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Résumé du webinaire #3: L'urgence d'agir- Stratégie pour des enfants en santé

Résumé du webinaire #3

L'urgence d'agir: Stratégie pour des enfants en santé - Créer des collectivités en santé
(17 novembre 2014)

Ce dernier webinaire (d’une série de trois) identifie les recommandations du troisième volet du comité d’experts sur la stratégie pour la santé des enfants et a présenté des initiatives en lien avec ces recommandations.

Les grands titres:

  • L’obésité: une menace pour la santé de nos enfants – adoption d’une stratégie qui vise à réduire le taux d’obésité infantile de 20% en cinque ans.
  • Créer des collectivités en santé  - Huit recommandations ont été développées. On recommande notamment de créer des milieux sains pour les enfants et d’approfondir les compétences des professions. On demande également de faire des écoles une plaque tournante de l’engagement communautaire envers la santé des enfants et de faire en sorte que les familles ont accès à des programmes spécialisés.
  • Les ressources d’Ophea - pour s’avancer sur la voie des écoles saines. Une discussion et in inventaire des programmes déjà mis en place, ainsi que des façons d’on on peut rendre le milieu d’apprentissage plus sain.
  • Le projet F.U.E.L – mis en place par la région de Niagara. Ce programme destiné aux filles a comme  intention de leur montrer comment vivre une vie saine et de faire de l’activité physique dans un milieu non-compétitif. 

Pour plus de détails: Sommaire du webinaire, diapositives et matériels

Pour plus d’information…

  • Lisez la Stratégie ontarienne pour les enfants en santé pour plus d’information portant sur les objectifs du gouvernement ontarien.
  • Apprenez davantage sur EPODE internationale afin de mieux comprendre d’où le programme a été adapter et les succès du programmes dans autres régions.
  • Consultez le site d’OPHEA pour apprendre davantage sur les programmes et services offerts sur l’éducation physique et la santé.
  • Regardez la vidéo illustrée d’OPHEA sur les écoles et communautés saines.
  • Consultez l’outil d’évaluation des menus pour les services de garde d’enfants développé par le Bureau de santé de l’est de l’Ontario.
  • Parcourez le site web de F.U.E.L. pour plus de détails sur le programme (en anglais seulement).

 

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Célébrons la contribution des nouveaux arrivants francophones

Du 2 au 8 novembre, nous célébrons la semaine nationale de célébration des immigrants francophones. Cette semaine est l’occasion de marquer les contributions des nouveaux arrivants d'expression française au développement économique et à la diversité linguistique et socioculturelle du Canada.


Pour en savoir plus sur les initiatives à travers le pays : http://immigrationfrancophone.ca/fr/


Le gouvernement ontarien a fixé à 5% la cible à atteindre pour l’immigration francophone.


Quelques données…

Au recensement de 2011, l’Ontario comptait 584 505 personnes ayant le français comme première langue officielle parlée. Il s’agit de la plus forte population de langue française à l’extérieur du Québec. Près de 18 % des francophones de la province sont d’origine immigrante. C’est dans la région Est, dans les environs d’Ottawa, qu’on retrouve la plus importante concentration de Franco-Ontariennes et de Franco-Ontariens; ils sont notamment majoritaires dans les Comtés Unis de Prescott-Russell, situés entre Ottawa et Montréal. La région Nord-Est (le Grand Sudbury, les régions de Cochrane, du Nipissing et du Timiskaming) et celle du Centre-Sud (particulièrement Toronto, la péninsule du Niagara et Hamilton) comptent également de fortes populations de langue française.


Faits et chiffres – Résidents permanents francophones (2003-2012)
La direction de Recherche et Évaluation de CIC a préparé un prototype de Faits et Chiffres pour les immigrants de langues officielles en situation minoritaire pour la période 2003-2012.
Le pourcentage de résidents permanents francophones au Canada est de 9,4% en 2012 (6% en 2003) et de 1,8% si l’on exclut le Québec (1%en 2003).
En Ontario, ils représentent 2,1% en 2012 contre 1,1% en 2003.
http://www.reseausoutien.org/etudes/faits_CFSM2012.pdf


Qui sont les Réseaux en immigration francophone (RIF)

Ils sont 13, mais entre eux ils regroupent plus de 250 organismes et institutions partenaires. Les Réseaux en immigration francophone (RIF) rassemblent tous les acteurs de première ligne pour tout ce qui se fait, au sein des communautés francophones et acadiennes, pour attirer, recruter, accueillir et intégrer des nouveaux arrivants d’expression française.
Les premiers RIF ont vu le jour en 2003; ils sont maintenant présents dans neuf provinces et deux territoires. Leur objectif : rassembler autour de l’immigrant, de sa famille et de la communauté d’accueil toutes les ressources et tout le savoir-faire d’une variété d’intervenants et de secteurs. Parmi les membres et partenaires des Réseaux, on compte des conseils scolaires, des organismes de développement économique, des collèges et universités, des services de santé, des centres culturels, des services d’aide à l’emploi, des gouvernements provinciaux et territoriaux, des municipalités etc.


Les RIF sont…

  • Un modèle de développement souple, créé par et pour les communautés francophones et acadiennes, et adapté à leurs réalités dans chaque province et territoire;
  • Un point de rassemblement pour tous les intervenants représentant une diversité de secteurs d’activités qui ont un rôle à jouer dans le recrutement, l’accueil, l’établissement et l’intégration des nouveaux arrivants;
  • Reconnus par le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration comme des partenaires incontournables en appui aux efforts du gouvernement du Canada pour atteindre les objectifs en immigration francophone.


Concrètement, les RIF…

  • Assurent une concertation et promeuvent des partenariats avec des intervenants de différents secteurs (communautaire, privé, parapublic, gouvernements et municipalités)
  • Identifient les besoins, les lacunes et les atouts de la communauté et des nouveaux arrivants en fonction des différentes étapes du continuum de l’immigration;
  • Développent des plans d’action en immigration francophone répondant aux besoins, lacunes et atouts identifiés et guident les priorités nationales en matière d’immigration francophone;
  • Sensibilisent, mobilisent et appuient les communautés et les partenaires dans la mise en œuvre du Plan d’action en immigration francophone;
  • Jouent un rôle de premier plan dans la mise en place de services d’accueil et d’établissement francophones qui s’adressent directement aux besoins des immigrants d’expression française et de leurs familles;

 


Coordination nationale des RIF
Bien que les RIF aient leur port d’attache au sein des organismes porte-parole provinciaux et territoriaux, ou dans certains cas, dans d’autres organismes offrant des services à l’intention des immigrants, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada leur offre depuis 2006 un appui et un encadrement à l’échelle nationale. Dans le cadre de son rôle de coordination des RIF, la FCFA vise une approche harmonisée dans l’atteinte des résultats et favorise la promotion de bonnes pratiques par l’entremise de rencontres en personnes, d’échanges réguliers et de publications.


