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Le blogue

Bienvenue au blogue de Réseau CS! Notre blogue vous renseignera sur l’actualité, les ressources et les sujets touchant la promotion de la santé ainsi que les événements, activités et ressources de Réseau CS. Parmi nos blogueurs, nous comptons des membres du personnel et des consultants de Réseau CS, ainsi que des membres de nos organisations partenaires, des clients et des experts dans le domaine de la promotion de la santé. Veuillez noter que les opinions affichées sont celles des auteurs et pas nécessairement celles de Réseau CS ou de notre bailleur de fonds.

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Robyn Kalda est spécialisée dans l’utilisation de la technologie pour la conservation, l’extraction et le partage de l’information sur la promotion de la santé.

CAMH lance un nouveau guide à l’intention des clients sur le traitement de la dépendance aux opioïdes

On estime qu’environ 10 000 à 20 000 Canadiens sont décédés des suites d’une surdose d’opioïdes sur ordonnance comme l’oxycodone, l’hydromorphone et le fentanyl au cours des dix dernières années. Près de deux millions d’Ontariens, soit un sur sept, se procurent des opioïdes sur ordonnance chaque année. Ayant adressé au gouvernement fédéral une demande de réglementer avec rigueur l’ordonnance de fortes doses d’opioïdes comme le fentanyl et, soucieux d’appuyer les clients et leurs familles, CAMH publie un nouveau guide sur le traitement de la dépendance aux opioïdes.

Faire son choix, réussir son parcours : Traitement de la dépendance aux opioïdes est le titre du nouveau guide que CAMH a conçu à l’intention des clients et de leurs familles. 

Ce guide répond à de nombreuses questions sur les options de traitement de la dépendance aux opioïdes, dont la méthadone et la buprénorphine (Suboxone) – aussi connu sous le nom de traitement par agonistes opioïdes ou TAO. Ce guide peut aussi renseigner les clients sur les questions à poser, entre autres, au médecin, au pharmacien et au conseiller. Il contient de l’information utile pour ceux qui envisagent un TAO, pour les nouveaux clients et les clients qui ont déjà entrepris un TAO ainsi que pour leurs amis et leurs familles.

Le nouveau guide explique les plus récents traitements, les risques de surdose et les mesures de précaution en plus d’exposer les nouvelles données probantes sur des sujets comme la grossesse. Mais, avant tout, il est le reflet du vécu des nombreux clients et membres de la famille qui ont participé à la rédaction et à la révision. Leurs témoignages ponctuent et personnalisent le livre. Il présente les points de vue de divers groupes, dont des personnes qui ont développé une dépendance aux opioïdes après en avoir pris sur ordonnance en raison de douleurs ou après avoir consommé de l’héroïne ou des opioïdes vendus dans la rue. Le guide décrit en détail les plus récents traitements, p. ex. la buprénorphine (Suboxone), qui peut être prise sous forme de comprimés, ce qui réduit les problèmes de dosage que pose parfois la méthadone. Il comporte aussi de l’information sur la naloxone, un produit qui permet de sauver la vie en cas de surdose d’opioïdes.

Le nouveau guide normalise également le traitement par agonistes opioïdes pour ceux qui peuvent en suivre un pendant de nombreuses années. L’utilisation de méthadone est souvent stigmatisée, mais il peut s’agir d’un traitement essentiel pour des personnes ayant un trouble de l’usage des opioïdes, tout comme l’insuline est indispensable pour les diabétiques.

Faire son choix, réussir son parcours est offert en version imprimée et on peut le commander en ligne à http://store.camh.ca. Des versions en formats électroniques sont également en vente auprès des librairies en ligne.

Parmi les ressources connexes publiées par CAMH, vous trouverez un nouveau dépliant Traitement par agonistes opioïdes : Renseignements pour les clients, qui constitue une version abrégée du nouveau guide. CAMH a également publié dernièrement une nouvelle politique-cadre sur les opioïdes d’ordonnance.

Commandez un exemplaire gratuit! Grâce au financement du ministère de la Santé et des Soins de longue durée, le Programme de soutien au système provincial de CAMH offrira un nombre limité de guides aux fournisseurs de soins de santé et à d’autres personnes travaillant et vivant en Ontario. Pour obtenir un exemplaire gratuit, veuillez envoyer un courriel à orh@camh.ca

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Action communautaire Enfants en santé : « L'eau fait des merveilles »

En tant que membre des centres de ressources Enfants en santé, Réseau CS est fier d’appuyer le programme Action communautaire Enfants en santé. Ce programme favorise la santé des enfants en promouvant l’alimentation saine, l'activité physique, et les comportements sains. Après presqu’un an sur le premier thème « Courir. Sauter. Jouer. Tous les jours », les 45 collectivités participantes ont commencé en juillet le deuxième thème du programme « L'eau fait des merveilles ».

Le message principal de ce thème est de remplacer les boissons sucrées par l'eau quand on a soif. Les boissons sucrées ne sont pas du tout nécessaires pour une alimentation saine. Selon la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC :

« Une consommation excessive de sucre est associée aux maladies du cœur, à l’AVC, à l’obésité, au diabète, à l’hypercholestérolémie, au cancer et aux caries dentaires. »

Comment encourager les enfants (et leurs familles) à boire plus d'eau, et de boire de l’eau au lieu de boissons sucrées? Les 45 collectivités participantes ont quelques idées.

Une des idées populaires est de distribuer aux enfants des bouteilles d’eau réutilisables. Certaines communautés incitent les familles à se photographier avec leurs bouteilles d’eau réutilisable lorsqu’elles font de l’activité physique, et de partager ces photos sur les médias sociaux.

Quand on utilise une bouteille d’eau réutilisable, c’est important de pouvoir la remplir à nouveau. À cause de cette nécessité, quelques collectivités participantes installent des stations d’eau.

Une autre idée pour illustrer que « L'eau fait des merveilles » pour la santé, quelques communautés ont parrainé des occasions pour faire de la natation sans frais l’été passé -- d’eau en très grande quantité !

Pour d’autres communautés, de l’eau propre, potable et sûre n’est pas facilement disponible. Dans ces communautés, les collectivités participantes feront des efforts pour améliorer l’accès à l’eau potable et encourageront les enfants à boire moins de boissons sucrées.

Suivez les collectivités participantes sur Twitter en français à #EnfantsEnSantéON et en anglais à #HealthyKidsON.

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Est-ce que le Pokémon Go est bien pour la santé ?

Le Pokémon Go est un jeu intéressant sur écran comme bien d’autres jeux. Ce qui est différent avec Pokémon Go c’est que les joueurs sortent de leurs maisons, qu’ils marchent et qu’ils parlent aux autres joueurs.

Les avantages

  • Il n’y a pas que les enfants qui jouent au Pokémon Go. Il y a également leurs parents, leurs grands-parents et aussi les jeunes adultes qui se souviennent des cartes Pokémon à collectionner des années 1990.  C’est rare qu’un jeu plaise à tant de gens de divers âges.

  • On doit marcher quelques kilomètres pour réussir à faire « éclore » les œufs de quelques Pokémons. La distance qu’on doit marcher peut atteindre jusqu’à 10 km. 

  • On doit sortir de sa maison et explorer son quartier pour ramasser les Pokémons et on doit jouer avec d’autres participants pour gagner des batailles et avancer dans le jeu.

Les désavantages 

  • Pour jouer, on doit marcher et regarder en même temps son écran. Les promoteurs de la santé préféreraient qu’on marche sans regarder l’écran pour éviter de se blesser et pour être conscient de son environnement.

  • Puisque le but du jeu est les batailles entre les Pokémons, certaines personnes préféreraient peut-être un but plus paisible, comme chasser les Pokémons sans les batailles. 

