Réseau CS appuie les pratiques et les partenariats inclusifs à Ottawa


Entretien avec…Valerie Assoi, agente d’engagement communautaire, Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa

Le premier service que j’ai reçu de Réseau CS était une consultation. Patrick et Gillian, consultants pour Réseau CS, m’ont orientée vers des ressources et des services susceptibles de faciliter mon travail. Ils m’ont aussi aidée à obtenir les autres services dont j’avais besoin – par exemple, en me mettant en contact avec une personne qui m’a aidée à planifier et à présenter le plan stratégique du comité directeur sur la prévention du crime que je présidais. Réseau CS a toujours appuyé mes demandes en vue de favoriser l’inclusion sur le plan des processus et des recherches.

Je m’étais donné pour but de lancer le programme Leadership collaboratif en pratique (LCP) à Ottawa afin de rallier de nouveaux partenaires dans les organismes anglophones et franco-ontariens. C’était une très belle expérience, car ils m’ont aidée à offrir le volet de LCP en français. J’étais ravie que ce genre d’initiative soit possible puisque je travaille à Ottawa et que le bilinguisme est sans contredit un élément important à prendre en considération dans mon travail. 

J’ai présenté le programme LCP dans le cadre d’un partenariat avec Réseau CS qui réunissait également le Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa, l’Initiative : Une ville pour toutes les femmes et l’Assemblée de la Francophonie de l’Ontario (AFO). Ce partenariat s’est déroulé de façon harmonieuse et efficace. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir m’entretenir en français avec les consultants bilingues de Réseau CS. Le fait que certains résidents de ma communauté puissent tirer profit de ce genre de partenariat dans leur langue maternelle a contribué à resserrer les liens et à améliorer considérablement les résultats de mes démarches d’engagement communautaire.

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Grâce au soutien de Réseau CS, nous sommes parvenus à lancer le programme LCP à Ottawa de concert avec nos partenaires locaux. Le plus important, c’est que nous avons établi un contact avec la communauté francophone de la ville. 

ValeriesStoryPic2Par suite des solides partenariats que nous avons bâtis et depuis la fin du projet LCP, nous avons mis sur pied des ateliers de formation collaborative avec l’AFO. J’ai participé à la conception et à l’animation de la formation, en particulier l’élaboration d’une stratégie de communication en français pour favoriser l’engagement communautaire. Cette formation n’aurait pas été possible si nous n’avions pas initialement pris contact avec Réseau CS.

Forts de cet appui, nous sommes maintenant devenus des experts des partenariats inclusifs, nous progressons à un rythme soutenu et nous nous appuyons sur les ressources déjà en place, dont l’initiative « Aucune communauté laissée de côté ». Même si Réseau CS ferme ses portes et que nous n’aurons plus la chance de collaborer avec son personnel, nous pouvons reprendre le flambeau et continuer d’aller de l’avant. Réseau CS nous a permis de jeter des ponts; nous pouvons continuer de collaborer avec l’AFO et d’autres partenaires pour apporter des changements constructifs. 

Découvrir des réseaux francophones de l’Ontario? C’est possible avec Réseau CS

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Par Fondation Tremplin Santé en Ontario

On a participé a la conférence et on a eu des consultations avec un consultant de Réseau CS ayant pour but d’identifier divers collaborateurs potentiels ayant à cœur les saines habitudes de vie et voulant collaborer à l’expansion du programme Tremplin Santé en Ontario.

L’objectif principal étaient de faciliter le déploiement de la Fondation Tremplin Santé en Ontario et découvrir l’offre de service francophone du Réseau CS. En 2016, lorsque j’ai fait la connaissance du consultant, la Fondation Tremplin Santé travaillait principalement avec les milieux anglophones et c’est à travers  ces discussions que j’ai compris qu’il y avait un besoin au niveau francophone et qu’il y avait, tout simplement, des organisations francophones(tous types confondus) en Ontario.

Les ateliers auxquels j’ai participé (inclusion et partenariats) et les outils proposés, m’ont permis de revoir mes pratiques et de les comparer à des pratiques éprouvées.  Dans certains cas, des correctifs ont été fait immédiatement.  Dans d’autre cas, tel que lorsqu’on parle d’inclusion, cette réflexion sera faite tout au long de l’année puisque c’est davantage une manière d’être et de pensée qui se traduira en action.  Par moment, c’est bien de travailler intuitivement, cependant pour fin de suivi, de contrôle et de pérennité des actions, il est nécessaire d’utiliser des outils structurés qui nous permettent de faire une rétrospective et de mieux faire & planifier.  Tout cela se transposera dans la stratégie de déploiement collaborative, dans nos communications et graphismes et le développement des ressources pour les camps membre de Tremplin Santé.

