Le Phénix, organisme incontournable en accessibilité

lephenixDepuis plus de 30 ans, le Phénix, un organisme provincial, œuvre à l’inclusion et à la pleine participation des personnes en situation de handicap dans tous les secteurs d’activités en produisant des recherches pertinentes, en offrant des formations et des services-conseils, en publiant des guides, et en travaillant avec nombre de partenaires communautaires et gouvernementaux à promouvoir la personne en situation de handicap et l’accessibilité universelle.  

Le Phénix a acquis une solide réputation d’intervenant incontournable auquel se sont joints de très nombreux partenaires et organismes communautaires représentant les secteurs de la violence, de la justice, de la santé et de l’éducation.

L’organisme a une voix provinciale dont la force est de travailler avec des partenaires multisectoriels pour enrichir les connaissances par ses pratiques par et pour les personnes en situation de handicap, enrichit les connaissances et renforce les compétences.

phenix salle

Le Phénix fournit une information crédible et actuelle sur l'accessibilité et l'inclusion aux collectivités francophones de l'Ontario. Par la livraison d'une gamme de services adaptés aux besoins évolutifs de sa clientèle individuelle et communautaire, le Phénix assure l'inclusion de la personne en situation de handicap aux différents secteurs de la collectivité.

Ces dernières années, Le Phénix connaît une progression accélérée qui se reflète par le nombre et l’envergure de ses projets ainsi que l’acquisition d’une notoriété qui dépasse largement les frontières régionales et provinciales de l’Ontario. À ce jour, plus de 45 000 personnes ont reçu une formation développée par le Phénix sur l'accessibilité et l'inclusion.

Que ce soit par la rédaction de guides pratiques, l'animation d'ateliers de sensibilisation ou de formation, de conférences, le Phénix a grandement contribué à faire connaître cet important dossier au grand public, surtout auprès de la collectivité francophone de l'Ontario.

Le phénix participe à une initiative de Réseau CS

En novembre dernier, le Phénix a eu le plaisir de participer au rassemblement intitulé Vers la mise en œuvre effective de partenariats équitables et inclusifs organisé par Réseau CS à Ottawa.  Cette initiative a permis à plusieurs fournisseurs de services francophones du secteur sociocommunautaire de la région de l’Est de l’Ontario, d’échanger sur l’équité et l’inclusion, un sujet qui est au cœur des démarches du Phénix.

Le Phénix vous appelle à l’action!

Présentement, le Phénix mène des initiatives sur la violence faite aux femmes et aux filles en situation de handicap.

Par la conception et la livraison de programmes de formation et de sensibilisation innovants, les initiatives visent à outiller les intervenantes en violence et intervenants communautaires afin de renforcer leurs capacités de mieux desservir les femmes et les filles en situation de handicap victimes de violence.  Ces initiatives appellent à l’action pour enfin prévenir la violence faite aux femmes en situation de handicap.

Ces initiatives sont financées par Condition féminine Canada et la Direction générale de la condition féminine de l’Ontario.

Pour en savoir davantage sur le Phénix, contactez www.lephenix.ca

Le Phénix

Le rassemblement d’Ottawa en automne 2016 : une pratique réussie

Par Patrick Delorme, consultant bilingue en promotion de la santé, Réseau CS

Introduction

Le 25 novembre 2016, Réseau CS et le projet bilingue Leadership collaboratif en pratique (LCP), codirigé par Nexus Santé et l’Association pour la Santé publique de l’Ontario, ont conjugué leurs efforts pour organiser un rassemblement à Ottawa intitulé Vers la mise en œuvre effective de partenariats équitables et inclusifs.

En quoi cet évènement est-il particulier? Pourquoi est-il considéré comme étant une pratique réussie? Les lignes qui vont suivre vous permettront certainement de mieux en comprendre les raisons.

Des premières fois

Réseau CS organise chaque deux ans des évènements communément appelés dans notre jargon des rassemblements régionaux. Pour la première fois un de ces rassemblement avait lieu dans la région de l’Est ou plus précisément à Ottawa.