Qu’est-ce que on doit en penser? Moi, je pense qu’il y a plus d’avantages que de désavantages. Les jeux qui utilisent la réalité amplifiée sont nouveaux et les activités qu’ils offrent intéressent énormément les promoteurs de la santé. Je suis curieuse de voir comment le jeu va se développer !

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Le défi «Crushed »

par Suzanne Schwenger
 
Gillian a été volontaire pour animer une activité utilisée par le Service de santé publique de Sudbury et du district pour attirer l’attention des médias et sensibiliser le public sur les directives de la consommation d'alcool à faible risque.
Gillian Mocktail
Cette activité s’appelle le défi «Crushed » et s’assimilait à un programme de télévision-réalité où trois contestataires ont reçu un ingrédient mystérieux : le gingembre. Ils ont dû créer un cocktail sans alcool qui était ensuite testé par trois juges.
 
Ces cocktails était jugés par leur apparence, leur originalité, leur goût et la meilleure utilisation possible de l’ingrédient mystère. Le cocktail < Spiky Cheer > de Gillian est arrivé en bonne seconde place.
 
Nous avons tous reçu un échantillon du cocktail dans un verre gradué qui mesure l’alcool avec précision (voir la photo).
Measure
La présentation contenait aussi le « défi versé » et parlait d’un évènement duo « cocktails sans alcool + denrées locales de saison » en restaurant. Ces trois activités ont généré une couverture médiatique importante – ce qui était la stratégie espérée.
 
Félicitations à Gillian et au Service de santé publique de Sudbury et du district pour leur approche novatrice à sensibiliser le public!
 
Notre Centre de ressources Meilleur départ a également un livret «  Cocktails sans alcool pour maman » accessible en français et en anglais. Visitez la page Web de Meilleur départ « Consommation de drogues et d’alcool » pour le télécharger ou le commander.

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Il est urgent que ça change…

Nous soulignerons deux dates d’importance en ce qui a trait à la lutte contre la violence faite aux femmes :

La première des deux journées a été proclamée par les Nations Unies il y a 16 ans pour honorer trois dominicaines sauvagement assassinées par un chef d’état tyrannique. « Ces trois femmes, malgré les arrestations et les tortures subies n’ont jamais cessé de se battre.  Elles en sont mortes » lit-on sur le site. Ici au Canada, depuis 26 ans nous commémorons les 14 jeunes femmes assassinées simplement parce qu’elles étaient femmes alors qu’elles étudiaient pour devenir ingénieures à l'École polytechnique de Montréal. Depuis quelques temps, des campagnes saisissent les 12 jours qui séparent ces deux dates tristes mais significatives pour sensibiliser le public à la lutte contre la violence faites aux femmes et aux filles.

Le but de telles journées est «de se questionner sur le problème de la violence faite aux femmes et aux jeunes filles. D'où la nécessité d'adopter des mesures concrètes pour la prévenir et l'éliminer. »

Avons-nous véritablement encore besoin d’en parler?

Pourquoi devons-nous soulever, chaque année, de pareilles tragédies qui ont ciblé si spécifiquement les femmes de ce monde? Tout simplement parce que la violence contre les femmes n’est pas encore chose du passé. Prenons à témoin les récentes allégations des femmes autochtones de la région de l’Abbitibbi. Des témoignages troublants de violence inouïe, gratuite et volontairement ciblée contre des femmes autochtones. Des évènements tragiques issus du Québec oui, mais qui font écho à bien d’autres semblables ailleurs au Canada comme le rapporte l’organisation internationale Human Rights Watch. Les statistiques leur donnent raison :les femmes autochtones sont susceptibles d’être tuées par leur partenaire huit fois plus que les femmes non-autochtones. Par ailleurs, le problème est beaucoup plus répandu dans la population générale que l’on ne le croirait : selon Canadian Women’s Foundation, la moitié des femmes au Canada ont été touchées par un incident de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 16 ans. Et en moyenne, une Canadienne meurt aux mains de son partenaire chaque 6 jour. Il est grand temps que ça change…

Portez votre ruban en guise de solidarité et dites « Non à la violence! »

La campagne du ruban blanc est une initiative qui vise à engager le dialogue autour de nous sur la violence faite aux femmes. C’est une façon bien simple et « tranquille » de montrer sa solidarité en disant « Non à la violence! » grâce au ruban blanc plié en forme de « V » et présenté à l’inverse. On le porte entre les 25 novembre et 6 décembre en se rappelant que la violence contre les femmes prend toutes les formes. Elle peut aussi très bien se dissimuler ou être explicite.

(source : http://www.scf.gouv.qc.ca/index.php?id=172)

C’est uniquement avec l’appui des amis et des membres de la famille que la femme en situation de violence peut se sentir suffisamment en sécurité et bien appuyée pour tenter de quitter sa situation. L’appui de ses proches est essentiel et crucial à l’amélioration de son sort et de celui d’autres femmes comme elle.

Prévenir vaut mieux que guérir

La vraie réponse pour contrer la violence, c’est la prévention. Et celle-ci doit débuter dès le plus jeune âge. Seule la prévention procure aux jeunes filles l’autonomisation et la confiance dont elles ont besoin pour être en mesure d’agir sur leur vie et leurs choix, et ce, de manière éclairée.

Quelques excellentes ressources clés pour venir en aide aux femmes en situation de violence :

Fem’aide, une ligne de soutien pour les femmes touchées par la violence (1-877-336-2433).

Consultez la carte des « Services aux femmes » de L’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes.

Un droit de famille< est un excellent lieu où aller chercher des informations de nature juridique sur sa situation afin de mieux s’outiller sur nos droits en tant que femmes.

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#NousComptons!

« À écouter le débat des chefs hier soir, l’on croirait que les francophones hors Québec n’existent pas. » affirmait Denis Vaillancourt, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) lors de son discours à Sudbury le 25 septembre, Journée officielle des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens. La Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) renchérissait :
 
« (…) 2,6 millions de citoyens francophones ont été exclus. Plusieurs enjeux qui les concernent méritent d’être abordés de front par les dirigeants politiques. »
 
Bien évidemment que les autres thèmes abordés lors de ce débat télévisé, notamment l’économie, l’immigration et la santé préoccupent les citoyens francophones de la province également. Mais pratiquement tous ces thèmes sont teintés des particularités de la réalité de minoritaire, laquelle donne nécessairement une autre couleur aux débats de cette élection fédérale. De là l’intérêt de se faire entendre selon l’AFO, qui a lancé sur son site un formulaire qui donne la voix aux Franco-Ontariens et qui a été un participant actif dans l’univers de la twittosphère avec le mot-clic #nouscomptons.
 
Qu’il s’agisse de la sauvegarde et de l’amélioration des prestations de services juridiques ou des services de santé en français, de la question de la création d’une université franco-ontarienne ou encore, du manque de respect de la Loi sur les langues officielles, plusieurs problématiques sont toujours bien présentes en Ontario. Dans la communauté franco-canadienne on s’inquiète aussi de la disparition de plus en plus de journaux francophones, une courroie de transmission importante pour rejoindre le lectorat de langue française. Le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, a d’ailleurs ouvert une enquête le mois dernier sur le financement des médias hors Québec.
 
Au dire du directeur général de l’AFO, Peter Hominuk, « Nos communautés [francophones] vont bien, mais elles pourraient aller beaucoup mieux. » Il s’agit donc, le lundi 19 octobre prochain, de se rendre en grand nombre pour afficher haut nos couleurs de vert et de blanc afin de choisir un nouveau gouvernement canadien qui veillera aux intérêts des francophones de l’Ontario et du Canada. En espérant que la tendance actuelle de la baisse vertigineuse des taux de participation sera cette fois renversée.
 