L’Ontario compte trois Réseaux en immigration francophone (RIF), soit :
•    Le Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’Est de l’Ontario
•    Le Réseau de soutien à l’immigration francophone pour le Nord de l’Ontario
•    Le Réseau de soutien à l’immigration francophone du Centre-Sud-Ouest de l’Ontario

Récemment dans les nouvelles : Abolition du programme Avantage significatif francophone

En septembre 2014, le gouvernement du Canada a décidé de mettre fin au programme "Avantage significatif francophone". Les organismes francophones s’interrogent sur les conséquences de cette mesure alors même que le gouvernement s’est fixé des objectifs ambitieux en matière d’immigration francophone. . Le gouvernement canadien cible une immigration francophone hors Québec de 4 % et le gouvernement ontarien de 5%.


La réaction de la FCFA :
http://fcfa.ca/fr/Nouvelles-Recentes_30/Abolition-Du-Programme-Avantage-Significatif-Francophone--Un-Recul-Majeur-Pour-Limmigration-Francophone_580


La réaction de l’AFO :
http://monassemblee.ca/immigration-francophone-quelle-alternative-attirer-les-francophones-quebec/


Autres liens utiles:
Établissement.org
La stratégie en matière d’immigrationdu gouvernement de l’Ontario : une Nouvelle orientation : Stratégie ontarienne en matière d’immigration



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Se questioner sur les médias sociaux, leurs utilisation saine et efficace

Cette année, les médias sociaux est un sujet populaire pour les webinaires, les consultations et les ateliers de Réseau CS en anglais et en français et nous avons noté quelques tendances intéressantes.

Il commence à y avoir trois niveaux de questions à propos des médias sociaux, puisqu’ils existent depuis de nombreuses années maintenant.

Premièrement, il y a les questions : « qu’est-ce que c’est? » et « comment faire? » Comment ouvrir un compte et organiser ma page Facebook ou Twitter? Comment afficher mes nouvelles? Qu’est-ce que Instagram/Pinterest/Vine? Qu’est-ce qu’une app et comment j’en obtiens une? Qu’est-ce qu’il y a de nouveau ici?

Deuxièmement, il y a des questions comme comment utiliser efficacement les outils des médias sociaux. Quel outil est le meilleur dans mon cas? À quelle fréquence est-ce que je dois Tweeter? Qu’est-ce que les recherches disent : est-ce que les médias sociaux sont de bons outils pour se différencier? Qui devrait poster sur Facebook pour notre organisation? Est-ce que je devrais utiliser mon vrai nom pour mes affiches professionnelles?

Finalement, il y a d’autres questions majeures. Quelle est la meilleure manière de réaliser les avantages technologiques sans y être constamment attaché? Quelles est le meilleur moment de la journée pour utiliser les médias sociaux quand les parents ne sont plus occupés avec les enfants? Si on utilise les médias sociaux 24h sur 24, 7 jours sur 7, comment peut-on être efficace avec sa famille et son travail? Étant donné que notre temps et nos employés sont limités, comment peuvent-ils s’occuper correctement des clients s’ils sont aussi sur les médias sociaux?

En tant que promoteurs de la santé, il est important de prêter attention à ces trois genres de questions. Il est inutile de connaître toute la technologie présente, mais d’ignorer les questions majeures concernant comment les utilisé sainement.  Il est également inutile d’ignorer la technologie sous le prétexte d’inquiétudes à propos de  son utilisation. Il n’y a pas encore de réponses claires sur l’ensemble de ces questions, mais les promoteurs de la santé doivent faire partie de la discussion.

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Résumé du webinaire de Réseau CS

Webinaire #1: Permettre à nos enfants de faire leur entrée dans la vie sur la voie de la santé  -Collaborer à la stratégie pour la santé des enfants de l'Ontario.
(20 octobre 2014)

Ce premier webinaire (d’une série de trois) a identifié les recommandations du premier volet du comité d’experts sur la stratégie pour la santé des enfants et a présenté des initiatives en lien avec ces recommandations.

Les grands titres:

  • L’obésité: une menace pour la santé de nos enfants - réduire le taux d’obésité infantile de 20% en cinq ans.
  • Le comité d’experts a divisé ses recommandations en trois volets.
  • Volet un: Permettre à nos enfants de faire leur entrée dans la vie sur la voie de la santé – les recommandations incluent: éduquer des femmes en âge d’avoir des enfants sur leur santé, améliorer les soins primaires et obstétricaux, adopter un programme d’éducation prénatale standardisé, encourager l’allaitement et profiter des bilans de santé et consultations afin de promouvoir un poids santé.
  • Promouvoir le poids santé durant la préconception, la grossesse et la petite enfance – quatre initiatives.
  • Ressources offertes par Meilleur départ.

Pour plus de détails vous pouvez consulter le sommaire du webinaire, diapositives et matériels.

Pour plus d'information...

 

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Naïfs, cyniques ou les deux : Les jeunes et la politique aujourd'hui

Depuis plusieurs années, on constate que les jeunes1 s’intéressent de moins en moins à la politique au point de ne pas se prévaloir de leur droit (ou de leur responsabilité?) de vote. Est-ce un nouveau phénomène ou simplement un rite de passage associé à la désinvolture typique de l’âge? On vous répondra : peut-être un peu des deux...

En effet, selon le site Semaine canadienne de la démocratie, « le taux de participation des jeunes aux élections fédérales est en baisse depuis le début des années 1970 ». Aux deux dernières élections, celles de 2008 et 2011 par exemple, on y révèle que chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans le taux de participation n’atteignait pas 40 %2. Cela dit, rassurons-nous, car la tendance n’est pas exclusive au Canada : « le déclin des taux de participation électorale est un phénomène (...) observé dans (...) d’autres démocraties bien établies ailleurs dans le monde. » Bref, ce n’est pas que chez nous que l’on décroche. Mais pourquoi décrochent-ils?

Les raisons expliquant leur désintéressement abondent (selon les experts et les jeunes) : décalage entre leurs priorités et celles des autres générations, les promesses « bidons » des politiciens, le cynisme généralisé face à l’appareil démocratique, et, l’ignorance partielle ou totale des systèmes politiques, leur raison d’être, leurs objectifs et surtout, comment et pourquoi les influencer. Mais plus important encore, et ce serait peut être là le nerf de la guerre, ce serait à l’éducation civique qu’il faudrait réfléchir pour avoir un début de réponse :

Semaine canadienne de la démocratie affirme qu’une montée de l’individualisme ainsi qu’un affaiblissement du sens du devoir civique et un faible attachement à la collectivité (et le rôle qu’on peut/doit y jouer) sont parmi les raisons citées comme étant à la source du déclin de la participation des jeunes.


D’autres experts, comme Bernard Fournier3, vont plus loin encore en affirmant que si : « l’école pourrait prendre en charge l’éducation à la citoyenneté, les jeunes seraient davantage informés. » Alors, revient-il à nos écoles à relever cet apprentissage? Selon Semaine canadienne de la démocratie, c’est une piste de solution importante puisque : « l’éducation civique est liée à une meilleure connaissance de la politique et à une intention accrue de voter, deux importants indices de participation électorale. » Une initiative met concrètement en pratique cette hypothèse dans les écoles depuis 2003 : Vote étudiant est un projet qui crée dans les écoles une simulation d’élection parallèlement aux élections réelles, et ce, exclusivement pour les élèves qui n’ont pas encore l’âge de voter. Et le programme veut aller au-delà de faire juste de l’éducation civique. Il vise à « permettre aux élèves d’exercer leur pensée critique et leurs aptitudes décisionnelles, et leur apprendre à voter » — des valeurs fondamentales dans notre monde où la résolution de problèmes est désormais la norme.

