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Bienvenue au blogue de Réseau CS! Notre blogue vous renseignera sur l’actualité, les ressources et les sujets touchant la promotion de la santé ainsi que les événements, activités et ressources de Réseau CS. Parmi nos blogueurs, nous comptons des membres du personnel et des consultants de Réseau CS, ainsi que des membres de nos organisations partenaires, des clients et des experts dans le domaine de la promotion de la santé. Veuillez noter que les opinions affichées sont celles des auteurs et pas nécessairement celles de Réseau CS ou de notre bailleur de fonds.

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Et toi, tu parles quoi ?

Saviez-vous que la langue maternelle est au cœur des déterminants de la santé ? La langue est en fait imbriquée avec la culture d’un individu et la culture dans son ensemble, et est un des douze déterminants importants de la santé selon l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC). Les déterminants de la santé forment un ensemble de variables qui influent sur notre état de santé physique, mental et émotionnel et qui font l’objet d’études lorsqu’on veut déterminer l’état de santé des Canadiens et Canadiennes.
 
200 langues parlées au Canada
Bien que le Canada soit terre d’accueil pour des immigrants depuis sa fondation, nous n’avons jamais eu une mosaïque ethnolinguistique aussi diversifiée qu’à l’heure actuelle. Et bien que cette diversité soit présente dans nos plus grandes villes canadiennes, cette pluralité s’étend de plus en plus, d’un océan à l’autre, comme à Edmonton, Hamilton, Calgary, Gatineau et Kitchener par exemple. En fait, en 2011, 200 langues maternelles différentes ont été dénombrées et 6,6 millions de personnes déclaraient parler une autre langue que l’anglais ou le français à la maison. Justement, pour mieux rejoindre ces clientèles et répondre à leurs besoins, plusieurs conseils scolaires, municipalités et corps gouvernementaux desservent déjà ces clientèles en plus de 40 langues maternelles différentes.
 
La langue maternelle et sa santé
Dans l’espace public, nous sommes de plus en plus sensibilisés au besoin de composer avec cette pluralité de langues maternelles. Et comme la langue et la culture sont intimement liées, on peut comprendre que ces éléments interagissent sur le bien-être et la santé des personnes. Selon l’ASPC, le lien est indissociable — la langue et la culture influencent largement l’état de santé des citoyens :
 
 

•    l’étiologie (les facteurs, les causes et les effets) des maladies ;
•    les rôles de l’environnement sociolinguistique et de la génétique sur la santé et les maladies ;
•    les populations défavorisées ou plus à risque face à certaines maladies ou comportements à   risque;
•    le phénomène croissant de la racialisation de certaines communautés linguistiques, ce qui contribue à créer des iniquités entre différents groupes ethnolinguistiques et ayant des impacts néfastes sur leur santé
•    les valeurs qui sont typiques ou spécifiques à une communauté en matière de santé (habitudes de vie, habitudes alimentaires, type d’alimentation, valeurs sociales sur la famille, les rôles de soutien des proches, le rôle de la femme, etc.)
       
Célébrer la diversité des langues maternelles
Mieux comprendre le rôle important que joue la langue maternelle dans la vie des citoyens, c’est avoir une clé, voire un accès privilégié à ces personnes et à leur fonctionnement en famille et en société. C’est aussi choisir d’adhérer à une vue du monde qui soit plus inclusive, comme le témoigne l’UNESCO dans sa déclaration pour le 21 février, Journée internationale de la langue maternelle :  
 
 
Plus près de chez nous, on s’apprête à honorer cette pluralité linguistique avec un monument à l’effigie de cette journée annuelle célébrée depuis 2000. Le 8 mars prochain, sera dévoilé à Toronto, le dessin final du monument, une initiative d’un comité de gens de plusieurs communautés ethnolinguistiques de la métropole qui vise ainsi à célébrer le multilinguisme du Canada. Sans doute que ce projet, une fois mené à terme, prendra son rang aux côtés des autres monuments du monde (Sydney, Vancouver, Paris, Londres et l’original, à Dhaka au Bangladesh) qui honorent la protection des langues maternelles pour tout ce qu’elles comportent en richesses patrimoniales, culturelles et linguistiques.

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Savoir dompter Bonhomme hiver !

Cela peut paraître redondant de répéter à quel point il faut bien se protéger durant la saison froide au Canada, mais chaque année, nos hôpitaux en voient les résultats tangibles : engelure, hanches brisées dues aux chutes sur la glace, blessures d’accidents de la route par temps de tempête, etc. Dans bien des cas, ces troubles et dangers peuvent être prévenus, avec une préparation adéquate et suffisante.
 
Dans quelles conditions habitez-vous ? Bien connaître sa région

Bien évidemment, cela peut dépendre de la région où l’on habite, car même au Canada, nous constatons des écarts divergents de l’hiver — comme nous avons vu récemment, avec la tempête Jonas qui s’est abattue sur la côte est nord-américaine. Alors que dans le sud de l’Ontario, région qui peut recevoir généralement moins d’accumulations, le vent glacial des Grands Lacs peut rapidement faire chuter les températures bien en deçà du zéro, un froid qui transperce les vêtements ! C’est important alors de savoir à quoi nous sommes confrontés. Un gros parka bourré de duvet d’oie peut être approprié à un endroit, alors qu’un habillage progressif « en pelures d’oignon » ou « en couches » est mieux adapté ailleurs.

Les plus à risque : enfants et aînés

Enfants et personnes aînées sont particulièrement à risque durant cette saison. Souvent, le vieillissement et la maladie chez les personnes âgées ainsi que la préoccupation du jeu chez les enfants, font en sorte qu’ils sont moins conscients de leur environnement. Citons, par exemple les gens atteints d’Alzheimer qui ne peuvent pas vraiment savoir à tout moment si leur corps est assez chaud ou pas. « Par ailleurs, certaines personnes auront plus de difficultés à se tenir au chaud à cause du diabète, de troubles thyroïdiens et de l'arthrite, ou de la prise de certains médicaments. » À ce sujet, le professeur Philippe Huber, médecin au Service de gériatrie des Hôpitaux universitaires de Genève, partage de nombreuses recommandations. Peut-être la plus importante c’est de « maintenir une activité physique et des contacts sociaux » malgré le froid, car sa santé y est intimement liée…

Quant aux enfants, d’autres particularités s’appliquent, comme nous le rappelle la Société canadienne de pédiatrie* :

•    Les jeunes enfants dégagent moins de chaleur et ont froid plus rapidement que les adultes.
•    On doit vérifier SOUVENT si notre enfant est au chaud et au sec pendant qu’il joue dehors.
•    Toujours porter un casque de ski ou de hockey, mais pas un casque de vélo, pour faire de la luge. Quant au patinage, ils recommandent de porter un casque de hockey bien ajusté et certifié CSA.
•    Il faut emmitoufler davantage son nourrisson si on le tire dans une luge. Puisqu’il ne bouge pas, il ne produira pas autant de chaleur corporelle pour le réchauffer.

« Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver ! »

Les citoyens nouvellement immigrés au Canada et provenant de climats où la neige et le froid sont inexistants, peuvent aussi être tentés de ne pas s’aventurer dans ce « monde inconnu » ou ne pas savoir comment bien le « gérer ». À cet effet, plusieurs organismes communautaires à travers le pays offrent heureusement des cours de sensibilisation sur l’hiver et sur ses responsabilités (de déneigement par exemple) ainsi que sur les précautions à prendre par rapport à la conduite d’automobile et de l’entretien à domicile par exemple. C’est fortement à conseiller pour toute personne qui vit un premier hiver au Canada, car nous savons tous comment ils peuvent être très longs!

Rester actifs malgré le froid, dans le froid!