Renseignements utiles :
 
Pour exercer son choix démocratique, il faut d’abord s’assurer d’être inscrit correctement à la liste électorale. Par la suite, l’on peut voter par anticipation du 9 au 12 octobre ou le jour même, le lundi 19 octobre. Pour connaître et comprendre ses droits et ses responsabilités en matière d’élection on consulte le site officiel d’Élections Canada. Et méfiez-vous des tentatives d’influencer votre choix si l’on vous conduit à votre bureau de scrutin, notamment par des bénévoles d’un parti politique!

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Pourquoi favoriser les récits

par Gillian Kranias, consultante bilingue en promotion de la santé


Depuis sept ans, je poursuis mon intérêt au récit. Le récit permet de mieux communiquer les idées, de mobiliser les membres de la communauté et faciliter le plaidoyer auprès des représentants politiques.

Cette année, le Réseau CS a décidé de mettre l’emphase sur les présentations narratives lors de la conférence 2015. Il nous reste à voir l’impact de ces sessions.

En attendant, voici quelques caractéristiques de l’approche narrative que je suis arrivée à comprendre au fil du temps:

On assimile mieux avec l’appui d’un récit.

Pendant toute l’histoire avant l’ère de l’écriture, on assimilait et on se souvenait des informations principalement grâce aux récits. Ce n'est donc pas étonnant qu’il existe maintenant des preuves scientifiques qui confirment et expliquent comment les connexions de notre cerveau favorisent l’assimilation d’informations qui se présentent dans un récit. Le livre de Kendall Haven «Story proof : The science behind the startling power of story » en est un très bon exemple.

Les récits favorisent la transmission d’idées et de situations complexes.

Les traditions indigènes valorisent les récits en partie parce qu’elles reconnaissent l’importance d’une approche holistique. On dit que certaines informations d’un même récit ne peuvent être isolées sans perdre leur signification originelle. Ainsi, un récit isolé ne transmet pas alors tous les aspects d’une situation. C’est à travers l’assimilation de plusieurs récits (et peut-être accompagnés de faits) qu’on arrive à mieux comprendre une situation complexe.

Le récit a le pouvoir de nous faire passer à l’action.

Parce qu’un bon récit suscite nos émotions, nous y trouvons souvent une motivation pour chercher une solution dans une situation difficile, ou pour trouver le temps et l’énergie d’avancer. Dans les mouvements d’action communautaire et les initiatives collaboratives « la narration publique » est une technique de construction de récits de plus en plus populaire. Pour en savoir plus sur cette technique, vous pouvez vous référer à ce document qui offre une formule simplifiée : mon historie, notre histoire, l’histoire d’aujourd’hui.

Cher lecteur, je n’ai partagé aucun récit dans ce blogue. Je compte poursuivre mon chemin pour chercher à découvrir davantage le pouvoir des récits. Cependant, si jamais on se rencontre à la conférence, n’hésitez pas à partager avec moi des récits et d’autres idées; ce sera une bonne source de motivation pour moi et une bonne occasion pour qu’ensemble on continue à se mobiliser pour des communautés équitables et en santé.

À novembre!

 

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« Maman, j’ai faim! »

Des milliers de jeunes enfants en situation de pauvreté sont rentrés à l’école avec le ventre creux. Au Canada, « 15 % des enfants […] peinent à trouver de quoi manger suffisamment à la maison » et « 1 enfant sur 7 risque de ne pas déjeuner » selon le Club des petits déjeuners. La pauvreté infantile au Canada est un réel problème qui nous concerne tous :  « Nourrir les enfants qui ont faim ne fait pas qu’améliorer leur bien-être (et le nôtre), […] il s’agit d’une question qui concerne l’économie, les soins de santé et l’éducation. » pour répéter Kristy Taylor, directrice générale de Show Kids You Care, un réseau national de programmes de repas destinés aux enfants canadiens connaissant la pauvreté et autres situations difficiles.

Compte tenu des liens étroits existants entre la santé et la bonne alimentation, on ne s’étonne pas devant les effets dévastateurs que la faim peut engendrer chez un jeune enfant. En effet, selon Santé Canada,

« Le développement et le maintien de saines habitudes alimentaires pendant l’enfance favorisent la santé, la croissance, et le développement cognitif. L’adoption de saines habitudes alimentaires pendant l’enfance est associée à une réduction du risque de maladies chroniques et d’obésité pendant le reste de la vie. »

Donc, veiller à ce que les jeunes enfants ne souffrent pas de pauvreté et de faim est d’autant plus important lorsque nous savons, toujours selon Santé Canada, que « Des données probantes [supposent] que les habitudes alimentaires développées pendant la petite enfance perdurent à l’adolescence et à l’âge adulte. » Il s’agit donc de leur donner un bon départ. Si nous nous préoccupons de la pauvreté infantile et des enjeux liés à la faim, nous nous occupons nécessairement de l’avenir collectif.

Reconnaître la faim dans nos communautés

Nexus Santé et son portail Meilleur départ se penche largement sur la question et fait ressortir un fait sous-jacent de base à cette problématique – un cercle vicieux dans lequel se retrouvent plusieurs personnes : « Les gens ayant un faible revenu sont plus susceptibles de faire face à des inégalités en santé, car ils sont moins en mesure de choisir l’endroit où ils vivent, les aliments qu’ils consomment, le type d’emploi qu’ils occupent et les loisirs qu’ils pratiquent. » Sa ressource pour les intervenants du domaine de la santé et des services sociaux I’m still hungry(en anglais seulement), se penche avec beaucoup d’aplomb et de considération sur la question. La publication abonde en bonnes adresses web très pertinentes sur le sujet – une ressource à consulter!

Nous avons tous un rôle à jouer

Il est indéniable que les politiques publiques doivent contribuer largement à l’amélioration d’un problème comme la pauvreté infantile. L’Ontario en a fait un de ses trois piliers essentiels dans sa nouvelle Stratégie ontarienne de réduction de la pauvreté afin de « rompre le cycle intergénérationnel de la pauvreté en améliorant les perspectives des enfants, plus particulièrement par l’entremise du système d’éducation. »

En tant que parents, nous avons tous un devoir de nous assurer que nos enfants ont tout ce qu’il leur faut pour réussir. Une saine alimentation est à la base de cette préoccupation. Et en tant que société, nous devons veiller à ce que tous les enfants aient ces mêmes opportunités. Alors pour cette rentrée, peut-être pouvons-nous songer à comment nous pouvons tous y contribuer. Le Club des petits déjeuners est un excellent point de départ…

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Jeter de la lumière sur une dure réalité

Les personnes qui vivent avec un handicap ou une incapacité quelconque sont très vulnérables et plus susceptibles de gagner de faibles revenus, les plaçant souvent en situation de pauvreté.

Cette dure réalité est d’autant plus vraie chez les femmes vivant avec une invalidité de longue durée note le Wellesley Institute. Dans une récente étude de l’institut, on relève que les femmes sont encore plus durement touchées, car leur situation financière est souvent plus précaire et qu’elles souffrent souvent de conditions de santé chroniques.

L’institut, qui jadis était un établissement hospitalier de renom, s’est doté depuis sa fermeture en 1998 d’un nouveau mandat, soit d’être un leader en recherche et en élaboration de politiques en matière de santé. Son but principal est de trouver des solutions aux disparités importantes qui existent en matière de santé en milieu urbain. Dans cet esprit, l’institut s’est penché sur le sort de 15 femmes de la région métropolitaine de Toronto et vivant avec des incapacités de longue durée afin de jeter un regard approfondi sur leur réalité et la nature précise des défis auxquels elles doivent faire face quotidiennement.

