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Bienvenue au blogue de Réseau CS! Notre blogue vous renseignera sur l’actualité, les ressources et les sujets touchant la promotion de la santé ainsi que les événements, activités et ressources de Réseau CS. Parmi nos blogueurs, nous comptons des membres du personnel et des consultants de Réseau CS, ainsi que des membres de nos organisations partenaires, des clients et des experts dans le domaine de la promotion de la santé. Veuillez noter que les opinions affichées sont celles des auteurs et pas nécessairement celles de Réseau CS ou de notre bailleur de fonds.

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Lecture du mois : Rapport final du projet Chez Soi

Grâce à notre blogue récent qui vous proposait un survol sur les liens entre l’itinérance, le logement et la santé, vous avez maintenant une bonne base pour mieux apprécier ce récent rapport par la Commission de la santé mentale du Canada.


Le projet Chez Soi (At Home) est une étude du modèle de Logement d’abord  débutée au Canada en  2009 dans cinq villes : Vancouver, Winnipeg, Toronto, Montréal et Moncton. Cette étude représente la plus vaste étude mondiale du  modèle  Logement d’abord depuis son lancement à New York.


C’est bien connu qu’une grande majorité des personnes itinérantes souffrent d’une ou de plusieurs maladies mentales. L’étude canadienne avait pour but de « générer les connaissances sur les interventions efficaces auprès des personnes itinérantes aux prises avec une maladie mentale grave. »


Le modèle ne fait pas seulement preuve d’un modèle réussi en matière d’offrir une intervention efficace auprès des personnes itinérantes leur permettant de vivre une vie plus en santé, Logement d’abord représente aussi des épargnes surprenant au niveau d’utilisation de services.

« Chaque année, l’on dénombre près de 200 000 personnes itinérantes au Canada et les coûts annuels liés à cette problématique sociale se chiffrent à sept milliard de dollars. »


Il y existe plusieurs municipalités à travers le Canada qui mettent en œuvre le modèle de Logement d’abord.
Un rapport récent intitulé «  Coming of Age : Reimagining the Response to Youth Homelessness in Canada » suggère que Logement d’abord n’est pas forcément aussi efficace pour les jeunes Canadiens souffrant de problèmes de dépendance et de santé mentale. Le rapport fournit des exemples de programmes qui répondent aux besoins des jeunes itinérants. 


C’est très encourageant de voir les résultats du projet Chez Soi et le dialogue élargi sur la réalité et les causes de l’itinérance. Si vous connaissez d’autres modèles, faites-nous les parvenir!


Liens :
Le programme « Logement d'abord » pourrait ne pas convenir aux jeunes itinérants

 

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Rassemblements francophones Longlac, Geraldton et Thunder Bay: Des échanges riches en expériences en tout cas pour nous et nous l’espérons pour eux!

Le mois dernier, à l’invitation de l'Association des francophones du Nord-Ouest de l'Ontario (AFNOO) et en partenariat avec divers organismes de la région, Réseau CS a animé des rassemblements francophones à Longlac, Geraldton et Thunder Bay.

Au cours de ces rassemblements, nous avons pu échanger avec les représentants des organismes francophones autour des thématiques de l’animation de réunions et de partenariats efficaces. Nous avons ainsi pu re-découvrir la richesse et le dévouement des bénévoles dans nos communautés francophones.

Atelier « Pour des réunions efficaces»

Vous trouvez que les réunions durent des heures sans jamais aboutir à des actions concrètes. Vous vous demandez comment animer de façon plus dynamique vos rencontres.
Au cours de cet atelier, nous discutons des bonnes pratiques pour mener des réunions efficacement et pour s’assurer d’une participation de chacun des membres d’un groupe. Nous vous proposons des outils, des trucs et des astuces. Nous vous donnerons l’occasion de vous essayer à des techniques d’animation de réunion.
Cet atelier s’adresse aussi bien à ceux qui ont à organiser et animer des réunions dans le cadre de leur travail qu’à ceux œuvrant en tant que bénévoles dans des groupes.


« En offrant des moments de formation et d'échange grâce à l'implication de partenaires, comme le Réseau CS, l'AFNOO permet à ses groupes membres et aux francophones d'avoir accès à des conseils sur des sujets qui les préoccupent et de partager des problématiques communes. En venant à Greenstone et en rencontrant la communauté avec le Réseau CS, nous sommes convaincus que c'est en partageant des ressources que nous pouvons enrichir et accompagner les organismes francophones en situation minoritaire. Cette expérience fut riche humainement et personnellement pour chacun des participants. » Audrey Debruyne, Agente en innovation et communication, Association des francophones du Nord-Ouest de l'Ontario


Atelier « Vers des partenariats dynamiques »

Comment choisir vos partenaires? Comment vous assurez que votre projet se développe dans un réel esprit collaboratif? Comment maintenir des liens serrés avec vos partenaires? Comment réagir quand l’un de vos partenaires décide de quitter la table?
Quand nous utilisons les termes de “collaboration” ou de “partenariat”, nous décrivons une grande variété de façon de travailler entre des organisations. Au cours de cet atelier, nous abordons les différents niveaux de partenariat, les facteurs de succès, les étapes de développement d’un partenariat et enfin les défis et les solutions pour mieux travailler dans un esprit collaboratif.


« L’équipe de l’AFNOO a fait un excellent travail de coordination et d’accueil. J’ai été ravie d’animer les ateliers avec des participants participants qui soient si divers dans leurs expériences, mais unis dans leurs efforts pour bâtir des organisations dynamiques et efficaces pour le bien-être de leurs communautés. » Gillian Kranias, Reseau CS


Pour ceux qui ne connaitraient par l’AFNOO et voudraient en savoir plus :

L'Association des francophones du Nord-Ouest de l'Ontario (AFNOO) vise la promotion et la valorisation de la communauté francophone dans le Nord-Ouest de l'Ontario afin de célébrer la richesse et la valeur ajoutée qu'elle représente pour les communautés, la région, la société ontarienne et pour l'ensemble du pays.


Elle assure le développement et le rayonnement de la communauté francophone dans le Nord-Ouest de l'Ontario au niveau politique, éducatif, économique, linguistique, social et culturel.


L’AFNOO regroupe 24 groupes membres répartis dans les domaines de la santé, la culture et le lien social, les aînés, les femmes, l’éducation, la petite enfance, etc. sur un territoire représentant la moitié de la superficie de la province.


En savoir plus : www.afnoo.org et innovation@afnoo.org


Si vous souhaitez inviter Réseau CS à venir animer des rassemblements dans votre région, vous pouvez nous envoyer votre demande ici.

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L'itinérance, le logement et la santé

Photo : Paolo Margari via Compfight cc

Cela puisse paraître inutile d'argumenter que le logement et l'itinérance en particulier, sont des questions relatives à la santé, et pourtant, peu d'études canadiennes les considèrent ainsi.
Toba Bryant, 2009*


Le Grand dictionnaire terminologique de l'Office de la langue française du Québec dépeint un portrait très juste et percutant de ce qu'est l'itinérance :

« L'itinérance est un phénomène qui ne se limite pas qu'aux vagabonds et aux clochards. Les personnes dont le revenu est insuffisant pour payer un loyer sont aussi réduites à l'itinérance et elles fréquentent les soupes populaires, les centres d'hébergement et les centres de jour pour se loger temporairement. » 

On peut définir de plusieurs façons la qualité d'un logement. Il y a d'abord les considérations pécuniaires évidentes :

  • coût du logis;
  • coût des services publics et;
  • autres frais connexes de logement.


Mais considérons aussi les éléments associatifs, indirects, qui ont tout autant leur part dans l'équation de ce qui constitue un logement adéquat :

  • l'accès au transport public;
  • la qualité de l'environnement (pollution de l'air, du bruit, insalubrité des lieux publics, etc.);
  • la salubrité et la sécurité physique des lieux;
  • l'accès à de l'eau potable et du chauffage adéquat;
  • l'offre de services essentiels tels un marché et une banque et;
  • l'offre de services publics comme la bibliothèque et des espaces publics aménagés.


Si l'on a pas accès à ces éléments, quel impact cela peut-il avoir sur la santé? Voici un extrait qui illustre bien l'interaction entre le logement et la santé : 


« Pourquoi Éric est-il à l'hôpital?

Parce qu'il a une grave infection à la jambe. 

Pourquoi a-t-il cette infection?

Parce qu'il s'est coupé gravement à la jambe et qu'elle s'est infectée.

Mais pourquoi cela s'est-il produit?

Parce qu'il jouait dans le parc à ferraille près de l'immeuble où il habite, et qu'il est tombé sur un morceau d'acier tranchant qui s'y trouvait.