Et n’allons pas penser que les médias sociaux qu’affectionnent tant les jeunes, sont la réponse à tous les maux. Fondamentalement, l’Internet et les médias sociaux ne convainquent pas les jeunes de s’embarquer. Ces médias sont plutôt devenus leur source privilégiée d’information, contrairement à la télévision et aux journaux des générations précédentes. Léo Bureau-Blouin, un autre expert en la matière affirme effectivement que « Facebook (donne) l’illusion que tout le monde s’intéresse à la campagne (...) Mais ça dépend qui sont tes amis (Facebook). Si la politique ne t’intéresse pas, tu n’iras pas (plus) visiter la page d’un parti ou t’abonner à son compte Twitter. »

Alors quelle est la vraie réponse pour intéresser les 18-24 ans? Essentiellement, selon la recherche et les avis spécialisés, enseigner la responsabilité civique à l’école et pour les politiciens et leur parti, marcher le terrain. Car selon ces mêmes sources, rien au monde ne bat le face à face du politicien avec ses électeurs.


Notes et sources :

1.    Aux fins de cet article, nous considérons les jeunes comme étant ceux âgés de 18 à 24 ans.

2.    Comparativement à 58,8 % et 61,1 % pour le taux de participation globale.

3.  Bernard Fournier est chercheur québécois et auteur de nombreux écrits sur l’engagement politique des jeunes. Sa citation est tirée d’un article de Nathalie Collard paru dans La Presse.ca et intitulé Pourquoi les jeunes ne votent pas? publié le 18 mars 2014.


4.  Léo Bureau-Blouin, le plus jeune député à l’Assemblée nationale, candidat dans Laval-des-Rapides et responsable du dossier jeunesse au Parti québécois. Sa citation est tirée d’un article de Nathalie Collard paru dans La Presse.ca et intitulé Pourquoi les jeunes ne votent pas? publié le 18 mars 2014.

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La lecture du mois : Quand les enfants apprennent plus d’une langue

Ressource en format PDF


Un grand pourcentage d’enfants en Ontario grandissent en apprenant plus qu’une langue. Parfois, les parents s’inquiètent qu’apprendre une deuxième langue puisse créer des délais  d’apprentissage. Cela n’est pas le cas.


La nouvelle ressource développée par le Centre de ressources Meilleur départ nous présente des renseignements basés sur des recherches récentes.


« Le langage est le meilleur outil pour aider votre enfant à réussir plus tard, à l’école et dans la vie. » 


Bien que ce soit possible d’apprendre une nouvelle langue à tout âge et dans divers milieux, les études démontrent que le meilleur moment pour apprendre une nouvelle langue est avant l’âge de sept ans.  


Cette ressource nous présente diverses méthodes pour enseigner une deuxième langue à un enfant notamment à travers des exemples vécus par des familles exogames.


Je recommande cette ressource pour tous nouveaux parents multilingues. Pour moi, le meilleur cadeau que j’ai reçu de mes parents c’est mon français. C’est non seulement un lien à  mon héritage, mais aussi, lorsqu’on a déjà une base de deux langues, on est souvent encouragé à en apprendre d’autres - je parle aussi l’espagnole et l’allemand.

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Réduire les écarts - Mesurer ce qui compte : Un rassemblement de données probantes, de meilleures pratiques et de recommandations en matière de politiques

Mardi dernier, la Coalition des centres de ressources et de santé communautaires d'Ottawa a lancé son rapport : Réduire les écarts - Mesurer ce qui compte : Rapport sur le bien-être communautaire d'Ottawa 2014.  Ne pouvant y assister, j’ai fait en sorte d’en d’obtenir une copie. J'avais déjà entendu parler de leur projet au mois de juillet lorsqu’on filmait des conférenciers à un événement de l'Association des centres de santé de l'Ontario (voici notre blogue avec les vidéos - en anglais)


Le rapport vaut bien un coup d'œil. Il est plein de récits et de données significatives présentés dans un format dynamique.


Les auteurs écrivent : « Nous espérons que les conclusions qui y sont présentées contribueront à orienter les débats et les discussions lors de réunions et de forums organisés dans toute la ville. »


Une grande conception
Le rapport de 47 pages, de conception admirable, comprend:


•    Un résumé de leurs démarches de recherche et de leurs résultats;
•    Des sections parallèles aux huit domaines de l'Indice canadien du mieux-être (voir l’image des huit domaines ci-dessous). Chaque section comprend des données, une analyse et une description d'initiatives communautaires qui comblent les lacunes communautaires;
•    Une section spéciale sur la zone rurale d'Ottawa;
•    Une section finale qui présente les recommandations en matière de politiques.


Les recommandations en matière de politiques sont issues d'un large processus de consultation communautaire organisé par la table ronde sur l'engagement civique de la Coalition des centres de ressources et de santé communautaires d'Ottawa.

La diversité des auteurs rend la conversation très intéressante. Les sujets abordés le sont à travers des données probantes mais sont aussi illustrés par des récits dynamiques. Le tout crée un bon équilibre entre les défis et les atouts, en mettant l'accent sur l’importance des politiques publiques pour la santé des communautés.


Notre courbe d'apprentissage avec l'Indice canadien du mieux-être
Comme déjà mentionné, le rapport est en grande partie fondé sur l’Indice canadien du mieux-être (ICME), un cadre pour mesurer « comment nous portons-nous véritablement? » avec une emphase sur l’équité et des communautés en santé pour chacun.


Au Réseau CS, nous nous engageons toujours à mieux comprendre (et partager) l’ICME : les domaines et les indicateurs et les approches diverses de partenariats intersectoriels qui tentent l'expérience du ICME.


Quelques points forts de l’ICME:
-    Un langage plus accessible au grand public quand on parle de la santé communautaire
-    Un outil de mesure aligné sur "ce qui compte" (c'est-à-dire au-delà du PIB),
-    Se joindre à un mouvement qui cherche à consolider des mesures plus consistantes et des données partagées pour améliorer nos efforts d'évaluation à travers les géographies locales, régionales et nationales.

Je suis intéressée à connaitre vos pensées et vos expériences par rapport à l’ICME.
Les auteurs du rapport d’Ottawa estiment eux que l’ICME permet de « faire des liens entre les aspirations sociales, les politiques publiques et les preuves tangibles. »

Quel est votre point de vue? Pour le partager, merci merci d’utiliser notre boîte de commentaires de me contacter directement à g.kranias@healthnexus.ca .

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Récapitulatif Série de webinaires: Résultats du sondage SCDSÉO 2013– 2ème partie

 

Nous terminons tout juste la deuxième partie de notre série de webinaires sur le sondage 2013 sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario en partenariat avec le Centre de ressources en promotion de la santé du Centre de toxicomanie et de santé mentale.


