Des loisirs accessibles et abordables dans le canton de Rideau Lakes

Par Susan Dunfield, responsable des services communautaires et des loisirs, canton de Rideau Lakes

C’est en mars 2010 que le canton de Rideau Lakes a entrepris l’élaboration d’une politique sur la pratique de loisirs abordables et accessibles, alors que je participais à un atelier sur l’importance de l’accessibilité des loisirs organisé par Parcs et Loisirs Ontario (PRO). Plus tard cette année-là, le conseil du canton de Rideau Lakes a appuyé la création d’un grouRideauLakes sign logope de travail pour établir une politique axée sur les objectifs suivants :
•    offrir des loisirs accessibles et abordables à tous les citoyens;
•    veiller à ce que nos infrastructures et programmes répondent aux besoins de la communauté;
•    protéger nos parcs, sentiers et espaces naturels.


Le groupe de travail était composé de 11 personnes représentant divers groupes et associations communautaires (églises de quartier, bibliothèque, clubs philanthropiques, centre de santé, sociétés agricoles, comités de loisirs locaux, conseil municipal, organisme Every Kid in Our Communities et personnel de la municipalité). Lors de la première réunion, qui a eu lieu en mars 2011, on a présenté le document intitulé Accès à des activités de loisirs abordables pour les Ontariens - Cadre stratégique de Parcs et Loisirs Ontario (PRO). Le groupe de travail a cerné plusieurs éléments à prendre en considération au moment d’élaborer la politique :
•    Le canton de Rideau Lakes englobe une vaste région et les principaux villages sont éloignés l’un de l’autre. Les installations d’importance comme les arénas et piscines sont situées dans des centres urbains hors des limites du canton (Smiths Falls, Brockville, Perth et Kingston).
•    L’âge moyen des résidents est de 52 ans. Beaucoup de gens prennent leur retraite et déménagent de la ville pour s’installer à la campagne.
•    On constate une recrudescence du nombre de travailleurs pauvres, de familles monoparentales et de personnes âgées.
•    Souvent, les résidents doivent se déplacer à l’extérieur des limites de la municipalité pour travailler et ont peu d’énergie pour faire du bénévolat ou s’impliquer.
•    Quatre journaux couvrent la région. Il est difficile d’informer les gens, et coûteux de faire de la publicité.
•    Des partenariats efficaces ont été établis entre la municipalité, les écoles locales, le bureau de santé et le système de bibliothèques ainsi qu’avec bon nombre de clubs philanthropiques et églises.
•    L’absence d’un système de transport en commun constitue un inconvénient majeur.

En tenant compte de ces éléments, une politique a été mise sur pied et présentée au conseil municipal, aux conseils d’administration ou aux organismes représentés au sein du groupe de travail, à Parcs et Loisirs Ontario (PRO) et, plus tard, au ministère de la Promotion de la santé de l’Ontario. Cela a abouti à l’établissement d’une politique sur les loisirs accessibles et abordables qui a finalement été approuvée par le conseil le 13 février 2012.


RideauLakes davis lock rowingToutefois, l’histoire ne s’arrête pas là. Au cours de ses premières rencontres, le groupe de travail a dressé une liste des activités de loisirs abordables ou sans frais offerts aux résidents de Rideau Lakes, notamment :
•    le vélo, des sentiers de randonnée et des visites à pied du patrimoine;
•    la natation;
•    le ski de fond;
•    des programmes d’entraide;
•    des partenariats avec le conseil scolaire pour utiliser sans frais les installations de l’école;
•    des clubs de lecture à la bibliothèque;
•    des activités spéciales gratuites comme le patinage sur le lac;
•    des programmes subventionnés visant à couvrir jusqu’à 100 % des frais de certains participants.

Dans le cadre de cette discussion, un autre obstacle d’envergure a été mis en lumière : la difficulté de faire connaître ces activités de loisirs. Les membres du groupe de travail en sont venus à la conclusion qu’ils représentaient une sorte de « carrefour » pour beaucoup de ces activités et étaient en mesure de poursuivre leur collaboration une fois la politique mise en place. Ils font en sorte de communiquer les renseignements pertinents aux membres de la communauté par l’entremise du réseautage social, de matériel promotionnel, du bouche-à-oreille et de divers canaux communautaires. Malgré qu’elle ne faisait pas partie des objectifs du groupe de travail lors de sa création, la promotion de ces activités de loisirs abordables ou sans frais auprès des résidents est devenue une de ses tâches régulières.

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