Un souhait : une meilleure coordination du système de soutien

L’étude du Wellesley Institute, intitulée « Women Living with Long-Term Disabilities in Ontario» peint un portrait complexe de la vie de ces femmes. Principalement, les programmes publics de soutien leur venant en aide sont trop souvent mal coordonnés. Selon l’étude, ce manque de coordination rend très difficile la « navigation » au sein du système d’aide. Il en résulte que les gens qui sont dans le besoin ne reçoivent que peu ou pas du tout d’aide. Ce problème, jumelé à une situation financière bien précaire, fait en sorte que les femmes faisant l’objet de la recherche vivent des situations difficiles et parsemées d’embûches. En gros, les entrevues détaillées avec ces femmes ont révélé trois grandes problématiques récurrentes :

  • le traumatisme de vivre avec une incapacité de longue durée;
  • les défis à naviguer dans le système d’aide aux personnes ayant une invalidité (l’évaluation de départ, application pour l’obtention d’aide, rôle des travailleurs sociaux, défis que posent les couvertures et les avantages des divers programmes, etc.).
  • les conséquences sociales de vivre avec de telles conditions (par exemple la stigmatisation associée au fait de vivre avec une invalidité, l’exclusion sociale, les problèmes liés à l’identité, etc.).

Ce n’est pas la panacée de tous les maux, mais…

L’Institut ne prétend pas avoir toutes les réponses avec un échantillon aussi petit. Cependant l’étude a le mérite de dévoiler des conditions récurrentes et similaires chez les femmes interviewées. Les problématiques sont bien consistantes et communes aux 15 – ce qui laisserait supposer que la situation pourrait être semblable chez d’autres femmes avec invalidité ailleurs au pays.

En ce sens, cette étude jette de la lumière sur une situation désormais difficile à ignorer. Espérons qu’organismes sociaux et de santé, hôpitaux, agences gouvernementales, conseils consultatifs en santé etc. en prennent bonne note afin de mettre en place des mesures nécessaires pour améliorer le sort de ceux et surtout de celles qui vivent cette dure réalité.

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Consommation de drogues, santé mentale et bien être chez les élèves francophones de l’Ontario

Patrick Delorme
Consultant Bilingue en Promotion de la santé, Nexus Santé

La semaine du 4 au 10 mai a été consacrée semaine nationale de la santé mentale. L’occasion est donc propice pour partager avec vous quelques résultats relatifs aux élèves francophones en provenance  du plus récent sondage(2013) sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO)1.

Si ces informations  existaient déjà pour les élèves anglophones, tel n’a pas été le cas pour les élèves francophones. C’est maintenant chose faite grâce au Centre de Ressource en promotion de la santé  de CAMH qui les a publiées dans son Cyberbulletin de Mars 2015, vol.16, No 1. Une comparaison entre les élèves francophones et non francophones est dès lors rendue possible. Les facteurs tels que sexe, année scolaire, âge  et région ont été supprimés pour faciliter la comparaison. 

Voici en essence ce que révèlent les résultats pour les aspects suivants : consommation d’alcool, santé mentale et santé physique.

  1. Consommation  de drogues et d’alcool
    La proportion d’élèves francophones rapportant une consommation de tabac à chiquer (14,5%) est plus élevée que les élèves anglophones (5,4%). Les élèves francophones tendent à prendre des remèdes contre la toux ou le rhume pour « planer » plus souvent que leurs camarades anglophones (respectivement 15,9% et 9,2%)
    Proportionnellement, les élèves francophones (13,6%) sont moins nombreux que leurs pairs anglophones à signaler une consommation nocive ou dangereuse d’alcool (15,8%)
  2. Santé mentale
    Selon le sondage, la proportion d’élèves francophones  à avoir recours  au moins une fois aux services d’un professionnel en santé mentale au cours de l’année écoulée, est plus élevée que les élèves anglophones (26,3% vs 21,5%). Cependant, les élèves anglophones (16,2 %) sont plus nombreux que leurs pairs francophones (8,6%) à juger leur état de santé mentale passable ou médiocre.
  3. Santé physique
    Globalement, les élèves francophones  considèrent leur état de santé physique plutôt bon. Toutefois,   ils sont proportionnellement plus nombreux à se considérer obèse (30%) contre (24,6)% chez les élèves anglophones. Les francophones sont aussi plus nombreux (60,5%) à avoir eu une blessure ayant nécessité des soins médicaux  l’année écoulée alors que cette proportion tombe à  40,3%  chez leurs camarades anglophones.

Ces données ont été recueillies auprès d’un échantillon de plus de 10,200 élèves francophones et anglophones répartis sur tout l’Ontario. L’échantillon est représentatif de près d’un million d’élèves  des écoles publiques de langue française et anglaise de la 7e à la 12e année.

Pour accéder au Cyberbulletin : Drug Use, Mental Health and Well-Being Among Francophone Students in Ontario [en français]


1  Le SCDSEO est un sondage mené tous les 2 ans en Ontario depuis 1977. Il vise à surveiller notamment  la consommation de drogue, l’état de santé mentale et physique, les jeux de hasard et d’argent auprès des élèves de la 7e à la 12e année.

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Célébrons la contribution des nouveaux arrivants francophones

Du 2 au 8 novembre, nous célébrons la semaine nationale de célébration des immigrants francophones. Cette semaine est l’occasion de marquer les contributions des nouveaux arrivants d'expression française au développement économique et à la diversité linguistique et socioculturelle du Canada.


Pour en savoir plus sur les initiatives à travers le pays : http://immigrationfrancophone.ca/fr/


Le gouvernement ontarien a fixé à 5% la cible à atteindre pour l’immigration francophone.


Quelques données…

Au recensement de 2011, l’Ontario comptait 584 505 personnes ayant le français comme première langue officielle parlée. Il s’agit de la plus forte population de langue française à l’extérieur du Québec. Près de 18 % des francophones de la province sont d’origine immigrante. C’est dans la région Est, dans les environs d’Ottawa, qu’on retrouve la plus importante concentration de Franco-Ontariennes et de Franco-Ontariens; ils sont notamment majoritaires dans les Comtés Unis de Prescott-Russell, situés entre Ottawa et Montréal. La région Nord-Est (le Grand Sudbury, les régions de Cochrane, du Nipissing et du Timiskaming) et celle du Centre-Sud (particulièrement Toronto, la péninsule du Niagara et Hamilton) comptent également de fortes populations de langue française.


Faits et chiffres – Résidents permanents francophones (2003-2012)
La direction de Recherche et Évaluation de CIC a préparé un prototype de Faits et Chiffres pour les immigrants de langues officielles en situation minoritaire pour la période 2003-2012.
Le pourcentage de résidents permanents francophones au Canada est de 9,4% en 2012 (6% en 2003) et de 1,8% si l’on exclut le Québec (1%en 2003).
En Ontario, ils représentent 2,1% en 2012 contre 1,1% en 2003.
http://www.reseausoutien.org/etudes/faits_CFSM2012.pdf


Qui sont les Réseaux en immigration francophone (RIF)

Ils sont 13, mais entre eux ils regroupent plus de 250 organismes et institutions partenaires. Les Réseaux en immigration francophone (RIF) rassemblent tous les acteurs de première ligne pour tout ce qui se fait, au sein des communautés francophones et acadiennes, pour attirer, recruter, accueillir et intégrer des nouveaux arrivants d’expression française.
Les premiers RIF ont vu le jour en 2003; ils sont maintenant présents dans neuf provinces et deux territoires. Leur objectif : rassembler autour de l’immigrant, de sa famille et de la communauté d’accueil toutes les ressources et tout le savoir-faire d’une variété d’intervenants et de secteurs. Parmi les membres et partenaires des Réseaux, on compte des conseils scolaires, des organismes de développement économique, des collèges et universités, des services de santé, des centres culturels, des services d’aide à l’emploi, des gouvernements provinciaux et territoriaux, des municipalités etc.


Les RIF sont…

  • Un modèle de développement souple, créé par et pour les communautés francophones et acadiennes, et adapté à leurs réalités dans chaque province et territoire;
  • Un point de rassemblement pour tous les intervenants représentant une diversité de secteurs d’activités qui ont un rôle à jouer dans le recrutement, l’accueil, l’établissement et l’intégration des nouveaux arrivants;
  • Reconnus par le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration comme des partenaires incontournables en appui aux efforts du gouvernement du Canada pour atteindre les objectifs en immigration francophone.