Mais pourquoi jouait-il dans un parc à ferraille?

Parce que son quartier est délabré. Beaucoup d'enfants jouent là sans surveillance.

Mais pourquoi habite-t-il ce quartier?

Parce que ses parents ne peuvent se permettre mieux.

Mais pourquoi ses parents ne peuvent-ils habiter un plus beau quartier? 

Parce que son père est sans emploi et que sa mère est malade.

Mais pourquoi son père est-il sans emploi ?

Parce qu'il n'est pas très instruit et qu'il ne peut trouver un emploi.

Mais pourquoi...? »


Extrait de Pour un avenir en santé : Deuxième rapport sur la santé de la population canadienne.**


Dans Social Determinants of Health: The Canadian Facts, 2 chercheurs canadiens, Juha Mikkonen et Dennis Raphael, ont recensé les problèmes de santé qui peuvent découler des problèmes liés au logement :

  • le surpeuplement des logis est un terrain fertile pour la transmission de maladies (respiratoires, entres autres);
  • un logement inadéquat crée un stress et par conséquent, une tendance à dépendre de mécanismes d'adaptation malsains;
  • la présence de métaux lourds et de moisissures, un chauffage et une ventilation inadéquate, ainsi que la présence de vermine, engendrent des problèmes de santé;
  • les enfants vivant dans de tels conditions seront vraisemblablement sujets à plus de problèmes de santé et ce, sur toute leur vie (même s'ils améliorent leur sort plus tard, dans la vie adulte).


Selon Mikkonen et Raphael, quelques facteurs forcent les gens à habiter dans des conditions moins qu'acceptables :

  • l'insécurité ou l'instabilité financière;
  • la précarité des logements abordables;
  • la nature précaire et changeante des emplois, notamment à temps partiel, contribuent à des emplois peu rémunérés et instables.

Essentiellement, les auteurs résument ainsi : « L'insécurité liée au logement est directement liée à l'insécurité du revenu et a pour résultat de mener à la maladie et la mort prématurée. »


La problématique du logement est éminemment complexe puisque tellement d'autres éléments y sont liés. La question du logement est rattachée au revenu, à la culture, à l'éducation et à l'emploi. C'est pourquoi le problème dépasse largement la simple question « Mais pourquoi habite-t-il ce quartier (délabré)? »



*Source : Social Determinants of Health: The Canadian Facts, Juha Mikkonen et Dennis Raphael, Toronto: York University School of Health Policy and Management, 2010.

**Source: Site web de l'Agence de la santé publique du Canada (l'ASPC) sur sa page Qu'est-ce qui détermine la santé?

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La lecture du mois: Jeunes canadiens dans un monde branché

Ce mois-ci nous vous proposons de vous intéresser aux compétences en littératie numérique des jeunes canadiens en ligne. Nous considérons souvent les jeunes générations comme étant des « enfants d’Internet » ou des « enfants du numérique » alors que leurs parents seraient « complétement dépassés » ou « incapable de contrôler » ce que leurs enfants font en ligne. Mais qu’en est-il vraiment?


C’est à cette question et à celle des compétences numériques des élèves qu’HabiloMédias a cherché à répondre dans ce rapport intitulé : Jeunes canadiens dans un monde branché, Phase III : Experts ou amateurs? Jauger les compétences en littératie numérique des jeunes canadiens en ligne.


Dans ce rapport, vous trouverez des informations sur :

  • L’accès à Internet des jeunes canadiens
  • Les compétences dont disposent les jeunes ( recherche en ligne, blocage de personnes indésirables, confidentialité…)
  • La capacité des jeunes à analyser et juger de la fiabilité de l’information qu’ils trouvent en ligne
  • La compréhension des aspects commerciaux d’Internet
  • Leur rapport à l’éthique numérique
  • Leurs contributions en ligne : création de contenu (texte, vidéo)
  • La façon dont les jeunes acquièrent leurs compétences numériques
  • La technologie en classe et les filtres scolaires

Quelques informations contenues dans ce rapport pour aiguiser votre curiosité…

  • 39% des élèves pensent que les entreprises ne s’intéressent pas à ce qu’ils disent et font en ligne
  • 14% des élèves de 11ème année indiquent utiliser le cellulaire pour tricher pendant les examens
  • 80% des élèves ont appris comment vérifier la véracité des renseignements en lignes : 45% de leurs professeurs et 37% de leurs parents
  • 45% des élèves aimeraient apprendre ce qui est autorisé ou interdit de faire en ligne
  • 25% des élèves affirment qu’ils sont capables de contourner les filtres scolaires


Le rapport contient de très nombreuses autres informations alors Bonne lecture!!!

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Les défis et les réalités, telles qu'elles sont vécues par les travailleurs sociaux

Une entrevue avec Cindy Zamiska, superviseure des services en français et conseillère familiale auprès des Services à la famille catholiques de Durham

 

À l'occasion du mois du travail social, nous avons voulu faire le point sur la profession, question d'en relever les défis et les réalités, telles qu'elles sont vécues sur le terrain. C'est dans ce contexte que nous nous sommes entretenus avec une travailleuse sociale, Madame Cindy Zamiska, superviseure des services en français et conseillère familiale auprès des Services à la famille catholiques de Durham, à Oshawa.

C'est remarquable de voir à quel point les gens peuvent vivent des situations extrêmement difficiles et quand même trouver les capacités de s'en tirer. J'aime bien faire partie de tout ce processus-là.

Décrivez-nous votre travail et la portée de vos interventions

Nous offrons des services de counselling pour les individus, les couples et les familles. Chez nous, grâce au soutien des charités catholiques, nous sommes en mesure d'offrir des services qui ne sont pas subventionnés par les fonds publics. Ces charités nous permettent aussi de défrayer les frais de clients qui ne sont pas en mesure de les payer. Cela dit, nos services sont ouverts à tous, pas juste les clients catholiques. Nos sessions de counselling sont à caractère éducationnel, préventif et thérapeutique et réalisés en groupes. Et on adresse toute une gamme de problématiques par l'entremise de ce counselling. Nos groupes psycho-éducationnels par exemple, essaient d'outiller les clients avant que ne surviennent les gros problèmes. Pensons à la capacité parentale par exemple ou la gestion de l'anxiété (groupe concomitant parents-enfant), les relations de couple ou encore, l'estime de soi chez les enfants. Précisons qu’au moins 50% de notre clientèle constitue des femmes et des enfants qui ont soufferts de violence familiale ou d’agressions à caractère sexuel.

Pour mieux desservir notre clientèle et la demande croissante, nous avons adopté un nouveau modèle d'accueil. Essentiellement basé sur le modèle walk-in, nous offrons une clinique sans rendez-vous, ce qui a considérablement réduit nos listes d’attentes. Le client a donc droit a une session avec une intervenante chez nous et de là, nous déterminons s'il a besoin de plus de services (et la nature de ceux-ci). Il est intéressant de noter que pour 50% des gens, une session suffit selon la recherche et notre vécu ici.

Dans le quotidien, à quoi ressemble votre travail de terrain?

Présentement, 50 à 75% de mon temps est consacré à l'intervention directe. Le reste du temps, je le consacre à la supervision des services en français. À ce titre, je fais aussi la liaison avec la communauté en vue d’obtenir des services pour les francophones. Je crois que pour bien combler les besoins de notre communauté, il faut parler avec elle. C'est pourquoi je fais du développement communautaire auprès des directions d'écoles, des groupes francophones et même de la communauté anglophone. Je fais beaucoup de sensibilisation à ce niveau, pour rappeler l'importance et la pertinence d'offrir des services en français. Je suis contente d'être là pour rappeler les besoins de la communauté francophone et m'assurer que ceux-ci ne soient pas oubliés.

Continuer à lire l’entretien avec Madame Zamiska

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Jane Jacobs : une inspiration pour nous et nos communautés

Jane’s Walk, une série annuelle de promenades communautaires guidées par des bénévoles, aura lieu cette fin de semaine. L’événement international tire son nom de Jane Jacobs : mère, activiste et auteure (The Death and Life of Great American Cities) passionnée des communautés et des espaces qui les enrichissent.

Jane n’était pas urbaniste de formation, mais elle a joué un rôle clé dans la protection de communautés en reconnaissant et en travaillant avec ceux qui y vivent. Sa compréhension de l’importance de l’espace et de son utilisation continue à influencer l’œuvre de communautés à travers le monde. Jane’s Walk, où des bénévoles guident l’exploration de quartiers d’une ville ou d’un village, est un hommage digne à une pionnière d’espaces urbains participatifs.

