert des données fiables. Ce que rappelle la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier :
 
«  C’est grâce à ces réponses que l’on saura s’il faut construire une nouvelle école francophone dans tel ou tel quartier. C’est grâce à ces réponses que nos chercheurs pourront nous dire comment se portent nos communautés au niveau du transfert du français d’une génération à l’autre, ou encore de la migration des jeunes ».
 

« Ne soyez pas identifié comme demi-francophone »

En effet, six questions concernant les langues officielles prennent alors toute une importance politique dans l’obtention ou non de services et de droits publics – de là l’importance de bien s’identifier en tant que francophone lorsqu’on répond à ces questions. Tout découle de ces résultats. Depuis 2006, on prend alors des décisions avec des données usurpées, peu fiables, voire même trompeuses. C’est pourquoi la FCFA et l’AFO et d’autres parlent haut et fort en faveur de prendre son temps pour bien remplir le sondage. Madame Lanthier de la FCFA explique :
 
«  Le recensement, c’est un exercice trop important pour qu’on le fasse à la sauvette. Il est vraiment essentiel qu’on puisse obtenir le vrai portrait de la situation du français au Canada, et les réponses de chaque francophone comptent. On le sait, plusieurs d’entre nous avons tendance à répondre rapidement au questionnaire avant de passer à une autre tâche sur notre liste de choses à faire, cependant, certaines questions méritent qu’on y réfléchisse avant de répondre. Par exemple, si votre conjoint est anglophone, mais que vos enfants sont bilingues, la réponse à la question sur la langue que vous parlez le plus souvent à la maison n’est peut-être pas si simple que ça ».

Chacun à son mot à dire, chacun compte

Selon ces organismes, il est temps de remettre les pendules à l’heure sur les données sur les francophones. Mais pour cela, il faut savoir justement combien nous sommes, véritablement. La réponse des Canadiens est déjà très bonne, dépassant largement les attentes. Si vous vous y intéressez, faites vite, vos réponses sont attendues en ligne d’ici le 10 mai… En cas de questions, on consulte les excellentes ressources ci-contre.

Ressources à consulter :
 
 
Pour mieux comprendre l’importance du recensement, pour les francophones, ce reportage bien vulgarisé de Radio-Canada.
 
Page sur le site de la FCFA qui défait les mythes entourant le recensement chez les francophones « Recensement 2016 : soyez du nombre... parce que #nouscomptons »
 
 
 
Le mot-clic #nouscomptons
 
Pour en savoir plus sur les droits linguistiques et autres droits de la minorité, on consulte l’excellent site CliquezJustice.ca La réponse à vos questions. Allez répondre au petit jeu-questionnaire de 5 questions pour tester vos connaissances sur les droits linguistiques au Canada !

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La semaine de la santé mentale. Parlez haut et fort!

Rédiger par le Centre de ressources en promotion de la santé du Centre de santé mentale et de toxicomanie
 
Cette semaine, le Canada célèbre la Semaine de la santé mentale et la Semaine de la santé mentale des enfants. Le mot-clic #PARLERHAUTETFORT est utilisé pour sensibiliser la population à la santé mentale et à la maladie mentale. Les célébrations qui marquent la Semaine de la santé mentale permettent d'influencer la stigmatisation qui entoure la maladie mentale en en parlant ouvertement. Ces mêmes célébrations vont au-delà de la simple conversation et se penchent aussi sur le rôle que la santé mentale et le bien-être jouent dans nos vies. En début de semaine, le premier ministre Justin Trudeau déclarait que la Semaine de la santé mentale nous donne l’occasion de non seulement appuyer ceux qui souffrent de maladie mentale, mais aussi d’encourager la discussion « autour de ce qu’est la santé mentale et de ce que nous pouvons faire pour contribuer à notre bien-être collectif ».
 
Voir la santé mentale comme un concept positif et comme une ressource qui permet de bien vivre sa vie invite à promouvoir des comportements, des activités, des programmes et des stratégies qui visent à améliorer la résilience et le bien-être.  Ce sentiment ne cesse de prendre de l’ampleur en Ontario.  Par exemple, la deuxième phase de la stratégie ontarienne de santé mentale et de lutte contre les dépendances axe ses efforts sur la promotion de la santé mentale, la prévention et l’intervention précoce.  
 