Le SCDSÉO réalisé par CAMH, est la plus ancienne étude menée auprès des adolescents en milieu scolaire au Canada. C’est un sondage anonyme mené auprès des élèves de 7e à 12e année des écoles financées par des fonds publics de l’Ontario. Le sondage porte sur la consommation de drogues, la santé mentale, la santé physique, l’intimidation, les jeux de hasard et d’autres comportements à risque.


Ce deuxième webinaire nous a permis d’explorer l’utilisation qui peut être faire des résultats du sondage.

 


Pour discuter de ces résultats nous avons été rejoints par un groupe d’experts :
•    Nancy Langdon, Agente de développement de projets, Santé publique Ottawa
•    Christa Poirier, Infirmière en santé publique, Santé publique Ottawa
•    Dr Ian Manion, Directeur général, Centre d’excellence de l’Ontario en santé mentale des enfants et des adolescents
•    Loïs Alexanian, Directrice des services aux adolescents, Maison Fraternité.

Dr Ian Manion a partagé avec nous comment les résultats du sondage peuvent être utilisés de façon systémique.
-    Le sondage nous donne un état de ce qui se passe. Il nous permet ainsi de démontrer que la très grande majorité de nos élèves vont bien mais nous permet aussi de rappeler à certains (politiciens, directeurs d’écoles, intervenants…) le chemin qu’il nous reste à faire.


44% des élèves en 2013 disent aimer l’école contre 29% en 1999!
15% des élèves en 2013 qualifient leur santé mentale de passable ou médiocre contre 11% en 2007.


-    Nous sommes en pleine transition de notre système de santé. Le sondage peut nous aider à identifier comment le faire évoluer pour répondre aux besoins des jeunes (et pas seulement des fournisseurs).
-    Le sondage met aussi en avant les spécificités régionales nous permettant de mieux adapter nos services aux différentes réalités provinciales.
-    Le sondage peut aussi servir de base à un plaidoyer sur les manques de ressources. Les histoires individuelles couplées à des données fiables deviennent très fortes.


28% des élèves ont déclaré qu’au cours de l’année écoulée ils avaient voulu parler d’un problème de santé mentale mais n’avaient pas su à qui s’adresser.

Nancy et Christa nous ont expliqué comment le sur-échantillonnage leur avait permis de disposer de données plus spécifiques pour Ottawa notamment concernant les résultats des indicateurs par statut socio-économique, d’immigration et langue. Nous rappelant l’importance de nous intéresser aux déterminants sociaux de la santé.

Elles ont par ailleurs partagé avec nous des outils et initiatives visant à communiquer ces résultats avec les jeunes, leurs familles et le personnel dans les écoles.

Enfin, Lois nous a parlé de la réalité des jeunes et des familles qu’ils rencontrent au quotidien dans leurs programmes de prévention et dans le centre de traitement de Maison Fraternité.

Pour en savoir plus

 

      Diapositives et enregistrement du webinaire

 

 

 

 

 

 

      Ressources partagées par nos présentateurs

 

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Merci à tous de nous pousser toujours plus loin !

 

Résultats du sondage 2013 sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSÉO) – 2ème partie


Nous terminons tout juste la 2ème partie de notre série de webinaires sur le sondage 2013 sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario en partenariat avec le centre de ressources en promotion de la santé du Centre de toxicomanie et de santé mentale et aujourd’hui j’ai juste envie de vous dire un grand MERCI à tous.


Merci aux participants et aux présentateurs d’avoir encore et toujours posé la question de la spécificité francophone dans les résultats du sondage.


Merci à Tamar Meyer (toujours dans l’ombre de nos webinaires en français sur la santé mentale et la toxicomanie!) d’être aussi francophile, d’être notre meilleure avocate quand il s’agit de parler des besoins des francophones et de relayer nos demandes au sein de Camh.


Merci à l’équipe de recherche du SCDSÉO d’avoir compris notre demande et d’avoir mis du cœur à l’ouvrage.


C’est grâce à vous tous que nous avons pu aujourd’hui vous présenter pour la première fois des résultats préliminaires sur les résultats du sondage SCDSÉO pour les élèves francophones.



Quelques résultats préliminaires :

  • À l'exception de la consommation d'alcool (qui est plus élevée chez les élèves francophones), peu de différences dans la consommation de drogues des divers groupes d'élèves.
  • Moins d'élèves francophones qualifient leur santé mentale de passable ou de médiocre.
  • Malgré des différences similaires entre les francophones et les autres pour ce qui est des indicateurs de santé mentale (détresse ; pensées suicidaires ; consultation pour des questions de santé mentale), plus d'élèves francophones indiquent  que leurs besoins de soutien pour des problèmes de santé mentale n'ont pas été comblés.


Nous attendons avec une grande impatience les autres résultats!!!


Note : Le SCDSÉO réalisé par CAMH, est la plus ancienne étude menée auprès des adolescents en milieu scolaire au Canada. C’est un sondage anonyme mené auprès des élèves de 7e à 12e année des écoles financées par des fonds publics de l’Ontario. Le sondage porte sur la consommation de drogues, la santé mentale, la santé physique, l’intimidation, les jeux de hasard et d’autres comportements à risque.

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Série de webinaires: Résultats du sondage 2013 sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSÉO) – 1ère partie

Nous terminons tout juste la première partie de notre série de webinaires sur le sondage 2013 sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario en partenariat avec le centre de ressources en promotion de la santé du Centre de toxicomanie et de santé mentale.


A cette occasion, Chantal Wade du Centre de toxicomanie et de santé mentale nous a informé que les chercheurs de l’équipe du SCDSÉO seraient en mesure de partager la semaine prochaine, en avant-première, des résultats spécifiques aux francophones. INSCRIVEZ-VOUS ICI!


Le SCDSÉO réalisé par CAMH, est la plus ancienne étude menée auprès des adolescents en milieu scolaire au Canada. C’est un sondage anonyme mené auprès des élèves de 7e à 12e année des écoles financées par des fonds publics de l’Ontario.
Le sondage porte sur la consommation de drogues, la santé mentale, la santé physique, l’intimidation, les jeux de hasard et d’autres comportements à risque.

Ce premier webinaire nous a permis de découvrir un aperçu des résultats mettant l’accent sur les principales tendances et les sphères d’amélioration et de préoccupation.


Pour discuter de ces résultats nous avons été rejoints par un groupe d’experts :
•    Toula Kourgiantakis, Thérapeute conjugale et familiale, Institut ontarien du jeu problématique de CAMH
•    Loïs Alexanian, Directrice des services aux adolescents, Maison Fraternité.
•    Yolène Deschênes, Thérapeute, Équipe des services pour les adolescents(es) et leur famille, Maison Fraternité

Nos invités ont notamment partagé avec nous les points qui les ont les plus marqués dans les résultats du sondage qu’il s’agisse de bonnes nouvelles ou de sources d’inquiétude.