Jane’s Walk a lieu du 2 au 4 mai. Nous vous encourageons à découvrir les promenades qui auront lieu dans votre communauté, ou bien organiser votre propre marche!

Bonne route!

Photo : Madimem43 via Compfight cc

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Lecture du mois : Mesurer ce qui compte – Comment l’Indice canadien du mieux-être peut améliorer la qualité de vie en Ontario

Une conversation pour tisser des liens entre la communauté et les organismes provinciaux autour des questions d’intérêt.


L’Association des centres de santé de l’Ontario (ACSO) vient de publier un document qui se veut une conversation sur les facteurs qui influencent notre santé et bien-être.


Le document sera d’intérêt pour ceux qui œuvrent à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur du système de santé : les fournisseurs de services de première ligne, les associations provinciales et professionnelles, les bailleurs de fonds, les réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS), les municipalités, les conseils scolaires, le système de justice, les organisations non gouvernementales, les dirigeants politiques et d’opinion et les ministères au sein du gouvernement provincial.


Le document intitulé, Mesurer ce qui compte – Comment l’Indice canadien du mieux-être peut améliorer la qualité de vie en Ontario se base sur la recherche menée par l’Indice canadien du mieux-être (ICMÊ), qui au cours des années a définie 64 indicateurs qui sont regroupés en huit catégories de la qualité de vie :

  • Dynamisme communautaire
  • Participation démocratique
  • Éducation
  • Environnement
  • Populations en santé
  • Loisir et culture
  • Niveaux de vie
  • Aménagement du temps


Le document constate que « la façon dont la plupart des gens parlent de soins de santé ne trace pas un tableau assez vaste de la situation ». Alors, il propose un dialogue sur les principaux facteurs (ci-dessus) qui déterminent la santé de la population.


Voici quelques faits intéressants (veuillez voir la liste complète sur page 4 du document) :

  • 20% du total des dépenses en santé est attribuable aux disparités de revenus
  • Les francophones jugent leur état de santé inférieur à celui du reste de la population ontarienne
  • Les immigrants trouvent plus difficile que les femmes nées au Canada d’accéder aux ressources dont elles ont besoin pour rester en bonne santé
  •  Les peuples autochtones ont, en moyenne une espérance de vie moindre et des taux plus élevés de maladies chronique grave


Ce document souligne le rôle important que joue l’ICMÊ comme outil pour mesurer la qualité de vie canadienne et aussi comme une piste de départ pour aider aux communautés à aborder les facteurs qui ont un impact sur le bien-être de tous.


Graphique - 7 conseils offerts par l’honorable Roy Romanow pour une vie en meilleur santé
 
Le document met en vedette un grand nombre d’exemples de communautés qui ont utilisé l’Indice pour répondre aux besoins les plus urgents.


Comme noté tantôt, l’Association des centres de santé de l’Ontario veut que leur document entame une conversation. Ils veulent entendre de vous. Vous pouvez continuer la conversation à communityhealthandwellbeing.org ou à info@communityhealthandwellbeing.org.  Vous pouvez aussi lire le dialogue en ligne qui a eu lieu le 14 avril sur notre blogue anglais.


Date à noter : le 29 avril l’ICMÊ publiera son premier rapport sur l’indice avec son contexte ontarien.





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Les chartes alimentaires, vous connaissez ?

Il y a quelques années à peine, on ne connaissait et on n'utilisait pas des mots comme durabilité, manger local ou encore, culture biologique. Et comme tout autre courant de pensée émergent, le mouvement dit "vert" était autrefois réservé à de petits noyaux de gens, peu nombreux, souvent marginalisées - voire même ridiculisées par la masse publique. Mais "penser vert" est de plus en plus monnaie courante. Et heureusement selon les experts, car collectivement, nous nous en porterons mieux. De toute façon, disent-ils, notre planète ne peut soutenir le rythme auquel nous la faisons tourner...

De plus en plus, on parle de durabilité environnementale, économique et sociale, touchant ainsi à toutes nos sphères d'activités. Dans le monde de l'agro-alimentaire comme celui de la mode ou de l'importation de ressources premières, on se soucie de plus en plus de faire des affaires équitables, éthiques et biologiques. Qu'il s'agisse des mouvements pour manger local ou encore des pratiques de durabilité en matière de design, collectivement, progressivement, nous nous soucions davantage de notre planète.

L'effet planétaire du mouvement vert a des retombées sur nous tous, au quotidien. Pensons à quelques exemples de pratiques qui nous étaient inconnues jusqu'à aussi peu qu'une douzaine d'années:

  • les boîtes bleues et de compostage à domicile ou au bureau,
  • les emplettes au marché local des fermiers,
  • les achats de produits de consommation 100% écolos, etc.


Les autorités publiques comme les écoles, les bureaux de santé, les universités et les municipalités par exemple, ont elles aussi emboîté le pas vers des pratiques plus saines. Une pratique relativement récente, compte maintenant de plus en plus d'adeptes au sein de nos villes canadiennes: l'adoption d'une charte alimentaire. Par définition, ces chartes établissent les tenants et aboutissants de différentes questions liées à l'alimentation dans un cadre public donné. Et même si elles prennent différentes formes, les chartes partagent plusieurs des mêmes objectifs suivants:

Typiquement, une charte alimentaire visera à:

  • promouvoir auprès des collectivités un mode de vie plus sain,
  • offrir des menus santés dans des lieux publics tels les arénas ou les écoles pour s'attaquer à l'obésité des enfants,
  • renforcir l'industrie agro-alimentaire local,
  • soutenir le développement économique et communautaire,
  • promouvoir la biodiversité,
  • encourager la création de jardins communautaires,
  • protéger l'environnement,
  • appuyer les cultivateurs locaux,
  • réduire les déchets et leurs émanations.


Si l'on se fie à la définition de l'ONU de la durabilité, soit celle de soutenir un développement qui permette d'offrir un niveau de vie convenable sans compromettre la possibilité pour les générations futures de subvenir à leurs besoins, nos institutions publiques ont pris la bonne voie avec les chartes alimentaires.

Vous voulez en savoir plus...

En français:
Deux exemples de chartes alimentaires:
Ville de Thunder Bay, Ontario
Ville de Côte Saint-Luc, Québec

Le portail web Veille Action* quant à lui, parle d'un système alimentaire local, ce qui est sensiblement la même chose que la charte. Lisez cet excellent article pour une mise en contexte complète sur cette nouvelle pratique publique.

*Le portail Veille Action est un site québécois qui a pour mission d’informer et de faire échanger des partenaires de différents milieux et qui mettent en œuvre des actions en faveur de la saine alimentation, d’un mode de vie physiquement actif et de la prévention des problèmes liés au poids chez les jeunes et l’ensemble de la population.

Qu'est-ce que la durabilité? Un cadre référent et des lectures suggérées de l'ONU.

En anglais:
La durabilité, ce n’est pas un mot à la mode, c'est une nouvelle façon de voir le monde et notre place au sein de ce monde. Revue du très populaire livre The Legacy du Docteur David Suzuki par l'ancienne éditrice de Alternatives Journal, Nicola Ross. Alternatives Journal est le magazine canadien anglais de référence en matière d'idées et d'actions environnementales.


Crédit photo : faith goble via Compfight cc

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Le statut de la langue française en 2050

Vous avez peut-être entendu parler de ce nouveau rapport qui constate que la langue française sera la langue la plus parlée au monde d’ici 2050? Quelle révélation!


Alors, permettez-nous de suivre l’évolution de ce cycle de nouvelles :


1.    Article publié par le New York Times, parle de l’appui financier du Gouvernement Français pour des programmes de langue française dans des écoles New-Yorkaises. L’article fait référence à « une révolution française bilingue ».

2.    Forbes publie un article intitulé “Want to know the language of the future? The data suggests it could be… French”. L’article cite une étude par Natixis, une banque financière spécialisant dans les investissements. L’étude suggère que le français sera parlé par 750 millions de personnes d’ici l’an 2050. Ceci du français la langue la plus parlée au monde, juste devant l’anglais et le mandarin. Mais l’étude a failli à comprendre la réalité des nations qui comptent le français comme langue officielle.
Au Canada nous comprenons qu’avoir le français comme langue officielle ne veut pas dire que chaque citoyen parle le français. Mais l’étude a fait cette fausse assomption dans leurs calculs. Dommage.

3.    Alors l’Express clarifie la situation cette semaine. D’après L’Express, le français sera la 2ème ou 3ème langue la plus parlée dans le monde en 2050. En effet, d’après leurs estimations, il y aura alors 715 millions de locuteurs français, soit environ 8% de la population mondiale.