Santé Canada invite les citoyens à accueillir à « bras ouverts » cette saison pour profiter des divers plaisirs qu’elle offre et ce faisant, « de penser à son cœur » en demeurant actif. C’est vrai que plusieurs gens « hibernent » durant ces mois de froid alors que, habillés chaudement et correctement, on peut vraiment s’amuser dans ce pays de neige et de glace! Il faut prendre de l’air frais chaque jour, pour s’oxygéner le cerveau et le sang. En ce sens, Santé Canada offre ces trucs pour inciter son enfant à aller jouer dehors - ce qui crée chez eux de bonnes habitudes qu’ils sont susceptibles de garder plus tard dans la vie, y ayant pris goût jeunes :

    ▪    Prenez le temps de lui expliquer pourquoi l'air frais et l'exercice sont bons pour sa santé.
    ▪    Demandez à votre entourage d'accueillir tour à tour les enfants dans leur cour et de fournir du matériel amusant pour qu'ils puissent confectionner un fort ou un bonhomme de neige.
    ▪    Filmez vos enfants en plein jeu. Ils pourront ainsi constater d'eux-mêmes tout le plaisir qu'ils ont à jouer dehors lorsqu'ils sont habillés chaudement.
    ▪    La prochaine fois que vous aurez à pelleter l'entrée, encouragez les jeunes à vous aider. Donnez-leur une pelle pour enfant et laissez-les participer. Ils se sentiront valorisés et leur santé s'en portera mieux.
    ▪    L'exercice ouvre l'appétit. Lorsque les enfants rentrent à la maison les joues toutes glacées, offrez-leur une collation santé ou un bon chocolat chaud.
 
D’autres précautions s’imposent pour la sécurité routière aussi pour être prêt à affronter non seulement le froid, mais toute situation d’urgence qui puisse survenir. Santé Canada offre d’excellents conseils à cet égard.
 
Rappelons en terminant que l’hiver en tant que tel n’est pas vraiment dangereux, hormis les tempêtes vraiment perturbatrices. C’est plutôt la façon dont on s’y adapte qui nous met, ou pas, en péril de ses particularités.
 

*La Société canadienne de pédiatrie offre aussi d’autres conseils très pratiques sur d’autres sujets bien pertinents comme le bien-être des enfants en milieu de garde, les engelures, des conseils pour le ski et la planche à neige et la motoneige.

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Une expérience d’adaptation basée sur les données probantes

Par Sylvie Boulet
 
Parent Action on Drugs (PAD) et Nexus Santé, en tant que membres de Réseau CS, sont à l’origine d’un projet intéressant traitant de la communication dans les familles, intitulé Resserrer les liens entre parents et jeunes (RLPJ). L’initiative vise à augmenter la résilience des jeunes à risque et à améliorer les communications avec leurs parents dans le but d’entretenir de meilleurs rapports. Ce programme, nouveau pour la communauté francophone, a déjà depuis quelque temps, retenu l’attention des intervenants anglophones en matière de santé où il se nomme Strengthening Families for Parents and Youth (SFPY).

Comment feriez-vous pour adapter un merveilleux programme de formation pour les parents et adolescents bien qu'il soit en anglais? Comment relever le défi d’adapter un programme basé sur les données probantes pour de nouvelles clientèles? Comment allier standardisation et flexibilité – éléments clés de l’adaptation?

Fait intéressant à noter : le programme en anglais en Ontario est lui-même depuis six ans, le produit d’une adaptation par PAD du programme américain SFPY, lequel vise expressément les jeunes à haut risque.

En faisant une adaptation, au lieu de simplement traduire le programme, nous honorons la communauté francophone et sa culture. Cela nous permet de mieux saisir et comprendre les besoins des familles francophones. Il y a aussi des différences à considérer à l’intérieur même de la communauté – les francophones du Nord sont différents de ceux de l’Est par exemple. Si l’on se réfère à deux déterminants clés de la santé, la langue et la culture, il est prouvé que ceux-ci sont porteurs de succès en matière de prestation de services en santé. Des clients qui reçoivent des services dans leur langue demeurent en santé plus longtemps. Ils sont aussi plus prônes à accepter les conseils et les instructions d’un intervenant qui s’adresse à eux dans leur langue. Cela leur procure un sentiment d’appartenance à une communauté, un indicateur du bien-être des individus et des collectivités.

L’adaptation culturelle et linguistique d’un programme de promotion de la santé basé sur des données probantes est complexe et doit aussi manier flexibilité et intégrité. Nous vous offrons six conseils qui résument les leçons tirées de l’expérience et de la recherche sur l’adaptation en français d’un programme de la promotion de la santé élaboré à l’origine en anglais.

1. Créer une équipe de coordination qui respecte l’équilibre entre les besoins culturels de l’auditoire cible et ceux du programme
2. Créer un comité consultatif – vos alliés sur le terrain
3. Sélectionner des mots et concepts qui représentent le contexte et le contenu
4. Prévoir dès le départ une composante d’évaluation
5. Travailler avec des chefs d’équipe et des animateurs qualifiés et d’expérience
6. L’adaptation culturelle : une boucle de rétroaction continue!

Le programme RLPJ est intensif et engageant, mais se montre à la fois très flexible en accueillant des jeunes de 12 à 16 ans et leur parents ou tuteurs provenant de familles monoparentales ou composées de multiples parents, d’un enfant unique ou encore, de plusieurs enfants. Le programme est bien structuré et repose sur des méthodes éprouvées. Son but essentiel est simple : développer dans les familles « un lien de confiance et un respect mutuel ». Cela se déroule sur 9 semaines, par le biais d’échanges fructueux faits en groupe lors de rencontres ouvertes aux participants seulement. Le but premier du programme RLPJ est d’habiliter les parents et les adolescents. Le programme les aide à porter une attention particulière à la communication et au dialogue et à créer une interaction positive entre eux.

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Au secours, je suis « prise en sandwich ! »

    Vous êtes convoquée au bureau de l’école de votre adolescent pour régler un conflit persistent entre lui et un autre élève — la 3e rencontre en six semaines. Au travail, vous êtes surchargée depuis l’arrivée d’un nouveau patron qui a augmenté votre charge de travail et lequel se montre moins compréhensif face à vos absences répétées récentes. Par-dessus tout cela, votre mère vieillissante et qui habite avec vous dois subir une intervention chirurgicale importante et vous courez d’un endroit à l’autre pour tous ses rendez-vous préparatoires. Votre mère vous confie son anxiété et ses craintes depuis des mois au sujet de cette épreuve qui lui paraît, à ses 83 ans, insurmontable. Vous ne soufflez plus. Il vous semble que vous ne dormez que quelques heures depuis belle lurette… Et votre collègue, qui se croit bien comique, vous dit en arrivant au bureau « Ma foi, as-tu couché sur la corde à linge ?! Tu fais dur ! »…

    Cela vous semble peut-être exagéré comme scénario ou même embelli aux fins de cet article, mais au fait, ce « scénario » est une tranche de vie bien réelle pour ces gens qui prennent soin simultanément d’êtres chers, à la fois plus jeunes et plus vieux qu’eux. On dénomme ce groupe la génération sandwich, « un surnom imagé, que l’on employait déjà au Japon dans les années 1960 ». Ainsi s’appellent ces personnes « qui apportent de l’aide à des parents vieillissants tout en élevant leurs propres enfants », et qui sont par conséquent épuisées, et dont les besoins essentiels sont négligés.