Concrètement, les RIF…

  • Assurent une concertation et promeuvent des partenariats avec des intervenants de différents secteurs (communautaire, privé, parapublic, gouvernements et municipalités)
  • Identifient les besoins, les lacunes et les atouts de la communauté et des nouveaux arrivants en fonction des différentes étapes du continuum de l’immigration;
  • Développent des plans d’action en immigration francophone répondant aux besoins, lacunes et atouts identifiés et guident les priorités nationales en matière d’immigration francophone;
  • Sensibilisent, mobilisent et appuient les communautés et les partenaires dans la mise en œuvre du Plan d’action en immigration francophone;
  • Jouent un rôle de premier plan dans la mise en place de services d’accueil et d’établissement francophones qui s’adressent directement aux besoins des immigrants d’expression française et de leurs familles;

 


Coordination nationale des RIF
Bien que les RIF aient leur port d’attache au sein des organismes porte-parole provinciaux et territoriaux, ou dans certains cas, dans d’autres organismes offrant des services à l’intention des immigrants, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada leur offre depuis 2006 un appui et un encadrement à l’échelle nationale. Dans le cadre de son rôle de coordination des RIF, la FCFA vise une approche harmonisée dans l’atteinte des résultats et favorise la promotion de bonnes pratiques par l’entremise de rencontres en personnes, d’échanges réguliers et de publications.


L’Ontario compte trois Réseaux en immigration francophone (RIF), soit :
•    Le Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’Est de l’Ontario
•    Le Réseau de soutien à l’immigration francophone pour le Nord de l’Ontario
•    Le Réseau de soutien à l’immigration francophone du Centre-Sud-Ouest de l’Ontario

Récemment dans les nouvelles : Abolition du programme Avantage significatif francophone

En septembre 2014, le gouvernement du Canada a décidé de mettre fin au programme "Avantage significatif francophone". Les organismes francophones s’interrogent sur les conséquences de cette mesure alors même que le gouvernement s’est fixé des objectifs ambitieux en matière d’immigration francophone. . Le gouvernement canadien cible une immigration francophone hors Québec de 4 % et le gouvernement ontarien de 5%.


La réaction de la FCFA :
http://fcfa.ca/fr/Nouvelles-Recentes_30/Abolition-Du-Programme-Avantage-Significatif-Francophone--Un-Recul-Majeur-Pour-Limmigration-Francophone_580


La réaction de l’AFO :
http://monassemblee.ca/immigration-francophone-quelle-alternative-attirer-les-francophones-quebec/


Autres liens utiles:
Établissement.org
La stratégie en matière d’immigrationdu gouvernement de l’Ontario : une Nouvelle orientation : Stratégie ontarienne en matière d’immigration



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Se questioner sur les médias sociaux, leurs utilisation saine et efficace

Cette année, les médias sociaux est un sujet populaire pour les webinaires, les consultations et les ateliers de Réseau CS en anglais et en français et nous avons noté quelques tendances intéressantes.

Il commence à y avoir trois niveaux de questions à propos des médias sociaux, puisqu’ils existent depuis de nombreuses années maintenant.

Premièrement, il y a les questions : « qu’est-ce que c’est? » et « comment faire? » Comment ouvrir un compte et organiser ma page Facebook ou Twitter? Comment afficher mes nouvelles? Qu’est-ce que Instagram/Pinterest/Vine? Qu’est-ce qu’une app et comment j’en obtiens une? Qu’est-ce qu’il y a de nouveau ici?

Deuxièmement, il y a des questions comme comment utiliser efficacement les outils des médias sociaux. Quel outil est le meilleur dans mon cas? À quelle fréquence est-ce que je dois Tweeter? Qu’est-ce que les recherches disent : est-ce que les médias sociaux sont de bons outils pour se différencier? Qui devrait poster sur Facebook pour notre organisation? Est-ce que je devrais utiliser mon vrai nom pour mes affiches professionnelles?

Finalement, il y a d’autres questions majeures. Quelle est la meilleure manière de réaliser les avantages technologiques sans y être constamment attaché? Quelles est le meilleur moment de la journée pour utiliser les médias sociaux quand les parents ne sont plus occupés avec les enfants? Si on utilise les médias sociaux 24h sur 24, 7 jours sur 7, comment peut-on être efficace avec sa famille et son travail? Étant donné que notre temps et nos employés sont limités, comment peuvent-ils s’occuper correctement des clients s’ils sont aussi sur les médias sociaux?

En tant que promoteurs de la santé, il est important de prêter attention à ces trois genres de questions. Il est inutile de connaître toute la technologie présente, mais d’ignorer les questions majeures concernant comment les utilisé sainement.  Il est également inutile d’ignorer la technologie sous le prétexte d’inquiétudes à propos de  son utilisation. Il n’y a pas encore de réponses claires sur l’ensemble de ces questions, mais les promoteurs de la santé doivent faire partie de la discussion.

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Récapitulatif Série de webinaires: Résultats du sondage SCDSÉO 2013– 2ème partie

 

Nous terminons tout juste la deuxième partie de notre série de webinaires sur le sondage 2013 sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario en partenariat avec le Centre de ressources en promotion de la santé du Centre de toxicomanie et de santé mentale.


Le SCDSÉO réalisé par CAMH, est la plus ancienne étude menée auprès des adolescents en milieu scolaire au Canada. C’est un sondage anonyme mené auprès des élèves de 7e à 12e année des écoles financées par des fonds publics de l’Ontario. Le sondage porte sur la consommation de drogues, la santé mentale, la santé physique, l’intimidation, les jeux de hasard et d’autres comportements à risque.


Ce deuxième webinaire nous a permis d’explorer l’utilisation qui peut être faire des résultats du sondage.

 


Pour discuter de ces résultats nous avons été rejoints par un groupe d’experts :
•    Nancy Langdon, Agente de développement de projets, Santé publique Ottawa
•    Christa Poirier, Infirmière en santé publique, Santé publique Ottawa
•    Dr Ian Manion, Directeur général, Centre d’excellence de l’Ontario en santé mentale des enfants et des adolescents
•    Loïs Alexanian, Directrice des services aux adolescents, Maison Fraternité.

Dr Ian Manion a partagé avec nous comment les résultats du sondage peuvent être utilisés de façon systémique.
-    Le sondage nous donne un état de ce qui se passe. Il nous permet ainsi de démontrer que la très grande majorité de nos élèves vont bien mais nous permet aussi de rappeler à certains (politiciens, directeurs d’écoles, intervenants…) le chemin qu’il nous reste à faire.


44% des élèves en 2013 disent aimer l’école contre 29% en 1999!
15% des élèves en 2013 qualifient leur santé mentale de passable ou médiocre contre 11% en 2007.


-    Nous sommes en pleine transition de notre système de santé. Le sondage peut nous aider à identifier comment le faire évoluer pour répondre aux besoins des jeunes (et pas seulement des fournisseurs).
-    Le sondage met aussi en avant les spécificités régionales nous permettant de mieux adapter nos services aux différentes réalités provinciales.
-    Le sondage peut aussi servir de base à un plaidoyer sur les manques de ressources. Les histoires individuelles couplées à des données fiables deviennent très fortes.


28% des élèves ont déclaré qu’au cours de l’année écoulée ils avaient voulu parler d’un problème de santé mentale mais n’avaient pas su à qui s’adresser.

Nancy et Christa nous ont expliqué comment le sur-échantillonnage leur avait permis de disposer de données plus spécifiques pour Ottawa notamment concernant les résultats des indicateurs par statut socio-économique, d’immigration et langue. Nous rappelant l’importance de nous intéresser aux déterminants sociaux de la santé.