Évidemment, le français ne sera pas la langue mondiale en 2050, mais notre langue ne risque pas l’extinction dans les prochains 25 années non plus.

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La pauvreté et la santé : Partie 3 - Peut-on vivre en santé en gagnant sa vie au salaire minimum?

Extrait du Bloc-Notes


En janvier dernier, la première ministre ontarienne Kathleen Wynne annonçait la hausse du salaire minimum à 11 $ de l'heure, dégelant ainsi un cap imposé à 10,25 $ / heure, il y a quatre ans. Mme Wynne et son gouvernement affirmait qu'avec cette mesure, l'Ontario allait rattraper l'index des prix à la consommation (IPC). Cette mesure classe désormais le salaire minimum de l'Ontario au rang du plus élevé au pays, ex aequo avec le Nunavut. D'emblée, les organisations syndicales et sociales de la province ont dénoncé la mesure comme étant nettement insuffisante, eux qui réclamaient plutôt un salaire de subsistance minimale de 14 $ / heure. L'écart était trop important pour la Première ministre Wynne, qui a décidé d'une augmentation plus modeste, peut être pour apaiser les gens du milieu des affaires qui clament de leur côté, que le salaire minimum n'aident pas à sortir de la pauvreté les plus vulnérables. À cette annonce, les chefs d'entreprise ont soufflé et les pauvres, et ceux qui défendent leurs intérêts, ont protesté. Pourquoi? Parce qu'au fait, les vraies questions à poser, c'est peut être peut-on être en bonne santé quand on est pauvre? Et vit-on dans la pauvreté quand on est payé au salaire minimum?

Pauvreté = mauvaise santé?
Comme beaucoup, nous vous répondrons sans équivoque que oui. Une publication de Santé Canada intitulé Répercussions de la pauvreté sur la santé, Aperçu de recherche publié en 2003 a établi le constat suivant, basé sur de nombreuses études réalisées dans 4 pays:

« Dans toutes les études qui comprennent des mesures du revenu, celui-ci est relié de façon significative à l'état de santé »

Et même, qu'« un grand nombre d'analyses et d'études empiriques utilisant diverses mesures du revenu et de la santé (...) démontrent (...) un lien très étroit entre le revenu et la morbidité et la mortalité.»  Ce même aperçu de recherches résume les faits suivants:

•    Au plan des problèmes de santé, la pauvreté de longue durée fait plus de ravage que des "épisodes occasionnels de pauvreté".
•    Le niveau de revenu est un indice de l'état de santé significatif - encore plus que ne l'est le changement de niveau de revenu.
•    Les brusques revers de fortune sont dommageables pour la santé - plus importants encore que les réussites soudaines.
•    L'augmentation du revenu peut avoir un impact cumulatif substantiel. Chez les enfants par exemple, les effets cumulatifs agissent de façon durable et considérable sur les différentes dimensions du bien-être (dans le sens de l'effet « boule de neige », sur toute une vie).

Lisez la suite

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Votre bonne santé passe par l'eau, la terre et penser « vert »

Pour souligner la journée mondiale de l'eau cette année, l'ONUDI* a porté son attention sur des questions urgentes liées à l'eau et à l'environnement, soit:
•    la salubrité de l'eau,
•    l'accès à des installations sanitaires adéquates et,
•    l'importance du rôle de l'eau dans l'apport énergétique planétaire (énergies hydroélectrique, nucléaire et thermale par exemple).


Voilà des préoccupations pressantes, qui touchent près d'un milliard de personnes sur notre terre. L'eau? On ne pourrait parler d'un élément plus critique à la santé - la nôtre et celle de notre planète. Et pourtant, partout, les exemples de gaspillage et de sur utilisation de cette ressource inestimable, abondent. Et si seulement on pensait généralement plus "vert", dans toutes nos activités à l'échelle de la planète, nous pourrions améliorer le sort de l'eau et celle de la Terre en général. Et si on se voyait comme étant partie intégrante de la planète au lieu de la percevoir comme étant toujours à notre service, pourrions-nous pas améliorer les déséquilibres planétaires que l'on connaît depuis un certain temps?


L'auteur de renom Richard Louv croit fermement au besoin de cet équilibre, lui qui s'intéresse depuis longtemps à l'interconnectivité entre l'individu et la nature. Son plus récent livre The Nature Principle: Human Restoration and the End of Nature-Deficit Disorder est un appel à tous, un cri du coeur qui interpelle. Louv dit que nous souffrons collectivement du « trouble de déficience en nature ». Bien que ce ne soit pas là un diagnostic clinique, l'auteur affirme qu'il n'en est pas moins grave pour autant. Simplement dit, nous passons beaucoup trop de temps à l'intérieur, devant nos écrans, et ce, trop longtemps (8 à 10 heures par jour en moyenne!). Le très réputé Dr. David Suzuki abonde dans le même sens: il consacre beaucoup d'encre sur le sujet sur son blogue. Les exemples du lien intrinsèque entre notre santé mentale et la nature, l'air frais et l'environnement, déferlent. 

La recherche lui donne raison. Prendre chaque jour de l'air frais:

•    stimule notre cerveau;
•    améliore notre rendement académique ce qui en retour, nourrit notre estime de soi;
•    améliore notre vitalité, notre bonheur et notre niveau énergétique;
•    améliore notre santé mentale, laquelle est liée à notre santé physique - si le corps est tonifié, le mental le sera aussi;
•    augmente nos interactions sociales lesquelles influent sur notre santé mentale;
•    pour les enfants en pleine croissance en particulier, la nature leur est très bénéfique car elle augmente leur créativité, leur capacité de résoudre des problèmes, leur autodiscipline et leur interaction avec les autres.

Que faire face à ce constat? PENSEZ VERT!

•    Levez-vous, laissez derrière vous l'écran, et sortez dehors. Prenez chaque jour de l'air frais. Quinze minutes par jour à elles seules peuvent vous détendre considérablement et faire le ménage dans votre esprit.

•    Absorbez la vitamine D du soleil chaque jour, et votre humeur s'en portera mieux.

•    Faites tout pour préserver les espaces verts auxquels vous avez accès en sachant que ceux-ci son essentiels à votre bien-être et à celui de votre collectivité.

•    Comprenez que passer du temps en nature est un besoin aussi essentiel que votre besoin de sommeil chaque jour.

Alors, on va prendre une marche!?!

*La journée mondiale de l'eau du 22 mars est une journée annuelle, dont les activités sont coordonnées par L'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et l'Université des Nations Unies (UNU). n.d.l.r. le site de la Journée mondiale est en anglais seulement.

Lectures suggérées:

En français:

Article de La Presse sur les bienfaits de la nature sur la santé mentale.

Article intéressant sur comment les expériences des enfants en nature prennent du recul et ce que cela signifie pour leur bien-être et l'avenir des forêts. Arborvitæ, La lettre d'information du Programme de conservation des forêts du Union internationale pour la conservation de la nature, no. 42, 2010, p. 5 et p.17.

Photo Credit: m@®©ãǿ►ðȅtǭǹȁðǿr◄© via Compfight cc

En anglais:

Fortement recommandé: quelques liens directs vers d'excellents articles du blogue Docs Talk du site de la Fondation Dr. Suzuki:

Le docteur m'a prescrit plus de nature!

La mémoire améliorée grâce à la nature.

Un environnement sain devrait être un droit humain essentiel.

Des enfants sains ont besoin d'un environnement sain.

Connecter avec la nature pour réduire votre stress.

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Une journée pour célébrer la langue française et les cultures francophones

Aujourd’hui nous célébrons la Journée internationale de la francophonie, établie par L’Organisation Internationale de la francophonie (OIF) en 1998.

L’OIF regroupe 77 pays ou gouvernements qui comptent plus de 890 millions personnes qui parlent le français au du monde.  Ce jour est une opportunité pour tous ces individus de célébrer la langue qu’ils partagent, ainsi que d’explorer le panorama de cultures mondiales qui font parties de la famille francophone.

En Ontario, c’est aussi le premier jour de la semaine nationale de la francophonie. Durant cette semaine des villes à travers le pays célèbrent leur langue et culture avec des spectacles, concerts et autres événements divertissants. Nous vous suggérons de consulter MonCalendrierFranco.ca pour voir ce qu’il se passe dans votre ville.

De la part de Réseau CS, nous vous souhaitons une agréable journée internationale de la francophonie, ainsi qu’une semaine nationale de la francophonie très divertissante.