Quelques données probantes sur la génération sandwich
 
Au début du millénaire, Statistiques Canada clamait que :

•    près de 3 parents sur 10, âgés de 45 à 64 ans dont les enfants ont moins de 25 ans, ne sont pas mariés et vivent encore chez eux, soit quelque 712 000 personnes, s’occupent d’une personne âgée; L’Institut Vanier estime à 750 000 familles canadiennes comptant trois générations;
•    70 % d’entre eux se sentaient stressés, soit 10 % de plus que ceux qui n’avaient pas de responsabilités du même genre;
•    les femmes se donnaient à raison de 16 heures de plus par mois que les hommes face à leurs responsabilités; selon les Services à la famille d’Ottawa, plus d’un tiers d’entre elles consacrent moins de temps à leur conjoint et à leurs propres enfants que ceux qui n’assument pas le même rôle.
•    Donner plus de huit heures par mois à s’occuper des aînés est considéré comme étant « à forte intensité »;
•    la vaste majorité des personnes génération sandwich prodigue des soins à un parent  ou à un beau-parent; 25 % sont destinés à quelqu’un qui n’est pas de la famille;
•    s’occuper d’une personne vieillissante requiert de plus en plus de temps, ce qui effrite lentement mais sûrement le temps de repos et de ressourcement des membres de la génération sandwich.
 
Les effets dévastateurs sur au moins 4 déterminants de la santé

    Il est indéniable que les effets ressentis par la génération sandwich pèsent lourd, tôt ou tard, sur la santé physique et mentale de cette dernière. Les effets sur leurs déterminants de la santé sont aussi source d’inquiétude : parmi ceux qui peuvent être les plus facilement et lourdement perturbés, nous comptons l’emploi et les conditions d’emploi et la sécurité d’emploi. Ces derniers peuvent être tous deux rapidement menacés si la personne doit souvent s’absenter du bureau pour gérer certaines situations par exemple. Le revenu va de pair :

Les pressions sur les aidants génération sandwich sont parfois telles, qu’ils coupent tout engagement professionnel, selon la professeure et psychologue à l’Université du Québec à Chicoutimi, Dre Lise Lachance :

Et finalement, celui peut-être qui retient beaucoup d’attention parmi les déterminants : le stress. Avec une population vieillissante, la génération sandwich subit alors un stress accru, sur plusieurs années, et ses effets sont ravageurs, c’est ce que nous constatons de plus en plus :
 
laCapitale
 
Selon les Services à la famille d’Ottawa, les femmes de la génération sandwich sont aussi accablées de culpabilité, et sont plus souvent épuisées et malades que leurs consœurs qui n’assument pas la même charge qu’elles. Au final, « plus le nombre d’heures consacrées aux soins du parent est élevé, plus les aidants se fragilisent. »

S’ajoute à tout ça la honte de ne pas être à la hauteur des attentes ou encore pire, d’avouer se sentir soi-même défaite ou dépassée. Et c’est là que des problèmes de santé peuvent se faire ressentir malheureusement…

« Je vois souvent de ces femmes surchargées qui finissent par tomber en dépression. Souvent, ce sont des femmes qui ont réussi partout. Elles développent cette notion qu’elles sont fortes, des superwomen, et ne peuvent croire qu’elles pourraient un jour craquer… Ces femmes disent : “Je ne suis plus capable, mais… je ne peux pas le dire !” Ces personnes (les aidants, tous genres confondus) manifestent un niveau de détresse supérieur à celui du reste de la population (…), mais plusieurs minimisent ce qu’elles vivent. C’est tabou. “À leurs yeux, ce n’est pas bien d’avouer la détresse. Elles ne sont pas fières parce que ça touche le mental, tout comme elles ne sont pas fières quand elles vont enfin chercher de l’aide formelle : c’est comme admettre que d’autres vont peut-être réussir là où elles ont échoué” ».
 
Ce qui nous différencie des générations précédentes…

Statistiques Canada cite « l’espérance de vie, la baisse de la fécondité et le report de la fondation d’un foyer (… faisant) en sorte que les membres plus âgés de la famille auront besoin que l’on s’occupe d’eux alors que les enfants feront encore partie du ménage. » comme les trois sources principales du stress accru qui guette l’actuelle génération sandwich.

Selon les Services à la famille d’Ottawa, le progrès de la médecine contemporaine a prolongé cette espérance de vie bien au-delà des 69 ans que nous avions au Canada il y a de ça 50 ans… De plus, des parents de la génération sandwich se retrouvent souvent avec un enfant à la maison à la suite d’un divorce ou d’une perte d’emploi, alors que le parent a toujours à sa charge son parent aîné. Aussi, le facteur du report de la fondation d’un foyer fait en sorte que les parents génération sandwich s’occupent d’un parent en perte d’autonomie en même temps qu’ils élèvent de très jeunes enfants, rendant la charge très lourde.

Mieux vaut prévenir que guérir

Les Services à la famille d’Ottawa conseillent aux gens de se préparer à cette éventualité s’ils ne sont pas déjà des aidants génération sandwich. Ils citent trop de familles qui attendent qu’un incident grave sonne l’alarme sur des questions qui auraient pu très bien être discutées avant, avec le parent aîné d’ailleurs, pour respecter ses préférences par exemple. Quels sont ses besoins futurs ? Quels sont ses souhaits et ses attentes ? Ce sont des discussions qui élaguent le terrain sur lequel viendront s’abattre toutes les éventualités du vieillissement. Pourquoi attendre un moment de crise pour prendre des décisions aussi importantes ? Et de façon peu recherchée et peu éclairée soulignent-ils.

« La tête dit d’arrêter, le cœur refuse »

Malgré toutes les difficultés et les défis, les données de Statistiques Canada prouvent que les aidants génération sandwich « se disent, à 95 %, satisfaits de la vie en général, soit pratiquement la même proportion que ceux ayant moins de responsabilités. » Peut-être que c’est l’amour et la conscience de vouloir « bien faire » qui motivent les gens. Comme le témoigne cette femme dont la mère, atteinte d’un cancer et habitant avec elle et son fils, est décédée après de longs mois :

C’est parfois un temps de réconciliation avec un parent qui a été absent lorsque l’aidant était enfant. Cela peut être aussi une occasion de se rebrancher sur l’essentiel :

Peut-être est-ce une façon pour plusieurs de rendre ce qu’ils ont reçu eux-mêmes, comme l’illustre avec beaucoup de doigté, le très populaire livre du géant littéraire jeunesse, Robert Munsch, Je t’aimerai toujours. Son résumé dit que c’est une histoire de « la persistance de l’amour parental à travers les changements apportés par le temps ». N’est-ce pas ce qui nous motive tous, parent et enfant à la fois, à continuer ?

La clé, selon la psychologue organisationnelle québécoise Patsy Capperton, c’est « l’appui du réseau ». Elle considère qu’« Il faut savoir aller chercher de l’aide et utiliser toutes les ressources disponibles. Bien entouré, il devient plus facile de positiver ! »
 
Ressources additionnelles

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Nouvelle ressource - le portail Educavie.ca

RéseauCS est un fier contributeur au portail Educavie.ca! Cela va de soi, Educavie.ca est le point de rencontre par excellence pour les intervenants des bureaux de santé publique, des centres de santé communautaires et des conseils scolaires francophones à travers tout l’Ontario. Nous vous invitons à visiter ce portail pour découvrir les ressources en français pour la  promotion de la santé, pour vous connecter et pour être au courant des webinaires et ateliers offerts en français.

Ce portail est un atout très intéressant pour l’échange de connaissances et le perfectionnement professionnel en français. C’est un endroit idéal pour découvrir tous les efforts déployés par nos partenaires en matière de promotion de la santé dans les domaines de la santé mentale, la toxicomanie, l’alimentation saine, le savoir-faire physique ainsi que la croissance et la sexualité.

Rien de plus simple pour devenir membre ou pour faire la promotion de vos activités et ressources offertes en français; il suffit de quelques clics et les intervenants communautaires francophones seront au courant!

Visitez Educavie.ca et devenez un membre aujourd’hui!

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Santé mentale et bien-être chez les jeunes francophones

Par Patrick Delorme, consultant bilingue en promotion de la santé

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Le 8 décembre dernier, Réseau CS a réalisé un webinaire sur la santé mentale et le bien-être des jeunes francophones en collaboration avec 2 de ses partenaires, le Centre de toxicomanie et de santé mentale/Centre de ressources en promotion de la santé (CAMH/CRPS) et OPHEA.