Alors voici quelques-uns de ces points sans ordre particulier :

Consommation de drogues :
 
-    Les résultats du sondage démontrent plusieurs baisses significatives au cours des années (Alcool, boisson énergisante et inhalant depuis 2011 et 17 baisses significatives depuis 1999 incluant le cannabis) certaines atteignant même leur niveau le plus bas (SCDSEO, p. xiii et xv). Ce n’est pourtant pas ce que nous laisse entendre les médias qui laissent parfois croire à la population que la consommation de drogue est présentement un fléau hors contrôle ce qui n’est pourtant pas le cas.

-    Le sondage indique que la majorité (70%) des jeunes qui avaient pris des médicaments sous ordonnance à des fins non médicales se les était procuré chez eux (SCDSEO, p.xviii). Ça démontre l’importance de faire de la prévention concernant l’entreposage sécuritaire des médicaments du côté des parents. Pour leurs propres enfants mais aussi pour tous ceux et celles qui utilisent leurs salle de bains, les amis de leurs enfants, les neveux et nièces, etc.

-    Quand on rattache ce chiffre aux données pour le suicide (Santé Mentale, p. xiv), qui d’ailleurs est en augmentation depuis le dernier sondage, je trouve très inquiétant de penser qu’1 élève sur 8 a sérieusement songé au suicide au cours de l’année précédant le sondage et que des médicaments susceptibles d’être utilisé en cas de tentative sont si accessibles.

-    Un cinquième des élèves indique qu’on leur avait proposé, vendu ou donné une substance illégale à l’école (SCDSEO, p.xxi). Malgré tout, bon nombre d’écoles dans lesquels nous offrons nos services persistent à croire qu’il ni a ni vendeurs ni consommateurs dans leur école.

-    École et quartier : Parmi tous les élèves, ce sont ceux de la 8e et de la 9e année qui ont été les plus nombreux à déclarer que c’est à l’école qu’on leur a enseigné les effets de l’alcool, du cannabis ou d’un autre drogue.

-    Problèmes liés à la consommation de drogues : 17% des élèves de la 9e à la 12e année ont signalé avoir connu des symptômes liés à l’usage de drogues et seulement 1% ont suivi un traitement de l’alcoolisme ou de la toxicomanie.

-    Prise de médicaments en vente libre à des fins non médicales : antitussifs – environ 10 % des jeunes de la 7e à la 12e année ont déclaré avoir pris ce type de médicament pour « planer ».
 
Santé mentale :
 
-    Problèmes concomitants : Environ 28% des élèves au secondaire ont dit avoir un de ces problèmes (détresse psychologique, comportement antisocial, consommation dangereuse ou nocive d’alcool, problème lié à l’usage de drogues. Il reste environ 1 jeune sur 5 qui a dit avoir des troubles concomitants, au moins 2 ce ces problèmes. 

-    Plus du quart des élèves (28%) ont dit qu’ils auraient aimé parler d’un problème de santé mentale à quelqu’un mais ne pas avoir su à qui s’adresser. Pourtant, il y a des services dans nos écoles : Travailleurs sociaux, éducateurs, intervenant en toxicomanie, en santé mentale, infirmières, etc.. Pour moi, ça indique clairement que quelque chose ne va pas. Il manque un « pont » entre les aidant et les « aidé potentiel » (Santé Mentale, p.xiv).

-    Les indicateurs d’intériorisation sont plus élevés chez les filles et d’ extériorisation plus élevés chez les garçons. Les indicateurs d’intériorisation correspondent à des états émotifs ou à des traits psychologiques qui peuvent avoir des effets négatifs sur tous les secteurs de la vie, y compris la capacité de fonctionner. On peut citer par exemple la faible estime de soi, la dépression et l’anxiété. Les indicateurs d’extériorisation concernent des problèmes qui consistent principalement en problèmes de conduite ou en comportements antisociaux, par exemple des actes criminels, de la violence et de l’intimidation. De tels comportements ont des effets négatifs non seulement sur les personnes en cause, mais aussi sur l’ensemble de la société.

-    On observe une diminution de l’intimidation.


Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
Diapositives | Enregistrement | Biographies des présentateurs


Pour en savoir plus et autres liens utiles :
-    Résumé du rapport de 2013 sur la santé mentale et le bien-être selon le SCDSEO
-    2013 OSDUHS Mental Health and Well-Being Report
-    Drug Use Among Ontario Students, 1977-2013: Detailed OSDUHS Findings
-    La santé des francophones de l’Ontario Un portrait régional tiré des Enquêtes sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC)


-    Maison Fraternité : Services spécialisés dans le traitement des toxicomanies
o    Services aux adolescents et à leur famille
-  Services externes : 613-562-1415
-  Centre résidentiel pour adolescents : 613-746-7504
-  Lien Internet : www.maisonfraternite.ca
Dépliant centre résidentiel pour adolescents de Maison fraternité

-    Ligne de crise (pour enfants, jeunes et familles) : 613-260-2360; 1-877-377-7775

-    Parents : lignes de secours de l’est de l’Ontario (PLEO) : 613-321-3211; 1855-755-7005

-    Centre psycho-social d’Ottawa-Carleton : services en santé mentale pour enfants, jeunes et familles : 613-789-2240

-    Bureau des services à la jeunesse (jeunes et familles): 613-729-1000

-    Centre de gestion de sevrage d’Ottawa : 613-241-1525

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« Comment mange-t-on un éléphant? »

Ainsi va une vieille maxime qui tente de trouver une solution plausible face à une situation qui nous paraisse tout à fait insurmontable… Et la réponse? « Une bouchée à la fois! » Et c’est exactement l’esprit qu’il faut adopter à la rentrée! Avec l’été et son air nonchalant terminés, tout l’monde « rentre » et ce moment ramène avec lui son lot de courses, de responsabilités, de nouveautés et de routines quotidiennes, lesquelles contribuent grandement au stress. Comment « avaler » tout ça d’un seul coup, dans une seule semaine, voire un seul mois? Impossible. Il faut le faire « une bouchée à la fois »!

Au lieu de se fier aux sempiternelles « listes interminables à faire » ou encore tenter de modifier, en simultané, tous ses comportements, on tentait plutôt de viser un nouvel équilibre? Et cela, en adoptant une chose à la fois…

Rien de compliqué vraiment, il s’agit de se rebrancher sur les fondements mêmes d’un bien être social, physique et mental lesquels visent, essentiellement, l’équilibre et non la perfection (la vôtre et celle des autres!) :

•    Dormez le nombre d’heures dont votre corps a véritablement besoin. La carence de sommeil nous rend misérables, impatients, impétueux et nous pousse souvent à faire des choix mal-sains partout dans notre vie.

•    Mangez plus de fruits, de légumes et de grains entiers. Délaissez le gras, les aliments frits, les boissons gazeuses, le « fast-food », l’alcool et les grandes quantités de caféine. Ce sont de « faux amis » alimentaires.

•    Faites plus d’exercices (peu importe où ou comment). Et si cela peut vous divertir avec des amis par surcroît, mieux encore!