C’était aussi la première fois qu’on organisait un tel rassemblement exclusivement en français.

C’était également la première fois que les deux programmes de Nexus Santé, le Réseau CS et le projet LCP, s’associaient pour co-présider un évènement.

Toutes ces premières fois ont donc donné à cet évènement, son cachet plutôt spécial et particulier.

L’évènement lui-même en bref

Une quarantaine de personnes ont pris part à cette rencontre qui portait autour des partenariats équitables et inclusifs. Après quelques activités de mise en train qui ont favorisé le réseautage et plus d’interactions parmi les participants et participantes, on est passé à une première série d’ateliers pour clarifier certains concepts clés en lien avec les partenariats équitables et inclusifs.

Valérie Assoi, d’Initiative : une ville pour toutes les femmes (IVTF) et du Centre de santé communautaire du Sud-Est d’Ottawa, et Joëlle Favreau, notre invitée spéciale du Projet Nourish (website en anglais) de Peterborough, ont partagé avec nous leurs expériences respectives dans la mise en place de partenariats, l’une dans un contexte urbain et l’autre dans un contexte plutôt rural.

2016 rassemblement1La journée s’est terminée par un atelier suivi d’une discussion en plénière sur les six activités clés des partenariats dynamiques. L’image de la trajectoire d’un couple passant des étapes de la séduction pour aboutir aux fiançailles, jusqu’au mariage et au-delà, a été utilisée pour illustrer les six activités que sont : tisser des liens; favoriser une compréhension partagée; créer une vision commune; planifier en collaboration; travailler ensemble; célébrer, évaluer et renouveler.

Pour en savoir davantage sur la journée, vous pouvez consulter toutes les diapositives et télécharger l'outil pratique développé sur les partenariats en la circonstance.

Les facteurs clés de succès de l’évènement

  1. Le premier facteur clé de succès a été la collaboration avec des partenaires locaux. Un comité de planification et d’organisation local a été créé et comprenait les organismes suivants :
    1. Initiative : une ville pour toutes les femmes (IVTF) qui a joué le rôle d’organisme hôte;

    2. Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO d’Ottawa);

    3. Regroupement des gens d'affaires de la Capitale nationale (RGA);

    4. Centre de santé communautaire du sud-est d'Ottawa (CSCSEO);

    5. Centre de santé communautaire de l'Estrie (CSCEstrie).

  2. Un autre facteur non négligeable a été le souci d’intégrer différentes perspectives : urbaines, communautaires, femmes (IVTF, CSCSEO); rurales et communautaires (CSCEstrie); francophones (ACFO); secteur privé (RGA).

    Les participants et participantes eux aussi venaient d’horizons diverses : secteur public, éducation, immigration, économie pour ne citer que ceux-là.

  3. On a aussi utilisé les locaux du Centre des Arts Shenkman à Orléans ainsi que les services de jeunes traiteurs francophones locaux.

Quelques constats et leçons apprises

Un premier constat fait : les francophones présents semblent être à l’affut d’opportunités de ce type. Certains disaient que des évènements du genre sont rares et qu’il en faudrait beaucoup plus.

Nous avons aussi constaté que certains termes n’avaient pas du tout la même signification pour tout le monde; d’où la nécessité de toujours prendre le temps pour clarifier les concepts de base dans le but d’arriver à un certain niveau de compréhension commune.

Cette expérience nous a aussi révélé que contrairement à ce que l’on pourrait croire, le secteur privé peut être sensible aux questions communautaires.

Des retombées plutôt positives

Si l’on fait foi aux résultats de l’évaluation, l’évènement a apporté un regain d’énergie pour le développement de nouveaux partenariats au sein des organismes présents.

D’autres possibilités de rencontres et de réseautage sont envisagées. Un des partenaires présents, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) nous a même invités à se joindre à eux pour continuer la conversation à un 5 à 7, et pour partager cette pratique à la table de concertation de l’Est, le 7 mars 2017.