Une cinquantaine de participants provenant notamment des secteurs de la santé et de l’éducation  ont pris une part active à ce webinaire qui a duré 90 minutes.  

Les 4 panélistes, en l’occurrence Alexandra Lamoureux (CAMH), Andréanne Fleck Saito (Équipe d’appui pour la santé mentale dans les écoles), Tammy Shubat (Ophea) et Russ Minnis (Conseil scolaire catholique Providence) ont présenté et commenté les résultats du Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO) réalisé par CAMH en 2013.

Ce qu’il y a d’intéressant avec ce sondage, c’est qu’il donne la possibilité de faire des comparaisons entre le comportement des élèves anglophones et francophones du même âge. Voir Figure 1.

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En bref, voici ce qu’on découvre comme résultats pour les aspects suivants : consommation de drogues et d’alcool, santé mentale et santé physique.

  1. Consommation  de drogues et d’alcool
    La proportion d’élèves francophones consommant du tabac à chiquer (14,5 %) est plus élevée que celle des élèves anglophones (5,4 %). Proportionnellement, les élèves francophones (13,6  %) sont moins nombreux que leurs pairs anglophones à signaler une consommation nocive ou dangereuse d’alcool (15,8 %).
  2. Santé mentale
    La proportion d’élèves francophones à avoir eu recours  au moins une fois aux services d’un professionnel en santé mentale au cours de l’année écoulée est plus élevée que celle des élèves anglophones (26,3 % vs 21,5 %). Cependant, les élèves anglophones (16,2 %) sont plus nombreux que leurs pairs francophones (8,6 %) à juger leur état de santé mentale passable ou médiocre.
  3. Santé physique
    Globalement, les élèves francophones considèrent leur état de santé physique plutôt bon. Toutefois,   ils sont proportionnellement plus nombreux à se considérer obèses (30 %) contre (24,6 %) chez les élèves anglophones. Les francophones sont aussi plus nombreux (60,5 %) à avoir eu une blessure ayant nécessité des soins médicaux au cours de l’année écoulée, alors que cette proportion tombe à 40,3 %  chez leurs camarades anglophones.

Si en gros les élèves francophones et non francophones ont des résultats très similaires dans la totalité des trois catégories, certaines différences statistiquement significatives méritent d’être prises en compte pour mieux adapter les programmes de santé mentale ciblant les jeunes francophones en particulier.

Tout compte fait, plus de 80 % des participants au webinaire pensent que les informations entendues  leur seront très utiles dans le cadre de leur travail. Une jeune participante a suggéré pour sa part qu’il serait important de partager les résultats du sondage avec les jeunes pour avoir aussi leurs réactions. C’est peut-être une nouvelle étape à explorer. 

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Premières étapes pour la planification des services en français

Offrir des services en français peut représenter un vrai défi pour un organisme qui n’a pas l’habitude de travailler avec les communautés francophones. Pour appuyer les organismes anglophones qui veulent offrir des services en français, l’été dernier, le Réseau CS a présenté un webinaire portant sur les premières étapes à considérer en vue de planifier et d’offrir des services en français. Les commentaires reçus à la suite du webinaire ont confirmé qu’il était nécessaire de créer une ressource à ce sujet. Cette ressource est intitulée « Premières étapes pour planifier des services en français » et elle est disponible en anglais et en français.


La ressource offre quelques réponses à une question souvent posée par les fournisseurs de service : par où commencer dans la planification des services en français? Une question à laquelle il est parfois difficile de répondre, surtout lorsqu’il s’agit de mise en place de services en français dans un contexte minoritaire.

Les deux messages clés qui ont été divulgués et qui méritent d’être retenus pour planifier les services en français sont les suivants :

1. Démarrer petit à petit. Il est essentiel de comprendre qu’il vaut mieux commencer avec un seul service, bien fait, au lieu d’en avoir plusieurs dont la qualité laisse à désirer. En ce sens, penser plutôt à un démarrage modeste et étendre graduellement l’offre de services en français.

2. Établir des partenariats stratégiques : Il est essentiel de travailler et de collaborer avec des partenaires francophones ou avec des organismes bilingues ou anglophones qui travaillent déjà avec les communautés francophones. Des accords formels ou informels avec ces partenaires peuvent faciliter la continuité de l’offre de services en français.

En tant qu’organisme francophone, vous pouvez aider vos homologues anglophones à comprendre les communautés francophones et fournir des solutions linguistiquement et culturellement appropriées.
Selon la nouvelle ressource, voici un tableau qui synthétise les premières étapes de la planification des services en français.

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Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les ressources ci-dessous :

Ressource « Premières étapes pour planifier des services en français »

De nos partenaires :

Trousse d'appui RH - Vers un service bilingue du RIFSSSO

Vers une culture organisationnelle bilingue - Trousse développée par Nexus Santé en partenariat avec Reflet Salvéo

Ontario 400e - Site web commémorant le 400e anniversaire de la présence des francophones en Ontario.

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Se « débrancher » pour retrouver « l’art et les bienfaits de la conversation »

La technologie influence largement nos vies et nos façons de faire, tout le monde s’entend là-dessus. Mais comment cette technologie est-elle en train de modifier ce quotidien est une question qui intéresse de plus en plus de chercheurs comme la réputée professeure américaine Sherry Turkle. Dans son nouveau livre intitulé Reclaiming Conversation: The Power of Talk in a Digital Age, Mme Turkle évoque des idées légèrement bouleversantes sur le sujet, notamment que :

Les rapports que nous entretenons avec la technologie (notamment le téléphone intelligent) sont en train d’endommager sérieusement nos relations interpersonnelles…

Plusieurs familles et écoles ont des règles strictes pour l’utilisation de la technologie dans leur environnement vu la nature omniprésente et très addictive de celle-ci. La professeure Turkle non seulement confirme ceci, mais elle va beaucoup plus loin en sonnant l’alarme au fait que les téléphones intelligents sont en train de miner notre créativité, notre productivité et nos relations personnelles. Mais comment, concrètement? Selon la professeure, le téléphone intelligent nous « promet » 4 choses :

  • tu ne seras jamais mort d’ennui
  • tu seras toujours entendu (par quelqu’un, quelque part) quand tu le veux;
  • tu ne seras jamais seul;
  • tu pourras porter ton attention là où TU le désires;

Le problème c’est qu’aucune de ces « promesses » n’est compatible avec bâtir des relations durables avec les autres, et dans nos communautés. De ce fait, si nous faisons tout ça avec notre téléphone, nous devenons nombrilistes et nous nous débranchons rapidement des autres. À titre d’exemple, elle cite l’humoriste américain Louis C.K. (qui a fait de cette question son sujet de prédilection) qui raconte : « Un enfant dit à un autre « tu es laid » et il voit la réaction chez l’autre et comprend qu’il vient de transgresser l’amitié. Le même enfant le fait par texto et il trouve ça drôle. Il n’a aucun « contact face à face » avec l’autre. Son geste est donc sans conséquence… » Mme Turkle prévient qu’à répétitions, ces petits gestes nous « débranchent » des autres. Le téléphone nous désensibilise, nous déshumanise et nous distance des autres.

Une autre des conséquences lourdes de notre surutilisation du téléphone intelligent est qu’il nous permet de toujours fuir l’ennui et la solitude. Et cela guette notre santé mentale et physique selon la chercheuse puisque l’ennui est la voie vers notre intériorité. C’est où nous « dialoguons » avec nous-mêmes et où nous cultivons notre imaginaire. Elle rappelle aussi que la solitude est importante pour développer son identité propre, sans quoi nous ne pourrons entretenir des relations véritables et profondes avec les autres. À preuve, elle donne l’exemple de combien nous fuyons instinctivement les gens qui n’ont pas un sens défini de qui ils sont… nous n’aimons pas l’insécurité chez les autres. Seules la solitude et une vie intérieure riche nous permettent de nous connaître et de nous définir.