Grâce au Réseau CS, la découverte des différents réseaux de collaborateurs francophones et francophiles de l’Ontario a grandement aidé au déploiement de la Fondation Tremplin Santé et a permis d’atteindre nos divers objectifs.  De plus, cela m’a permis de comprendre la situation des francophones en situation minoritaire et pourquoi ils sont doublement marginalisés en Ontario.  Phénomène que j’observais qu’à certains endroit au Québec, mais que je ne vivais pas.  Le Réseau CS m’a permis de rencontrer des personnes généreuses provenant de plusieurs milieux et régions en Ontario qui ont faciliter l’atteinte de mes objectifs, accrus mes connaissances et apprentissages à travers le partage et par le fait même, mon réseau social.  Je suis Ontarien sur papier, mais maintenant je peux m’approprier la culture.

Le rassemblement d’Ottawa en automne 2016 : une pratique réussie

Par Patrick Delorme, consultant bilingue en promotion de la santé, Réseau CS

Introduction

Le 25 novembre 2016, Réseau CS et le projet bilingue Leadership collaboratif en pratique (LCP), codirigé par Nexus Santé et l’Association pour la Santé publique de l’Ontario, ont conjugué leurs efforts pour organiser un rassemblement à Ottawa intitulé Vers la mise en œuvre effective de partenariats équitables et inclusifs.

En quoi cet évènement est-il particulier? Pourquoi est-il considéré comme étant une pratique réussie? Les lignes qui vont suivre vous permettront certainement de mieux en comprendre les raisons.

Des premières fois

Réseau CS organise chaque deux ans des évènements communément appelés dans notre jargon des rassemblements régionaux. Pour la première fois un de ces rassemblement avait lieu dans la région de l’Est ou plus précisément à Ottawa.

C’était aussi la première fois qu’on organisait un tel rassemblement exclusivement en français.

C’était également la première fois que les deux programmes de Nexus Santé, le Réseau CS et le projet LCP, s’associaient pour co-présider un évènement.

Toutes ces premières fois ont donc donné à cet évènement, son cachet plutôt spécial et particulier.

L’évènement lui-même en bref

Une quarantaine de personnes ont pris part à cette rencontre qui portait autour des partenariats équitables et inclusifs. Après quelques activités de mise en train qui ont favorisé le réseautage et plus d’interactions parmi les participants et participantes, on est passé à une première série d’ateliers pour clarifier certains concepts clés en lien avec les partenariats équitables et inclusifs.

Valérie Assoi, d’Initiative : une ville pour toutes les femmes (IVTF) et du Centre de santé communautaire du Sud-Est d’Ottawa, et Joëlle Favreau, notre invitée spéciale du Projet Nourish (website en anglais) de Peterborough, ont partagé avec nous leurs expériences respectives dans la mise en place de partenariats, l’une dans un contexte urbain et l’autre dans un contexte plutôt rural.

2016 rassemblement1La journée s’est terminée par un atelier suivi d’une discussion en plénière sur les six activités clés des partenariats dynamiques. L’image de la trajectoire d’un couple passant des étapes de la séduction pour aboutir aux fiançailles, jusqu’au mariage et au-delà, a été utilisée pour illustrer les six activités que sont : tisser des liens; favoriser une compréhension partagée; créer une vision commune; planifier en collaboration; travailler ensemble; célébrer, évaluer et renouveler.

Pour en savoir davantage sur la journée, vous pouvez consulter toutes les diapositives et télécharger l'outil pratique développé sur les partenariats en la circonstance.

Les facteurs clés de succès de l’évènement

  1. Le premier facteur clé de succès a été la collaboration avec des partenaires locaux. Un comité de planification et d’organisation local a été créé et comprenait les organismes suivants :
    1. Initiative : une ville pour toutes les femmes (IVTF) qui a joué le rôle d’organisme hôte;

    2. Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO d’Ottawa);

    3. Regroupement des gens d'affaires de la Capitale nationale (RGA);

    4. Centre de santé communautaire du sud-est d'Ottawa (CSCSEO);

    5. Centre de santé communautaire de l'Estrie (CSCEstrie).

  2. Un autre facteur non négligeable a été le souci d’intégrer différentes perspectives : urbaines, communautaires, femmes (IVTF, CSCSEO); rurales et communautaires (CSCEstrie); francophones (ACFO); secteur privé (RGA).