Le Centre de ressources en promotion de la santé du Centre de santé mentale et de toxicomanie a aussi créé une vidéo intitulée Promouvoir la santé mentale : adopter un langage commun qui témoigne de l’importance croissante de faire la promotion de la santé mentale dans nos communautés. La vidéo propose de simples stratégies pour faire la promotion de la santé mentale individuellement et en tant que collectivité en :
 
 

•    Sachant et en acceptant que nous faisons tous face à différents défis quotidiennement
•    S’impliquant et en redonnant à notre collectivité
•    Appuyant et en incluant différents types de personnes dans notre communauté
 
Ces conseils n’illustrent que quelques façons de PARLER HAUT ET FORT pour la santé mentale. Comment allez-vous joindre la conversation cette semaine? Découvrez les activités planifiées en visitant les sites web ci-dessous!
Pour découvrir des ressources en promotion de la santé mentale, visitez le site du CRPS du CAMH ici!

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Joyeux Jour de la terre

Par Sylvie Boivin

Il semble y avoir une journée mondiale ou nationale pour tout de nos jours. Cliquez sur ce lien pour consulter la liste complète. Vous verrez que certains évènements sont plutôt loufoques. Par exemple, tout récemment, nous célébrions la journée nationale de l’ail (le 19 avril). Il existe même un site Web sur le sujet (en anglais seulement). Je dois avouer que je n’ai pas célébré le jour de l’ail, même si j’adore cet ingrédient et que j’en mets dans presque tous mes plats, mais bon, je m’écarte du sujet. Le but de ce blogue n’est pas de chanter les louanges de l’ail, mais bien de chanter les louanges de notre terre bien aimée. Demain, le 22 avril, nous célébrerons le Jour de la terre, un évènement qui, lui, vaut la peine d’être célébré. Le Jour de la terre est maintenant souligné par des centaines de millions de personnes partout dans le monde, et pour cause. Cette prise de conscience environnementale n’est-elle pas réconfortante? La plupart d’entre nous prenons part à cet évènement d'une manière ou d'une autre, que ce soit en éteignant nos lumières, en plantant un arbre, en assistant à des conférences ou en effectuant des corvées de nettoyage. Cet évènement contribue à nous sensibiliser à l'importance des petits gestes à la maison et dans la communauté. Si chacun de nous faisons notre part, nous contribuons à diminuer l’impact sur l’environnement. Je vous invite donc à célébrer le Jour de la terre demain, à votre façon.

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Sans gaz, sans pétrole = santé!

Le transport actif, vous connaissez? Et bien si pour aller au travail ou à l’école, vous marchez, vous faites du patin à roue alignée ou vous empruntez n’importe quelle autre forme de déplacement sans électricité, sans carburant, vous faites du transport actif ou du « TA » pour emprunter un terme dédié pour la chose. On peut être créatif dans son TA aussi : dans la région de la capitale nationale, des fonctionnaires fédéraux empruntent le canal Rideau en patin l’hiver ou même en canoë l’été sur la rivière des Outaouais. Dans le nord de l’Ontario, des professeurs d’université de rendent au travail en ski de fond au travers forêts et lacs. Et dans le sud de la province, des sentiers urbains de vélos sont aménagés pour faciliter le transit maison-boulot.
 
Les bienfaits évidents du TA!
Les avantages sont évidents et nombreux : on réduit la demande sur l’infrastructure publique, c’est beaucoup plus écologique, on se tient en santé physiquement et mentalement, et ce, de façon régulière, on réduit la congestion des routes et par extension, la pollution atmosphérique en CO2, c’est économique et cela est accessible à tous. Le TA, c’est bien plus qu’une randonnée en vélo en famille le dimanche après-midi! Et lorsque l’on rapporte que « Le tiers des déplacements vers un lieu de travail se font sur moins de 5 km dans les grandes zones urbaines », il est facile de croire qu’on peut envisager le TA. Et que dire des bienfaits incroyables et à long terme sur la santé! Il est prouvé que la pratique de la marche ou du vélo quotidien réduit le stress et l’anxiété, prévient ou réduit l’obésité et les maladies et quant à l’exposition aux polluants, elle serait jusqu’à 10 fois plus élevée dans l’habitacle d’une voiture qu’à l’extérieur…! Essentiellement, à long terme, un plan de TA idéal dans une communauté devrait complémenter et finalement réduire la dépendance aux transports traditionnels. Pour démarrer une telle réflexion, Transports Canada offre un excellent Guide de planification et de ressources sur les transports actifs au Canada.
 