Les acteurs plus expérimentés qui travaillent dans le partenariat depuis des années, se disent prêts à être des personnes ressources pour les moins expérimentés.

Les participants et participantes ont souhaité également mettre en place une communauté de pratique en ligne sur les partenariats équitables et inclusifs pour partager des documents, des outils et des bonnes pratiques. Christiane Bouchard et Chantal Sauvé, deux membres de l’équipe de la communauté de pratique Santé publique en français présentes aussi à cet évènement, ont offert d’héberger cette communauté de pratique.

Toutefois, en dépit des efforts consentis, certains groupes ou secteurs n’étaient pas suffisamment représentés. Nous pensons notamment aux jeunes, à la mairie et à d’autres communautés à la recherche d’équité. De nouvelles approches devront être explorées dans le futur afin de s’assurer de la participation de ces groupes.

Je ne terminerai pas sans remercier une fois de plus toutes celles et ceux qui ont rendu possible ce rassemblement. Aux dernières nouvelles, une de nos jeunes entrepreneurs francophones a vu ses contrats augmentés suite à cet évènement. Donc en plus des autres aspects positifs évoqués ci-dessus, le rassemblement a même eu des retombées économiques positives sur la communauté.

Incontestablement le rassemblement d’Ottawa a été une vraie réussite!

2016 rassemblement

En discussion avec : Yedida Zalik, coordonnatrice de la liaison communautaire

L’ARCH Disability Law Centre est une clinique d’aide juridique communautaire spécialisée vouée à la défense et à la promotion du droit à l’égalité des personnes handicapées en Ontario. Le travail effectué par ARCH comprend :


•    la prestation sans frais de conseils juridiques sommaires et d’information aux personnes handicapées en Ontario;  arch logo blue
•    la représentation de particuliers et d’organismes de défense des personnes handicapées lors de procédures judiciaires;
•    l’éducation des personnes handicapées à propos de leurs droits légaux;
•    la réforme du droit et l’élaboration de politiques;
•    le développement communautaire.

Depuis 2012, ARCH a eu à maintes reprises recours aux services de Réseau CS, qui a notamment aidé ARCH à entrer plus efficacement en relation avec des populations particulières, comme la communauté francophone et les travailleurs communautaires dans le domaine de la santé.
 
ARCH a connu Réseau CS dans le cadre d’un webinaire gratuit portant sur la façon d’assurer la liaison avec les communautés francophones. Par la suite, ARCH a communiqué avec Réseau CS pour obtenir du soutien personnalisé. Pendant plusieurs mois, l’équipe de Réseau CS a aidé ARCH à préparer un plan pour mobiliser les francophones et à organiser des rencontres avec des organisations francophones. Réseau CS a également offert à l’équipe d’ARCH un atelier sur la prestation de services aux francophones. Par la suite, ARCH a fait traduire en français de nombreux documents, effectué du recrutement dans les deux langues officielles pour son conseil d’administration et son personnel, et commencé à travailler de concert avec des prestataires de services juridiques en français et d’autres intervenants francophones.
 
Autres types d’aide offerts par Réseau CS :

  • Soutien pour établir une présence dans les médias sociaux, notamment concernant la planification, les politiques et les pratiques. Un membre de l’équipe de consultation de Réseau CS a animé un atelier axé sur les besoins particuliers d’ARCH et de plusieurs autres cliniques d’aide juridique communautaires, qui proposait des outils et des modèles pratiques pour faciliter leur entrée dans l’univers des médias sociaux. Vous pouvez maintenant suivre ARCH, « aimer » ARCH, et regarder ou écouter des vidéos ou enregistrements d’ARCH.

  • Examen du plan d’évaluation d’ARCH en matière de liaison. Un membre de l’équipe de consultation de Réseau CS a fourni des conseils sur l’alignement des méthodes et des mesures des résultats avec les priorités et activités actuelles.