Elles ont par ailleurs partagé avec nous des outils et initiatives visant à communiquer ces résultats avec les jeunes, leurs familles et le personnel dans les écoles.

Enfin, Lois nous a parlé de la réalité des jeunes et des familles qu’ils rencontrent au quotidien dans leurs programmes de prévention et dans le centre de traitement de Maison Fraternité.

Pour en savoir plus

 

      Diapositives et enregistrement du webinaire

 

 

 

 

 

 

      Ressources partagées par nos présentateurs

 

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Merci à tous de nous pousser toujours plus loin !

 

Résultats du sondage 2013 sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSÉO) – 2ème partie


Nous terminons tout juste la 2ème partie de notre série de webinaires sur le sondage 2013 sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario en partenariat avec le centre de ressources en promotion de la santé du Centre de toxicomanie et de santé mentale et aujourd’hui j’ai juste envie de vous dire un grand MERCI à tous.


Merci aux participants et aux présentateurs d’avoir encore et toujours posé la question de la spécificité francophone dans les résultats du sondage.


Merci à Tamar Meyer (toujours dans l’ombre de nos webinaires en français sur la santé mentale et la toxicomanie!) d’être aussi francophile, d’être notre meilleure avocate quand il s’agit de parler des besoins des francophones et de relayer nos demandes au sein de Camh.


Merci à l’équipe de recherche du SCDSÉO d’avoir compris notre demande et d’avoir mis du cœur à l’ouvrage.


C’est grâce à vous tous que nous avons pu aujourd’hui vous présenter pour la première fois des résultats préliminaires sur les résultats du sondage SCDSÉO pour les élèves francophones.



Quelques résultats préliminaires :

  • À l'exception de la consommation d'alcool (qui est plus élevée chez les élèves francophones), peu de différences dans la consommation de drogues des divers groupes d'élèves.
  • Moins d'élèves francophones qualifient leur santé mentale de passable ou de médiocre.
  • Malgré des différences similaires entre les francophones et les autres pour ce qui est des indicateurs de santé mentale (détresse ; pensées suicidaires ; consultation pour des questions de santé mentale), plus d'élèves francophones indiquent  que leurs besoins de soutien pour des problèmes de santé mentale n'ont pas été comblés.


Nous attendons avec une grande impatience les autres résultats!!!


Note : Le SCDSÉO réalisé par CAMH, est la plus ancienne étude menée auprès des adolescents en milieu scolaire au Canada. C’est un sondage anonyme mené auprès des élèves de 7e à 12e année des écoles financées par des fonds publics de l’Ontario. Le sondage porte sur la consommation de drogues, la santé mentale, la santé physique, l’intimidation, les jeux de hasard et d’autres comportements à risque.

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Série de webinaires: Résultats du sondage 2013 sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSÉO) – 1ère partie

Nous terminons tout juste la première partie de notre série de webinaires sur le sondage 2013 sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario en partenariat avec le centre de ressources en promotion de la santé du Centre de toxicomanie et de santé mentale.


A cette occasion, Chantal Wade du Centre de toxicomanie et de santé mentale nous a informé que les chercheurs de l’équipe du SCDSÉO seraient en mesure de partager la semaine prochaine, en avant-première, des résultats spécifiques aux francophones. INSCRIVEZ-VOUS ICI!


Le SCDSÉO réalisé par CAMH, est la plus ancienne étude menée auprès des adolescents en milieu scolaire au Canada. C’est un sondage anonyme mené auprès des élèves de 7e à 12e année des écoles financées par des fonds publics de l’Ontario.
Le sondage porte sur la consommation de drogues, la santé mentale, la santé physique, l’intimidation, les jeux de hasard et d’autres comportements à risque.

Ce premier webinaire nous a permis de découvrir un aperçu des résultats mettant l’accent sur les principales tendances et les sphères d’amélioration et de préoccupation.


Pour discuter de ces résultats nous avons été rejoints par un groupe d’experts :
•    Toula Kourgiantakis, Thérapeute conjugale et familiale, Institut ontarien du jeu problématique de CAMH
•    Loïs Alexanian, Directrice des services aux adolescents, Maison Fraternité.
•    Yolène Deschênes, Thérapeute, Équipe des services pour les adolescents(es) et leur famille, Maison Fraternité

Nos invités ont notamment partagé avec nous les points qui les ont les plus marqués dans les résultats du sondage qu’il s’agisse de bonnes nouvelles ou de sources d’inquiétude.

Alors voici quelques-uns de ces points sans ordre particulier :

Consommation de drogues :
 
-    Les résultats du sondage démontrent plusieurs baisses significatives au cours des années (Alcool, boisson énergisante et inhalant depuis 2011 et 17 baisses significatives depuis 1999 incluant le cannabis) certaines atteignant même leur niveau le plus bas (SCDSEO, p. xiii et xv). Ce n’est pourtant pas ce que nous laisse entendre les médias qui laissent parfois croire à la population que la consommation de drogue est présentement un fléau hors contrôle ce qui n’est pourtant pas le cas.

-    Le sondage indique que la majorité (70%) des jeunes qui avaient pris des médicaments sous ordonnance à des fins non médicales se les était procuré chez eux (SCDSEO, p.xviii). Ça démontre l’importance de faire de la prévention concernant l’entreposage sécuritaire des médicaments du côté des parents. Pour leurs propres enfants mais aussi pour tous ceux et celles qui utilisent leurs salle de bains, les amis de leurs enfants, les neveux et nièces, etc.

-    Quand on rattache ce chiffre aux données pour le suicide (Santé Mentale, p. xiv), qui d’ailleurs est en augmentation depuis le dernier sondage, je trouve très inquiétant de penser qu’1 élève sur 8 a sérieusement songé au suicide au cours de l’année précédant le sondage et que des médicaments susceptibles d’être utilisé en cas de tentative sont si accessibles.

-    Un cinquième des élèves indique qu’on leur avait proposé, vendu ou donné une substance illégale à l’école (SCDSEO, p.xxi). Malgré tout, bon nombre d’écoles dans lesquels nous offrons nos services persistent à croire qu’il ni a ni vendeurs ni consommateurs dans leur école.

-    École et quartier : Parmi tous les élèves, ce sont ceux de la 8e et de la 9e année qui ont été les plus nombreux à déclarer que c’est à l’école qu’on leur a enseigné les effets de l’alcool, du cannabis ou d’un autre drogue.

-    Problèmes liés à la consommation de drogues : 17% des élèves de la 9e à la 12e année ont signalé avoir connu des symptômes liés à l’usage de drogues et seulement 1% ont suivi un traitement de l’alcoolisme ou de la toxicomanie.

-    Prise de médicaments en vente libre à des fins non médicales : antitussifs – environ 10 % des jeunes de la 7e à la 12e année ont déclaré avoir pris ce type de médicament pour « planer ».
 
Santé mentale :
 
-    Problèmes concomitants : Environ 28% des élèves au secondaire ont dit avoir un de ces problèmes (détresse psychologique, comportement antisocial, consommation dangereuse ou nocive d’alcool, problème lié à l’usage de drogues. Il reste environ 1 jeune sur 5 qui a dit avoir des troubles concomitants, au moins 2 ce ces problèmes. 

-    Plus du quart des élèves (28%) ont dit qu’ils auraient aimé parler d’un problème de santé mentale à quelqu’un mais ne pas avoir su à qui s’adresser. Pourtant, il y a des services dans nos écoles : Travailleurs sociaux, éducateurs, intervenant en toxicomanie, en santé mentale, infirmières, etc.. Pour moi, ça indique clairement que quelque chose ne va pas. Il manque un « pont » entre les aidant et les « aidé potentiel » (Santé Mentale, p.xiv).