Pour de plus amples renseignements :

Le site Web de l’Organisation internationale de la francophonie

400 ans de vie politique en Ontario français

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La pauvreté et la santé : Partie 2 - Les indicateurs de revenu

La semaine dernière nous nous sommes interrogés sur la définition de la pauvreté ainsi que sur la relation entre pauvreté et niveau de revenu. A cette occasion nous nous sommes intéressés à une variété d’approches et avons découvert que le Canada ne dispose pas de définition officielle de la pauvreté.


Si c’est bien le cas, il existe néanmoins différents indicateurs utilisés pour caractériser les groupes vivant avec un niveau de revenu faible ou insuffisant.


Mieux comprendre les indicateurs de revenu canadiens


Les seuils de faible revenu (SFR) – Statistique Canada

  • Les seuils de faible revenu (SFR) sont atteints lorsqu’une famille consacre en moyenne à l’alimentation, à l’habillement et au logement au moins 20 points de pourcentage de plus de son revenu que la famille moyenne (compte tenu du nombre de personnes dans la famille et de la taille de la collectivité).
  • Si Statistique Canada insiste constamment sur le fait que les SFR ne mesurent pas la pauvreté et si le gouvernement fédéral ne les accepte pas à cette fin, les groupes anti-pauvreté s’appuient essentiellement sur les SFR pour établir les seuils de pauvreté au Canada

Les mesures de faible revenu (MFR) – Statistique Canada

  • Statistique Canada publie d’autres indicateurs de revenu dont se servent actuellement certains organismes pour mesurer la pauvreté, notamment les mesures de faible revenu (MFR). Cette mesure correspond à la moitié du revenu familial médian rajusté selon les différents types de ménages et elle est calculée à partir du revenu avant et après impôt. Les MFR sont surtout utilisées à des fins de comparaison internationale.


Les besoins essentiels – le Fraser Institute

  • Cette mesure détermine la pauvreté en fonction du coût des nécessités de la vie : une personne est considérée pauvre si elle est privée de l’un ou l’autre des éléments nécessaires au maintien de son bien-être physique à long terme, selon les normes minimales acceptables au sein de la collectivité où elle habite. Par exemple, la liste comprend l’alimentation, le logement, l’habillement, les soins de santé, les soins personnels, le mobilier de base, le transport et les communications, les services de lessive, l’assurance-habitation et des articles divers.
  • Il s’agit d’une mesure absolue de la pauvreté préconisée par ceux qui estiment que les SFR mesurent l’inégalité et non la pauvreté.
  • Cette méthode donne des seuils, des taux et des tendances en matière de pauvreté qui sont sensiblement moins élevés.

La mesure du panier de consommation (MPC)- Ressources humaines et Développement social Canada (RHDSC)

  • Depuis 1997, Ressources humaines et Développement social Canada (RHDSC) – propose la mesure du panier de consommation (MPC). Selon RHDSC, cette mesure vient compléter, et non remplacer, d’autres mesures comme les SFR et les MFR de Statistique Canada.
  • La MPC est établie d’après le coût estimatif de l’achat d’un panier de biens et services considéré comme représentatif de la consommation d’une famille typique de deux adultes et de deux enfants. Cette mesure comprend le coût des aliments, des vêtements, du logement, du transport ainsi que d’autres biens et services dans différentes régions du Canada.
  • Selon la MPC, un ménage a un revenu faible si son revenu disponible ne lui permet pas d’acheter les biens et services contenus dans le panier. Le revenu familial disponible est calculé après déduction de dépenses comme la garde d’enfants, les services de santé nécessaires selon un professionnel de la santé mais non assurés, l’impôt sur le revenu et la partie des charges sociales prise en charge par les particuliers (p. ex. les prestations du Régime de pensions du Canada et de la Régie des rentes du Québec), la pension alimentaire et les paiements de soutien aux enfants versés à une autre famille, de même que toutes les retenues obligatoires pour les régimes de retraite d’employeurs, les cotisations syndicales et les régimes d’assurance-maladie supplémentaires prévus par les employeurs.

Quelques données obtenues avec ces indicateurs

Taux de faible revenu pour les groupes à risque en Ontario, 2000 et 2009



Les mesures internationales de lutte contre la pauvreté : l’indice de pauvreté humaine (IPH)


L’IPH-1 mesure les défavorisations dans les trois dimensions fondamentales du développement humain :

  1. Une vie longue et en bonne santé – vulnérabilité au décès à un âge relativement jeune, telle que mesurée par la probabilité à la naissance de ne pas survivre jusqu’à l’âge de 40 ans.
  2. Connaissances – exclusion du monde de la lecture et des communications, telle que mesurée par le taux d’alphabétisation chez les adultes.
  3. Un niveau de vie décent – manque d’accès aux approvisionnements économiques généraux, tel que mesuré par la moyenne non pondérée de deux indicateurs, le pourcentage de la population sans accès à une source d’eau assainie et le pourcentage des enfants en sous poids pour leur âge.
  • Axé sur la « capacité », l’IPH ne suppose pas que les niveaux de revenu indiquent qui est riche ou pauvre; il définit plutôt la pauvreté humaine en fonction de l’absence de possibilité réelle de mener une vie satisfaisante et valorisante.
  • À l’origine, l’IPH devait servir à mesurer la pauvreté dans les pays en développement (IPH-1), mais un instrument de mesure plus spécialisé (IPH-2) a été adapté à certains pays de l’OCDE à revenu élevé et à des pays industrialisés comme le Canada. En plus de hausser les normes pour la longévité, le savoir et le niveau de vie décent, l’IPH-2 ajoute une quatrième dimension : l’exclusion sociale.
  • Selon le plus récent Rapport mondial sur le développement humain 2007-2008, le Canada s’est classé huitième sur l’échelle IPH-2.

Pourquoi existe-t-il de multiples indicateurs?


La demande d'un indice unique persiste, afin de pouvoir donner des réponses simples et directes à des questions comme celles de savoir qui sont les personnes pauvres, quel est leur nombre et dans quelle mesure elles sont pauvres. À première vue, le faible revenu et la pauvreté semblent être de simples événements binaires : une personne est pauvre ou non pauvre; une personne possède ou non un faible revenu. Mais le problème tient au fait qu'il n'existe aucune norme universellement reconnue pour déterminer la pauvreté ou le faible revenu, et que les lignes de faible revenu auront toujours un certain caractère arbitraire. Étant donné cette situation, il devient presque impératif d'utiliser plus d'un critère pour obtenir des résultats robustes.


Il n’en demeure pas moins que le choix d’un indicateur par apport à un autre n’est jamais sans conséquence et traduit souvent un positionnement idéologique sur la définition de la pauvreté ainsi que sur les réponses politiques à y apporter.


Pour en savoir plus :
Faible revenu et pauvreté : certaines questions conceptuelles, Statistique Canada
Mesurer la pauvreté : un défi pour le Canada, Chantal Collin, Bonnie Campbell, Division des affaires sociales, 2008
Peut-on vivre en santé sur le salaire minimum actuel?, Bloc-notes, 2014
Programme des Nations Unies pour le développement, Rapport mondial sur le développement humain 2007-2008, New York, 2007
De Groot-Maggetti, Greg. A measure of poverty in Canada-A guide to the debate about poverty lines. Citizens for Public Justice, mars 2002.
Preville, Emmanuel. Redéfinir la pauvreté : La mesure du panier de consommation, PRB 03-10F. Service d'information et de recherche parlementaires, Bibliothèque du Parlement, 29 mai 2003.
Sarlo, Chris. What is Poverty? Providing Clarity for Canada, Fraser Institute, May 2008.

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Partie 1 : Ça veut dire quoi être pauvre… d’un point de vue statistique?

Intuitivement la question peut paraitre simple… Mais, dès que l’on creuse un peu, elle l’est beaucoup moins. Vivre dans la pauvreté est-ce que c’est uniquement une question de revenu? Probablement pas.

Vivre dans la pauvreté est-ce uniquement une question de revenu?


Différentes conceptions et mesures de la pauvreté ont été proposées par la communauté scientifique. Mais le faible revenu et la pauvreté sont rarement traités comme des concepts identiques.


Peter Townsend (Groupe de Rio, 2006) aborde la pauvreté dans une perspective d'exclusion sociale. À son avis, la détermination d'une ligne de pauvreté ne peut pas être fondée sur le choix arbitraire d'un faible niveau de revenu.


Le professeur Amartya Sen, lauréat du prix Nobel d'économie de 1998, conçoit la pauvreté sous l'angle des capacités. Selon lui, la pauvreté doit être considérée comme la privation de capacités élémentaires plutôt que simplement la faiblesse du revenu.