Et bien que tout cela puisse paraître compliqué, nous l’avons tous ressenti ce sentiment de ne pas être « connecté » sur l’autre, et ce, sans trop savoir pourquoi. Peut- être pourrait-on agir sur cela en commençant d’abord chez-soi, dans sa famille, dans son couple, afin de nous garantir un environnement plus chaleureux et plus accueillant. Le téléphone intelligent est après tout, dans NOS mains…

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Réunis pour promouvoir une vie active à Kirkland Lake et les environs

Blogueuse invitée Kristin Berfelz, du Centre de ressources d’activité physique (PARC)

Le jeudi 26 novembre 2015, PARC (le Centre de ressources d’activité physique) s’est joint à plusieurs membres de la communauté de Kirkland Lake et des environs pour discuter de la façon de faire d’un mode de vie actif le choix facile pour tous dans la région du Nord du district de Timiskaming. Les Services de santé du Timiskaming ont organisé l’évènement auquel ont assisté des membres de tout âge de la communauté, du personnel des services de loisirs, le gestionnaire de projets locaux pour l’Action communautaire Enfants en santé, des représentants des Premières Nations de la région, du personnel du bureau de santé publique, ainsi que le maire. Lisa Tolentino de Réseau CS a animé l’évènement en faisant appel à la technique Forum Ouvert qui favorise les échanges ouverts entre les participants et qui préconise la résolution de problèmes par l’apport de solutions.


Nous avons commencé la journée en faisant connaissance avec les gens qui étaient présents, puis nous avons examiné des données sur la santé de la communauté (et des environs). L’examen de la situation actuelle et des atouts de la communauté a été un excellent point de départ pour alimenter la discussion sur ce que la communauté souhaite accomplir. L’outil graphique choisi a été une murale sur laquelle les individus présents ont inscrit les atouts que possède déjà la communauté (p. ex., infrastructures, services), ainsi que ceux qu’ils souhaiteraient voir dans la communauté à l’avenir. Cela a assuré que tous étaient sur la même longueur d’onde pour la journée.

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Pour commencer, le groupe a cerné les sujets associés à l’activité physique suscitant le plus d’intérêt dans la communauté, puis les participants se sont séparés en petits groupes pour discuter des obstacles aux occasions de faire de l’activité physique, des façons de faire participer la communauté (y compris ceux qui ne sont pas actifs à l’heure actuelle), et de faire la promotion de ce qui est déjà offert à Kirkland Lake. Chaque groupe a discuté de son sujet, de la façon de l’évaluer et de le quantifier, de ses causes, des options qui sont possibles pour l’aborder ou y remédier et des partenaires potentiels pouvant y contribuer. Après avoir recueilli cette information, un plan d’action de haut niveau a été créé pour déterminer ce qui pourrait être fait au cours des trois ou six prochains mois afin d’aller de l’avant avec les solutions.

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Bien souvent dans ce domaine, nous sommes encouragés à susciter la participation de différents partenaires et cet évènement témoigne de la valeur de le faire. Des liens ont été tissés pour de futurs partenariats et les membres de la communauté ont travaillé ensemble pour apporter des solutions inédites. Par exemple, c’est à partir des discussions portant sur le degré de connaissances de ce qui est disponible actuellement qu’est née l’idée de créer un babillard communautaire pour faire la promotion de toute sorte d’évènements, comme les évènements ou les sorties d’activité physique ou les ventes de garage. Ce fut très motivant et enrichissant qu’un si large éventail de membres de la communauté ait participé à cette journée.

PARC est heureux d’avoir eu l’occasion de mener ce groupe dynamique et de choisir les pauses d’activité physique afin de favoriser la créativité et, bien sûr, d’ajouter un peu de plaisir à la journée!

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Merci de nous avoir donné l’occasion de prendre part à cette journée d’échanges et d’apport de solutions!

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Le monde entier est un théâtre

Le discours-programme d’ouverture prononcé à la conférence de Réseau CS 2015 a donné matière à réflexion en ce qui a trait à l’engagement civique, en plus d’avoir été parsemé d’un brin d’humour.

M. Dave Meslin, chorégraphe communautaire, cumule 15 années d’expérience sur le terrain comme organisateur communautaire; il croit sincèrement qu’il est possible de surmonter l’apathie et de créer une culture d’engagement communautaire.  

Selon M. Meslin, l’apathie a eu des répercussions sur nos espaces publics et par conséquent, notre santé mentale.  M. Meslin offre comme exemple le riche en publicités Yonge-Dundas Square. Selon lui, « nous avons permis aux médias de décorer cet espace public et maintenant, nous ne voyons plus de nous-mêmes au sein de cet espace ».  

M. Meslin remarque que malgré sa population, la communauté d’activistes à Toronto reste petite. Ceci est peut-être encore plus vrai pour les organismes qui travaillent dans des milieux minoritaires. M. Meslin voit l’engagement civique comme étant équivalant à l’abolition du « quatrième mur », une expression utilisée au théâtre pour d’écrire un « mur » imaginaire qui sépare la scène des spectateurs.    

M. Meslin croit que pour surmonter la barrière créée par le quatrième mur, les membres de la communauté doivent ressentir un sentiment d’appartenance. Inspiré par Tooker Gomberg, qui a enterré une auto pour souligner la mort de la première personne nord-américaine tuée par une automobile il y a de cela 100 ans, les initiatives activistes de M. Meslin prennent souvent une certaine forme théâtrale. Il mentionne « qu’il est important d’unir activisme politique et éléments théâtraux, ainsi que de créer un sentiment d’appartenance. »

Selon M. Meslin, les gens investissent temps et argent pour entretenir ce qui leur appartient. À travers ses projets de jardinage guérilla et de Downtown De-Fence, M. Meslin a proposé aux individus des façons très particulières de s’impliquer au sein de leur communauté.

« Une personne qui lutte pour ses convictions est une personne plus heureuse », affirme M. Meslin. « On devrait enseigner aux enfants que leurs idées ont du poids. »

Tout au long de sa carrière, M. Meslin a démontré qu’il est possible d’accomplir de grandes choses même avec de petits budgets. En tant qu’activistes, nos ressources les plus précieuses demeurent les membres de notre communauté.

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Le défi «Crushed »

par Suzanne Schwenger
 
Gillian a été volontaire pour animer une activité utilisée par le Service de santé publique de Sudbury et du district pour attirer l’attention des médias et sensibiliser le public sur les directives de la consommation d'alcool à faible risque.
Gillian Mocktail
Cette activité s’appelle le défi «Crushed » et s’assimilait à un programme de télévision-réalité où trois contestataires ont reçu un ingrédient mystérieux : le gingembre. Ils ont dû créer un cocktail sans alcool qui était ensuite testé par trois juges.
 
Ces cocktails était jugés par leur apparence, leur originalité, leur goût et la meilleure utilisation possible de l’ingrédient mystère. Le cocktail < Spiky Cheer > de Gillian est arrivé en bonne seconde place.
 
Nous avons tous reçu un échantillon du cocktail dans un verre gradué qui mesure l’alcool avec précision (voir la photo).
Measure
La présentation contenait aussi le « défi versé » et parlait d’un évènement duo « cocktails sans alcool + denrées locales de saison » en restaurant. Ces trois activités ont généré une couverture médiatique importante – ce qui était la stratégie espérée.
 
Félicitations à Gillian et au Service de santé publique de Sudbury et du district pour leur approche novatrice à sensibiliser le public!
 
Notre Centre de ressources Meilleur départ a également un livret «  Cocktails sans alcool pour maman » accessible en français et en anglais. Visitez la page Web de Meilleur départ « Consommation de drogues et d’alcool » pour le télécharger ou le commander.

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Se rassembler pour des communautés en santé : en français!