  • Une nouvelle occasion d'entrer en contact avec de nouveaux auditoires s’est présentée lorsque la clinique ARCH a été sélectionnée pour offrir un des 16 ateliers à l’occasion de la conférence provinciale 2013 de Réseau CS. Lors de la séance, ARCH a présenté des outils pratiques permettant de collaborer avec des clients handicapés et des regroupements de personnes handicapées afin de créer des conditions et des milieux inclusifs.

« Chez ARCH, nous avons énormément bénéficié des excellents services de Réseau CS et lui en sommes profondément reconnaissants. Bon nombre d’organismes au budget très limité accomplissent un travail important dans le domaine des déterminants sociaux de la santé, et aucun ne pourrait se permettre d’assumer les coûts d’une consultation privée pour recevoir une aide similaire à celle que Réseau CS nous a apportée. »
-          Ivana Petricone, directrice générale, ARCH Disability Law Centre

ARCH

Depuis le début de sa collaboration avec Réseau CS, ARCH :

  • a fait son apparition dans les médias sociaux. ARCH s’inquiétait de certaines questions relatives à la protection des renseignements personnels en ligne. Réseau CS a aidé ARCH à relier ses comptes dans les médias sociaux à une page Web appelée Stay Safe on the Internet (naviguer sur l’internet en toute sécurité). On y trouve de l’information sur la sécurité en ligne et les mesures à prendre pour protéger les renseignements personnels;

  • a collaboré à un webinaire en français avec le Réseau francophone, Connexion Ottawa, la Clinique juridique bilingue de Windsor-Essex et la section Espace francophone de l’organisme Your Legal Rights. Les francophones ayant subi des mauvais traitements dans des établissements résidentiels de l’Ontario y ont reçu de l’information sur un processus de réclamation limité dans le temps. Les organismes partenaires ont diffusé de l’information en français bien avant la date butoir;

  • a créé un consortium de cliniques d’aide juridique communautaires afin de fournir des services juridiques aux patients de l’équipe de santé familiale de l’Hôpital St Michael’s. Cette équipe aide les personnes qui se heurtent à différents obstacles au moment d’accéder à des services juridiques, mais elle a besoin d’être épaulée sur le plan juridique pour aborder divers déterminants sociaux de la santé. ARCH s’est associée aux organismes Aboriginal Legal Services (services juridiques autochtones) de Toronto, HIV & AIDS Legal Clinic Ontario (clinique d’aide juridique pour les personnes aux prises avec le VIH/SIDA) et Neighbourhood Legal Services (services juridiques de proximité) pour mettre sur pied des services juridiques en ligne destinés aux patients. Plusieurs autres cliniques juridiques ont également contribué à ce partenariat novateur, dont l’Advocacy Centre for the Elderly (centre de défense des droits des personnes âgées), l’Association canadienne du droit de l’environnement, Justice for Children and Youth (clinique d’aide juridique au service des enfants et des jeunes), Injured Workers Consultants (services juridiques pour les travailleurs blessés) et le Centre francophone de Toronto.

Prochaines étapes pour ARCH en matière de liaison communautaire

  • L’équipe d’ARCH a récemment rencontré des membres du milieu des personnes handicapées, d’organismes prestataires de services juridiques et communautaires et d’organismes autochtones à Thunder Bay. ARCH misera sur ces nouveaux alliés pour accroître ses activités de liaison dans le Nord-Ouest de l’Ontario.

  • En plus de travailler à la mise en œuvre du projet de l’Hôpital St. Michael’s, ARCH et l’organisme Aboriginal Legal Services de Toronto prévoient offrir de l’information d’ordre juridique aux personnes autochtones handicapées vivant en milieu urbain.

  • ARCH mène des consultations sur la façon d’assurer la liaison avec les nouveaux arrivants et les personnes de groupes racialisés ayant un handicap. ARCH travaillera de concert avec des partenaires communautaires pour mettre au point des ressources adaptées pour ces communautés.