Cependant, personne ne nierait que la pauvreté et le faible revenu sont étroitement associés, même si les réponses à la question de savoir comment ils sont reliés diffèrent. Townsend et Sen semblent suggérer que le faible revenu n'est qu'un aspect de la pauvreté, donc que l'on ne peut pas se fier uniquement au faible revenu pour comprendre pleinement la pauvreté. Ce point de vue s'accorde aussi avec celui des auteurs qui voient la pauvreté comme un phénomène à facettes multiples, multidimensionnel, dans lequel le revenu est une dimension clé et le manque relatif de revenu est un aspect essentiel de la pauvreté.


L'approche axée sur le bien-être a tendance à mesurer la pauvreté en se fondant sur le niveau d'« utilité » dans le contexte de l'optimalité des choix de consommation. Ici, le revenu fait partie du processus de prise de décision par la voie des contraintes budgétaires. L'élément clé pour définir la pauvreté est alors le manque de maîtrise exercée sur les biens et services (Duclos et Araar, 2006), et le faible revenu est l'un des déterminants de la pauvreté.


Une mesure absolue ou une mesure relative?


La définition de la pauvreté, des seuils ou des niveaux de pauvreté, du revenu suffisant ou du niveau de vie minimum alimente un débat mondial qui se poursuit parmi les décideurs, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du secteur public. En règle générale, la pauvreté est définie soit en termes absolus – l’impossibilité d’obtenir le minimum vital –, soit en termes relatifs – « s’en tirer moins bien que la moyenne ».


Absence de définition officielle canadienne de la pauvreté


Au Canada, le gouvernement fédéral n’a pas établi de mesure officielle de la pauvreté. Le débat sur le seuil de pauvreté est vif, parce que les analystes de la question, les décideurs et les organismes sans but lucratif ne s’entendent pas sur les méthodes et mesures à utiliser pour déterminer qui est pauvre au Canada.


Si Statistique Canada propose plusieurs plusieurs indicateurs et seuils de revenu, il se refuse par contre à définir la pauvreté. Comme l’indique l’ancien statisticien en chef M. Ivan Fellegi, « la notion de pauvreté est intrinsèquement liée à l'atteinte d'un consensus social ». Statistique Canada déclarent que leurs seuils de faible revenu ne sont pas conçus pour mesurer la pauvreté ni pour porter quelque jugement explicite que ce soit au sujet de ce qui, au Canada, est un niveau de revenu tout juste acceptable.


La semaine prochaine nous nous intéresserons aux différents indicateurs à notre disposition pour évaluer le « faible revenu ».


Pour en savoir plus :


Faible revenu et pauvreté : certaines questions conceptuelles, Statistique Canada


Mesurer la pauvreté : un défi pour le Canada, Chantal Collin, Bonnie Campbell, Division des affaires sociales, 2008

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Se rassembler pour des communautés en santé – une opportunité d’apprentissage et de partage


Suite à notre conférence qui a eu lieu en novembre 2013, nous avons demandé à un des participants de Se rassembler pour des communautés en santé, Mr. Cameron Montgomery, Professeur, Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa, de partager avec nous quelques réflexions sur la conférence ainsi que quelques conseils sur le stress et la santé mentale.

Qu’est-ce qui vous a intéressé à participer à la conférence Se rassembler pour des communautés en santé?

  • La communauté est le premier partenaire dont il faut tenir compte lorsqu'on fait de la recherche.  La communauté a des besoins et exprime des besoins vers lesquels tout chercheur doit orienter ses recherches.  La conférence a visé cet objectif sous l'angle de la santé.  Il était donc primordial pour moi d'assister à cette conférence afin de mieux orienter mes recherches sur le stress et les stratégies d'adaptation chez les adolescents. 

 
Pouvez-vous parler de connaissances que vous auriez développées grâce à la conférence ou de nouveaux contacts que vous auriez pu faire?

  • J'ai pris connaissance des nombreuses institutions régionales en santé œuvrant à mieux desservir la communauté.  Par exemple, j'ai découvert le RIFFSO qui dessert la communauté francophone minoritaire à travers la province de l'Ontario.  Ils ont la noble et pertinente mission d'offrir des wébinaires aux praticiens dans le domaine de la santé en milieu minoritaire francophone. 

 
Comment allez-vous utiliser ces nouveaux contacts ou connaissances dans votre travail en cette nouvelle année?

  • J'ai déjà pu offrir un wébinaire sur le stress et les stratégies d'adaptation chez les adolescents à RIFFSO.  Je reste en contact avec le RIFSSO et ai pu apprendre grâce au wébinaire par rapport aux expériences et défis des praticiens francophones à travers la province de l'Ontario. 

 
Vous faites beaucoup de recherche sur le stress et la santé mentale, avez-vous des conseils pour les lecteurs de notre blogue sur comment minimiser le stress et les chances d’un burnout?

  • Oui je dirais qu'il faudrait lire mon article sur le lien entre le stress, les stratégies d'adaptation et l'épuisement professionnel chez les stagiaires et les enseignants publié dans la revue canadienne de l'éducation en 2005.  Dans cet article je pointe les professionnels en enseignement vers des stratégies d'adaptation fonctionnelles et positives telles que la préparation et la visualisation.  Il faut éviter le pôle négatif qui se traduit par des stratégies d'adaptation dysfonctionnelles telles le blâme et le déni.  Une prise de conscience est le point de départ et des professionnels de la santé devraient s'offrir à toute forme de l'aide afin qu'ils puissent faire cette prise de conscience si jamais des émotions négatives priment sur leur fonctionnement quotidien professionnel.  De plus, je tiens à offrir une autre recherche que je viens de publier dans des actes du colloque aux Etats-Unis (Women at a Crossroads du 21 au 22 février en Floride).  Cet article devrait guider des praticiens vers des interventions plus ciblées auprès des adolescents parce que les résultats de cette recherche pointent vers la socialisation comme étant une composante clé du stress et des stratégies d’adaptation. 

 

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Intro – Notre série sur la pauvreté et la santé

Alors que le gouvernement de l’Ontario annonce une hausse à 11 $ de l'heure du salaire minimum, nous avons décidé de vous proposer une série de Blog pour alimenter votre réflexion sur les questions de pauvreté, de bas revenu et de rapport à la santé et au bien-être de la population.


Au cours des prochaines semaines, nous allons aborder les thématiques suivantes :
•    Ça veut dire quoi être pauvre…d’un point de vue statistique?
•    Les indicateurs de bas revenu et de pauvreté
•    Peut-on vivre en bonne santé au salaire minimum?


Mais au fait pourquoi nous intéressons nous à la question du revenu ou de la pauvreté?
Le niveau de revenu est l’un des déterminants sociaux de la santé. L’argent offre aux individus la possibilité de faire des choix positifs, notamment en matière de santé. Certaines études donnent à penser qu’il existe deux liens étroits entre le revenu et la santé :


1.    les personnes qui ont un revenu très faible n'ont pas assez d'argent pour se procurer les choses essentielles à la vie;
2.    Les personnes qui ont un revenu assez faible ont moins de chance d'exercer un contrôle sur leur propre vie.


Nous vous invitons à venir commenter, partager vos réflexions ou les ressources qui vous semblent pertinentes sur le sujet.

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Lecture du mois : La toxicomanie et les indicateurs nationaux de traitement

Voici un nouveau rapport clé pour tous ceux qui œuvrent dans le domaine de la toxicomanie au Canada. Le Rapport sur les indicateurs nationaux de traitement offre le premier aperçu pancanadien sur l’utilisation du système de traitement.


« Les données sur les INT contribuent à la collecte de l’information systémique dont les décideurs ont besoin pour planifier, mettre en œuvre, surveiller et évaluer les services et soutiens fondés sur des données probantes pour le traitement des toxicomanies au Canada. »

Ce rapport vise à informer les intervenants sur le système de traitement national ainsi qu’à accroitre la collaboration dans le secteur.

Bonne lecture!

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Bâtir la résilience chez les enfants

Source : Julie70 via Compfight cc

Résilience. Tapez le mot dans Google et vous obtiendrez des clichés de délicates fleurs poussant joyeusement, contre toute attente, entre les craques d'asphaltes goudronnées ou de terres arides. L'image est claire: la fleur, c'est vous. Le pavé, la vie avec tous ses tracas. La résilience c'est persévérer, voire même progresser, au-delà des épreuves ou des défis de la vie.
 