•    Tentez de voir la vie et ses petits pépins avec plus de positivisme et de légèreté. Les choses ne vont jamais toujours bien. Il faut s’attendre à un certains lots de défis ou de difficultés. Mais avec une approche plus réaliste, on modifie également ses attentes et ses actions.

•    Adopter un loisir, un passe-temps ou un cours qui vous fait du bien, qui vous détend et vous permette de vous débrancher du train-train quotidien (même si ce n’est que pour 1 heure par semaine).

•    Prenez votre lot quotidien d’air frais (passer par le parc en marchant au bureau, sortez dîner dehors, faites le tour du bloc à la pose, etc., pourvu que cela vous plaise).

•    Aidez les autres, dans votre collectivité, dans votre église, à l’école de vos enfants, etc. même si ce n’est qu’une fois dans le mois. On se sent bien lorsqu’on pose des gestes altruistes et notre milieu en bénéficie aussi.

L’agence de la santé publique du Canada renchérit :

•    Apprenez à déléguer; vous n'avez pas à tout faire vous-mêmes.
•    Utilisez des techniques de relaxation comme le yoga ou la méditation. Élargissez votre horizon spirituel.
•    Discutez ouvertement de vos problèmes avec vos amis, vos proches ou un conseiller.
•    Sachez qu'il n'est pas nécessaire de "gagner" toutes les disputes. Soyez moins compétitifs.

Voilà que quelques suggestions qui peuvent enjoliver et alléger vos semaines de rentrée. Des choses simples, tout à fait réalisables à une petite échelle, et qui auront un impact positif sur votre rentrée 2014. Bonne chance!

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L’épidémie cachée

Le suicide n’est guère un sujet facile ou plaisant à soulever autour de soi. Mais lorsque l’on constate que plus de 3,000 personnes se sont enlevés la vie au Canada l’an dernier, soit un nombre plus élevé que le nombre total de gens mortes soit d’un accident, soit d’un meurtre, l’on constate à quel point le suicide est une problématique bien réelle au pays. C’est pourquoi l’on dit du suicide que c’est l’épidémie cachée.


Mais qui au juste est à risque dans nos communautés?

-90 % des gens ayant pris leur propre vie étaient affectés par la dépression, la toxicomanie ou un autre trouble mental. Selon Statistiques Canada, « la maladie mentale est le facteur de risque le plus important » suivi de près par la dépression;

-le groupe d’âge chez qui on affiche le plus haut taux est celui des personnes âgées entre 40 et 59 ans;

-3 fois plus d’hommes que de femmes se suicide;

-plus d’autochtones s’enlèvent la vie, soit plus que tout autre groupe dans la société;

-après les accidents involontaires, le suicide est la seconde cause de décès chez les 15 à 34 ans;

-les personnes célibataires (n’ayant jamais été marié) sont 3 fois plus susceptibles de s’enlever la vie que les personnes veuves, divorcées ou mariées;

Photo: amber10_79 via Compfight cc

Il est important de souligner qu’« aucun facteur déterminant, y compris la maladie mentale, ne suffit à lui seul, à provoquer un suicide. Il résulte plutôt de l'interaction de nombreux facteurs, notamment : la maladie mentale, l'échec du mariage, les difficultés financières, la détérioration de la santé physique, une perte importante, ou un manque de soutien social » Statistiques Canada


Il importe de se rappeler que « le suicide est une cause importante de décès prématuré et évitable » sur laquelle nous pouvons agir, contrairement à des maladies génétiques par exemple. Si vous désirez venir en aide à quelqu’un qui songe au suicide ou qui est en détresse ou à risque, plusieurs ressources existent. Consultez cette liste de ressources pour en savoir plus:

L’association canadienne pour la santé mentale
Le centre de prévention de suicide
esantémentale.ca
Ontario Association for suicide prevention

Consultez également le site web de l’Organisation mondiale de la santé, laquelle lance le 10 septembre prochain la Journée mondiale de la prévention du suicide, sous la bannière « Prévention du suicide : un monde connecté ».

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La lecture du mois : Financer la francophonie canadienne : faire société ou créer un marché de services?

Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques

La lecture peut sembler un peu aride pour un mois d’Aout et nous n’avons certainement pas envie de voir l’été se terminer. Mais, parce qu’il faut bien préparer la rentrée, nous vous proposons de découvrir ce rapport de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques ayant pour thème le financement des organismes francophones.

Dans ce texte, les auteurs tentent de porter au jour quelques éléments qui illustrent une nouvelle approche que semble vouloir suivre le gouvernement canadien en matière de financement des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM). Le rapport s’interroge sur les conséquences de cette nouvelle approche sur l’organisation et le développement des communautés francophones en situation minoritaire.

Les auteurs pensent qu’un glissement est en train de se produire sur le financement des CLOSM par l’État canadien. Alors que l’intervention et l’aide de l’État se fondent sur les droits linguistiques, il semble qu’elles tendent à se justifier selon une logique de plus en plus économique qui met l’accent moins sur les droits linguistiques que sur la valeur ajoutée et le rendement des organismes œuvrant en contexte minoritaire.

En conséquence, les auteurs proposent quelques pistes de réflexion sur les stratégies collectives que peuvent élaborer les organismes francophones afin de se repositionner par rapport à l’État et de mieux se faire reconnaître dans le partenariat qu’ils ont développé.

Nous vous laissons le soin de vous faire un point de vue sur les thèses des auteurs et vous souhaitons une très bonne lecture!

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Complémenter vos efforts de communication afin d’en maximiser l’impact

Une campagne de communication sur la santé bien planifiée et exécutée peut accroître la sensibilisation à l’égard d’un problème de santé, influencer les attitudes, les perceptions, les idées fausses ou appuyer les efforts d’intervention. Lorsqu’il s’agit de modification du comportement, la communication sur la santé peut être indiquée pour favoriser un changement de style de vie, lancer un appel à l’action ou illustrer un comportement positif. Toutefois, pour favoriser l’évolution de la prise de conscience, à l’acceptation, à la mise en œuvre et, enfin, au maintien d’un nouveau comportement, il faut plus que la création d’une parfaite campagne de communication sur la santé. Pour qu’un changement durable se produise, une campagne doit être déployée avec des stratégies de modification du comportement complémentaires, comme l’engagement social, l’économie comportementale et le marketing social communautaire. Au cours des dernières années, ces stratégies ont pris un élan considérable et sont maintenant largement reconnues comme les principaux alliés de la communication sur la santé visant à entraîner une modification durable du comportement.

Engagement social

Les médias sociaux peuvent amplifier la communication sur la santé et permettre de diffuser facilement une variété de messages personnalisés, tout en créant des « clavardages » au sujet d’un comportement, d’un service ou d’un programme. Les médias sociaux peuvent soutenir la santé publique en permettant une discussion d’égal à égal, en modélisant le comportement et en proposant des stratégies de résolution des problèmes et d’adaptation. Ils peuvent atteindre cet objectif auprès d’une vaste population avec une plus grande efficacité que les méthodes traditionnelles de communication, y compris les sites Web statiques. [1, 2, 3] De nombreuses études soulignent que les médias sociaux constituent une source importante et précieuse d’encouragement, de partage d’expérience et de motivation lorsqu’il s’agit de l’adoption d’un mode de vie sain. [1, 4, 5, 6]


Ceci est un extrait d’un article soumis par Sophie Rosa, conseillère en communication sur la santé. Vous pouvez lire l’article complet dans Le Bloc-Notes.

