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Bienvenue au blogue de Réseau CS! Notre blogue vous renseignera sur l’actualité, les ressources et les sujets touchant la promotion de la santé ainsi que les événements, activités et ressources de Réseau CS. Parmi nos blogueurs, nous comptons des membres du personnel et des consultants de Réseau CS, ainsi que des membres de nos organisations partenaires, des clients et des experts dans le domaine de la promotion de la santé. Veuillez noter que les opinions affichées sont celles des auteurs et pas nécessairement celles de Réseau CS ou de notre bailleur de fonds.

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La nourriture – un merveilleux outil dans la création d’une approche collaborative

Quelles sont les raisons pour lesquelles vous vous engagez à participer à un groupe, un comité, ou même un évènement communautaire?

Je crois que le partage d’un repas est un outil magique pour mobiliser les membres de la communauté repaset même peut-être changer notre destinée.  Donc, c’est avec une belle grosse table, couverte de délicieux hors-d’œuvres, et  des bouteilles de Gizou (des jus artisanaux de fraises et de rhubarbes) que près de vingt leaders francophones et francophiles ont pris part à une séance de réseautage.

Assiettes remplies de viandes froides, légumes, pain et trempette de fromage et artichauts, ces participants se sont regroupés dans le foyer de la Maison des Barrons forestier afin de discuter des succès et des enjeux de la communauté francophone – en plus d’explorer comment les carrefours communautaires pourraient être des solutions pour rendre la vie des gens plus facile.

Sylvie Sylvestre, agente de planification pour le Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario, a présenté par Skype un modèle d’engagement communautaire, les Carrefours et les Tables santé.  Sylvie et son ami en carton Sylvain (qui représente tous les francophones vivant au Nord de l’Ontario) ont partagé leurs meilleures pratiques pour appuyer une approche collaborative.  Voici quelques points clés que j’ai pu noter :

•    Recruter les leaders d’organismes, en plus de recruter dans tous les milieux (secteurs)
•    Mettre l’accent sur les bonnes choses qui se passent dans la communauté
•    Partager vos ressources et offrir des occasions de formation
•    Assurer une communication continue
 
 
 carrefoursÀ la suite à cette présentation, il y a eu une discussion au sujet des carrefours communautaires.  Est-ce que vous vous demandez ce qu'est un carrefour communautaire?

C’est un centre (virtuel ou physique) dynamique qui cherche à :

•    Promouvoir une communauté vibrante et accueillante;
•    Répondre aux besoins de tous les membres de la communauté;
•    Encourager le développement de partenariats;
•    Offrir un accès à des services et des programmes plus efficaces et plus viables.

Avec les mots de Sylvie frais dans notre mémoire – les leaders francophones et francophiles ont pris part à des discussions fructueuses. 
 
Il y a eu un partage d'histoires de succès :
 
Le développement d’un conseil des arts
 
Un rappel sur l’importance de la communication :
 
Pour avancer avec ce projet, tout le monde doit être sur la même page
 
Et, le besoin d’engager tous les membres de la communauté :

Il n’y a pas de recette magique dans le développement de carrefours communautaires.  Ça doit être fait pour la communauté et par la communauté.  C’est du point de vue de la clientèle – répondre aux besoins des familles.
 
Il va sans dire que nous avons des leaders francophones et francophiles qui sont dévoués au bien-être de leurs communautés.  L’expertise des participants a identifié  un besoin de créer de plus amples occasions de réseautage interculturel et multi-sectoriel  favorisant un environnement où chacun se sent engagé et inclus.  Ce fut un véritable plaisir de pouvoir organiser cet évènement avec le Réseau CS, et d’assister au développement de partenariat.
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Mélissa Boivin
Navigatrice systémique Meilleur départ - Profil francophone
The District of Timiskaming Social Services Administration Board, cohôtesse du rassemblement du 11 janvier à Timiskaming

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Apportez toujours une chaise pliante…

En tant qu’agence, avez-vous déjà été dans une situation où vous n’êtes pas invitée alors que vous êtes convaincue d’avoir votre place et un mot à dire dans cet espace en question?

