Le blogue

Bienvenue au blogue de Réseau CS! Notre blogue vous renseignera sur l’actualité, les ressources et les sujets touchant la promotion de la santé ainsi que les événements, activités et ressources de Réseau CS. Parmi nos blogueurs, nous comptons des membres du personnel et des consultants de Réseau CS, ainsi que des membres de nos organisations partenaires, des clients et des experts dans le domaine de la promotion de la santé. Veuillez noter que les opinions affichées sont celles des auteurs et pas nécessairement celles de Réseau CS ou de notre bailleur de fonds.

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Un nouveau programme pour le bien-être des enfants ontariens…

« Si nous voulons que nos enfants atteignent leur plein potentiel, il nous faut leur donner le meilleur départ possible ». Avec ces mots, la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, a lancé un nouveau programme pour aider les enfants à être plus actifs et plus en santé.

L’Action communautaire Enfants en santé (ACES) est un élément clé de la Stratégie ontarienne pour la santé des enfants. Le programme ACES est basé sur la méthodologie EPODE (Ensemble prévenons l’Obésité des enfants / Together Let’s Prevent Childhood Obesity). Durant les trois prochaines années, quarante-cinq collectivités participeront à ce programme pour développer et mettre en œuvre des initiatives communautaires et des activités qui feront la promotion d’habitudes de vie saine. La communauté francophone du Canton d’Alfred et d’autres communautés bilingues participeront au programme.

Réseau CS est fier d’offrir des conseils et du soutien aux collectivités. Nous travaillons avec trois centres de ressources de promotion de la santé : Centre de ressources d’activité physique; Renforcement des capacités en promotion de la santé et Centre de ressources en nutrition. Ensemble, nous offrirons des webinaires, des services de consultation, et des occasions d’échange pour les collectivités dans le but de partager leurs expériences.

La semaine dernière, certaines collectivités ont commencé leurs activités. Après plusieurs mois de coordination, de planification et d’espérance, ACES est maintenant bien lancée dans les communautés locales! Je me réjouis de travailler avec les collectivités et je suis impatiente de voir leur succès.

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Jeter de la lumière sur une dure réalité

Les personnes qui vivent avec un handicap ou une incapacité quelconque sont très vulnérables et plus susceptibles de gagner de faibles revenus, les plaçant souvent en situation de pauvreté.

Cette dure réalité est d’autant plus vraie chez les femmes vivant avec une invalidité de longue durée note le Wellesley Institute. Dans une récente étude de l’institut, on relève que les femmes sont encore plus durement touchées, car leur situation financière est souvent plus précaire et qu’elles souffrent souvent de conditions de santé chroniques.

L’institut, qui jadis était un établissement hospitalier de renom, s’est doté depuis sa fermeture en 1998 d’un nouveau mandat, soit d’être un leader en recherche et en élaboration de politiques en matière de santé. Son but principal est de trouver des solutions aux disparités importantes qui existent en matière de santé en milieu urbain. Dans cet esprit, l’institut s’est penché sur le sort de 15 femmes de la région métropolitaine de Toronto et vivant avec des incapacités de longue durée afin de jeter un regard approfondi sur leur réalité et la nature précise des défis auxquels elles doivent faire face quotidiennement.

Un souhait : une meilleure coordination du système de soutien

L’étude du Wellesley Institute, intitulée « Women Living with Long-Term Disabilities in Ontario» peint un portrait complexe de la vie de ces femmes. Principalement, les programmes publics de soutien leur venant en aide sont trop souvent mal coordonnés. Selon l’étude, ce manque de coordination rend très difficile la « navigation » au sein du système d’aide. Il en résulte que les gens qui sont dans le besoin ne reçoivent que peu ou pas du tout d’aide. Ce problème, jumelé à une situation financière bien précaire, fait en sorte que les femmes faisant l’objet de la recherche vivent des situations difficiles et parsemées d’embûches. En gros, les entrevues détaillées avec ces femmes ont révélé trois grandes problématiques récurrentes :

  • le traumatisme de vivre avec une incapacité de longue durée;
  • les défis à naviguer dans le système d’aide aux personnes ayant une invalidité (l’évaluation de départ, application pour l’obtention d’aide, rôle des travailleurs sociaux, défis que posent les couvertures et les avantages des divers programmes, etc.).
  • les conséquences sociales de vivre avec de telles conditions (par exemple la stigmatisation associée au fait de vivre avec une invalidité, l’exclusion sociale, les problèmes liés à l’identité, etc.).

Ce n’est pas la panacée de tous les maux, mais…

L’Institut ne prétend pas avoir toutes les réponses avec un échantillon aussi petit. Cependant l’étude a le mérite de dévoiler des conditions récurrentes et similaires chez les femmes interviewées. Les problématiques sont bien consistantes et communes aux 15 – ce qui laisserait supposer que la situation pourrait être semblable chez d’autres femmes avec invalidité ailleurs au pays.

En ce sens, cette étude jette de la lumière sur une situation désormais difficile à ignorer. Espérons qu’organismes sociaux et de santé, hôpitaux, agences gouvernementales, conseils consultatifs en santé etc. en prennent bonne note afin de mettre en place des mesures nécessaires pour améliorer le sort de ceux et surtout de celles qui vivent cette dure réalité.

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Premières étapes pour la planification des services en français

par Patrick Delorme
 
Récemment le Réseau CS a présenté un webinaire sur les premières étapes de planification des services en français. Ce webinaire s’inscrit dans le cadre de toute une série de webinaires du même genre (Créer une culture organisationnelle bilingue, recruter et retenir un personnel  bilingue, engager les communautés francophones) offerts dans le but de renforcer les capacités des planificateurs et des fournisseurs de services  en matière d’offre de services en français.
 
Ce dernier webinaire  a voulu apporter quelques éléments de réponse à une question souvent posée par les fournisseurs de service: par où commencer dans la planification des services en français? Cette question pourtant simple, n’est pas toujours facile à répondre surtout quand il s’agit de mise en place de services en français dans un contexte minoritaire. C’est pourtant, ce que nous avons tenté de faire dans ce webinaire.

Les deux messages clés qui ont été divulgués et qui méritent d’être retenus pour planifier les services en français sont les suivants :

1.    Démarrer petit à petit. Il est essentiel de comprendre qu’il vaut mieux commencer avec un seul service, bien fait, au lieu d’en avoir plusieurs dont la qualité laisse à désirer. En ce sens, penser plutôt à un démarrage modeste et étendre graduellement l’offre de services en français.

2.    Établir des partenariats stratégiques: Il est crucial de travailler et de collaborer avec des partenaires francophones ou avec des organismes bilingues ou anglophones qui travaillent déjà avec les communautés francophones. Des accords formels ou informels avec ces partenaires peuvent faciliter la continuité de l’offre de services en français.

Ces deux éléments sont à prendre en considération dès le début de toute planification de services en français. Ils seront développés plus en détails dans une ressource à sortir ultérieurement par le Réseau CS.

Pour finir, voici un tableau qui synthétise les premières étapes de la planification des services en français discutées au cours du webinaire.

Capture
 
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter les ressources ci- dessous :
Diapositives - First Steps in FLS Planning  (Anglais seulement)

Ressources utiles :

Du Réseau CS: Getting Started With……Planning French Language Services Une liste de toutes les ressources  sur les services en français produits par le Réseau CS en français et en anglais.

De nos partenaires :
Trousse d'appui RH - Vers un service bilingue du RIFSSSO

Vers une culture organisationnelle bilingue Trousse développée par Nexus Santé en partenariat avec Reflet Salvéo

Ontario 400e site web commémorant le 400e anniversaire de la présence des francophones en Ontario.
 