  • Cette année, pour la première fois,  ARCH a accueilli un stagiaire en travail social. Des membres de l’équipe d’ARCH ont présenté à des étudiants en travail social une vision de ce champ d’activités axée sur les droits de la personne. ARCH entend resserrer ses liens avec les facultés de travail social.

Communiquer avec ARCH
Téléphone (sans frais) : 1 866 482-2724
Téléimprimeur sans frais : 1 866 482-2728
Courriel :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le Centre francophone  à Thunder Bay, un exemple à suivre

Patrick Delorme, Consultant bilingue en promotion de la santé, Réseau CS
 
CentreFranco
 
La naissance d’une coopérative

Nous sommes au mois de mars de l’an 2000. Une belle aventure voit le jour au sein de la communauté francophone de Thunder Bay. Une coopérative dénommée : Regroupement des organismes francophones de Thunder Bay (ROFTB Inc.) vient de naître. Son but, mettre sous un même toit, des organismes francophones pour développer des projets et des services visant à l’épanouissement de la communauté francophone du Nord-Ouest de l’Ontario. Six (6) organismes francophones de la place sont membres fondateurs de la coopérative.
Il s’agit de :
 
Du « Centre des francophones » au « Centre francophone » centrefrancophoneTB

En 2001, le rêve du ROFTB se réalise. Le ROFTB devient  propriétaire et gestionnaire d’un édifice situé au 292, rue Court Sud à Thunder Bay. Le premier « Centre des francophones » est né. Vers 2005-2006, les membres de la coopérative ont trouvé l’édifice trop petit pour répondre à leurs besoins et surtout à leur vision d’expansion. En plus, vu que le ROFTB n’avait aucun antécédent en matière de crédit, l’hypothèque est payée au prix fort. Maintenant que le ROFTB s’est bâti un dossier de crédit, il devient plus crédible et peut se permettre d’être plus ambitieux.

« Tout nouvel édifice acheté devra être rentable » me répète Claudette Gleeson, Coordonnatrice de projets actuelle du ROFTB. Pour éviter tout faux pas, vers la fin des années 2000 et au début des années 2010, le ROFTB se lance dans des études de faisabilité, d’évaluation des besoins et attentes des membres de la communauté et des plans d’affaires. « Toutes ses études auraient démontré le potentiel économique et la rentabilité d’un édifice plus spacieux », me confirme Claudette d’un ton confiant.

Sans perdre de temps, vers 2013, le ROFTB commence à chercher un nouveau local. Vers la fin de 2014-2015, le ROFTB vend l’ancien immeuble de la rue Court Sud à un autre groupe et achète un nouvel édifice qui se trouve au 234 de la rue Van Norman à Thunder Bay. C’est donc la naissance du  « Centre francophone» de Thunder Bay!

Un engagement durable et rentable

Les 6 membres fondateurs du ROFTB sont restés les mêmes depuis le début jusqu’à aujourd’hui. Ils sont tous propriétaires du nouvel espace. Pour le rentabiliser encore plus et diminuer l’hypothèque, la plupart des organismes fondateurs sont aussi locataires. La formule marche! D’autres partenaires francophones sont  aussi admis comme locataires. Pour le moment on retrouve :

Selon Claudette, il reste encore 1000 pieds carrés d’espace à rénover, des espaces qui peuvent servir soit à d’autres organismes ou à d’autres activités francophones.

L’union fait la force
 
MembresDeLaCommunaute Il est important de souligner que chaque organisme membre de la coopérative joue sa partition au sein du Centre francophone soit en apportant son expertise, soit en apportant sa contribution matérielle ou financière ou en ressources humaines. L’AFNOO, par exemple, offre son expertise dans la rédaction de proposition de projets et de demandes de fonds. L’Accueil francophone, de son côté, prend en charge une employée qui est à la réception, pour ne citer que ces deux (2) exemples. Se basant sur le principe que l’union fait la force, ces organismes sont convaincus qu’en se mettant ensemble, ils ont la possibilité d’obtenir plus de fonds et de constituer un levier pour faire avancer l’agenda des francophones du Nord-Ouest. Conjointement, ils font entre autres, des demandes de subventions au Fednor pour rénover les parties restantes de l’immeuble.