    Les participants et participantes eux aussi venaient d’horizons diverses : secteur public, éducation, immigration, économie pour ne citer que ceux-là.

  3. On a aussi utilisé les locaux du Centre des Arts Shenkman à Orléans ainsi que les services de jeunes traiteurs francophones locaux.

Quelques constats et leçons apprises

Un premier constat fait : les francophones présents semblent être à l’affut d’opportunités de ce type. Certains disaient que des évènements du genre sont rares et qu’il en faudrait beaucoup plus.

Nous avons aussi constaté que certains termes n’avaient pas du tout la même signification pour tout le monde; d’où la nécessité de toujours prendre le temps pour clarifier les concepts de base dans le but d’arriver à un certain niveau de compréhension commune.

Cette expérience nous a aussi révélé que contrairement à ce que l’on pourrait croire, le secteur privé peut être sensible aux questions communautaires.

Des retombées plutôt positives

Si l’on fait foi aux résultats de l’évaluation, l’évènement a apporté un regain d’énergie pour le développement de nouveaux partenariats au sein des organismes présents.

D’autres possibilités de rencontres et de réseautage sont envisagées. Un des partenaires présents, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) nous a même invités à se joindre à eux pour continuer la conversation à un 5 à 7, et pour partager cette pratique à la table de concertation de l’Est, le 7 mars 2017.

Les acteurs plus expérimentés qui travaillent dans le partenariat depuis des années, se disent prêts à être des personnes ressources pour les moins expérimentés.

Les participants et participantes ont souhaité également mettre en place une communauté de pratique en ligne sur les partenariats équitables et inclusifs pour partager des documents, des outils et des bonnes pratiques. Christiane Bouchard et Chantal Sauvé, deux membres de l’équipe de la communauté de pratique Santé publique en français présentes aussi à cet évènement, ont offert d’héberger cette communauté de pratique.

Toutefois, en dépit des efforts consentis, certains groupes ou secteurs n’étaient pas suffisamment représentés. Nous pensons notamment aux jeunes, à la mairie et à d’autres communautés à la recherche d’équité. De nouvelles approches devront être explorées dans le futur afin de s’assurer de la participation de ces groupes.

Je ne terminerai pas sans remercier une fois de plus toutes celles et ceux qui ont rendu possible ce rassemblement. Aux dernières nouvelles, une de nos jeunes entrepreneurs francophones a vu ses contrats augmentés suite à cet évènement. Donc en plus des autres aspects positifs évoqués ci-dessus, le rassemblement a même eu des retombées économiques positives sur la communauté.

Incontestablement le rassemblement d’Ottawa a été une vraie réussite!

2016 rassemblement

Le Phénix, organisme incontournable en accessibilité

lephenixDepuis plus de 30 ans, le Phénix, un organisme provincial, œuvre à l’inclusion et à la pleine participation des personnes en situation de handicap dans tous les secteurs d’activités en produisant des recherches pertinentes, en offrant des formations et des services-conseils, en publiant des guides, et en travaillant avec nombre de partenaires communautaires et gouvernementaux à promouvoir la personne en situation de handicap et l’accessibilité universelle.  

Le Phénix a acquis une solide réputation d’intervenant incontournable auquel se sont joints de très nombreux partenaires et organismes communautaires représentant les secteurs de la violence, de la justice, de la santé et de l’éducation.

L’organisme a une voix provinciale dont la force est de travailler avec des partenaires multisectoriels pour enrichir les connaissances par ses pratiques par et pour les personnes en situation de handicap, enrichit les connaissances et renforce les compétences.

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Le Phénix fournit une information crédible et actuelle sur l'accessibilité et l'inclusion aux collectivités francophones de l'Ontario. Par la livraison d'une gamme de services adaptés aux besoins évolutifs de sa clientèle individuelle et communautaire, le Phénix assure l'inclusion de la personne en situation de handicap aux différents secteurs de la collectivité.

Ces dernières années, Le Phénix connaît une progression accélérée qui se reflète par le nombre et l’envergure de ses projets ainsi que l’acquisition d’une notoriété qui dépasse largement les frontières régionales et provinciales de l’Ontario. À ce jour, plus de 45 000 personnes ont reçu une formation développée par le Phénix sur l'accessibilité et l'inclusion.