-    Les indicateurs d’intériorisation sont plus élevés chez les filles et d’ extériorisation plus élevés chez les garçons. Les indicateurs d’intériorisation correspondent à des états émotifs ou à des traits psychologiques qui peuvent avoir des effets négatifs sur tous les secteurs de la vie, y compris la capacité de fonctionner. On peut citer par exemple la faible estime de soi, la dépression et l’anxiété. Les indicateurs d’extériorisation concernent des problèmes qui consistent principalement en problèmes de conduite ou en comportements antisociaux, par exemple des actes criminels, de la violence et de l’intimidation. De tels comportements ont des effets négatifs non seulement sur les personnes en cause, mais aussi sur l’ensemble de la société.

-    On observe une diminution de l’intimidation.


Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
Diapositives | Enregistrement | Biographies des présentateurs


Pour en savoir plus et autres liens utiles :
-    Résumé du rapport de 2013 sur la santé mentale et le bien-être selon le SCDSEO
-    2013 OSDUHS Mental Health and Well-Being Report
-    Drug Use Among Ontario Students, 1977-2013: Detailed OSDUHS Findings
-    La santé des francophones de l’Ontario Un portrait régional tiré des Enquêtes sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC)


-    Maison Fraternité : Services spécialisés dans le traitement des toxicomanies
o    Services aux adolescents et à leur famille
-  Services externes : 613-562-1415
-  Centre résidentiel pour adolescents : 613-746-7504
-  Lien Internet : www.maisonfraternite.ca
Dépliant centre résidentiel pour adolescents de Maison fraternité

-    Ligne de crise (pour enfants, jeunes et familles) : 613-260-2360; 1-877-377-7775

-    Parents : lignes de secours de l’est de l’Ontario (PLEO) : 613-321-3211; 1855-755-7005

-    Centre psycho-social d’Ottawa-Carleton : services en santé mentale pour enfants, jeunes et familles : 613-789-2240

-    Bureau des services à la jeunesse (jeunes et familles): 613-729-1000

-    Centre de gestion de sevrage d’Ottawa : 613-241-1525

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La lecture du mois : Financer la francophonie canadienne : faire société ou créer un marché de services?

Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques

La lecture peut sembler un peu aride pour un mois d’Aout et nous n’avons certainement pas envie de voir l’été se terminer. Mais, parce qu’il faut bien préparer la rentrée, nous vous proposons de découvrir ce rapport de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques ayant pour thème le financement des organismes francophones.

Dans ce texte, les auteurs tentent de porter au jour quelques éléments qui illustrent une nouvelle approche que semble vouloir suivre le gouvernement canadien en matière de financement des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM). Le rapport s’interroge sur les conséquences de cette nouvelle approche sur l’organisation et le développement des communautés francophones en situation minoritaire.

Les auteurs pensent qu’un glissement est en train de se produire sur le financement des CLOSM par l’État canadien. Alors que l’intervention et l’aide de l’État se fondent sur les droits linguistiques, il semble qu’elles tendent à se justifier selon une logique de plus en plus économique qui met l’accent moins sur les droits linguistiques que sur la valeur ajoutée et le rendement des organismes œuvrant en contexte minoritaire.

En conséquence, les auteurs proposent quelques pistes de réflexion sur les stratégies collectives que peuvent élaborer les organismes francophones afin de se repositionner par rapport à l’État et de mieux se faire reconnaître dans le partenariat qu’ils ont développé.

Nous vous laissons le soin de vous faire un point de vue sur les thèses des auteurs et vous souhaitons une très bonne lecture!

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La lecture du mois: L’AVEC pour faire ensemble, Collectif VAATEC

Le mot inclusif est à la mode. Nous utilisons tous de plus en plus souvent des expressions telles que travailler avec et pas pour… et c’est définitivement une approche que partage Réseau CS.

Mais concrètement ça veut dire quoi? Comment nous assurer d’une participation active et respectueuse de tous dans l’élaboration de nos stratégies ou dans les prises de décisions?

Si vous aussi vous vous intéressez à ces questions, nous vous encourageons fortement à lire cette excellente ressource développée par le collectif VAATAVEC : L’AVEC pour faire ensemble

Cette approche a été développée dans le cadre la lutte à la pauvreté et l’exclusion sociale avec le postulat qu’il est nécessaire d’inclure les premières personnes concernées, c’est-à-dire celles qui vivent la pauvreté et l’exclusion sociale. L’approche AVEC repose sur l’égalité et la dignité. Il vise à associer les personnes qui vivent dans la pauvreté, expertes de leur vécu à toutes les dimensions de la lutte contre la pauvreté.

Les principes et les outils proposés dans ce guide peuvent servir à tous ceux qui cherchent à mettre en place des démarches collaboratives et participatives où chacun a le droit à la parole quel que soit l’objectif de la démarche.

Le guide propose notamment des outils pour :
-    briser la glace,
-    animer les rencontres,
-    favoriser / valoriser la prise de parole,
-    réfléchir collectivement,
-    prendre des décisions,
-    et évaluer les activités.

N’hésitez pas à partager avec nous vos commentaires sur cette ressource ou vos outils pour favoriser la participation de tous!

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Mais pourquoi nos jeunes passent-ils autant de temps sur leurs jeux vidéo?

Quand nous nous intéressons à la santé mentale de nos jeunes nous oublions parfois d’aborder le sujet des jeux en ligne, jeux de hasard ou d'argent. Et pourtant l’impact du jeu problématique sur la santé mentale de nos jeunes est bien réel.

Quelques stat pour mieux comprendre l’enjeu de cette question:
Jeux de hasard
•    4,5% des jeunes Ontariens entre 7e à la 12e sont « à risque » - SCDEO
•    Les garçons sont plus à risque que de filles (7,2% versus 1,8%)
Jeux vidéo
•    23% des jeunes tous les jours
•    12% ont un rapport aux jeux videos problématique

C’est pour ces raisons que le Centre de ressources en promotion de la santé de CAMH et Réseau CS ont organisé une séance de discussion et de partage. Vous pouvez accéder à l’enregistrement ainsi qu’aux diapositives de la session.

Une des discussions qui m’a personnellement beaucoup intéressée était celle du lien entre jeux d’argent et jeux vidéo. Deux ressemblances majeures soulignées par l’une de nos invités Toula Kourgiantakis de l’Institut ontarien du jeu problématique de CAMH :
-    Les symptômes de jeu problématique qu’il soit vidéo, d’argent, en ligne ou pas : changement d’humeur, conflit, importance du jeu par rapport aux autres éléments de sa vie…
-    Le design des jeux vidéo très similaire à celui des jeux d’argent notamment pour les jeux de rôles qui n’ont pas de fin avec en plus la possibilité d'acheter en ligne des objets ou autres pour les personnages

Les ressources abordées :
Catherine Bernatchez, Intervenante jeunesse, Programme de sensibilisation aux jeux de hasard chez les jeunes, YMCA de la région de la capitale nationale nous a présenté: Programme de sensibilisation aux jeux de hasard chez les jeunes (PSJJ) du YMCA

Autres ressources:
Programmes pour les écoles http://ymcagta.org/en/who-we-work-with/educators/gambling/index_fr.html
La prévention du jeu pathologique
Institut ontarien du jeu problématique
Le Centre international d’études sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes
London – Addiction Services of Thames Valley  http://adstv.on.ca/fr/santementale
Ligne Ontarienne d’aide sur le jeu problématique  1-888-230-3505 http://www.problemgamblinghelpline.ca/Accueil/Index
Ontario – liste des services d’aide dans la province
Ottawa - Addictions and Mental Health Services 613-789-8941
Timmins  - South Cochrane Addiction Service 705-264-5202
Toronto - CAMH 416-535-8501 Access CAMH
Partout au Canada – Jeunesse j’écoute 1-800-668-6868

Vous souhaitez nous donner votre avis ou partager votre expérience. N’hésitez pas partager vos commentaires sur l’une des questions suivantes. Vous avez juste à faire précéder votre commentaire par le numéro de la question :

Q1. Quand nous nous intéressons à la question de la santé mentale de nos jeunes, abordons-nous le sujet des jeux en ligne, jeux de hasard ou d'argent?
Q2. Quels sont les défis rencontrés quand nous abordons cette question et quelles sont les stratégies mises en place pour les surmonter?
Q3. Comment nous assurons-nous de rester à la page? De connaitre les dernières nouveautés qui intéressent les jeunes?
Q4. Comment réussissons-nous à maintenir une conversation ouverte avec les jeunes et de ne pas juste être perçue comme une figure « moralisatrice »?
Q5. Quels sont les programmes, initiatives ou ressources disponibles en français?
Q6. Quelles considérations devraient garder en tête les écoles, conseils scolaires ou organismes francophones quand ils abordent la question des jeunes et des jeux en ligne, jeux de hasard ou d'argent?