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Ahhhhhh, de l’air frais ça fait du bien !

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La lecture du mois – Garder les enfants à l’intérieur : un plus grand risque! – Bulletin de l’activité physique chez les jeunes de ParticipACTION

« Tassez-vous de là, laissez-les jouer! » En gros, c’est ce que nous dit le nouveau rapport de ParticipACTION intitulé « Garder les enfants à l’intérieur : un plus grand risque! »

En tout, ce rapport évaluant l’activité physique chez les enfants et les jeunes au Canada en utilisant  attribue une note de D –
à l’ensemble du montant d’activité physique atteint pour la troisième  année consécutive. Cette note, loin d’être passante, demeure stable afin  de refléter un groupe d’âge qui réussit bien (enfants âgés de 3 à 4 ans) et la majorité qui réussit moins bien (jeunes âgés de 5 à 17 ans).


 
Pour la première fois, le bulletin se positionne sur le jeu à l’extérieur et dans la nature et présente un énoncé de position sur le jeu actif à l’extérieur développé par le Groupe de recherche sur les saines habitudes de vie et l’obésité du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (HALO-CHEO), ParticipACTION et un regroupement de 12 organisations et appuyée par plus de 1 600 intervenants de partout au Canada et dans le monde.


Quelques faits saillants :
•    Les enfants ontariens d'âge préscolaire passent deux fois plus de temps à être actifs lorsqu'ils jouent dehors
•     Les étudiants font 35 % plus de pas lorsque les cours d'éducation physique se déroulent dehors.
•    Seulement 9 % des jeunes âgés de 5 à 17 ans font 60 minutes d’activité essoufflante chaque jour.
•    Les jeunes Canadiens âgés de 9 à 17 ans qui jouent à l'extérieur après l'école obtiennent 20 minutes d'activité physique   essoufflante de plus par jour, et sont trois fois plus susceptibles de satisfaire aux Directives canadiennes en matière d'activité physique.
•    Les enfants de 5e et 6e année à qui l’on permet, fréquemment ou toujours, de sortir à l’extérieur et d’explorer sans supervision obtiennent 20 % plus d’activité intense que ceux qui sont constamment supervisés.

Si vous voulez apprendre davantage sur le rapport, ses observations et ses recommandations, veuillez consulter le rapport ici
Vous pouvez .également consulter l’infographique ici



Blogue - Le jeu risqué : laissez les enfants connaître leurs limites et développer leur confiance

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Consommation de drogues, santé mentale et bien être chez les élèves francophones de l’Ontario

Patrick Delorme
Consultant Bilingue en Promotion de la santé, Nexus Santé

La semaine du 4 au 10 mai a été consacrée semaine nationale de la santé mentale. L’occasion est donc propice pour partager avec vous quelques résultats relatifs aux élèves francophones en provenance  du plus récent sondage(2013) sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO)1.

Si ces informations  existaient déjà pour les élèves anglophones, tel n’a pas été le cas pour les élèves francophones. C’est maintenant chose faite grâce au Centre de Ressource en promotion de la santé  de CAMH qui les a publiées dans son Cyberbulletin de Mars 2015, vol.16, No 1. Une comparaison entre les élèves francophones et non francophones est dès lors rendue possible. Les facteurs tels que sexe, année scolaire, âge  et région ont été supprimés pour faciliter la comparaison. 

Voici en essence ce que révèlent les résultats pour les aspects suivants : consommation d’alcool, santé mentale et santé physique.

  1. Consommation  de drogues et d’alcool
    La proportion d’élèves francophones rapportant une consommation de tabac à chiquer (14,5%) est plus élevée que les élèves anglophones (5,4%). Les élèves francophones tendent à prendre des remèdes contre la toux ou le rhume pour « planer » plus souvent que leurs camarades anglophones (respectivement 15,9% et 9,2%)
    Proportionnellement, les élèves francophones (13,6%) sont moins nombreux que leurs pairs anglophones à signaler une consommation nocive ou dangereuse d’alcool (15,8%)
  2. Santé mentale
    Selon le sondage, la proportion d’élèves francophones  à avoir recours  au moins une fois aux services d’un professionnel en santé mentale au cours de l’année écoulée, est plus élevée que les élèves anglophones (26,3% vs 21,5%). Cependant, les élèves anglophones (16,2 %) sont plus nombreux que leurs pairs francophones (8,6%) à juger leur état de santé mentale passable ou médiocre.
  3. Santé physique
    Globalement, les élèves francophones  considèrent leur état de santé physique plutôt bon. Toutefois,   ils sont proportionnellement plus nombreux à se considérer obèse (30%) contre (24,6)% chez les élèves anglophones. Les francophones sont aussi plus nombreux (60,5%) à avoir eu une blessure ayant nécessité des soins médicaux  l’année écoulée alors que cette proportion tombe à  40,3%  chez leurs camarades anglophones.

Ces données ont été recueillies auprès d’un échantillon de plus de 10,200 élèves francophones et anglophones répartis sur tout l’Ontario. L’échantillon est représentatif de près d’un million d’élèves  des écoles publiques de langue française et anglaise de la 7e à la 12e année.

Pour accéder au Cyberbulletin : Drug Use, Mental Health and Well-Being Among Francophone Students in Ontario [en français]


1  Le SCDSEO est un sondage mené tous les 2 ans en Ontario depuis 1977. Il vise à surveiller notamment  la consommation de drogue, l’état de santé mentale et physique, les jeux de hasard et d’argent auprès des élèves de la 7e à la 12e année.

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Le temps : grand guérisseur de tous les maux?

Avec ce blogue, nous poursuivons notre série sur la santé mentale en nous penchant cette fois sur la santé mentale des Métis, des Inuits et des Premières nations. La santé mentale est une question de santé et de société complexe qui requiert un soutien particulier et soutenu des proches et des communautés. Rien de plus vrai pour les trois communautés qui nous concernent ici. À lui seul, le legs des écoles résidentielles imposées sur ces peuples a anéanti la mémoire collective d’au moins deux générations complètes, leur enlevant leur identité, leur histoire orale, leur culture et leurs repères identitaires essentiels. Les ravages des pensionnats en matière de santé, notamment en santé mentale et en problèmes liés à la toxicomanie entre autres, sont anormalement élevés, trop répandus et ont toujours aujourd’hui des effets dévastateurs sur ces communautés (tabagisme, taux de suicide élevé entre autres). Sans oublier les plus de 4000 enfants autochtones qui y sont décédés, les abus successifs et souvent violents infligés sur quelque 150 000 enfants qui y sont passés, se font sentir de manière désastreuse aujourd’hui. Le Centre des Premières Nations (CPN), responsable de gérer les priorités et les besoins de santé uniques des Premières nations y fait écho :

« Les politiques de colonisation et d’assimilation, comme le placement des enfants autochtones dans les pensionnats, l’interdiction des cérémonies traditionnelles et les politiques et pratiques contemporaines qui cherchent à réglementer la vie des peuples des Premières nations peut avoir des conséquences nuisibles sur la santé et la qualité de la vie dans les communautés des Premières nations et ces conséquences peuvent se transmettre sur plusieurs générations. Certaines de ces conséquences sont associées au syndrome de stress post-traumatique (SSPT). »

Aux grands maux, les grands moyens?