Pouvons-nous alors développer des outils ou des aptitudes pour donner du coffre à notre résilience? Et si celle-ci pouvait être éveillée et travaillée dès la tendre enfance, pour mieux nantir nos enfants face aux défis inévitables de la vie? Selon Best Start/Meilleur départ, et sa publication Bâtir la résilience chez les jeunes enfants, tout être humain a la capacité d'être résilient. S'agit ensuite de développer cette aptitude, sur toute une vie. Nul doute que les parents y jouent pour beaucoup! Ils sont en fait le premier et le plus important modèle pour l'enfant. Et comme nous savons que les enfants imitent les comportements dont ils sont témoins, on peut s'imaginer par exemple qu'un parent qui demeure calme devant des situations chaotiques apprendra à son enfant à gérer des situations stressantes dans sa vie. Cette publication identifie huit éléments clé qui peuvent bâtir la résilience chez ses petits et sur lesquels tout parent peut agir. Nous savons que les enfants qui développent une bonne résilience seront en meilleure santé, vivront plus longtemps, seront plus heureux dans leurs relations, connaîtront plus de succès et seront moins susceptibles d'être déprimées. Le lien entre la résilience et le bien-être tant physique que mental est indéniable. C'est précisément dans cet esprit qu'un nouveau projet fera bientôt apparition dans des communautés francophones de l'Ontario. Strengthening Families for Parents and Youth (SFPY) est un programme visant à accroître la résilience chez les jeunes à risque de 12 à 16 ans et mené par Parent Action on Drugs (PAD) et Nexus Santé. Échelonné sur deux ans et demi, ce projet tentera de renforcir les compétences des parents, relever les défis de santé mentale, de socialisation et de toxicomanie chez ces jeunes à risque et améliorer le fonctionnement des familles impliquées. L'initiative SFPY est une adaptation du très réputé programme du Dr. Karol Kumpfer. Pour de plus amples renseignements sur le projet, contactez Estelle Duchon chez Nexus Santé.


*Ce programme est une initiative de l'organisation Nexus Santé.

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Partage : La santé mentale dans les écoles

Partagez vos commentaires et faites connaissance de nouvelles ressources


En novembre et décembre 2013, nous avons eu le grand plaisir d’écouter de passionnants présentateurs nous parler de la santé mentale dans les écoles Cette série de webinaires avait pour objectifs de dresser un panorama de la situation de la santé mentale dans les écoles de l'Ontario et d'aborder les questions suivantes : Que sait-on du bien-être et de la santé mentale des élèves? Qu'elle est la stratégie provinciale en matière de santé mentale dans les écoles ? Quelles initiatives accompagnent sa mise en œuvre? Quelles sont les meilleures pratiques et exemples de partenariats à succès dans le développement de programmes en santé mentale dans les écoles?

La volonté de partager des participants était tellement grande que nous avons décidé d’organiser une séance de partage pour vous donner à tous la parole.


Les commentaires et le partage furent très dynamiques. Les participants ont partagé un grand éventail de ressources pour appuyer le travail en santé mentale dans les écoles. Nous vous invitons de passer à travers les questions et réponses pour en savoir davantage.

N.B. Les commentaires sont considérés comme des contributions personnelles, et ne reflètent pas les positions des employeurs.


1.    Le contexte francophone, pourquoi est-ce important dans la promotion de la santé mentale dans les écoles?


 « Notre langue d'émotion est toujours notre langue maternelle. » Manon Plante-Rancout, Collège Boréal

 «  Les résultats des évaluations ou des diagnostiques peuvent être faussés par manque de compréhension ou mauvaise interprétation. » Suzy Doucet-Simard, RLISS du Sud-Ouest


 « C'est plus facile de s'exprimer dans sa propre langue lorsque les clients consultent. Avoir un interprète fausse la discussion et les échanges! Lien qui explique les défis d'utiliser un interprète. http://www.cno.org/Global/docs/prac/51040_CultureSens.pdf » Dr. Paul-André Gauthier, IA / RN


2.    Quelles sont vos réalités en tant qu’intervenant(e) en milieu scolaire?


 « Le manque de ressources, d’outils d'évaluation et de dépistage, de stratégies, et de programmes basés sur des données probantes en français à travers la province. » Gina Julie Lacombe, Équipe psycho-sociale


 « Je suis aussi d'avis qu'il y a beaucoup moins de ressources, pour le dépistage, l'évaluation et l'intervention. Cela retarde le développement de certains dossiers en milieu scolaire. » Sandra Barrette, CSDCEO


« Les francophones sont désavantagés comme le montre l'étude que nous avons faites il y a quelques années. http://www.sdhu.com/uploads/content/listings/rapport_sante_jan06.pdf” Dr. Paul-André Gauthier, IA / RN


 « Les professionnel de la santé mentale francophone peuvent se sentir isolés – quels sont nos plateformes? » Chantal Wade, CAMH


 « Réalités des intervenants en milieu scolaire pour nous (organisme en santé mentale en partenariat avec 3 conseils scolaire de l'Est et du Centre-Est ontarien): problématiques variées en santé mentale, d'un simple problème de comportement, aux troubles diagnostiqués d'anxiété généralisé, TDA, TDAH, opposition, au dépistage de problèmes psychiatrique, chez enfants de tout âge, peu importe le sexe, le statu socio-écomonique, etc. Malheureusement, il y a très peu de psychologues/pédopsychiatres francophones pour performer les évaluations formelles et non n'avons pas de financement pour ce type de service essentiel. » Gina Julie Lacombe, Équipe psycho-sociale


 « Le manque de ressources, outils d'évaluation et de dépistage, stratégies, programmes basés sur des données probantes en français à travers la province. » Gina Julie Lacombe, Équipe psycho-sociale
 « Les intervenants francophones doivent souvent couvrir un vaste territoire » Estelle Duchon, Réseau CS


« À l'Équipe, tous les intervenants ont l'avantage d'être bilingues. Les écoles de la région de l'Est accueillent actuellement beaucoup de jeunes provenant de familles anglophones ou dites bilingues qui désirent que leur enfants reçoivent leur éducation en français.  Nous avons de courtes listes d'attentes en comparaison aux services offerts en anglais dans la communauté. » Gina Julie Lacombe, Équipe psycho-sociale


3.    Avez-vous des exemples de partenariats locaux que vous aimeriez partager avec nous? Quels sont les opportunités ou défis que vous avez rencontrés? Quels sont les acteurs clés qui doivent faire partie de ces discussions / partenariats?


 « Des exemples d’initiatives que nous menont depuis 2 ans :

  • 1-2 Sentinelles dans 34 écoles (sur 54) qui peuvent intervenir en cas d’idées suicidaires
  • Partenariat avec organismes communautaires pour offrir groupes thérapeutiques d’anxiété
  • Mise en œuvre d’un programme d’autorégulation à tous niveaux scolaires dans 5 écoles élémentaires (pilote).
  • Ateliers estime de soi livrés en partenariat avec animateurs culturels et pastoraux (atteint 1 200 élèves). »

Dre Marie-Josée Gendron, Ph.D., C.Psych, Conseil scolaire de district catholique Centre-Sud, Point de service Nord-Est :
Voici le lien pour le programme d’autorégulation du niveau 4e à 6e année: http://www.plusquedesmedicaments.ca/fr/stress_lessons/
Voici le lien pour le programme autorégulation du niveau 1er à la 3e année: http://psychologyfoundation.org/index.php/francais/programs/kids-have-stress-too/
Finalement, le lien vers le programme préscolaire: http://psychologyfoundation.org/index.php/francais/programs/kids-have-stress-too/school-age/


 « les 3 ingrédients du succès : la patience/persévérance, l’engagement des administrateurs/gestionnaires supérieurs, bâtir des relations à l’interne et à l’externe » Dre Marie-Josée Gendron, Ph.D., C.Psych, Conseil scolaire de district catholique Centre-Sud, Point de service Nord-Est


 « Nous mettons en œuvre du soutien au comportement positif.  Un défi concerne l'implication de l'ensemble du personnel d'une école (80%) pour mettre en œuvre une pratique à la grandeur d'une école.  Le système scolaire est souvent axé sur la pédagogie et comprend encore mal l'intégration ou l'importance de la santé mentale. » Guy Gignac, CSC Providence


 « Il est important de continuer de travailler de très près en partenariats avec nos conseils scolaires. De sensibiliser nos éducateur à l'importance de la santé mentale, de leurs offrir des outils éducationnels et d'intervention précoce. » Gina Julie Lacombe, Équipe psycho-sociale


4. Avez-vous des outils, des ressources que vous aimeriez partager?


Programmes en santé mentale
 « Nous utilisons aussi notre ressource Comment ça fil? https://www.youtube.com/watch?v=GxZoG7A6Rrc » Josée Bisson


 « Programme d'activités physiques (Dr Ratey/Spark) très bon résultats sur la santé mentale et la performance académique. » Gerry Lajoie, CSPNE