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L'exogamie : trésor caché?

Lors de sa plus récente conférence annuelle à Toronto, le Centre de ressources Meilleur départ présentait en pré-conférence, Bilinguisme et exogamie, Défis et stratégies pour la petite enfance. La complexité de cette thématique la rend à la fois très intéressante et pratiquement inépuisable. D'autant plus qu'elle revêt plusieurs facettes. On pense notamment à l'aspect socioculturel de la construction identitaire ou encore, aux nombreuses questions liées au développement du langage et de la parole. Et chacune des composantes étant liée intrinsèquement aux autres, on comprend vite que cela sous-tend les défis qui y sont liés.

Néanmoins, malgré les enjeux évidents et bien réels que posent l'exogamie, tous s'entendent: c'est une réalité éminemment riche en nuances et en subtilités, tant langagières qu'identitaires. Et vivre en milieu exogame peut enrichir la vie d'un individu sur les plans tant culturel que physiologique (en effet, bonne nouvelle, notre cerveau bénéficierait même de l'apprentissage de plusieurs langues!). 

Et lorsqu'on sait que, selon le Centre de ressources Meilleur départ:

•    les parents jouent un rôle crucial dans la conservation de la langue maternelle et,
•    que le nombre de familles où un parent est francophone et l'autre ne l'est pas, augmente sans cesse en Ontario (à preuve, la proportion d'enfants vivant au sein d'une famille exogame en Ontario est passé de 38% en 1971 à plus de 68% en 2011) et,
•    qu'un enfant dont le père, plutôt que la mère, a pour langue maternelle le français, n'a que 12% de chance de parler le français contre 32% et,
•    que, selon Statistique Canada, « une transmission incomplète de la langue maternelle française des parents aux enfants » est un des trois facteurs influençant l'évolution du français au pays,

on comprend pourquoi la situation retient l'attention. C'est pourquoi, toujours selon Meilleur départ, « il est important de mettre en place des mécanismes pour favoriser l'inclusion et la participation des conjoints. »

Venez decouvrir l'entrevue de Madame Claire Thibideau, une des présentatrices de la pré-conférence Meilleur départ, sur avec elle les réalités auxquelles font face, au quotidien, tant de parents et d'intervenant.e.s en milieu scolaire et de service de garde.

Lorsqu'on parle d'exogamie (français-anglais), vous entendez quoi exactement? Sont-ils nombreux dans les écoles de langue françaises en Ontario?

Je précise d'abord deux choses: on parle d'une dynamique exogame plutôt que d'une situation ou d'une problématique exogame. Et ensuite, que c'est le couple qui est exogame, non pas le milieu ou la famille. Un couple exogame, c'est lorsqu'une personne parle une langue et la seconde, en parle une autre. Lire la suite dans le Bloc-notes...

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Rassemblements francophones Longlac, Geraldton et Thunder Bay: Des échanges riches en expériences en tout cas pour nous et nous l’espérons pour eux!

Le mois dernier, à l’invitation de l'Association des francophones du Nord-Ouest de l'Ontario (AFNOO) et en partenariat avec divers organismes de la région, Réseau CS a animé des rassemblements francophones à Longlac, Geraldton et Thunder Bay.

Au cours de ces rassemblements, nous avons pu échanger avec les représentants des organismes francophones autour des thématiques de l’animation de réunions et de partenariats efficaces. Nous avons ainsi pu re-découvrir la richesse et le dévouement des bénévoles dans nos communautés francophones.

Atelier « Pour des réunions efficaces»

Vous trouvez que les réunions durent des heures sans jamais aboutir à des actions concrètes. Vous vous demandez comment animer de façon plus dynamique vos rencontres.
Au cours de cet atelier, nous discutons des bonnes pratiques pour mener des réunions efficacement et pour s’assurer d’une participation de chacun des membres d’un groupe. Nous vous proposons des outils, des trucs et des astuces. Nous vous donnerons l’occasion de vous essayer à des techniques d’animation de réunion.
Cet atelier s’adresse aussi bien à ceux qui ont à organiser et animer des réunions dans le cadre de leur travail qu’à ceux œuvrant en tant que bénévoles dans des groupes.


« En offrant des moments de formation et d'échange grâce à l'implication de partenaires, comme le Réseau CS, l'AFNOO permet à ses groupes membres et aux francophones d'avoir accès à des conseils sur des sujets qui les préoccupent et de partager des problématiques communes. En venant à Greenstone et en rencontrant la communauté avec le Réseau CS, nous sommes convaincus que c'est en partageant des ressources que nous pouvons enrichir et accompagner les organismes francophones en situation minoritaire. Cette expérience fut riche humainement et personnellement pour chacun des participants. » Audrey Debruyne, Agente en innovation et communication, Association des francophones du Nord-Ouest de l'Ontario


Atelier « Vers des partenariats dynamiques »

Comment choisir vos partenaires? Comment vous assurez que votre projet se développe dans un réel esprit collaboratif? Comment maintenir des liens serrés avec vos partenaires? Comment réagir quand l’un de vos partenaires décide de quitter la table?
Quand nous utilisons les termes de “collaboration” ou de “partenariat”, nous décrivons une grande variété de façon de travailler entre des organisations. Au cours de cet atelier, nous abordons les différents niveaux de partenariat, les facteurs de succès, les étapes de développement d’un partenariat et enfin les défis et les solutions pour mieux travailler dans un esprit collaboratif.


« L’équipe de l’AFNOO a fait un excellent travail de coordination et d’accueil. J’ai été ravie d’animer les ateliers avec des participants participants qui soient si divers dans leurs expériences, mais unis dans leurs efforts pour bâtir des organisations dynamiques et efficaces pour le bien-être de leurs communautés. » Gillian Kranias, Reseau CS


Pour ceux qui ne connaitraient par l’AFNOO et voudraient en savoir plus :

L'Association des francophones du Nord-Ouest de l'Ontario (AFNOO) vise la promotion et la valorisation de la communauté francophone dans le Nord-Ouest de l'Ontario afin de célébrer la richesse et la valeur ajoutée qu'elle représente pour les communautés, la région, la société ontarienne et pour l'ensemble du pays.


Elle assure le développement et le rayonnement de la communauté francophone dans le Nord-Ouest de l'Ontario au niveau politique, éducatif, économique, linguistique, social et culturel.


L’AFNOO regroupe 24 groupes membres répartis dans les domaines de la santé, la culture et le lien social, les aînés, les femmes, l’éducation, la petite enfance, etc. sur un territoire représentant la moitié de la superficie de la province.


En savoir plus : www.afnoo.org et innovation@afnoo.org


Si vous souhaitez inviter Réseau CS à venir animer des rassemblements dans votre région, vous pouvez nous envoyer votre demande ici.

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Le blogue

ReseauCS 14 septembre 10:00-12:00 HAE : Échange/discussion sur les facteurs clés d’un partenariat réussi https://t.co/9V4tPaujhJ
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ReseauCS De la télémédecine pour lutter contre la dépendance https://t.co/rwp0kYME7W