Bien que les écoles résidentielles soient au cœur de bon nombre des problèmes de santé mentale vécus par ces peuples, on parle de plus en plus ouvertement et franchement des effets dévastateurs que le colonialisme a eus dans son ensemble sur ces trois peuples natifs du territoire canadien :

« Une grande partie des problèmes de santé mentale et physique, auxquels font face les communautés des Premières nations, sont enracinés dans les conséquences de traumatismes psychologiques (de) violation des droits humains et (de l’) appauvrissement résultant de la colonisation. » affirme le CPN.

L’organisme cite d’ailleurs le rapport de force déséquilibré entre le Canada et ses peuples indigènes comme étant la grande source des maux actuels :

« La tradition colonialiste du Canada a renversé l’autorité naturelle des Premières Nations dans divers secteurs de la santé : (a) Éducation (p.ex. l’établissement des pensionnats et un système public inadapté); (b) Économie (p.ex. la perte des territoires et le pillage des ressources naturelles); (c) Politique (p.ex. la gouvernance en fonction de la Loi sur les Indiens au lieu des liens traditionnels de parenté et des pouvoirs des chefs); (d) Pouvoir (p.ex. l’interdiction de pratiques spirituelles et autres pratiques indigènes qui constituent le fondement du pouvoir autochtone). Selon la perspective indigène, il faudrait rapatrier l’ensemble de ces systèmes. »

Des tentatives de réconciliation…

Dans le but d’entamer une réconciliation, la Commission de vérité et de réconciliation du Canada a débuté son travail d’écoute et de documentation pour permettre aux communautés autochtones de se raconter – un premier pas vers la guérison. Le mandat est clair et éloquent : « La révélation de nos expériences communes aidera à libérer nos esprits et à ouvrir la voie à la réconciliation. » Ayant sillonné un peu partout au Canada depuis 2 ans à la rencontre de ceux qui ont vécu ces traumatismes-chocs, la Commission ferme la boucle à Ottawa entre le 31 mars et le 3 juin prochain. En solidarité à la démarche, nous pouvons agir en nous joignant aux peuples autochtones du Canada le 31 mai prochain alors qu’aura lieu la Marche pour la réconciliation dans la capitale nationale. Le but de la marche en quelques mots très sages : « Notre avenir dépend de notre capacité à simplement s’entendre et se respecter mutuellement pour les dons uniques que nous apportons. (…) nous marcherons pour exprimer notre détermination à reconstruire les relations entre les peuples autochtones et tous les Canadiens.»

La route de la guérison est très longue. Mais pour qu’elle ait lieu véritablement, le CPN rappelle que la santé mentale pour les Premières Nations dépasse uniquement le traitement : « nous devons absolument analyser les facteurs sociaux, spirituels, historiques, politiques et économiques qui favorisent le mieux-être au lieu de se concentrer exclusivement sur les anomalies mentales ou comportementales ». La route est effectivement très longue, mais les valeurs de la Commission de vérité et de réconciliation sont les piliers sur lesquels repose un avenir plus prometteur : l’espoir, le respect et la réconciliation. Lectures suggérées : Pour un compte rendu succinct et percutant sur la Commission et son importance, consultez cet article paru dans Le Devoir. Ressources et informations statistiques gouvernementales qui dépeignent un portrait réel et choc sur l’état de santé des Premières nations. La Commission de la santé mentale du Canada propose un dossier fort utile sur la question en cause. Le Centre de la collaboration nationale de la santé autochtone fait le point sur les normes coloniales en tant que déterminants de la santé mentale des autochtones.

Lectures suggérées :
   
Pour un compte rendu succinct et percutant sur la Commission et son importance, consultez cet article paru dans Le Devoir.

Ressources et informations statistiques gouvernementales qui dépeignent un portrait réel et choc sur l’état de santé des Premières nations.

La Commission de la santé mentale du Canada propose un dossier fort utile sur la question en cause.

Le Centre de la collaboration nationale de la santé autochtone fait le point sur les normes coloniales en tant que déterminants de la santé mentale des autochtones.

 

 

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« Je tiens à toi » – un message à envoyer à nos ados

À la veille de la Semaine de la santé mentale 2015 du 4 au 10 mai prochain et de la Journée nationale pour la santé mentale des enfants et des adolescents du 7 mai, nous poursuivons notre série sur la santé mentale avec un intérêt particulier ce mois-ci sur les thématiques qui concernent les jeunes.

Un portrait de la santé mentale de nos enfants

•    1 élève sur 7 qualifie sa santé mentale de passable ou de médiocre.

•    1 élève sur 4 n’a pas su à qui s’adresser au sujet d’un problème de santé mentale.

•    1 élève sur 4 a signalé une détresse psychologique.

•    1 élève sur 8 a pensé sérieusement à se suicider au cours de l’année scolaire.

•    1 élève sur 15 déclare avoir 3 ou 4 des problèmes concomitants suivants : détresse psychologique, comportement antisocial, consommation d’alcool, problème de consommation de drogues.

Notons que dans tous les cas ci-haut, les filles étaient deux fois plus affectées que les garçons.

•    La majorité des élèves (81 %) consulte les sites de médias sociaux tous les jours. Environ un élève sur dix y passe au moins cinq heures par jour.

•    Un élève sur cinq (21 %) s’adonne à des jeux vidéo tous les jours ou presque, et presque quatre fois plus de garçons que de filles jouent à ces jeux (32 % par rapport à 9 %). Six pour cent des élèves consacrent au moins cinq heures aux jeux vidéo chaque jour.

•    Un élève sur cinq (19 %) a déclaré avoir été victime d’intimidation sur Internet au cours de l’année écoulée. Les filles sont plus susceptibles de signaler avoir été victimes de cyberintimidation que les garçons (23 % par rapport à 16 %).*

Selon un des documents phares de la Commission de la santé mentale du Canada en la matière, le nerf de la guerre, c’est une intervention précoce : d’abord, il faut reconnaître les signes avant-coureurs et savoir agir aussitôt dessus. Ensuite, il est nécessaire de fournir un appui soutenu, suffisant et approprié. À propos, le Centre d’excellence de l’Ontario en santé mentale des enfants et des adolescents basé à CHEO (Hôpital pour enfants) à Ottawa indique que les enjeux de la santé mentale doivent être considérés dès un très jeune âge (avant 6 ans même). Les ressources abondent sur le sujet à voir nos nombreuses suggestions ci-contre.

La technologie, une arme à double tranchant pour nos jeunes
Il y a des enjeux qui sont particuliers aux jeunes en matière de santé mentale. Pour mesurer avec justesse cet état le sondage SCDSÉO (données présentées ci-dessus) collecte des données probantes sur les 6 variables suivantes :
•    la vie familiale et scolaire
•    la santé physique
•    le recours aux services de la santé
•    les indicateurs d’intériorisation (p. ex. l’estime de soi)
•    les indicateurs d’extériorisation (p. ex. comportement anti-social ou violent, victime de la cyberintimidation)
•    les jeux de hasard et d’argent

Un de ceux-là inquiète tout particulièrement et souvent, désarçonne les parents moins lettrés en la matière, c’est la technologie et les risques nombreux qu’elle comprenne si elle n’est pas utiliser sainement. À ce titre, plusieurs programmes viennent appuyer les intervenants et les parents :

Écran miroir, une trousse pédagogique téléchargeable produite par Ophea, qui éduque les élèves de 7e et 8e année sur les risques et les questions de sécurité liés à l’utilisation d’Internet. Un programme aux intentions similaires a été créé pour les élèves de la 4e à la 6e année et s’intitule BranchÉ. L’organisme offre également un webinaire qui appuie les enseignants à livrer ce programme.