Un mile à pied, ça use, ça use…
Contrairement à cette comptine d’enfance, se rendre à l’école à pied fait tout le contraire! Cela oxygène le cerveau, permet de rigoler et de socialiser avec ses amis, donne une occasion de se délier physiquement et mentalement et de ralentir – espérons-le, le rythme effréné du quotidien. Pour toutes ces raisons, de plus en plus de collectivités adoptent une politique de TA en milieu scolaire. Il s’agit d’aménagements divers qui permettent aux enfants de se rendre à l’école à pied, avec par exemple, un adulte-guide et un trajet fixe afin de minimiser les problèmes de sécurité – une pratique déjà en œuvre dans plusieurs états américains et qui donnent d’excellents résultats.
 
L’idéal c’est de pouvoir vivre près de son école et de son lieu de travail, ce qui évidemment, n’est pas possible pour tous. Mais si vous êtes en processus de déménagement ou de relocalisation, adonnez-vous à l’exercice de réduire l’utilisation de véhicules et voyez combien vous pouvez économiser beaucoup d’argent et combien vous gagnerez en bien-être!

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L'art sous ordonnance


Billet de blogue rédigé par Frédéric Julien pour Réseau CS

artsandhealth infographic french 01Le 25 février, Réseau CS présentait le webinaire « Les arts et la santé : partenaires du mieux-être » en collaboration avec l’Association canadienne des organismes artistiques (CAPACOA) et Arts Health Network Canada. Au cours de ce webinaire, nous avons eu l’occasion de prendre connaissance de l’envergure des pratiques associées au domaine interdisciplinaire des arts et de la santé (voir l’infographie ci-contre). Nous avons aussi fait un survol des recherches les plus importantes, examiné des mécanismes pouvant expliquer le lien entre art et santé, puis avons passé en revue plusieurs cas et ressources.

Un lien indéniable
De nombreux essais cliniques aléatoires et études longitudinales ont démontré un lien très fort entre la fréquentation d’événements artistiques – théâtre, concerts, cinéma, galeries d’art – et des indicateurs de la santé, dont la santé auto-déclarée. À titre d’exemple, une étude a démontré que les personnes qui fréquentent rarement ce type d'événements ont un risque de mortalité 57 % supérieur à celui des personnes qui les fréquentent le plus souvent (au moins une fois par semaine).  Qui plus est, d’autres études longitudinales ont identifié des liens entre les activités et la santé auto-déclarée, le nombre de décès liés au cancer et les risques de démence. Plusieurs de ces études sont répertoriées sur le site de l’Association canadienne des organismes artistiques.

Du psychosomatique positif
Si la recherche démontre sans l’ombre d’un doute une corrélation entre l’activité artistique et la santé, elle ne nous a pas encore prouvé l’existence d’un lien de cause à effet. Pour tenter d’expliquer ce lien indéniable mais insaisissable, la psychoneuroimmunologie propose quelques pistes. En effet, plusieurs chercheurs se tournent vers l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) et le système immunitaire pour tenter d’expliquer comment l’art influence la santé.  Pour le moment, on a identifié des liens entre l’écoute de la musique et les taux d’immunoglobuline A, de lymphocytes NK, d’interleukine-6, de cortisol et de β-endorphine.

Vers des politiques tenant compte de l’art
La recherche sur l’art et la santé fournit même des indications sur la relation dose-effet : selon une étude australienne, deux heures d’activités artistiques par semaine seraient nécessaires pour ressentir des effets sur le bien-être mental.

Il n’en fallait pas plus pour que les autorités du Royaume-Uni lancent avec le secteur culturel des programmes d’art sous ordonnance. L’art sous ordonnance est une forme répandue de « social prescribing » employée pour traiter la dépression et l’anxiété. Elle recourt à un système de référence vers des activités artistiques participatives de nature communautaire.

Si l’art peut appuyer efficacement les soins de santé, il peut aussi intervenir en amont avant la perte de santé. Il est donc à souhaiter que toute cette recherche sur l’art et la santé donnera lieu à de nouvelles approches intersectorielles en promotion de la santé chez nous au Canada.
 
 

Arts et culture à l’hôpital - Une expérience humaine au CHUM par Agenda 21C sur Vimeo.