La contribution de Réseau CS
 
En août 2015, un mois avant l’emménagement au nouveau local, des consultations communautaires sont menées avec l’appui de Réseau CS. Ces consultations ont permis aux membres de la communauté de s’exprimer sur leurs attentes par rapport au Centre francophone. Entre autres, les francophones souhaitent y voir : une salle communautaire avec des activités socio-culturelles/récréatives régulières, un espace pour aînés et jeunes et un café francophone. ConsultationCommunautaire

Défis

En demandant à Claudette de m’indiquer quels étaient les plus grands défis rencontrés tout au long de cette belle aventure, elle m’a confié ceci :

« On a toujours été positif face aux défis. On a pris des risques calculés, même quand des fois certains partenaires n’y croyaient pas. Nos grands défis, c’est qu’il n’y a pas eu toujours de continuité dans les groupes; les conseils d’administration des organismes changent assez souvent et il faut toujours recommencer avec les nouveaux membres. La vision doit être répétée à chaque fois. Il faut aussi toujours s’assurer que l’édifice soit rentable ».

Toutefois, mon interlocutrice admet que la coopérative aurait dorénavant intérêt à faire une meilleure recherche sur les bailleurs de fonds pour mieux comprendre leurs exigences afin d’accéder plus aisément à leurs fonds.

Facteurs de réussite

Quels sont les facteurs de réussite du ROFTB?
 
Sans hésiter Claudette me livre les recettes de leur succès :

« Partenaires bien connectés et soudés comptant les uns sur les autres. Tous les membres et associés veulent le bien-être et la survie de la coopérative. L’exploitation et l’utilisation des talents qu’on retrouve dans la communauté. Ceux ou celles avec flair pour les affaires ou avec de grandes visions, ou encore avec des capacités de rédaction, etc. Les objectifs individuels font toujours place à la vision commune»
 
Ce n’est donc pas étonnant qu’à ce jour, le ROFTB n’a connu aucun déficit, ni aucune faillite.

Un agenda chargé à court, moyen et long terme :

•    Une campagne de levée de fonds (socio-financement) pour la modernisation de la salle communautaire est en cours. Le ROFTB espère récolter plus de 100 000 $ d’ici à l’automne 2016.

•    Le ROFTB coordonne le Franco Festival, les 23, 24 et 25 septembre prochains à Thunder Bay. « Nous allons occuper la rue Van Norman pendant ces trois (3) jours et la communauté francophone pourra faire la fête! » mentionne Claudette.

•    2017 : S’attaquer aux autres espaces qui ne sont pas encore exploités

•    2018-2020 : Exploitation du garage : Café communautaire en vue

•    2020-2025 : Acheter une propriété et construire

En guise de conclusion

J’ai eu le privilège de visiter personnellement le Centre francophone de Thunder Bay au dernier trimestre de l’année 2015. J’ai été fasciné de voir le dynamisme, la passion et l’engagement qu’affichaient les membres du ROFTB. Le Centre francophone de Thunder Bay est un vrai symbole de la vitalité et de l’unité de la francophonie dans le Nord-Ouest. L’initiative est un excellent exemple à suivre ailleurs particulièrement dans les communautés où les ressources francophones ne sont pas trop nombreuses.
 
Pour en savoir davantage :

Visiter le site Web du ROFTB : www.centrefranco.ca/
 
Personne-ressource du ROFTB
Claudette Gleeson : Coordonnatrice de projets bénévole du ROFT, ancienne présidente et actuelle VP de l’AFNOO
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 
Remerciements :

À  Mme Claudette Gleeson qui a gentiment accepté de donner une entrevue à Patrick Delorme pour la rédaction de ce récit.