Les jeunes et les médias interactifs, les jeux et les réseaux sociaux de l’ASCM est une excellente ressource pour tout parent qui se sent dépasser par ces nouvelles technologies et qui est préoccupé à savoir si son enfant en développe une dépendance ou encore, comment mieux le conseiller pour sa bonne utilisation. On offre la ressource en page web ou en document PDF.

Des cours en ligne offerts avec accès, par l’entremise de l’ASCM sont un bon outil de formation pour les intervenants qui désirent désire parfaire leurs connaissances sur les sujets de la toxicomanie et de la santé mentale. Notamment, sa Série 101 sur la santé mentale et la toxicomanie est très bien cotée dans le milieu.

ÉDUCATIONtextuelle.ca est un superbe site dynamique qui arbore un petit look « grunge ». Mais son contenu plait tout autant : c’est un site original et interactif qui éduque les ados canadiens à l’usage prudent, responsable et respectueux de la messagerie texte. Son objectif est de les outiller pour faire face aux situations difficiles qui se présentent à eux lorsqu’ils utilisent un téléphone cellulaire et pour prendre des décisions responsables sur les médias sociaux. Le site est l’initiative du Centre canadien de protection de l’enfance inc., un organisme caritatif national voué à la sécurité personnelle des enfants.

La technologie et les répercussions liées à son utilisation ne sont qu’un des facteurs nombreux qui pèse sur la santé mentale de nos enfants. Nous espérons que les ressources ici présentées vous donneront plusieurs pistes de départ utiles pour mieux vous outiller pour venir en aide aux jeunes autour de vous en matière de santé mentale.

Source :
* Ces résultats sont tirés du dernier sondage SCDSÉO, celui de 2013, où plus de 10 000 élèves de la 7e à la 12e année ont participé. Depuis 1977 a lieu aux deux ans, le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSÉO), mené par mené par le Centre de ressources en promotion de la santé (CRPS) de L’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), en partenariat avec le Réseau CS. Ce sondage est la plus ancienne étude menée auprès des adolescents en milieu scolaire au Canada et il fournit des données probantes très crédibles sur lesquelles peuvent agir les intervenants du milieu, les centres de santé communautaire, les conseils scolaires et les écoles par exemple. À noter que les résultats pour le sondage de cette année seront publiés à la fin de l’automne.

Excellentes ressources pour aller plus loin :

1. Pour une panoplie de ressources liées à la promotion de la santé mentale, on se tourne vers les Ressources du Réseau CS en la matière. Excellent point de départ pour s’informer ou encore, un site où on peut se mettre à niveau sur les recherches et les nouvelles publications sur le sujet. Notamment, en matière de technologie et les jeunes, Réseau CS donne accès en ligne, à ses webinaires déjà diffusés. 3 en particulier méritent votre attention :
•    Les jeunes et la technologie :  plusieurs stats dans les diapos de CAMH-  Diapositives | Enregistrement
•    Séance de discussion et de partage — Les jeux en ligne, les jeux de hasard ou d’argent et les jeunes - Diapositives | Enregistrement
•    Séance de discussion et de partage — La santé mentale dans les écoles : on en est où?- Diapositives | Enregistrement

2. En 2012, la Commission de la santé mentale du Canada a publié un document de référence important sur la santé mentale qui s’intitule Changer les orientations, changer des vies : Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada.

3. Le Centre d’excellence de l’Ontario en santé mentale des enfants et des adolescents basé à CHEO à Ottawa (centre qui rassemble gens et connaissance en vue d’accroître la qualité et l’efficacité des services de santé mentale auprès des jeunes et de leur famille) est pour les intervenants en santé dans le domaine de la santé mentale œuvrant auprès de cette clientèle, un incontournable. Nous recommandons particulièrement la Trousse de mobilisation des connaissances qui outillent les intervenants du « savoir et des outils nécessaires pour mobiliser les connaissances et (…) améliorer les résultats pour les enfants, les jeunes et leur famille (en plus de) témoignages inspirants tirés de la pratique ».

4. Le cahier #38 de la série de cahier de recherches de l’ACSM intitulé The mental health and well-being of Ontario students 1991-2013 est un excellent document de référence (En anglais seulement).

5. Vers un juste équilibre – Pour promouvoir la santé mentale et le bien-être des élèves, Guide à l’intention du personnel scolaire du ministère de l’Éducation de l’Ontario est un bon outil pour ceux qui interviennent sur les jeunes en milieu scolaire.

6. Le modèle Familysmart est un excellent point de départ pour les parents, les intervenants et tous ceux qui se soucient de la santé mentale des jeunes dans leur quotidien. L’initiative du groupe anglophone Institude of families for Child and Youth Mental Health, offre une tribune positive pour engager la discussion et donner aux familles des appuis concrets.

7. Vivons ensemble, une boîte à outils pour lutter contre le suicide chez les jeunes dans votre collectivité, une autre excellente initiative du Centre d’excellence de l’Ontario en santé mentale des enfants et des adolescents.

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La lecture du mois - Tracer la voie de l’avenir : Indicateurs de la santé mentale pour le Canada

Le nouveau rapport publié par la commission de la santé mentale du Canda (CSMC) en partenariat avec le Centre for Applied Research in Mental Health and Addiction (CARMHA) de l’Université Simon Fraser est un bon complément à notre série de blogues sur la santé mentale.

Ce projet Tracer l'avenir fait suite au rapport publié en 2012, Changer les orientations, changer des vies : Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada, dans lequel le besoin d’améliorer la collecte de données nécessaires pour mieux connaitre et ainsi appuyer les efforts au chapitre de la santé mentale.

Après beaucoup de recherche et consultation avec des parties prenantes variées, le projet a choisi 13 indicateurs selon lesquels ils ont évalué le rendement du Canada.

Voici le tableau de bord qui nous présente en aperçu du rendement sur chacun des 13 champs d’intérêt.

Le vert indique un bon rendement
Le jaune révèle de préoccupations incertaines
Le rouge indique de préoccupations importantes

Cela nous donne une idée rapide des lacunes et les besoins prioritaires. Le rapport présente de plus amples renseignements sur chaque champ d’intérêt et indicateur.

Vous pouvez accéder au rapport intégral ici.


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C’est le temps de vous rendre à un Rendez-vous

Le 20 mars marque la Journée internationale de la Francophonie. Le 20 mars est une journée pour célébrer et promouvoir la langue française et ses multiples expressions culturelles à travers le monde.

Nous les francophones, on ne se gêne pas d’une bonne fête et c’est avec cet esprit que Les Rendez-vous de la francophonie sont présentés. Depuis le 6 mars, une série d’évènements ont eu lieu au travers le pays pour célébrer la francophonie au Canada. L’an dernier, plus de 1800 événements ont eu lieu dans le cadre des Rendez-vous.

La thématique de cette année souligne exactement ce sentiment de faire la fête -  La joie de vivre : Ça nous rassemble!

Saviez-vous qu’ « Aujourd'hui, près de 9,5 millions de personnes au Canada font vivre et rayonner la langue française autour d'elles. »

Ça fait beaucoup de monde pour fêter!

Alors, consultez le calendrier des événements et venez nous joindre !