Andrea Bodkin, Réseau CS

Après dix-huit mois de planification, la conférence de Réseau CS 2015 Se rassembler pour des communautés en santé : Agir pour le changement est terminée! 140 conférenciers de partout en Ontario nous ont rejoints pour les deux jours d’ateliers, des présentations narratives et des occasions de réseautage.

C’est une priorité pour Réseau CS d’offrir les services en français, et la conférence ne fait pas exception. Cette année, grâce à une contribution du Centre de ressources d’activité physique (PARC) et à l’appui financier du gouvernement du Canada, nous avons offert l’interprétation simultanée pendant la conférence. Notre partenaire Éducavie nous a donné des boutons « Je parle français » pour faciliter les conversations en français. Le mot-clic RassemblerCS a aussi facilité les discussions en français sur Twitter. En outre, nous avons offert un atelier et une présentation narrative en français.

Fr Tweet

Sylvie Boulet et Céline Lanteigne ont présenté un atelier en français au sujet de l’adaptation d’un programme en français. Basé sur leurs expériences d’adaptation du programme Resserrer les liens entre parents et jeunes, Sylvie et Céline ont parlé de la recherche et des étapes nécessaires. Les participants ont essayé une des activités du programme!

Erika Gates-Gasse a partagé les expériences de FrancoQueer et OCASI pour adresser les besoins des immigrants francophones LGBTQIA. Les deux organismes ont effectué une recherche sur ce sujet pour établir les solutions actives.

FR

Un autre atelier était au sujet de l’offre active des services en français. L’atelier était donné en anglais afin que les individus anglophones puissent en bénéficier. Lynn Brouillette et Patrick Delorme ont partagé leurs expériences et leurs conseils pour les organismes anglophones qui veulent offrir les services en français.

French Tweet 5

Pour célébrer son trentième anniversaire, Nexus Santé a organisé une soirée de réseautage francophone pendant cette conférence. Environ soixante francophones, francophiles et anglophones ont célébré la culture francophone et réseauté avec leurs collègues.

Nous avons reçu des commentaires positifs sur la conférence. J’espère que les participants francophones sont également satisfaits de leur expérience et je me réjouis à l’idée de participer à la conférence Se rassembler pour des communautés en santé 2017!

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Il est urgent que ça change…

Nous soulignerons deux dates d’importance en ce qui a trait à la lutte contre la violence faite aux femmes :

La première des deux journées a été proclamée par les Nations Unies il y a 16 ans pour honorer trois dominicaines sauvagement assassinées par un chef d’état tyrannique. « Ces trois femmes, malgré les arrestations et les tortures subies n’ont jamais cessé de se battre.  Elles en sont mortes » lit-on sur le site. Ici au Canada, depuis 26 ans nous commémorons les 14 jeunes femmes assassinées simplement parce qu’elles étaient femmes alors qu’elles étudiaient pour devenir ingénieures à l'École polytechnique de Montréal. Depuis quelques temps, des campagnes saisissent les 12 jours qui séparent ces deux dates tristes mais significatives pour sensibiliser le public à la lutte contre la violence faites aux femmes et aux filles.

Le but de telles journées est «de se questionner sur le problème de la violence faite aux femmes et aux jeunes filles. D'où la nécessité d'adopter des mesures concrètes pour la prévenir et l'éliminer. »

Avons-nous véritablement encore besoin d’en parler?

Pourquoi devons-nous soulever, chaque année, de pareilles tragédies qui ont ciblé si spécifiquement les femmes de ce monde? Tout simplement parce que la violence contre les femmes n’est pas encore chose du passé. Prenons à témoin les récentes allégations des femmes autochtones de la région de l’Abbitibbi. Des témoignages troublants de violence inouïe, gratuite et volontairement ciblée contre des femmes autochtones. Des évènements tragiques issus du Québec oui, mais qui font écho à bien d’autres semblables ailleurs au Canada comme le rapporte l’organisation internationale Human Rights Watch. Les statistiques leur donnent raison :les femmes autochtones sont susceptibles d’être tuées par leur partenaire huit fois plus que les femmes non-autochtones. Par ailleurs, le problème est beaucoup plus répandu dans la population générale que l’on ne le croirait : selon Canadian Women’s Foundation, la moitié des femmes au Canada ont été touchées par un incident de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 16 ans. Et en moyenne, une Canadienne meurt aux mains de son partenaire chaque 6 jour. Il est grand temps que ça change…

Portez votre ruban en guise de solidarité et dites « Non à la violence! »

La campagne du ruban blanc est une initiative qui vise à engager le dialogue autour de nous sur la violence faite aux femmes. C’est une façon bien simple et « tranquille » de montrer sa solidarité en disant « Non à la violence! » grâce au ruban blanc plié en forme de « V » et présenté à l’inverse. On le porte entre les 25 novembre et 6 décembre en se rappelant que la violence contre les femmes prend toutes les formes. Elle peut aussi très bien se dissimuler ou être explicite.

(source : http://www.scf.gouv.qc.ca/index.php?id=172)

C’est uniquement avec l’appui des amis et des membres de la famille que la femme en situation de violence peut se sentir suffisamment en sécurité et bien appuyée pour tenter de quitter sa situation. L’appui de ses proches est essentiel et crucial à l’amélioration de son sort et de celui d’autres femmes comme elle.

Prévenir vaut mieux que guérir

La vraie réponse pour contrer la violence, c’est la prévention. Et celle-ci doit débuter dès le plus jeune âge. Seule la prévention procure aux jeunes filles l’autonomisation et la confiance dont elles ont besoin pour être en mesure d’agir sur leur vie et leurs choix, et ce, de manière éclairée.

Quelques excellentes ressources clés pour venir en aide aux femmes en situation de violence :

Fem’aide, une ligne de soutien pour les femmes touchées par la violence (1-877-336-2433).

Consultez la carte des « Services aux femmes » de L’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes.

Un droit de famille< est un excellent lieu où aller chercher des informations de nature juridique sur sa situation afin de mieux s’outiller sur nos droits en tant que femmes.

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Perspectives d’une non-initiée à la conférence de Réseau CS

La conférence de Réseau CS a eu lieu les 12 et 13 novembre et j’ai eu le plaisir d’y assister. En tant que nouvelle employée de Nexus Santé, un des organismes partenaires de Réseau CS, j’ai pu me familiariser avec tout ce qui entoure le secteur de la promotion de la santé. Cela fait maintenant un peu plus de 2 mois que je travaille à Nexus Santé et j’ai beaucoup apprécié pouvoir associer des visages à des noms et rencontrer des personnes que je ne connaissais jusqu’alors que sur papier.

Les conférenciers, panélistes et présentateurs étaient les uns plus intéressants que les autres, abordant des sujets variés tels que la promotion de l’équité en santé, l’engagement civique et communautaire, la création de partenariats efficaces et j’en passe. J’ai tout particulièrement apprécié la présentation de M. Dave Meslin, chorégraphe communautaire et écrivain qui crée des campagnes communautaires non partisanes pour influencer le grand public et les décideurs. Même les dynamiseurs/brise-glace, que j’ai l’habitude d’appréhender, étaient des plus amusants.

Il convient aussi de souligner que plusieurs des ateliers et présentations bénéficiaient d’interprétation simultanée. Je me plaisais à écouter les présentateurs d’une oreille et l’interprétation de l’autre. Quel métier fascinant que celui d’interprète!

Je me dois également de mentionner le centre de conférence BMO, l’endroit où s’est tenue la conférence. Un établissement sans pareil! Des chambres aux salles de réunion, sans oublier la nourriture et bien sûr, la machine à café expresso et cappuccino. Ce sont les petits délices de la vie qui égaient nos journées n’est-ce pas?

Bref, la conférence a été des plus enrichissantes et inspirantes. J’ai hâte de participer à la prochaine!!!

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La sagesse des foules : Que pouvons-nous apprendre?