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Politiques saines = communautés en santé

Le lien intrinsèque entre l'un et l'autre de ces deux éléments nous paraît évident mais semblerait-il qu'il faut redoubler d'ardeur si l'on veut véritablement des communautés en santé... Selon le professeur en politiques de la santé à l'Université York Dennis Raphael, « les gouvernements ont une responsabilité de fournir les citoyens avec les éléments nécessaires à la santé »1 et malheureusement, le Canada traîne de l'arrière en la matière :


« il y a peu d'effort par le gouvernement canadien et les décideurs de politiques publiques pour améliorer les déterminants de la santé (des Canadiens) par le biais de mesures précises en politiques de la santé. En raison de cela, le Canada se compare défavorablement contre d'autres pays riches et développés dans son soutien aux citoyens et leur durée de vie. »1


De plus, la recherche démontre que la qualité des déterminants de la santé (des citoyens et de leurs collectivités) est largement déterminé par les décisions politiques que font les gouvernements en matière de politiques de santé et ce, dans plusieurs domaines (pas nécessairement juste en santé comme tel, si l'on pense aux politiques qui influencent le logement, par exemple).


En somme, le développement de politiques saines est crucial au développement de collectivités en santé.

Mais les gouvernements ne sont pas seuls à agir dans l'élaboration de telles politiques. Les collectivités elles-mêmes, et leurs citoyens, peuvent (et devraient) y participer activement, surtout si l'on veut que celles-ci reflètent les besoins. Un réseau comme celui de Communautés en santé du Canada veille au grain. Selon celui-ci :


« L'approche des communautés en santé agit sur de multiples déterminants de la santé et se fond sur cinq stratégies ou composantes essentielles pour amplifier et enrichir la capacité existante des communautés d’améliorer la santé et le bien-être communautaires : 1) participation communautaire/citoyenne; 2 2) collaboration multisectorielle; 3) engagement politique; 4) politique publique favorable à la santé et, 5) développement communautaire axé sur les ressources. »


Plusieurs collectivités mettent la main à la pâte et donnent le ton en contribuant à améliorer des déterminants clés de la santé dans leur milieu. Réseau CS a prêté main forte à plusieurs de ces initiatives. En voici quelques-unes : à Rideau Lakes, le canton a adopté une politique rendant les loisirs accessibles et abordables, contribuant ainsi à la santé des ses citoyens. Les aînés de Noëlville ont réalisé des initiatives pour éveiller leur collectivité aux besoins de revitalisation. À Leeds, Lanark et Grenville, on a fait de l'engagement communautaire entre 22 municipalités de leur région, en vue de mieux planifier leur offre de services. Et à Waterloo, on a travaillé la qualité de vie, le renforcement des capacités des quartiers et l'inclusion.

Avec une population vieillissante et des jeunes moins physiquement actifs que les générations précédentes, nos collectivités font face à des défis santé de taille. Il s'agit d'agir dès maintenant, dans sa propre collectivité pour tenter d'agir sur nos politiques de la santé ainsi que d'influencer les décideurs en la matière. Un sujet sans fond, s'il en est un!

Source :
1.  Social Determinants of Health: The Canadian Facts, Juha Mikkonen et Dennis Raphael, Toronto: York University School of Health Policy and Management, 2010.

On poursuit son approfondissement de ce sujet en visitant les ressources suivantes :

Institut national de santé publique du Québec, Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé, Processus de politiques publiques.

Canadian Centre for Policy Alternatives

Canadian Council on Social Development

L'Institut du nouveau monde, pour ses recherches et ses démarches participatives, notamment, son plaidoyer pour la participation citoyenne


Social Determinants of Health: Canadian Perspectives, Dennis Raphael, 2e édition, Toronto: Canadian Scholars' Press, 2009.

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La lecture du mois: L’AVEC pour faire ensemble, Collectif VAATEC

Le mot inclusif est à la mode. Nous utilisons tous de plus en plus souvent des expressions telles que travailler avec et pas pour… et c’est définitivement une approche que partage Réseau CS.

Mais concrètement ça veut dire quoi? Comment nous assurer d’une participation active et respectueuse de tous dans l’élaboration de nos stratégies ou dans les prises de décisions?

Si vous aussi vous vous intéressez à ces questions, nous vous encourageons fortement à lire cette excellente ressource développée par le collectif VAATAVEC : L’AVEC pour faire ensemble

Cette approche a été développée dans le cadre la lutte à la pauvreté et l’exclusion sociale avec le postulat qu’il est nécessaire d’inclure les premières personnes concernées, c’est-à-dire celles qui vivent la pauvreté et l’exclusion sociale. L’approche AVEC repose sur l’égalité et la dignité. Il vise à associer les personnes qui vivent dans la pauvreté, expertes de leur vécu à toutes les dimensions de la lutte contre la pauvreté.

Les principes et les outils proposés dans ce guide peuvent servir à tous ceux qui cherchent à mettre en place des démarches collaboratives et participatives où chacun a le droit à la parole quel que soit l’objectif de la démarche.

Le guide propose notamment des outils pour :
-    briser la glace,
-    animer les rencontres,
-    favoriser / valoriser la prise de parole,
-    réfléchir collectivement,
-    prendre des décisions,
-    et évaluer les activités.

N’hésitez pas à partager avec nous vos commentaires sur cette ressource ou vos outils pour favoriser la participation de tous!

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Un été mémorable et en sécurité!

(Photo : ClickFlashPhotos / Nicki Varkevisser via Compfight cc)

Avec la sortie des classes, les vacances et le retour du soleil brûlant, il est bon de se rappeler quelques consignes de sécurité que l'on prend peut être pour acquis.

En milieu scolaire, les consignes sont maintes fois répétées. Lors des grandes vacances, on a le cœur à l'aventure, au jeu et la sécurité, on passe. C'est pourquoi une vigilance s'impose et que les rappels sont de mises. Sensibiliser un enfant sur la raison d'être de la sécurité sur la route, les trottoirs par exemple, lui permet de faire des choix plus judicieux. Ainsi responsabilisé, l'enfant prend moins de risques et adopte des comportements plus sécuritaires. Aussi, une approche comme celle-ci, telle que préconisée dans la ressource téléchargeable Bien renseigner nos enfants pour qu’ils soient plus en sécurité, permet aux enfants, aux parents, aux écoles et à la communauté de faire équipe, avec un message, pour le bien-être des jeunes.