 

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Série sur la santé mentale : Partie 2 « Vrai ou faux : En vieillissant, il me sera inévitable de souffrir d’une maladie mentale? »

On dit qu’on mesure la grandeur d’une société par la façon dont on elle s’occupe de ses aînés. Au Canada, 80 à 90% des aînés résidant dans des établissements de soins prolongés sont déprimés ou psychotiques; 1 sur 3 personnes âgées de plus de 85 ans souffrent de l’Alzheimer et 2% disent avoir eu des pensées suicidaires au cours d’une année. Le portrait n’est pas très rose, disons. C’est pourquoi ce segment démographique de notre population est si préoccupant en matière de santé mentale :

« La proportion de Canadiens âgés de plus de 65 ans doublera d’ici 2036, dépassant ainsi celle des enfants pour la première fois de notre histoire. Les Canadiens vivent plus longtemps et sont en meilleure santé. En revanche, le nombre de personnes à risque d’avoir un trouble mental s’accroît aussi. Un aîné sur quatre a un trouble mental ou une maladie mentale (dépression, trouble anxieux ou démence). Or, au fur et à mesure que cette population croît, la demande pour les services en santé mentale augmente. Si aucune mesure n’est prise, cette pression croissante sur le réseau de la santé aura d’importantes répercussions sociales et économiques. »

Avec le vieillissement, on traverse naturellement certains passages marquants de la vie comme la retraite, la solitude ainsi que le décès de ses proches et de ses amis. Les aînés subissent donc des changements importants qui peuvent venir vite troubler leur mode de vie et leur quiétude – ce qui souvent entraînent chez eux des troubles de santé mentale. Par conséquent, contrairement à ce qu’en pensent plusieurs, ce n’est pas le seul fait de vieillir qui contribue donc aux problèmes de santé mentale, mais bien les changements significatifs qui s’opèrent durant ce stage de la vie.

Les aînés, une « cible » doublement touchée
Avec les jeunes, les aînés sont le groupe de notre population le plus durement touché par la santé mentale et les troubles qui y sont liés. Ces troubles attirent souvent des jugements sévères pour ceux qui en souffrent et si l’on ajoute par dessus les stigmates associés à l’âgisme, nos aînés sont doublement stigmatisés, ce qui crée pour eux un lourd fardeau à porter. Sensibiliser les gens à leur réalité n’est pas une mince affaire non plus, mais c’est là la clé du succès. Dans son rapport Éradiquer la stigmatisation – Et contribuer à la santé mentale des aînés, de 2014, la Commission de la santé mentale du Canada tente de s’attaque au stigmatisme subi par les aînés qui font face au plus flagrant des préjugés qui demeure vrai à ce jour :

Que la maladie mentale est une
conséquence naturelle du vieillissement.

Le rapport prône que seul un changement important des mentalités peut remettre les pendules à l’heure pour ainsi dire. On doit mieux les appuyer aussi. La coalition canadienne pour la santé mentale des personnes âgées est un groupe qui travaille en ce sens d’ailleurs : fournir des ressources qui peuvent promouvoir une meilleure compréhension des problématiques inhérentes aux personnes aînées. De facto, on combattra les préjugés et l’on s’en portera tous mieux.


Ressources suggérées :
Pour ses ressources crédibles, à jour et à la hauteur des problématiques en cause dans cet article, fouillez les nombreuses ressources de La coalition canadienne pour la santé mentale des personnes âgées.






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La lecture du mois - Dignité pour touTEs – un plan anti-pauvreté national pour le Canada

Saviez-vous qu’au Canada il y a 4,8 millions de personnes qui ont du mal à joindre les deux bouts?  Dit autrement, une personne sur sept vit dans la pauvreté au Canada. 

Cela n’est pas une réalité acceptable pour un pays aussi riche que le Canada.

Comme le Canada n’a pas de plan national pour contrer la pauvreté, Canada sans pauvreté et Citizens for Public Justice viennent de partager leur plan anti-pauvreté national qui est fondé sur la conviction que « la pauvreté est une violation des obligations du Canda quant aux droits de la personne. » 

Le plan national a été informé par la campagne nationale, Dignité pour touTEs, lancée en 2009 par Canada sans pauvreté.  Il présent des recommandations basées sur six sphères différentes :

-    la sécurité du revenu
-    le logement et le sans-abrisme
-    la santé
-    la sécurité alimentaire
-    l’éducation et la protection de la petite enfance, et
-    le travail et l’emploi

Si vous voulez en apprendre davantage sur les actions proposées dans le plan nous vous recommandons cette lecture, vous pouvez lire le résumé de plan ou le plan au complet ici.

Bonne lecture!

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Nouvelle série de blogues sur la santé mentale

Réseau CS vous présente une série de blogues qui explora les enjeux de la santé mentale et présentera des portraits des défis particuliers pour certaines communautés.

Vous voici le premier blogue de la série:

La santé mentale : on en parle… enfin !

Détrompez-vous. Ce n’est pas un sujet « à la mode ». La santé mentale a toujours existé dans le domaine de la santé. La différence c’est que nous en parlons de plus en plus ouvertement dans notre société. Et ça, c’est une bonne chose. Car rien ne se règle dans le silence. Et quand on connaît les causes, les déclencheurs et les déterminants, on peut prévenir au lieu de guérir. Mais pour ce faire, il faut sensibiliser et en discuter pour mieux comprendre et surtout, pour défaire les préjugés et les stigmates qui s’acharnent encore sur le sujet.

Santé mentale versus maladie mentale
Y a-t-il une différence? Oui, assurément. Si l’on s’en remet aux définitions très justes et très claires de l’Association canadienne pour la santé mentale (l’ACSM), on comprend nettement la différence qui va bien au-delà du « mot juste ».

La santé mentale c’est :

« La capacité à trouver des moyens pour vivre les changements, les défis ou l’adversité protège la santé mentale. La santé mentale c’est tendre vers un équilibre (plus qu’un état fixe). Chacun possède son propre juste milieu. La difficulté, c’est de préserver son équilibre afin de rester mentalement sain. »

Et la maladie mentale elle :

« fait référence à une variété de troubles mentaux qui peuvent être diagnostiqués. Les troubles mentaux sont des états de santé caractérisés par une altération de la pensée, de l’humeur ou du comportement (voire la combinaison de ces éléments) accompagnée d’un dysfonctionnement ou d’une détresse, voire les deux. »

En une phrase, on peut résumer ainsi : quelqu’un qui n’arrive pas à garder l’équilibre sur le plan de la santé mentale risquera de souffrir éventuellement d’une quelconque maladie mentale.

Cela dit, la santé mentale et la santé physique vont de pair, selon l’Organisation mondiale de la santé qui définit la santé en ces mots : « un état de complet bien être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

Une thématique bien de notre temps
L’ACSM considère que « La maladie mentale est de plus en plus reconnue comme un problème grave et croissant. » En effet, elle estime « que 1 Canadien sur 5 développera une maladie mentale à un moment donné de sa vie. » Qui est à risque alors? La réponse n’est pas si directe puisque la santé mentale dépend de bien des facteurs. Toujours selon l’ACSM, la santé mentale « résulte d’interactions entre 3 piliers :
 

  • le biologique (relatif aux caractéristiques génétiques et physiologiques de la personne)
  • le psychologique (relatif aux aspects cognitifs, affectifs et relationnels)
  • le social (relatif aux relations entre la personne et son environnement) »


et elle est « influencée par des conditions multiples et interdépendantes telles que les conditions :

  • économiques (ex. : pauvreté, distribution équitable de la richesse, etc.)
  • sociales (ex. : discrimination, l’accès à une éducation de qualité, etc.) — culturelles (ex : minorités ethniques et autres minorités, etc.)
  • environnementales (ex. : pollution, un environnement sain, etc.)
  • politiques (ex. : les lois, l’exercice du pouvoir, etc.) »


Passez à l’action!
C’est bien de lire sur la santé mentale, mais agir sur sa santé mentale c’est encore mieux! Vous pouvez faire cela dès aujourd’hui en solo, avec des membres de votre famille ou avec des amis ou collègues avec le Défi Santé. Grâce à cette campagne, ciblez d’ici le 1er mars, le bien être décrit par l’OMS dans cet article en mangeant mieux, en bougeant plus et en prenant des pauses, bref, devenez comme le dit si bien le slogan de Défi Santé, Devenez Champion de votre santé!