S’il y a une chose que nous, au Centre de ressources d’activité physique (PARC), avons apprise au fil des ans, c’est que ceux qui travaillent au sein de la communauté en connaissent souvent beaucoup plus que nous sur ce qui fonctionne ou non en ce qui concerne la promotion de l’éducation physique et santé en Ontario. Puisque vous êtes présents sur le terrain, vous êtes une précieuse ressource pour aider à la conception de programmes, de ressources et de politiques à l’échelle provinciale. C’est pour cette raison que nous sommes fiers de nous associer au Réseau CS pour présenter La sagesse des foules : trouver des solutions novatrices pour favoriser le changement communautaire lors de la Conférence du Réseau CS, Se rassembler pour des communautés en santé : agir pour le changement, qui aura lieu le 12 novembre 2015 à l’Académie BMO à Toronto.
 
Cette séance est spéciale parce que vous êtes les experts. Nous savons que les ateliers sont formidables, mais cette fois-ci, vous aurez l’occasion de participer et de faire part de votre expertise. Les participants auront de nombreuses occasions de poser des questions, de discuter avec des collègues et d’échanger leurs idées et leurs solutions. À la fin de la séance, les participants pourront participer à une activité pratique recensant les principaux défis et obstacles et les principales solutions dont ont discuté les participants. Ceux-ci seront présentés sous forme de bannière pour la durée de la conférence afin que vous ne manquiez aucune des conversations ayant eu lieu lors de la séance.
PARC est un des 14 centres de ressources de promotion de la santé en Ontario, et il est le Centre d’excellence pour la promotion de l’activité physique en Ontario. Nous avons comme objectif de soutenir le transfert de connaissances et de favoriser les occasions de mener une vie saine et active en Ontario. À cette fin, nous collaborons avec le Réseau CS depuis plusieurs années, offrant du soutien sous forme de formation et de consultation et en collaborant avec des communautés partout dans la province. Ce partenariat est des plus enrichissant et c’est avec enthousiasme que nous organiserons cette prochaine activité pour vous.  
 
Alors, venez nous faire part de vos défis, de vos obstacles et de vos solutions! PARC, le Réseau CS et vos partenaires dans le domaine veulent savoir ce que vous avez à dire! Vous êtes les experts et c’est à votre tour de nous transmettre vos connaissances.
 
Pour obtenir plus d’information sur la séance La sagesse des foules : Trouver des solutions novatrices pour favoriser le changement communautaire, rendez-vous au site Web du Réseau CS.
Pour en apprendre davantage à notre sujet, rendez-vous au site Web de PARC. Et n’oubliez pas de communiquer avec nous sur Twitter @PARCOntario au cours de la conférence en utilisant le mot-clic #RassemblerCS pour nous laisser savoir ce que vous pensez de la séance et pour poursuivre la conversation!

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L'Offre Actif

Depuis les cinq dernières années, Réseau CS aide des organismes et des groupes communautaires à travailler plus efficacement avec les populations francophones et à offrir des services en français. Nous avons développé une série de ressources et de webinaires sur ces sujets et je suis ravie d’annoncer qu’un atelier intitulé « L’offre active : Un outil simple pour offrir des services en français» sera offert à la conférence de Réseau CS.

Développé par Nexus Santé et le RLISS du Centre de Toronto, l’outil« Active Offer Toolkit : a practical guide to clear and effective French Language Services » encourage les organismes anglophones à offrir leurs services en français.

L’offre active est une méthode proactive qui vise à offrir des services de santé dans la langue française de façon régulière et permanente et qui encourage les organismes à acquérir des ressources francophones d’emblée, tant humaines que matérielles, au lieu d’attendre de se faire demander si leurs services sont offerts en français.

La trousse sur l’offre active propose un nouveau modèle pour offrir des services en français. L’atelier présenté à la conférence donnera un aperçu du concept et des exemples de pratiques exemplaires dans ce domaine. Par le biais de discussions en groupe, les participants appliqueront les outils à leur travail et découvriront comment leur organisme peut développer leurs capacités en matière de prestation de services en français.

ACTIVE OFFER

Patrick Delorme, Consultant bilingue en promotion de la santé avec Nexus Santé, présentera l’atelier en anglais. L’interprétation simultanée en français sera offerte.

En espérant vous voir à l’atelier!

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#NousComptons!

« À écouter le débat des chefs hier soir, l’on croirait que les francophones hors Québec n’existent pas. » affirmait Denis Vaillancourt, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) lors de son discours à Sudbury le 25 septembre, Journée officielle des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens. La Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) renchérissait :
 
« (…) 2,6 millions de citoyens francophones ont été exclus. Plusieurs enjeux qui les concernent méritent d’être abordés de front par les dirigeants politiques. »
 
Bien évidemment que les autres thèmes abordés lors de ce débat télévisé, notamment l’économie, l’immigration et la santé préoccupent les citoyens francophones de la province également. Mais pratiquement tous ces thèmes sont teintés des particularités de la réalité de minoritaire, laquelle donne nécessairement une autre couleur aux débats de cette élection fédérale. De là l’intérêt de se faire entendre selon l’AFO, qui a lancé sur son site un formulaire qui donne la voix aux Franco-Ontariens et qui a été un participant actif dans l’univers de la twittosphère avec le mot-clic #nouscomptons.
 
Qu’il s’agisse de la sauvegarde et de l’amélioration des prestations de services juridiques ou des services de santé en français, de la question de la création d’une université franco-ontarienne ou encore, du manque de respect de la Loi sur les langues officielles, plusieurs problématiques sont toujours bien présentes en Ontario. Dans la communauté franco-canadienne on s’inquiète aussi de la disparition de plus en plus de journaux francophones, une courroie de transmission importante pour rejoindre le lectorat de langue française. Le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, a d’ailleurs ouvert une enquête le mois dernier sur le financement des médias hors Québec.
 
Au dire du directeur général de l’AFO, Peter Hominuk, « Nos communautés [francophones] vont bien, mais elles pourraient aller beaucoup mieux. » Il s’agit donc, le lundi 19 octobre prochain, de se rendre en grand nombre pour afficher haut nos couleurs de vert et de blanc afin de choisir un nouveau gouvernement canadien qui veillera aux intérêts des francophones de l’Ontario et du Canada. En espérant que la tendance actuelle de la baisse vertigineuse des taux de participation sera cette fois renversée.
 
Renseignements utiles :
 
Pour exercer son choix démocratique, il faut d’abord s’assurer d’être inscrit correctement à la liste électorale. Par la suite, l’on peut voter par anticipation du 9 au 12 octobre ou le jour même, le lundi 19 octobre. Pour connaître et comprendre ses droits et ses responsabilités en matière d’élection on consulte le site officiel d’Élections Canada. Et méfiez-vous des tentatives d’influencer votre choix si l’on vous conduit à votre bureau de scrutin, notamment par des bénévoles d’un parti politique!

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Pourquoi les professionnels francophones devraient participer à la conférence 2015 de Réseau CS

par Patrick Delorme, consultant bilingue en promotion de la santé, Nexus Santé/Réseau CS

Elles sont nombreuses les raisons pour lesquelles les professionnels francophones travaillant dans le secteur de la promotion de la santé ou des services communautaires devraient participer à la conférence 2015 de Réseau CS. Voici les 5 raisons majeures pour lesquelles il ne faudrait manquer pour rien au monde cet événement les 12 et 13 novembre prochain.

1. La conférence est officiellement bilingue

L’une des grandes nouveautés de la conférence 2015 cette année c’est qu’elle est officiellement bilingue. Les présentations  seront faites dans l’une ou l’autre des deux langues officielles du Canada l’anglais et le français. Il n’est pas superflu de souligner que la plupart des présentations en anglais seront interprétées de façon simultanée en français.