Plusieurs parmi nous se reconnaitront : que vous soyez une grosse organisation ou une agence de base, il vous est arrivé au moins une fois dans votre parcours organisationnel, de remarquer que votre voix, votre perspective aurait été constructive dans telle ou telle discussion, aurait enrichi tel débat, telle approche, mais vous n’avez pas eu l’opportunité de vous exprimer, tout simplement parce que vous n’avez pas été invitée à la table. C’est pourquoi, je trouve important de toujours avoir une chaise pliante avec soi.

Vous vous demandez peut-être pourquoi une chaise pliante?chaise

Trois raisons :
  • D’abord, pour se sentir confortable, pour s’inviter à des échanges. Si on n’a pas de chaise pour s’asseoir on peut être réticent à rejoindre un groupe de personnes assises (disponibilité de la ressource)
  • Une chaise pliante est facile à transporter, comparée à une chaise « normale » (flexibilité dans l’accès à la ressource)
  • Elle peut servir soit à s’asseoir, soit à inviter quelqu’un d’autre à s’asseoir. En ce sens, elle permet de tisser des liens. (ressource multifonctionnelle)

Le projet Leadership collaboratif en pratique (LCP) représente cette ressource accessible, flexible et multifonctionnelle  qui permet aux organismes, quelle que soit leur taille, de s’interconnecter, afin de s’enrichir les uns des autres. En plus, quand cet espace est possible rien qu’en français, c’est la cerise sur le gâteau pour les francophones.

Le 25 novembre dernier, le Réseau CS et le projet LCP ont tenu un grand rassemblement à Ottawa en partenariat avec l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), le Regroupement de gens d’affaires (RGA) de la Capitale nationale, le Centre de santé communautaire de l’Estrie, l’Initiative une ville pour toutes les femmes (IVTF). 40 personnes d’organismes et d’horizons divers, notamment  des représentants d’agences de soins de santé, de culture et loisirs, de développement économique, de services à l’enfance autant d’Ottawa que des comtés avoisinants tels Prescott Russell, Storm, Dundas et Glengarry, Cornwall etc., ont pris part à cet évènement  au Centre des arts Shenkman à Orléans.

L’atelier était intitulé : Vers la mise en œuvre effective de partenariats équitables et inclusifs et avait les objectifs suivants :
rassemblementdelEst

 

  • arriver à une compréhension commune de quelques concepts clés en lien avec les partenariats équitables et inclusifs;
  • partager des modèles et outils pour le développement et le renforcement de partenariats;
  • partager des expériences d’échecs et de succès; et
  • initier ensemble un plan d’action dans le but de renforcer nos partenariats.
 
 
La journée s’est déroulée en deux parties, la matinée consacrée aux questions d’équité et l’après-midi, axé sur les partenariats. Un beau et fructueux mariage qui créera des partenariats équitables et inclusifs et qui, nous l’espérons, seront bientôt disséminés dans toute la région.

Joëlle Favreau de YMCA, Peterborough, a présenté un modèle de partenariat dans le cadre de son projet Nourish. Valérie Assoi de son coté, a fait un exposé sur la Table de concertation de Heron Gate, un exemple de partenariat urbain qu’elle a coordonné dans le cadre de son travail avec le Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa.

Vous êtes invités à contribuer aux trois concrètes prochaines étapes avec l’appui de Réseau CS :
  1. la mise en place d’un comité de suivi pour coordonner l’ensemble des prochaines étapes;
  2. la réalisation d’un 5-7 au mois de janvier ou de février 2017;
  3. la création d’une communauté de pratique sur les partenariats équitables et inclusifs ainsi qu’un espace en ligne pour l’hébergement d’outils et de ressources liés au partenariat.
J’ai eu l’honneur d’animer cette journée avec une équipe de professionnels. Vous pouvez apprendre davantage sur ce rassemblement ici. C’est le lieu de remercier Isabelle, Jean, Martin, François, Joëlle, Gillian, Stéphanie et Patrick  pour leur implication et leur engagement à instaurer et peut-être à perpétuer des partenariats équitables et inclusifs dans notre région.