Ressources suggérées :

Pour une panoplie de ressources liées à la promotion de la santé mentale, on se tourne vers les Ressources du Réseau CS en la matière. Excellent point de départ pour s’informer ou encore, un site où on peut se mettre à niveau sur les recherches et les nouvelles publications sur le sujet.

En 2012, la Commission de la santé mentale du Canada a publié un document référence incontournable sur la santé mentale qui s’intitule Changer les orientations, changes des vies : Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada.

Les principaux déterminants de la santé mentale :

Voir le tableau au complet : http://www.acsm-ca.qc.ca/la-sante-mentale.html

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Mieux vaut prévenir que guérir?

Dans un entretien récent avec Nexus Santé, Joy Finney, la plus récente récipiendaire du Prix de leadership en santé, se disait préoccupée par les effets que pouvaient avoir les mesures d’austérité financières telles que nous connaissons actuellement :

« Nous assistons à une tendance actuelle où nous nous limitons à faire de l’éducation ou de la sensibilisation en matière de promotion de la santé. Je crois que nous assistons à ce glissement en raison des temps économiques difficiles que nous traversons. On croit qu’en ces temps-là, il est plus judicieux de se concentrer sur le traitement. Ainsi, on croit s’être acquitté de nos obligations et de nos responsabilités. Mais il y a un gros risque à faire ceci : on risque de manquer complètement le bateau. On oublie complètement le rôle crucial que joue l’environnement (comme déterminant de la santé) et ce faisant, nous faisons fausse route. Ce que nous devons viser, ce sont plutôt des changements positifs et durables chez les individus de la collectivité. (…) Malheureusement, dans des temps de restrictions financières, les besoins primaires sont de plus en plus urgents et c’est là que nous versons les fonds. Cependant, ce sont à ces moments précis où nous devons redoubler d’efforts pour prévenir la maladie. Donner de l’information ne suffit pas! L’environnement de soutien est absolument nécessaire pour faire de bons choix. »

L’Association canadienne de santé publique (ACSP) abonde dans le même sens :

Nous savons (…) que jusqu’à 80 % du fardeau actuel des maladies au Canada est dû aux maladies chroniques évitables, et qu’investir dans la promotion de la santé et la prévention des maladies pourrait considérablement réduire les dépenses en soins de santé du Canada dans un proche avenir.

Deux visions qui s’entrechoquent
D’autres constats semblent s’accorder : restreindre et équilibrer c’est une chose, mais imposer des mesures d’austérité draconiennes feraient beaucoup plus mal que de bien, contrairement à ce que prônent les gouvernements et même le Fonds mondial international (FMI). Selon l’ACSP, cela équivaut à deux visions opposées : une vision « réparatrice » à court terme versus une vision équilibrée à long terme. Mais pourtant, lorsqu’on sait que « les pays dont les infrastructures et les services de santé publique sont robustes obtiennent de meilleurs rendements sur le capital investi » on peut se poser la question pourquoi opter pour des politiques publiques dites « urgentes » si l’on sait qu’elles feront plus de mal que de bien à long terme?

Regardons ailleurs ou ça va mal
Il semblerait que les échos de telles mesures se sont fait entendre à l’international aussi. Dans une déclaration bien inhabituelle qu’a rapportée Le Devoir, le FMI affirmait il y a un an, et ce, pour la première fois, que les mesures d’austérité qu’il prône lui-même aux pays riches sont source de problèmes au plan social et plus encore, ces mesures créeraient des inéquités sociales. Le FMI cite en exemple des pays d’Europe qui ont adopté des mesures d’austérité graves afin de bénéficier de l’aide du FMI. On aurait alors remarqué dans ces pays que « les inégalités ont augmentés dans environ la moitié des (5) pays touchés (… et que) les 10 % les plus pauvres ont ainsi proportionnellement perdu plus de revenus que les classes moyennes en Grèce (par exemple) et même plus que les 10 % les plus riches en Italie. »

La solution remède alors?
Toujours selon le FMI, une référence incontournable : « Augmenter les dépenses publiques à visées sociales et (…) s’appuyer davantage sur une fiscalité plus progressive qui reviendrait à imposer les plus riches. (et) une hausse de l’imposition sur la propriété foncière, qui cible par nature les ménages plus aisés. » Des mesures qu’il considère plausibles et réalisables d’ailleurs : « Ces taxes sont équitables et efficaces et il y a une marge considérable pour les augmenter dans de nombreux pays. »


Investir dans la santé c’est plutôt bon pour l’économie
L’ACSP affirme que « les données montrent que les investissements en santé publique jouent un rôle considérable dans la croissance économique ». À titre d’exemple, elle cite les mesures équilibrées de l’Islande – un pays qui était aux prises avec une crise économique majeure (dont la dette atteignait un taux astronomique de 800 % de son PIB!) et où le gouvernement a plutôt choisi de stabiliser ses dépenses en santé au lieu de sabrer dedans. La suite est heureuse : aucune augmentation de taux de dépression ni de suicide, aucune éclosion de maladie, accroissement du PIB, réduction du taux de chômage. Devant quoi l’ACSP suppose qu’« il est probable que le maintien des dépenses en soins de santé a donné une main d’œuvre en meilleure santé, et donc plus efficace, qui a pu (par conséquent) répondre aux exigences économiques du pays. »

Force est de constater que sur n’importe quelle équipe, si les joueurs sont tous atterris par des problèmes de santé, rien ne bouge… L’économie ne tourne pas sans ses « joueurs »... Est-ce le cas ici chez nous? Qu’en pensez-vous?

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La lecture du mois - Communiquer les déterminants sociaux de la santé

Guide pour la création de messages communs

Il y a plus d’un an que le Conseil canadien sur les déterminants sociaux de la santé a publié ce guide utile. Le guide a pour but de fournir des connaissances et outils nécessaires à la création de messages efficaces pour sensibiliser les gens aux déterminants sociaux de  la santé (DDS).

Certes, les gens qui œuvrent au niveau communautaire ont une connaissance assez profonde des déterminants sociaux de la santé, mais comment peut-on partager ces connaissances hors des secteurs de santé et de communauté pour que tous les Canadiens comprennent l’importance des politiques économiques, sociales et environnementales dans l’amélioration de la santé générale?

Afin de rechercher les facteurs divers qui modifient la réceptivité aux messages, le guide nous propose quelques consignes concrètes pour améliorer la façon dont on parle des DDS. Premier conseil, éviter des termes non concrets comme déterminants sociaux de la santé! 

Le langage de la Fondation Robert Wood Johnson est basé sur ce concept : La santé commence là où nous vivons, apprenons, travaillons et jouons. 


Pour de plus amples consignes et exemples, nous recommandons cette lecture. Entretemps, vous voici une charte de consignes – un extrait du guide.

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Nous avons actualisé notre site Web!

Nous avons consacré beaucoup d’efforts à l’amélioration de notre site Web pour vous permettre d’y naviguer avec plus d’aisance. Voici quelques-unes des modifications apportées.