Les propos ont été recueillis le mercredi 2 mars 2016 par Patrick Delorme.
actionpositive
 

Action positive : VIH/Sida est un organisme à but non lucratif dédié exclusivement au soutien des personnes et des communautés d’expression française à Toronto qui vivent avec le VIH/sida, en sont affectées, ou sont à risque de le contracter.  

Quel est le rôle d'Action positive?
Carlos : Action Positive a pour mission d’offrir des programmes de prévention, d’éducation et d’accompagnement psychosocial aux personnes vivant avec le VIH/sida, celles qui en sont affectées ou à risque de le contracter. Ces programmes et services se traduisent concrètement par les activités comme :
-    Jeudi ça presse - une « porte ouverte » le premier jeudi de chaque mois;
-    Franc parler – un groupe  d’hommes gais et bisexuels;
-    les projets Woodgreen et Nouveaux horizons qui ciblent principalement les personnes âgées de 50 ans et plus. Ce sont des ateliers portant sur la santé nutritionnelle, les maladies chroniques liées au vieillissement, le VIH/sida et le vieillissement;
-    les interventions psychosociales auprès des personnes ayant des besoins spécifiques;
-    le groupe de parole et de soutien pour les femmes vivant avec le VIH/sida.

Quelles sont les réalités des communautés francophones avec lesquelles vous travaillez?
Carlos : La plupart des personnes issues des communautés francophones avec lesquelles nous travaillons vivent avec le VIH puisque Action Positive est exclusivement dédié à la lutte contre le VIH/sida et offre des programmes et des services aux personnes qui en sont affectées ou à risque de le contracter. La majorité est sous le bien-être social donc à revenu très faible. Les participants et les participantes sont composés principalement : d’hommes gais, bisexuels, transsexuels; d’hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes; des femmes lesbiennes, bisexuelles, transsexuelles et hétérosexuelles d’origines africaines et caribéennes. Malheureusement, il manque plusieurs services spécifiques pour ces personnes non seulement en français, mais plus généralement en matière de lutte contre le VIH/sida et de santé sexuelle. Ceci fait en sorte que  notre publique est forcé à naviguer un système très complexe et presque sans ressources.

 Quel fut l'objectif du travail d'évaluation que vous avez accompli en consultation avec Réseau CS?
Gilles : Nous cherchions à mieux cerner les résultats obtenus par notre activité mensuelle principale, le « Jeudi, ça presse » (une causerie ou une conférence ou un atelier autour d’un repas tenu le premier jeudi de chaque mois).
 
Quels étaient les résultats de ces efforts?
Gilles : Grâce à un accompagnement soutenu et échelonné sur plusieurs mois, nous avons pu peaufiner notre questionnaire d’évaluation, confirmer qu’il s’agissait d’une activité appréciée (et donc, importante à maintenir dans notre programmation) puis identifier de futures directions (notamment au niveau d’activités en groupe pour cultiver un plus grand sens d’appartenance).
 
Pouvez-vous nous parler de l'importance générale d'un effort d'évaluation?
Gilles : Il est crucial d’investir du temps et de l’énergie de temps à autre, pour mieux comprendre ce que nous souhaitons atteindre comme buts et comment différentes activités répondent à cette direction souhaitée. De plus, une évaluation permet parfois de faire des constats importants (par exemple, confirmer que l’activité est importante et fonctionne bien) et aussi, de découvrir des surprises (comme de nouvelles directions possibles pour une activité ou un programme).
 
Carlos : Il est très important d’évaluer le ou les programmes parce que cela permet de comprendre leur pertinence et de faire des ajustements selon les besoins exprimés par les personnes qui y participent. Cela permet aussi d’obtenir des indicateurs de rendement et d’en faire une comparaison avec les objectifs des bailleurs de fonds.

Le blogue

ReseauCS 14 septembre 10:00-12:00 HAE : Échange/discussion sur les facteurs clés d’un partenariat réussi https://t.co/9V4tPaujhJ
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ReseauCS De la télémédecine pour lutter contre la dépendance https://t.co/rwp0kYME7W