Fait à Ottawa, le 8 décembre 2016, par:
 
Valérie Assoi
Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa
Initiative : Une ville pour toutes les femmes (IVTF), Co-hôte du rassemblement du 25 novembre à Ottawa

NB : L’usage du masculin inclut le féminin et n’est que pour alléger le texte

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Nourrir l’esprit des Fêtes – La charité alimentaire soulage-t-elle la faim?


À l’approche de la saison des Fêtes, les campagnes de collecte de nourriture battent leur plein. Il est facile de lancer des haricots en conserve, un pot de beurre d’arachide ou un emballage de macaroni au fromage dans la boîte de la banque alimentaire. Mais cela contribue-t-il réellement à réduire la faim dans nos communautés?

Commençons d’abord par clarifier certains termes. La « faim » est une sensation d’inconfort créé par un manque de nourriture.  L’« insécurité alimentaire » est un accès incertain ou inadéquat à la nourriture attribuable à des contraintes financières.  La pauvreté est la cause profonde de l’insécurité alimentaire. Les gens qui vivent cette insécurité :

•    s’inquiètent de ne pas avoir assez de nourriture;
•    n’ont pas accès à des aliments suffisamment variés ou de qualité;
•    réduisent leur consommation d’aliments et ont des habitudes alimentaires instables étant donné leur manque de nourriture. (C’est souvent dans cette situation extrême que le mot « faim » est utilisé alors qu’il s’agit en fait d’insécurité alimentaire grave).

L’insécurité alimentaire est un important problème de société et de santé publique en Ontario.  En 2013, 1,6 million de personnes dans la province, soit un ménage sur huit, n’avaient pas assez d’argent pour acheter de la nourriture. Cliquez ici (site en anglais) pour en savoir plus sur la façon dont on définit et mesure l’insécurité alimentaire au Canada.

Quelle a été la réponse au problème de l’insécurité alimentaire dans les communautés?

Devant l’érosion graduelle des programmes sociaux, divers programmes communautaires de banques alimentaires ont vu le jour. Il y a aujourd’hui des banques alimentaires dans chaque province et territoire parmi un réseau comptant presque 5 000 programmes alimentaires d’urgence, soupes populaires et autres programmes de repas ou collations.

La charité alimentaire fait partie du problème de l’insécurité alimentaire dans les sociétés aisées. Si elle permet de soulager la faim temporairement, elle ne réduit aucunement l’insécurité alimentaire. Voici les raisons pour lesquelles la charité est inefficace :

•    elle porte atteinte à la dignité des gens;
•    elle a une portée limitée – trois ménages sur quatre en situation d’insécurité alimentaire ne font pas appel aux banques alimentaires ;
•    les heures d’ouverture, le nombre de visites et la quantité de nourriture fournie sont limitées;
•    elle ne répond pas aux besoins quotidiens des gens en matière de bonne nutrition.

L’insécurité alimentaire est le symptôme d’un problème de revenu; il ne s’agit pas d’un problème qui peut être résolu par la redistribution de la nourriture par des organismes de bienfaisance, malgré tous les efforts pour améliorer le fonctionnement des banques alimentaires. Les banques alimentaires sont en fait contre-productives, car elles créent l’illusion que l’on s’occupe du problème dans la communauté.  Nous sommes tellement conditionnés à recueillir des fonds et encore plus de nourriture pour garnir les tablettes des banques alimentaires que nous perdons de vue la pauvreté qui est la cause fondamentale de l’insécurité alimentaire. La prévalence de la charité alimentaire dispense les gouvernements de leur obligation d’assurer la sécurité du revenu des Canadiennes et Canadiens, laissant un vide que tentent tant bien que mal de combler les organismes de bienfaisance.