2. Une occasion de développement professionnel  

Le programme de la conférence 2015 comporte des sujets riches et variés nous invitant à agir pour le changement. En participant à cet événement vous allez sans aucun doute acquérir de nouvelles connaissances ou les actualiser! Pour avoir une idée de ce qui vous attend, veuillez jeter un coup d’œil sur le programme préliminaire.

3. Le profil des conférenciers

Les conférenciers et conférencières sont de grande crédibilité et de renom national et international. Ils ont été triés sur le volet par le comité organisateur. Ils sont tous experts dans leur domaine. Par surcroit, beaucoup d’entre eux sont bilingues et seront en mesure de s’engager avec vous en anglais ou en français.

4. Des thématiques d’intérêt pour la communauté francophone

Des thématiques d’actualité  intéressant particulièrement la communauté francophone sont à l’ordre du jour. Citons entre autres l’atelier sur l’offre active des services de santé en français que Nexus Santé animera en collaboration avec le Consortium National de Formation en Santé (CNFS); et l’atelier sur les étapes pour adapter avec succès un programme anglophone pour la communauté francophone, soit le programme de renforcement des liens Parents-adolescents. Il y aura aussi une présentation narrative qui sera faite par Francoqueer et Ontario Council of Agencies Serving Immigrants (OCASI) sur les défis et enjeux auxquels font face les immigrants LGTBQ francophones en Ontario.

5. Une occasion de réseautage

Finalement, la conférence offrira l’occasion de faire du réseautage avec d’autres professionnels francophones, bilingues et anglophones. Vous aurez l’occasion de côtoyer vos pairs, d’échanger avec eux vos récits et vos expériences.
 
À ne pas manquer: une réception sera offerte en l’honneur des francophones le jeudi 12 novembre  de 17 h à 19 h. Que vous soyez anglophone, francophile ou bilingue, venez célébrer avec nous les 400 ans de la présence francophone en Ontario au cours de cette soirée!
 
Petit conseil : n’oubliez pas vos cartes de visites. Elles vous seront utiles!
 
 

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Pourquoi favoriser les récits

par Gillian Kranias, consultante bilingue en promotion de la santé


Depuis sept ans, je poursuis mon intérêt au récit. Le récit permet de mieux communiquer les idées, de mobiliser les membres de la communauté et faciliter le plaidoyer auprès des représentants politiques.

Cette année, le Réseau CS a décidé de mettre l’emphase sur les présentations narratives lors de la conférence 2015. Il nous reste à voir l’impact de ces sessions.

En attendant, voici quelques caractéristiques de l’approche narrative que je suis arrivée à comprendre au fil du temps:

On assimile mieux avec l’appui d’un récit.

Pendant toute l’histoire avant l’ère de l’écriture, on assimilait et on se souvenait des informations principalement grâce aux récits. Ce n'est donc pas étonnant qu’il existe maintenant des preuves scientifiques qui confirment et expliquent comment les connexions de notre cerveau favorisent l’assimilation d’informations qui se présentent dans un récit. Le livre de Kendall Haven «Story proof : The science behind the startling power of story » en est un très bon exemple.

Les récits favorisent la transmission d’idées et de situations complexes.

Les traditions indigènes valorisent les récits en partie parce qu’elles reconnaissent l’importance d’une approche holistique. On dit que certaines informations d’un même récit ne peuvent être isolées sans perdre leur signification originelle. Ainsi, un récit isolé ne transmet pas alors tous les aspects d’une situation. C’est à travers l’assimilation de plusieurs récits (et peut-être accompagnés de faits) qu’on arrive à mieux comprendre une situation complexe.

Le récit a le pouvoir de nous faire passer à l’action.

Parce qu’un bon récit suscite nos émotions, nous y trouvons souvent une motivation pour chercher une solution dans une situation difficile, ou pour trouver le temps et l’énergie d’avancer. Dans les mouvements d’action communautaire et les initiatives collaboratives « la narration publique » est une technique de construction de récits de plus en plus populaire. Pour en savoir plus sur cette technique, vous pouvez vous référer à ce document qui offre une formule simplifiée : mon historie, notre histoire, l’histoire d’aujourd’hui.

Cher lecteur, je n’ai partagé aucun récit dans ce blogue. Je compte poursuivre mon chemin pour chercher à découvrir davantage le pouvoir des récits. Cependant, si jamais on se rencontre à la conférence, n’hésitez pas à partager avec moi des récits et d’autres idées; ce sera une bonne source de motivation pour moi et une bonne occasion pour qu’ensemble on continue à se mobiliser pour des communautés équitables et en santé.

À novembre!

 

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« Maman, j’ai faim! »

Des milliers de jeunes enfants en situation de pauvreté sont rentrés à l’école avec le ventre creux. Au Canada, « 15 % des enfants […] peinent à trouver de quoi manger suffisamment à la maison » et « 1 enfant sur 7 risque de ne pas déjeuner » selon le Club des petits déjeuners. La pauvreté infantile au Canada est un réel problème qui nous concerne tous :  « Nourrir les enfants qui ont faim ne fait pas qu’améliorer leur bien-être (et le nôtre), […] il s’agit d’une question qui concerne l’économie, les soins de santé et l’éducation. » pour répéter Kristy Taylor, directrice générale de Show Kids You Care, un réseau national de programmes de repas destinés aux enfants canadiens connaissant la pauvreté et autres situations difficiles.

Compte tenu des liens étroits existants entre la santé et la bonne alimentation, on ne s’étonne pas devant les effets dévastateurs que la faim peut engendrer chez un jeune enfant. En effet, selon Santé Canada,

« Le développement et le maintien de saines habitudes alimentaires pendant l’enfance favorisent la santé, la croissance, et le développement cognitif. L’adoption de saines habitudes alimentaires pendant l’enfance est associée à une réduction du risque de maladies chroniques et d’obésité pendant le reste de la vie. »

Donc, veiller à ce que les jeunes enfants ne souffrent pas de pauvreté et de faim est d’autant plus important lorsque nous savons, toujours selon Santé Canada, que « Des données probantes [supposent] que les habitudes alimentaires développées pendant la petite enfance perdurent à l’adolescence et à l’âge adulte. » Il s’agit donc de leur donner un bon départ. Si nous nous préoccupons de la pauvreté infantile et des enjeux liés à la faim, nous nous occupons nécessairement de l’avenir collectif.

Reconnaître la faim dans nos communautés

Nexus Santé et son portail Meilleur départ se penche largement sur la question et fait ressortir un fait sous-jacent de base à cette problématique – un cercle vicieux dans lequel se retrouvent plusieurs personnes : « Les gens ayant un faible revenu sont plus susceptibles de faire face à des inégalités en santé, car ils sont moins en mesure de choisir l’endroit où ils vivent, les aliments qu’ils consomment, le type d’emploi qu’ils occupent et les loisirs qu’ils pratiquent. » Sa ressource pour les intervenants du domaine de la santé et des services sociaux I’m still hungry(en anglais seulement), se penche avec beaucoup d’aplomb et de considération sur la question. La publication abonde en bonnes adresses web très pertinentes sur le sujet – une ressource à consulter!

Nous avons tous un rôle à jouer

Il est indéniable que les politiques publiques doivent contribuer largement à l’amélioration d’un problème comme la pauvreté infantile. L’Ontario en a fait un de ses trois piliers essentiels dans sa nouvelle Stratégie ontarienne de réduction de la pauvreté afin de « rompre le cycle intergénérationnel de la pauvreté en améliorant les perspectives des enfants, plus particulièrement par l’entremise du système d’éducation. »

En tant que parents, nous avons tous un devoir de nous assurer que nos enfants ont tout ce qu’il leur faut pour réussir. Une saine alimentation est à la base de cette préoccupation. Et en tant que société, nous devons veiller à ce que tous les enfants aient ces mêmes opportunités. Alors pour cette rentrée, peut-être pouvons-nous songer à comment nous pouvons tous y contribuer. Le Club des petits déjeuners est un excellent point de départ…

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