 « Un excellent programme pour le développement de l'empathie/développement moral est Racines de l'empathie qui s'offre aussi en milieu scolaire http://www.rootsofempathy.org/fr/. Pour l'anxiété; Amis pour la vie. » Gina Julie Lacombe, Équipe psycho-sociale


 « ASIST - intervention du suicide  Therapeutic Crisis Intervention avec l'Université Cornell (E.U.) - Intervention thérapeutique en situation de crise » Gina Julie Lacombe, Équipe psycho-sociale


 « Goldstein - Skillstreming pour le développement des habiletés sociales » Gina Julie Lacombe, Équipe psycho-sociale


 « Programmes (provenant du bureau de santé) qui peuvent aussi être utilisés: Écoute ton cœur et Acceptons nos différences (intimidation, consommation, estime de soi) » Gina Julie Lacombe, Équipe psycho-sociale


 « Nous sommes dans le processus d'implémentation des stratégies Triple P dans les écoles ainsi que dans les communautés de l'est de l'Ontario pour les enfants de 0-18 ans. » Natacha Major, Bureau de santé de l'est de l'Ontario


« Vita-jeunesse est une ressource pratique qui s’adresse aux dirigeants des communautés et des écoles de l’Ontario travaillant avec des jeunes âgés de 12 à 19 ans et qui veulent bâtir des communautés où les jeunes peuvent s’épanouir!  C’est-à-dire, un milieu où ces jeunes sont heureux, en santé et en sécurité  Elle démontre aux communautés qu’elles peuvent suivre une approche fondée sur la promotion de la santé qui favorise une santé mentale positive et évite l’adoption des comportements à risque chez les jeunes. http://www.youthrive.ca/fr » Stéphane Giroux, OPHEA


 « Éducavie.ca est un point de rencontre qui réunit les intervenants des bureaux de santé, des centres de santé communautaires et des conseils scolaires, à travers la province. Le forum de discussion nous permet de s’informer, de créer des liens, d'échanger sur nos connaissances et de partager nos ressources. Le portail Éducavie.ca favorise le perfectionnement professionnel, et offre accès à un calendrier d'évènements qui traite des cinq grands thèmes (congrès, symposiums, ateliers, webinaires, etc.) parmi d’autres. Ce portail s'adresse aux intervenants francophones de l'Ontario qui travaillent avec les enfants et les adolescents, de la petite enfance à la 12e année. On y trouve de l'information, des outils et des ressources traitant de cinq grands thèmes : la santé mentale, la toxicomanie, l'alimentation saine, le savoir-faire physique ainsi que la croissance et la sexualité. http://educavie.ca/about  Pour soumettre des ressources ou activités sur le site Web éducavie.ca vous pouvez envoyer les détails à stephane@ophea.org. » Stéphane Giroux, OPHEA


 « Un très bon programme souvent animé dans des milieux scolaires Entre filles. Entre filles est un programme de prévention pour jeunes filles âgées entre 13 et 16 ans. Les jeunes filles ont verbalisée l’importance d’avoir un lieu sécuritaire leurs permettant d’échanger entre elles tout en se familiarisant avec la dépression et ses causes possibles. L’objectif fondamental du programme consiste à renforcer la résilience chez les jeunes femmes.  Elles développeront leur conscience de soi, des stratégies d’adaptation et une pensée critique. » Chantal Wade, CAMH


 « Et pour les garçons Entre gars. Entre gars est un programme d’activités et de discussions de 9 semaines mettant l’accent sur la promotion de la santé mentale. Le programme permet aux jeunes hommes, habituellement entre l’âge de 14 et 18 ans, de discuter de sujets pertinents actuels, tels l’emploi, l’estime de soi, les relations, la maîtrise de la colère et tout autre sujet choisi par les participants. Le programme est axé sur la promotion d’une vie saine grâce à des choix en ce qui concerne la santé mentale et le style de vie.  Programme développé par Réseau Ado http://www.reseauado.on.ca/fr/entregars »


Outils sur l’offre active de services en français
 « il existe une trousse des services en français que moi RLISS SO et ma collègue du RLISS d’Érié St. Clair avons développé basée sur le concept de l’offre active. N'hésitez pas si vous avez des questions  http://southwestlhin.on.ca/Page.aspx?id=8884 » Suzy Doucet-Simard, RLISS du Sud-Ouest


 « Un site consacré totalement à l'Offre Active en français - hors Québec.   http://www.offreactive.com/ » Dr. Paul-André Gauthier, IA / RN


Outils sur l’engagement communautaire – les jeunes
 «  Un "Zine" jeunesse créé par la FESFO, par et pour les jeunes du secondaire, traitant de santé mentale et de dépendance : http://www.fesfo.ca/fichiers/pdf/fascicules/zineteteatete13.pdf » Magalie Houle, FESFO

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Un départ dans la vie plus sain pour les enfants

L’Ontario invite les collectivités à prendre part à l’Action communautaire Enfants en santé

L’Ontario invite les collectivités à collaborer pour aider les enfants à avoir un départ dans la vie plus sain.
Une alimentation saine et de l’activité physique aident les enfants à grandir et à devenir des adultes en santé. C’est pourquoi l’Ontario lance l’Action communautaire Enfants en santé – un programme dirigé par la collectivité visant à aider les enfants de l’Ontario à jouir de la meilleure santé possible.


Les municipalités et les centres d’accès aux services de santé/centres de santé communautaire pour les Autochtones peuvent dès aujourd’hui faire leur demande pour obtenir des fonds et d’autres soutiens afin de mettre en oeuvre des initiatives locales qui augmentent les niveaux d’activité, et encouragent des choix alimentaires plus sains et des heures de sommeil suffisantes chez les enfants et les jeunes.


Ce programme est le premier en son genre au Canada et se fonde sur des pratiques exemplaires reconnues par l’Organisation mondiale de la Santé. Il encourage les collectivités à créer des partenariats avec des organismes locaux dans tous les secteurs — éducation, santé, public, privé et sans but lucratif — afin de promouvoir un poids santé chez les enfants.


Il est clair qu’il était temps d’agir : environ 30 % des enfants et des jeunes en Ontario sont considérés comme en surpoids ou obèses. L’obésité chez les enfants a des répercussions sur leur santé pendant l’enfance, mais aussi à long terme : trois quarts des enfants obèses deviennent des adultes obèses. L’obésité chez les adultes est associée à un risque accru de maladies et de troubles chroniques, dont le coût annuel en Ontario est estimé à 4,5 milliards de dollars.


« En encourageant un régime alimentaire sain et de l’activité physique chez nos enfants, on accomplit un pas important vers le maintien de leur santé, » affirme Deb Matthews, ministre de la Santé et des Soins de longue durée. « Cette initiative accordera aux collectivités des ressources qui permettront de faire en sorte que les enfants ontariens profitent de la meilleure santé possible. »


Un nombre de collectivités d’un bout à l’autre de la province sera choisi pour participer au programme par le biais d’un processus de demandes. Les collectivités sélectionnées recevront du financement, de la formation et des outils de marketing social, échelonnés sur une période de quatre ans, afin d’élaborer et de mettre en oeuvre des programmes communautaires qui font la promotion d’un mode de vie sain.


« Il est important qu’on donne à nos enfants tous les outils qu’il faut pour réussir dans la vie », explique Mark Holland, directeur, Promotion de la santé et Enfants et jeunes, Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. « Donner aux enfants de saines habitudes lorsqu’ils sont jeunes peut contribuer à les mettre dans la bonne voie. »


Un atelier de cuisine après l’école avec des diététistes, un club de petit-déjeuner santé pour les enfants vivant dans la pauvreté, ou une initiative de ramassage scolaire à pied, voilà autant d’exemples d’activités admissibles. Les partenaires municipaux peuvent comprendre des écoles, des centres de loisirs, des parents, des entreprises privées, des fournisseurs de soins de santé et d’autres organismes communautaires offrant des services aux enfants et aux jeunes.

« L’Action communautaire Enfants en santé est un moyen formidable pour les collectivités de s’unir afin de faire bouger les enfants et de leur faire acquérir de bonnes habitudes alimentaires, » dit Kelly Murumets, coprésidente du Comité d’experts pour la santé des enfants et présidente-directrice générale de ParticipACTION. « Nous comptons sur la collaboration de tous afin de réaliser les changements qui permettront à nos enfants de vivre mieux et plus longtemps. »


Les collectivités qui le souhaitent peuvent présenter une demande afin de participer au programme par l’entremise de leur municipalité ou, dans le cas d’une collectivité autochtone, celle d’un centre d’accès aux services de santé ou d’un centre de santé communautaire pour les Autochtones. Pour en savoir plus sur le programme et pour savoir comment votre collectivité peut participer, consultez ontario.ca/enfantsensante

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