Réalisé dans le cadre de l’Agenda 21 de la culture du Québec, le documentaire Arts et culture à l’hôpital – Une expérience humaine au CHUM illustre concrètement en quoi la culture contribue à l’amélioration de la qualité de vie et à l’humanisation de l’expérience de soins. Cet outil vise également à stimuler l’intérêt des établissements de santé et des organismes culturels à initier de tels projets dans les milieux de soins.

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La communication entre parents et ados ̶ enfin un programme qui marche!

Par  Patrick Delorme
 
Le webinaire intitulé  « La communication entre parents et ados  ̶  enfin un programme qui marche » a eu lieu le 23 février dernier. Ce webinaire a été conjointement organisé par Nexus Santé et PAD, tous deux partenaires de Réseau CS.
 
Les 2 présentatrices, Sylvie Boulet, Consultante chez Nexus Santé et Patricia Éthier, Intervenante communautaire chez Valoris pour enfants et adultes de Prescott-Russell, ont tenu en haleine l’auditoire pendant une bonne heure. La session était animée avec brio par Suzanne Schwenger, Responsable du développement de partenariats chez Nexus Santé.
 
Après avoir décrit le programme, ses défis et ses succès, nos présentatrices ont partagé des conseils essentiels sur l’adaptation d’un programme.
 
C’est quoi  en fait ce programme qui marche?
 
Nexus Santé et Parent Action on Drugs (PAD) ont collaboré pour adapter le programme Strengthening Families Parents and Youth (SFPY) en français. L’adaptation française de ce programme, qui met l’accent sur la résilience et l’acquisition de compétences, s’intitule Resserrer les liens entre parents et jeunes (RLPJ). Le programme est d’une durée de neuf semaines et l’adaptation est basée sur des données probantes. Il  s’adresse aux familles ayant des adolescents âgés de 12 à 16 ans.
 
Le programme adapté met l’accent sur l’acquisition de compétences. Il permet de favoriser le développement d’un lien de confiance et de respect mutuel entre les adolescents et leurs parents. Il permet enfin d’augmenter la résilience, d’améliorer les habiletés parentales et d’accroître les compétences sociales des adolescents.
Tous ces résultats ont donc une incidence positive sur la santé mentale et le mieux-être à la fois des parents et des jeunes.
 
Deux projets pilotes ont été réalisés avec succès en Ontario : l’un au Centre communautaire du Grand Sudbury et l’autre à Valoris, Rockland. En plus des données de la recherche sur l’adaptation en français d’un programme de promotion de la santé élaboré à l’origine en anglais, ces expériences ont permis d’acquérir de nouvelles connaissances et de tirer d’importantes leçons.
 
De là découlent les 6 conseils, facteurs de succès, que les présentatrices ont échangés avec les participants :

1. Créer une équipe de coordination qui respecte l’équilibre entre les besoins culturels de l’auditoire cible et ceux du programme
2. Créer un comité consultatif – vos alliés sur le terrain
3. Sélectionner des mots et concepts qui représentent le contexte et le contenu
4. Prévoir dès le départ une composante d’évaluation
5. Travailler avec des chefs d’équipe et des animateurs qualifiés et d’expérience
6. L’adaptation culturelle : une boucle de rétroaction continue!  

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Et toi, tu parles quoi ?

Saviez-vous que la langue maternelle est au cœur des déterminants de la santé ? La langue est en fait imbriquée avec la culture d’un individu et la culture dans son ensemble, et est un des douze déterminants importants de la santé selon l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC). Les déterminants de la santé forment un ensemble de variables qui influent sur notre état de santé physique, mental et émotionnel et qui font l’objet d’études lorsqu’on veut déterminer l’état de santé des Canadiens et Canadiennes.
 
200 langues parlées au Canada
Bien que le Canada soit terre d’accueil pour des immigrants depuis sa fondation, nous n’avons jamais eu une mosaïque ethnolinguistique aussi diversifiée qu’à l’heure actuelle. Et bien que cette diversité soit présente dans nos plus grandes villes canadiennes, cette pluralité s’étend de plus en plus, d’un océan à l’autre, comme à Edmonton, Hamilton, Calgary, Gatineau et Kitchener par exemple. En fait, en 2011, 200 langues maternelles différentes ont été dénombrées et 6,6 millions de personnes déclaraient parler une autre langue que l’anglais ou le français à la maison. Justement, pour mieux rejoindre ces clientèles et répondre à leurs besoins, plusieurs conseils scolaires, municipalités et corps gouvernementaux desservent déjà ces clientèles en plus de 40 langues maternelles différentes.
 