Que ce soit par la rédaction de guides pratiques, l'animation d'ateliers de sensibilisation ou de formation, de conférences, le Phénix a grandement contribué à faire connaître cet important dossier au grand public, surtout auprès de la collectivité francophone de l'Ontario.

Le phénix participe à une initiative de Réseau CS

En novembre dernier, le Phénix a eu le plaisir de participer au rassemblement intitulé Vers la mise en œuvre effective de partenariats équitables et inclusifs organisé par Réseau CS à Ottawa.  Cette initiative a permis à plusieurs fournisseurs de services francophones du secteur sociocommunautaire de la région de l’Est de l’Ontario, d’échanger sur l’équité et l’inclusion, un sujet qui est au cœur des démarches du Phénix.

Le Phénix vous appelle à l’action!

Présentement, le Phénix mène des initiatives sur la violence faite aux femmes et aux filles en situation de handicap.

Par la conception et la livraison de programmes de formation et de sensibilisation innovants, les initiatives visent à outiller les intervenantes en violence et intervenants communautaires afin de renforcer leurs capacités de mieux desservir les femmes et les filles en situation de handicap victimes de violence.  Ces initiatives appellent à l’action pour enfin prévenir la violence faite aux femmes en situation de handicap.

Ces initiatives sont financées par Condition féminine Canada et la Direction générale de la condition féminine de l’Ontario.

Pour en savoir davantage sur le Phénix, contactez www.lephenix.ca

Le Phénix

Le Centre francophone  à Thunder Bay, un exemple à suivre

Patrick Delorme, Consultant bilingue en promotion de la santé, Réseau CS
 
CentreFranco
 
La naissance d’une coopérative

Nous sommes au mois de mars de l’an 2000. Une belle aventure voit le jour au sein de la communauté francophone de Thunder Bay. Une coopérative dénommée : Regroupement des organismes francophones de Thunder Bay (ROFTB Inc.) vient de naître. Son but, mettre sous un même toit, des organismes francophones pour développer des projets et des services visant à l’épanouissement de la communauté francophone du Nord-Ouest de l’Ontario. Six (6) organismes francophones de la place sont membres fondateurs de la coopérative.
Il s’agit de :
 
Du « Centre des francophones » au « Centre francophone » centrefrancophoneTB

En 2001, le rêve du ROFTB se réalise. Le ROFTB devient  propriétaire et gestionnaire d’un édifice situé au 292, rue Court Sud à Thunder Bay. Le premier « Centre des francophones » est né. Vers 2005-2006, les membres de la coopérative ont trouvé l’édifice trop petit pour répondre à leurs besoins et surtout à leur vision d’expansion. En plus, vu que le ROFTB n’avait aucun antécédent en matière de crédit, l’hypothèque est payée au prix fort. Maintenant que le ROFTB s’est bâti un dossier de crédit, il devient plus crédible et peut se permettre d’être plus ambitieux.

« Tout nouvel édifice acheté devra être rentable » me répète Claudette Gleeson, Coordonnatrice de projets actuelle du ROFTB. Pour éviter tout faux pas, vers la fin des années 2000 et au début des années 2010, le ROFTB se lance dans des études de faisabilité, d’évaluation des besoins et attentes des membres de la communauté et des plans d’affaires. « Toutes ses études auraient démontré le potentiel économique et la rentabilité d’un édifice plus spacieux », me confirme Claudette d’un ton confiant.

Sans perdre de temps, vers 2013, le ROFTB commence à chercher un nouveau local. Vers la fin de 2014-2015, le ROFTB vend l’ancien immeuble de la rue Court Sud à un autre groupe et achète un nouvel édifice qui se trouve au 234 de la rue Van Norman à Thunder Bay. C’est donc la naissance du  « Centre francophone» de Thunder Bay!

Un engagement durable et rentable

Les 6 membres fondateurs du ROFTB sont restés les mêmes depuis le début jusqu’à aujourd’hui. Ils sont tous propriétaires du nouvel espace. Pour le rentabiliser encore plus et diminuer l’hypothèque, la plupart des organismes fondateurs sont aussi locataires. La formule marche! D’autres partenaires francophones sont  aussi admis comme locataires. Pour le moment on retrouve :

Selon Claudette, il reste encore 1000 pieds carrés d’espace à rénover, des espaces qui peuvent servir soit à d’autres organismes ou à d’autres activités francophones.