Page d’accueil améliorée

•    Nous avons ajouté des liens directs vers l’information et les ressources de notre organisme, pour que vous puissiez plus facilement trouver ce que vous cherchez, y compris chacune de nos plateformes dans les médias sociaux (icônes au haut de la page), faire une demande de service (barre latérale de droite), consulter nos ressources les plus populaires (barre latérale de droite) ou vous abonner à nos listes de diffusion (barre latérale de gauche).
•    Notre nouvelle barre de défilement est plus attirante et fonctionnelle.
•    Nous avons publié une vidéo de deux minutes sur Réseau CS et les services que nous offrons.

Navigation facilitée

•    La section ÉVÉNEMENTS a été restructurée pour faciliter la consultation des événements à venir et du matériel lié à nos activités antérieures. Plutôt que de regrouper indistinctement tous les événements, la section permet maintenant de les rechercher selon les thèmes suivants : webinaires, sessions de partage et discussions en ligne, conférences, forums et rassemblements. Une page de renvoi ÉVÉNEMENTS a également été créée pour vous aider à vous y retrouver.
•    Nous avons ajouté une page de renvoi RESSOURCES afin de faciliter la navigation parmi les diverses ressources proposées, qui contient notamment les ressources par sujet (avec de nouveaux sujets et des ressources inédites), les récits communautaires, notre blogue, notre fil Twitter et nos listes de diffusion.
•    Nous avons ajouté une page distincte pour nos Rapports et bulletins sous l’onglet « À PROPOS » pour vous aider à trouver ce que vous cherchez.

Information détaillée et exemples des services que nous offrons

•    La section SERVICES DE CONSULTATION a été complètement réorganisée! En passant en revue notre site Web avant de l’actualiser, nous nous sommes rendu compte qu’il était important de décrire plus précisément les services que nous offrons et de donner des exemples de notre travail. Consultez la page À propos des services de consultation pour en apprendre davantage sur nos services et parcourir la foire aux questions qui, nous l’espérons, répondra à toutes vos interrogations!
•    Nous avons conservé la page Consultants, qui contient la liste de nos consultants qualifiés et de leurs champs d’expertise respectifs. Nous avons aussi ajouté des exemples de services de consultation récemment offerts et des commentaires de nos clients afin de faire connaître ce que les gens pensent de nos services. En outre, nous avons actualisé notre page Demander un service et en avons profité pour clarifier le processus de demande et ce à quoi vous pouvez vous attendre de Réseau CS.
•    Nous avons également ajouté un document infographique qui présente l’ensemble des approches utilisées par Réseau CS pour aider les groupes, organismes et partenariats communautaires à créer des communautés en santé et dynamiques en Ontario. Pour le consulter, visitez la page Nos activités.

Améliorations visuelles

•    Nous avons aéré la présentation de nos pages Web pour mieux mettre en valeur le contenu (moins de défilement!) et augmenté la taille des polices pour faciliter la lecture.
•    Nous avons également affiché davantage d’images, notamment des photos, des vignettes et des documents infographiques!

Nous espérons que vous apprécierez les améliorations apportées à notre site Web! N’hésitez pas à formuler sur le présent blogue des commentaires sur notre site Web, ou encore des suggestions sur la façon d’améliorer encore davantage votre expérience en ligne!


Pour toute question à propos de ces changements, veuillez communiquer avec Mélissa à l’adresse m.potvin@reseaucs.ca.

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Sim-pli-fier!

(Selon l’air de Les 12 jours de Noël) « ♫♪ Le sixième jour de Noël au temps des Fêtes cette année, j’ai acheté tous mes cadeaux, faite trente-cinq courses, cuit 45 pâtés, enveloppé plein d’cadeaux, manqué beaucoup trop d’sommeil et j’ai survécu au party du bureau… » Bon, nous voulions vous faire rigoler un peu mais est-ce que ce cantique ressemble un peu à votre mois de décembre? Êtes-vous à bout de souffle et la famille ou les amis ne sont même pas encore arrivés à la porte pour célébrer? Alors, comment faire pour gérer tout ça sans perdre la tête? Un seul mot : simplifier. Et là vous vous dites, « et bien oui, simplifier, ce n’est pas si simple que ça, il faut le faire aussi! » Effectivement. Et c’est possible. Il faudra cependant modifier ses attentes…

Changer sa façon de penser
L’ère de consommation dans laquelle nous nous trouvons nous porte à croire que nous sommes jugés pour ce que nous achetons et ce que nous donnons en cadeau par exemple. Hors, dans biens des cas autour de nous, nous pouvons témoigner de notre affection, de notre appréciation  et de notre amitié autrement. Par l’entraide par exemple, ou en donnant de son temps et de son attention au lieu de donner des cadeaux. La majorité des gens préfèreraient tout simplement nous voir, causer avec nous et nous avoir à eux seul, question d’une soirée ou de quelques heures plutôt que de recevoir un cadeau. Pourquoi? Parce que nous n’avons plus le temps de s’arrêter, de souffler et d’être avec les autres, tout simplement, sans avoir d’objectifs particuliers.  Pourquoi est-ce que tout doit avoir un sens, une raison d’être, toujours, absolument?

Soyez originaux
De plus en plus de gens donnent du temps ou des dons à des charités en lieu de cadeaux dispendieux comme cadeaux d’échanges dans les familles ou dans les bureaux. Sans mettre de côté complètement l’air festif de décembre, il y a certainement manière de modifier ses attentes et de retrouver son souffle et… sa santé mentale. Qui veut se retrouver avec un système immunitaire à zéro le 5 janvier? Oui, il y a moyen de faire autrement… s’agit de modifier les attentes et y ajouter une touche du sien, un petit quelque chose d’original ou d’approprié au contexte. Si ça vient du cœur, comme dit la maxime… c’est l’intention qui compte!

Soyez sécuritaire
La sécurité est aussi de mise à ce temps-ci, qu’il s’agisse des risques de sécurité autour des lumières de Noël, des nouveaux jouets ou des arbres de Noël par exemple. Nous avons tous entendu une histoire au sujet d’un beau centre de table prenant en feu en raison d’une bougie allumée trop près des belles branches de sapin bien sèches…! Pour de plus amples renseignements sur comment éviter de tels risques nous vous proposons un excellent site à consulter avant l’arrivée de vos convives : Canadiens en santé du Gouvernement du Canada

C’est sur ces bons conseils que toute l’équipe de Nexus Santé vous souhaite un beau mois de décembre festif, en santé et en sécurité! Au plaisir de vous retrouver sur nos pages en janvier!

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Lecture du mois: La Distribution de la richesse – Perceptions et idées fausses au Canada

L’institut Broadbent vient de publier les résultats d’un sondage récent. Le sondage en ligne a été effectué auprès de 3 000 Canadiens. Les résultats sont un peu surprenants.

D’après l’institut, les Canadiens sous-estiment à quel point il y a des inégalités de richesses au Canada.


Les Canadiens souhaitent que la répartition des richesses soit plus équitable et ils croient que le gouvernement fédéral à un rôle à jouer dans la réduction des inégalités.


Vous pouvez accéder au rapport complet ici.


Vous pouvez aussi en apprendre davantage sur les causes des inégalités au Canada et des mesures que les élus pourraient prendre pour les réduire avec ce document préparé par l'Institut du Nouveau Monde -  Les inégalités au Canada: démystifier un enjeu incontournable et agir sur les politiques.