La langue maternelle et sa santé
Dans l’espace public, nous sommes de plus en plus sensibilisés au besoin de composer avec cette pluralité de langues maternelles. Et comme la langue et la culture sont intimement liées, on peut comprendre que ces éléments interagissent sur le bien-être et la santé des personnes. Selon l’ASPC, le lien est indissociable — la langue et la culture influencent largement l’état de santé des citoyens :
 
 

•    l’étiologie (les facteurs, les causes et les effets) des maladies ;
•    les rôles de l’environnement sociolinguistique et de la génétique sur la santé et les maladies ;
•    les populations défavorisées ou plus à risque face à certaines maladies ou comportements à   risque;
•    le phénomène croissant de la racialisation de certaines communautés linguistiques, ce qui contribue à créer des iniquités entre différents groupes ethnolinguistiques et ayant des impacts néfastes sur leur santé
•    les valeurs qui sont typiques ou spécifiques à une communauté en matière de santé (habitudes de vie, habitudes alimentaires, type d’alimentation, valeurs sociales sur la famille, les rôles de soutien des proches, le rôle de la femme, etc.)
       
Célébrer la diversité des langues maternelles
Mieux comprendre le rôle important que joue la langue maternelle dans la vie des citoyens, c’est avoir une clé, voire un accès privilégié à ces personnes et à leur fonctionnement en famille et en société. C’est aussi choisir d’adhérer à une vue du monde qui soit plus inclusive, comme le témoigne l’UNESCO dans sa déclaration pour le 21 février, Journée internationale de la langue maternelle :  
 
 
Plus près de chez nous, on s’apprête à honorer cette pluralité linguistique avec un monument à l’effigie de cette journée annuelle célébrée depuis 2000. Le 8 mars prochain, sera dévoilé à Toronto, le dessin final du monument, une initiative d’un comité de gens de plusieurs communautés ethnolinguistiques de la métropole qui vise ainsi à célébrer le multilinguisme du Canada. Sans doute que ce projet, une fois mené à terme, prendra son rang aux côtés des autres monuments du monde (Sydney, Vancouver, Paris, Londres et l’original, à Dhaka au Bangladesh) qui honorent la protection des langues maternelles pour tout ce qu’elles comportent en richesses patrimoniales, culturelles et linguistiques.

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Savoir dompter Bonhomme hiver !

Cela peut paraître redondant de répéter à quel point il faut bien se protéger durant la saison froide au Canada, mais chaque année, nos hôpitaux en voient les résultats tangibles : engelure, hanches brisées dues aux chutes sur la glace, blessures d’accidents de la route par temps de tempête, etc. Dans bien des cas, ces troubles et dangers peuvent être prévenus, avec une préparation adéquate et suffisante.
 
Dans quelles conditions habitez-vous ? Bien connaître sa région

Bien évidemment, cela peut dépendre de la région où l’on habite, car même au Canada, nous constatons des écarts divergents de l’hiver — comme nous avons vu récemment, avec la tempête Jonas qui s’est abattue sur la côte est nord-américaine. Alors que dans le sud de l’Ontario, région qui peut recevoir généralement moins d’accumulations, le vent glacial des Grands Lacs peut rapidement faire chuter les températures bien en deçà du zéro, un froid qui transperce les vêtements ! C’est important alors de savoir à quoi nous sommes confrontés. Un gros parka bourré de duvet d’oie peut être approprié à un endroit, alors qu’un habillage progressif « en pelures d’oignon » ou « en couches » est mieux adapté ailleurs.

Les plus à risque : enfants et aînés

Enfants et personnes aînées sont particulièrement à risque durant cette saison. Souvent, le vieillissement et la maladie chez les personnes âgées ainsi que la préoccupation du jeu chez les enfants, font en sorte qu’ils sont moins conscients de leur environnement. Citons, par exemple les gens atteints d’Alzheimer qui ne peuvent pas vraiment savoir à tout moment si leur corps est assez chaud ou pas. « Par ailleurs, certaines personnes auront plus de difficultés à se tenir au chaud à cause du diabète, de troubles thyroïdiens et de l'arthrite, ou de la prise de certains médicaments. » À ce sujet, le professeur Philippe Huber, médecin au Service de gériatrie des Hôpitaux universitaires de Genève, partage de nombreuses recommandations. Peut-être la plus importante c’est de « maintenir une activité physique et des contacts sociaux » malgré le froid, car sa santé y est intimement liée…