L’union fait la force
 
MembresDeLaCommunaute Il est important de souligner que chaque organisme membre de la coopérative joue sa partition au sein du Centre francophone soit en apportant son expertise, soit en apportant sa contribution matérielle ou financière ou en ressources humaines. L’AFNOO, par exemple, offre son expertise dans la rédaction de proposition de projets et de demandes de fonds. L’Accueil francophone, de son côté, prend en charge une employée qui est à la réception, pour ne citer que ces deux (2) exemples. Se basant sur le principe que l’union fait la force, ces organismes sont convaincus qu’en se mettant ensemble, ils ont la possibilité d’obtenir plus de fonds et de constituer un levier pour faire avancer l’agenda des francophones du Nord-Ouest. Conjointement, ils font entre autres, des demandes de subventions au Fednor pour rénover les parties restantes de l’immeuble.

La contribution de Réseau CS
 
En août 2015, un mois avant l’emménagement au nouveau local, des consultations communautaires sont menées avec l’appui de Réseau CS. Ces consultations ont permis aux membres de la communauté de s’exprimer sur leurs attentes par rapport au Centre francophone. Entre autres, les francophones souhaitent y voir : une salle communautaire avec des activités socio-culturelles/récréatives régulières, un espace pour aînés et jeunes et un café francophone. ConsultationCommunautaire

Défis

En demandant à Claudette de m’indiquer quels étaient les plus grands défis rencontrés tout au long de cette belle aventure, elle m’a confié ceci :

« On a toujours été positif face aux défis. On a pris des risques calculés, même quand des fois certains partenaires n’y croyaient pas. Nos grands défis, c’est qu’il n’y a pas eu toujours de continuité dans les groupes; les conseils d’administration des organismes changent assez souvent et il faut toujours recommencer avec les nouveaux membres. La vision doit être répétée à chaque fois. Il faut aussi toujours s’assurer que l’édifice soit rentable ».

Toutefois, mon interlocutrice admet que la coopérative aurait dorénavant intérêt à faire une meilleure recherche sur les bailleurs de fonds pour mieux comprendre leurs exigences afin d’accéder plus aisément à leurs fonds.

Facteurs de réussite

Quels sont les facteurs de réussite du ROFTB?
 
Sans hésiter Claudette me livre les recettes de leur succès :

« Partenaires bien connectés et soudés comptant les uns sur les autres. Tous les membres et associés veulent le bien-être et la survie de la coopérative. L’exploitation et l’utilisation des talents qu’on retrouve dans la communauté. Ceux ou celles avec flair pour les affaires ou avec de grandes visions, ou encore avec des capacités de rédaction, etc. Les objectifs individuels font toujours place à la vision commune»
 
Ce n’est donc pas étonnant qu’à ce jour, le ROFTB n’a connu aucun déficit, ni aucune faillite.

Un agenda chargé à court, moyen et long terme :

•    Une campagne de levée de fonds (socio-financement) pour la modernisation de la salle communautaire est en cours. Le ROFTB espère récolter plus de 100 000 $ d’ici à l’automne 2016.

•    Le ROFTB coordonne le Franco Festival, les 23, 24 et 25 septembre prochains à Thunder Bay. « Nous allons occuper la rue Van Norman pendant ces trois (3) jours et la communauté francophone pourra faire la fête! » mentionne Claudette.

•    2017 : S’attaquer aux autres espaces qui ne sont pas encore exploités

•    2018-2020 : Exploitation du garage : Café communautaire en vue

•    2020-2025 : Acheter une propriété et construire

En guise de conclusion

J’ai eu le privilège de visiter personnellement le Centre francophone de Thunder Bay au dernier trimestre de l’année 2015. J’ai été fasciné de voir le dynamisme, la passion et l’engagement qu’affichaient les membres du ROFTB. Le Centre francophone de Thunder Bay est un vrai symbole de la vitalité et de l’unité de la francophonie dans le Nord-Ouest. L’initiative est un excellent exemple à suivre ailleurs particulièrement dans les communautés où les ressources francophones ne sont pas trop nombreuses.
 
Pour en savoir davantage :

Visiter le site Web du ROFTB : www.centrefranco.ca/
 
Personne-ressource du ROFTB
Claudette Gleeson : Coordonnatrice de projets bénévole du ROFT, ancienne présidente et actuelle VP de l’AFNOO
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 
Remerciements :

À  Mme Claudette Gleeson qui a gentiment accepté de donner une entrevue à Patrick Delorme pour la rédaction de ce récit.

Les propos ont été recueillis le mercredi 2 mars 2016 par Patrick Delorme.

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