Les médias perpétuent le problème en attirant l’attention sur les campagnes de collecte de nourriture. En faisant de ces campagnes une partie intégrante de la période des Fêtes, ils font de l’insécurité alimentaire une question de charité et non pas un enjeu politique, renforçant la perception de la charité alimentaire comme moyen acceptable, nécessaire et suffisant pour répondre au problème. Si l’on en croit les messages véhiculés par les grandes campagnes publiques de collecte d’aliments, la charité alimentaire améliorerait la vie des personnes qui font face à l’insécurité alimentaire. Les appels à l’action enjoignant les gens à « redonner à la communauté », à « participer à la lutte contre la faim » et à « se rallier à l’esprit des Fêtes » alimentent le vieil idéal philosophique de nourrir les pauvres. Les personnes en vue, telles que les politiciens et les célébrités, sont souvent sollicitées pour renforcer ces messages et nourrir l’appétit des médias.

Si la charité alimentaire ne règle pas le problème, quelle est la solution?

Tous les secteurs ont un rôle à jouer pour promouvoir la sécurité du revenu comme moyen efficace d’éliminer l’insécurité alimentaire.

Les médias pourraient appuyer des campagnes et faire des reportages qui mettent en lumière la cause profonde de l’insécurité alimentaire, soit la pauvreté. Ils pourraient traiter de l’établissement d’un revenu de base garanti, d’un salaire décent et de politiques sur le logement et les services de garde abordables.
      
Les particuliers, groupes communautaires et organismes peuvent soutenir les efforts « en amont », par exemple en :

•    adhérant, en faisant un don ou en donnant de leur temps bénévolement au Réseau canadien pour le revenu garanti;
•    en faisant un don ou donnant de leur temps bénévolement à des groupes œuvrant pour la réduction de la pauvreté à l’échelle locale, provinciale ou nationale, comme Abolissons la pauvreté ou Canada sans pauvreté;
•    en faisant un don ou en adhérant à un groupe qui fait la promotion de la sécurité alimentaire, tel que le Réseau pour une alimentation durable;
•    en rencontrant les politiciens locaux de tous les échelons de gouvernement et en communiquant avec eux pour leur faire part de leurs inquiétudes concernant le rôle de la charité en réponse à la sécurité alimentaire et les avantages potentiels associés à un revenu de base garanti;
•    en appuyant les campagnes et en signant les pétitions qui revendiquent une sécurité du revenu adéquate, des logements sociaux et services de garde abordables, de meilleurs services de santé mentale ainsi que des politiques alimentaires provinciales et nationales.
Les gouvernements provinciaux et fédéral doivent envisager des politiques qui améliorent la sécurité du revenu et réduisent les niveaux de pauvreté afin d’atténuer l’insécurité alimentaire.

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La Société ontarienne des professionnel(le)s de la nutrition en santé publique est la voix officielle et indépendante des diététistes professionnel(le)s œuvrant dans le système de santé publique de l’Ontario. Elle assume un rôle de leadership en matière de nutrition en santé publique en favorisant et en soutenant la collaboration entre ses membres pour améliorer la santé des Ontariens dans le cadre de la mise en œuvre des Normes de santé publique de l’Ontario.

Le groupe consultatif sur la sécurité alimentaire de la Société a rédigé un énoncé de position, accompagné d’un infographique, afin de sensibiliser la population au problème grandissant de l’insécurité alimentaire chez les ménages en Ontario et à la nécessité de demander des réponses adéquates face à ce problème. Depuis sa publication, l’énoncé de position a été officiellement appuyé par de nombreux organismes et particuliers. Si vous désirez appuyer cet énoncé de position, veuillez remplir ce formulaire.
 

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