Quant aux enfants, d’autres particularités s’appliquent, comme nous le rappelle la Société canadienne de pédiatrie* :

•    Les jeunes enfants dégagent moins de chaleur et ont froid plus rapidement que les adultes.
•    On doit vérifier SOUVENT si notre enfant est au chaud et au sec pendant qu’il joue dehors.
•    Toujours porter un casque de ski ou de hockey, mais pas un casque de vélo, pour faire de la luge. Quant au patinage, ils recommandent de porter un casque de hockey bien ajusté et certifié CSA.
•    Il faut emmitoufler davantage son nourrisson si on le tire dans une luge. Puisqu’il ne bouge pas, il ne produira pas autant de chaleur corporelle pour le réchauffer.

« Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver ! »

Les citoyens nouvellement immigrés au Canada et provenant de climats où la neige et le froid sont inexistants, peuvent aussi être tentés de ne pas s’aventurer dans ce « monde inconnu » ou ne pas savoir comment bien le « gérer ». À cet effet, plusieurs organismes communautaires à travers le pays offrent heureusement des cours de sensibilisation sur l’hiver et sur ses responsabilités (de déneigement par exemple) ainsi que sur les précautions à prendre par rapport à la conduite d’automobile et de l’entretien à domicile par exemple. C’est fortement à conseiller pour toute personne qui vit un premier hiver au Canada, car nous savons tous comment ils peuvent être très longs!

Rester actifs malgré le froid, dans le froid!

Santé Canada invite les citoyens à accueillir à « bras ouverts » cette saison pour profiter des divers plaisirs qu’elle offre et ce faisant, « de penser à son cœur » en demeurant actif. C’est vrai que plusieurs gens « hibernent » durant ces mois de froid alors que, habillés chaudement et correctement, on peut vraiment s’amuser dans ce pays de neige et de glace! Il faut prendre de l’air frais chaque jour, pour s’oxygéner le cerveau et le sang. En ce sens, Santé Canada offre ces trucs pour inciter son enfant à aller jouer dehors - ce qui crée chez eux de bonnes habitudes qu’ils sont susceptibles de garder plus tard dans la vie, y ayant pris goût jeunes :

    ▪    Prenez le temps de lui expliquer pourquoi l'air frais et l'exercice sont bons pour sa santé.
    ▪    Demandez à votre entourage d'accueillir tour à tour les enfants dans leur cour et de fournir du matériel amusant pour qu'ils puissent confectionner un fort ou un bonhomme de neige.
    ▪    Filmez vos enfants en plein jeu. Ils pourront ainsi constater d'eux-mêmes tout le plaisir qu'ils ont à jouer dehors lorsqu'ils sont habillés chaudement.
    ▪    La prochaine fois que vous aurez à pelleter l'entrée, encouragez les jeunes à vous aider. Donnez-leur une pelle pour enfant et laissez-les participer. Ils se sentiront valorisés et leur santé s'en portera mieux.
    ▪    L'exercice ouvre l'appétit. Lorsque les enfants rentrent à la maison les joues toutes glacées, offrez-leur une collation santé ou un bon chocolat chaud.
 
D’autres précautions s’imposent pour la sécurité routière aussi pour être prêt à affronter non seulement le froid, mais toute situation d’urgence qui puisse survenir. Santé Canada offre d’excellents conseils à cet égard.
 
Rappelons en terminant que l’hiver en tant que tel n’est pas vraiment dangereux, hormis les tempêtes vraiment perturbatrices. C’est plutôt la façon dont on s’y adapte qui nous met, ou pas, en péril de ses particularités.
 

*La Société canadienne de pédiatrie offre aussi d’autres conseils très pratiques sur d’autres sujets bien pertinents comme le bien-être des enfants en milieu de garde, les engelures, des conseils pour le ski et la planche à neige et la motoneige.

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Le blogue

ReseauCS Réseau CS ressource : Trousse d’animation pour les communautés en santé https://t.co/JiPFjFjGEy https://t.co/yi4iVQYWjI
ReseauCS 14 septembre 10:00-12:00 HAE : Échange/discussion sur les facteurs clés d’un partenariat réussi https://t.co/9V4tPaujhJ