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Documents infographiques présentent des données du Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario

Le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO) est un sondage transversal anonyme mené auprès d’élèves de la 7e à la 12e année dans des écoles publiques de l’Ontario. Ce sondage porte sur la consommation de drogues, la santé mentale, la santé physique, l’intimidation, les jeux de hasard et les autres comportements à risque. Il a lieu tous les deux ans depuis 1977.


C’est donc le sondage permanent effectué depuis le plus longtemps au Canada et l’un des plus anciens à l’échelle mondiale. Deux rapports existent pour chaque cycle, l’un mettant l’accent sur la consommation de drogues et l’autre sur la santé mentale et le bien-être des élèves.


Un ensemble de documents infographiques présentant des données tirées du Rapport sur la santé mentale et le bien-être sont maintenant à votre disposition en français et en anglais. Leur objectif est de mettre les données du SCDSEO à la disposition des parties prenantes en santé publique, en promotion de la santé, en éducation et en services sociaux ainsi que celles du gouvernement et des soins de santé. Ils visent aussi à éclairer le suivi de la santé publique, la planification de programme et l’élaboration de politiques.


Ces documents infographiques mettent l’accent sur des données sur les indicateurs de la santé mentale pour la province dans son ensemble ainsi que pour les réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) individuels. Les infographies propres au RLISS se concentrent sur les élèves de la 9e à la 12e année et comparent les données sur le RLISS à celles sur l’ensemble de l’Ontario. Une infographie porte également sur le contexte scolaire en Ontario. Restez aux aguets, car nous publierons sous peu une autre infographie, laquelle traitera de la consommation d’opioïdes par les élèves.


Cet ensemble de documents infographiques a été conçu par EENet en partenariat avec le Centre de ressources pour la promotion de la santé de CAMH et l’équipe du SCDSEO.


Un prochain webinaire mettra en vedette les organisations qui se sont servi des données du SCDSEO pour éclairer la programmation, la planification et la politique. Pour vous inscrire au webinaire Données probantes à l’œuvre s’inspirant du Rapport sur la santé mentale et le bien-être émis suite au SCDSEO 2013, cliquez ici.


Pour lire le rapport complet du SCDSEO 2013 portant à la fois sur la santé mentale et la consommation de drogues, cliquez ici. Pour consulter le Rapport sur la santé mentale et le bien-être 2013 du SCDSEO, cliquez ici. Pour connaître des webinaires se concentrant sur le SCDSEO 2013, cliquez ici.


Documents infographiques:

•    Infographie donnant un aperçu pour la province de l'Ontario
•    Infographie sur le contexte scolaire en Ontario
•    RLISS d'Erie St. Clair et du Sud-Ouest (1 et 2)
•    RLISS de Waterloo Wellington (3)
•    RLISS de Hamilton Niagara Haldimand Brant (4)
•    RLISS du Centre-Ouest (5)
•    RLISS de Mississauga Halton (6)
•    RLISS du Centre-Toronto et du Centre (7 et 8)
•    RLISS du Centre-Est et de North Simcoe Muskoka (9 et 12)
•    RLISS du Sud-Est (10)
•    RLISS de Champlain (11)
•    RLISS du Nord-Est et du Nord-Ouest (13 et 14)

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« Chez nous? Y’a pas de problèmes de drogues voyons! »

Personne ne peut prétendre tout savoir et tout comprendre. Surtout en ce qui a trait à des problématiques complexes comme la toxicomanie. Quelles sont les pistes de solution les plus plausibles et efficaces? Comment détecter les signes précurseurs et plus particulièrement, comment venir en aide à ceux qui en ont besoin? Comprenons-nous comment la toxicomanie affecte profondément les gens et leurs proches? Voilà quelques questions percutantes. Mais c’est justement en faisant de l’intervention que les travailleurs de terrain constatent qu’il existe encore énormément de mythes qui entourent ce trouble, le rendant encore plus difficile à cerner et à résoudre.


Huit mythes récurrents

L’Organisation mondiale de la santé cerne d’ailleurs huit mythes récurrents qui entourent toujours aujourd’hui la toxicomanie et l’alcoolisme. Citons-en quelques-uns, parmi les plus fréquents :

    Les usagers de substances ne sont pas suffisamment punis.

•    Cela ne vaut pas la peine d’investir dans le traitement des personnes dépendantes – c’est un gaspillage de l’argent public.

•    La dépendance aux drogues est simplement un manque de volonté ou de force de ca-ractère.

Tout un ensemble de facteurs

Vous avez assurément déjà entendu ces réflexions autour de vous. Chose certaine, ce qu’ont en commun ces déclarations « chocs » c’est qu’elles démontrent clairement l’incompréhension générale des problématiques qui sous-tendent la toxicomanie. Rien n’est noir ou blanc. À l’appui, le Centre de toxicomanie et de santé mentale affirme qu’« Une chose est certaine : il n’y a pas de cause unique de la toxicomanie. Ainsi, le développement de la toxicomanie chez une personne est attribuable à tout un ensemble de facteurs. » Citons comme causes possibles, entre autres, la génétique, l’interaction avec le cerveau, la nature du milieu social, la santé mentale et la gestion de ses émotions. Nécessairement, tenter de régler un tel trouble ne se fait pas du jour au lendemain.


L’approche actuelle préconisée un peu partout se décline sur deux approches simultanées : comment intervenir sur les facteurs de risque et comment renforcir les facteurs qui protègent des problèmes liés à l’abus de substances. Le Centre de toxicomanie et de santé mentale en détaille plusieurs dans son Guide d’information pour les personnes aux prises avec une toxicomanie et pour leurs familles. Citons pour chacun de ces deux axes d’intervention, quelques exemples tirés du guide :


Facteurs de risque : le fait d’avoir de la difficulté à s’intégrer ou être exclu d’un groupe ou encore, la pauvreté, les conflits et les perturbations au sein de la famille.  Plusieurs fac-teurs de risque sont liés aux déterminants de la santé. 


Facteurs qui peuvent protéger : connaître un adulte dont le comportement exemplaire sert de modèle (p. ex., le père, la mère, un autre membre de la famille ou un enseignant) et se livrer à des activités qu’on aime et qui sont bien encadrées (p. ex., sports, musique ou bénévolat). 


Prévention et l'intervention précoce

Cela dit, tous s’entendent sur une piste claire : le plus tôt l’intervention, le mieux! Le Centre ca-nadien de lutte contre les toxicomanies le confirme :


La façon la plus efficace et efficiente de prendre en charge les troubles concomitants de santé mentale et d’abus de substances est de les juguler avant qu’ils ne commencent. La prévention des troubles de santé mentale et de consommation et l’intervention précoce sont donc les meilleures approches.

 


(Source : p. 4 de http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/CCSA-Mental-Health-and-Substance-Abuse-2013-fr.pdf)
 
Un bon exemple d’un programme de prévention est le partenariat entre Réseau CS et Parent Action on Drugs.

Heureusement, au Canada et plus spécifiquement chez nous en Ontario, plusieurs ressources existent pour venir en aide tant aux personnes toxicomanes qui cherchent de l’appui que pour leur famille. Nous vous proposons comme piste de départ, la liste ci-contre de ressources à consulter : 

1. Guide pour les personnes aux prises avec une toxicomanie et pour leurs familles
   

2. Voies menant aux troubles liés aux substances dans l’enfance et l’adolescence
   

3.  Ce que les gens croient savoir sur l’alcoolisme et les toxicomanies


4.  Quand les troubles de santé mentale et d’abus de substances se rencontrent


5.  Résumé du rapport détaillé sur la consommation de drogues – SCDSEO 2013

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