Le même raisonnement s'applique lorsqu'exposé au soleil et ses rayons ultraviolets. À la plage, le parc ou la piscine, et à tout autre endroit où l'on passe de longues heures consécutives, on oublie rapidement les dangers d'une surexposition. Chaque année, les hôpitaux comptent d'innombrables cas de brûlures, de déshydrations importantes et d'insolations sérieuses. Et pourtant, les mesures pour tout éviter ces ennuis, sont de base, il s'agit de se les rappeler doucement :

  • Boire régulièrement et fréquemment de l'eau - et non des breuvages abondants en sucre, est essentiel à l'hydratation. Le corps actif transpire pour se refroidir et ainsi, perd rapidement son eau. Il est nécessaire de l'en renflouer.
  • Choisir un écran solaire dont le facteur de protection solaire (FPS) est bien adapté à son type de peau. Plus le FPS est élevé, plus on est protégé. Par exemple, une crème FPS 30 aura deux fois plus de protection qu'une FPS 15, le calcul est simple. On peut protèger davantage la peau aussi avec des vêtements appropriés donc, soit pâles et à manches longues ou encore, intégrés d'un FPS (maillots de bain, t-shirts à tissus spécialisés). 
  • Éviter autant que possible une surexposition entre midi et 16 h, alors que les dangers de l'exposition au soleil est à son maximum.
  • Jamais exposer les bébés au soleil direct, surtout ceux de moins de 2 ans.
  • Appliquer son écran solaire 20 minutes avant de s'exposer au soleil pour une bonne absorption. Le réappliquer souvent au cours d'une journée où l'on s'expose longtemps. Appliquer un écran pour les lèvres dont la chair tendre brûle rapidement.
  • Porter un chapeau en tout temps protègera la tête, laquelle est particulièrement vulnérable à des coups de soleil douloureux. Des lunettes de soleil à l'épreuve des rayons ultraviolets sont également de mise.

Un autre endroit qui exige une sécurité assidue, c'est le terrain de camping. Les souvenirs d'enfance sont créés grâce aux feux de camp mémorables, aux repas BBQ en famille et aux aventures spontanées en forêt ou en terrain privé. Là aussi, sont élevés les risques d'incendies et de brûlures. Pour se rappeler d'excellentes consignes à cet effet, on consulte ce pense-bête préparé par le ministère de la sécurité publique du Gouvernement du Québec et Protégez vous.

Une vigilance accrue cet été vous permettra de réaliser de nouveaux beaux souvenirs mémorables et heureux. C'est ce que Réseau CS vous souhaite ardemment!

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Mais pourquoi nos jeunes passent-ils autant de temps sur leurs jeux vidéo?

Quand nous nous intéressons à la santé mentale de nos jeunes nous oublions parfois d’aborder le sujet des jeux en ligne, jeux de hasard ou d'argent. Et pourtant l’impact du jeu problématique sur la santé mentale de nos jeunes est bien réel.

Quelques stat pour mieux comprendre l’enjeu de cette question:
Jeux de hasard
•    4,5% des jeunes Ontariens entre 7e à la 12e sont « à risque » - SCDEO
•    Les garçons sont plus à risque que de filles (7,2% versus 1,8%)
Jeux vidéo
•    23% des jeunes tous les jours
•    12% ont un rapport aux jeux videos problématique

C’est pour ces raisons que le Centre de ressources en promotion de la santé de CAMH et Réseau CS ont organisé une séance de discussion et de partage. Vous pouvez accéder à l’enregistrement ainsi qu’aux diapositives de la session.

Une des discussions qui m’a personnellement beaucoup intéressée était celle du lien entre jeux d’argent et jeux vidéo. Deux ressemblances majeures soulignées par l’une de nos invités Toula Kourgiantakis de l’Institut ontarien du jeu problématique de CAMH :
-    Les symptômes de jeu problématique qu’il soit vidéo, d’argent, en ligne ou pas : changement d’humeur, conflit, importance du jeu par rapport aux autres éléments de sa vie…
-    Le design des jeux vidéo très similaire à celui des jeux d’argent notamment pour les jeux de rôles qui n’ont pas de fin avec en plus la possibilité d'acheter en ligne des objets ou autres pour les personnages

Les ressources abordées :
Catherine Bernatchez, Intervenante jeunesse, Programme de sensibilisation aux jeux de hasard chez les jeunes, YMCA de la région de la capitale nationale nous a présenté: Programme de sensibilisation aux jeux de hasard chez les jeunes (PSJJ) du YMCA

Autres ressources:
Programmes pour les écoles http://ymcagta.org/en/who-we-work-with/educators/gambling/index_fr.html
La prévention du jeu pathologique
Institut ontarien du jeu problématique
Le Centre international d’études sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes
London – Addiction Services of Thames Valley  http://adstv.on.ca/fr/santementale
Ligne Ontarienne d’aide sur le jeu problématique  1-888-230-3505 http://www.problemgamblinghelpline.ca/Accueil/Index
Ontario – liste des services d’aide dans la province
Ottawa - Addictions and Mental Health Services 613-789-8941
Timmins  - South Cochrane Addiction Service 705-264-5202
Toronto - CAMH 416-535-8501 Access CAMH
Partout au Canada – Jeunesse j’écoute 1-800-668-6868

Vous souhaitez nous donner votre avis ou partager votre expérience. N’hésitez pas partager vos commentaires sur l’une des questions suivantes. Vous avez juste à faire précéder votre commentaire par le numéro de la question :

Q1. Quand nous nous intéressons à la question de la santé mentale de nos jeunes, abordons-nous le sujet des jeux en ligne, jeux de hasard ou d'argent?
Q2. Quels sont les défis rencontrés quand nous abordons cette question et quelles sont les stratégies mises en place pour les surmonter?
Q3. Comment nous assurons-nous de rester à la page? De connaitre les dernières nouveautés qui intéressent les jeunes?
Q4. Comment réussissons-nous à maintenir une conversation ouverte avec les jeunes et de ne pas juste être perçue comme une figure « moralisatrice »?
Q5. Quels sont les programmes, initiatives ou ressources disponibles en français?
Q6. Quelles considérations devraient garder en tête les écoles, conseils scolaires ou organismes francophones quand ils abordent la question des jeunes et des jeux en ligne, jeux de hasard ou d'argent?

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« Consommer régulièrement de l'art, c'est comme prendre ses vitamines ! »

Saviez-vous que « chanter donne de l'énergie, augmente les sentiments de joie et d'exaltation et accroît les niveaux d'ocytocine, que l'on désigne parfois d'hormone de l'amour »?1  Wow! Ça vous donne envie de turluter un air subito non?!  Et si on vous disait que d'écouter de la musique après une chirurgie en diminuera les douleurs1? Ou encore que l'éducation musicale réduit chez les enfants leur niveau de cortisol (hormone liée au stress)1? Les recherches confirment depuis une dizaine d'années ce que l'on soupçonnait déjà en prenant plaisir à le faire :


Il y a un lien de cause à effet marqué, mesurable, entre son bien-être et les arts et la culture. Essentiellement, plus on en « consomme », mieux nous sommes, physiquement et mentalement.


Une organisation canadienne donne le ton en la matière avec, à l'appui, des compilations exhaustives impressionnantes sur les études en cours et les initiatives communautaires qui ont pour objectif de faire le lien entre les arts et la santé. Selon Arts Health Network Canada, ce lien est évident. Reste maintenant à l'appuyer convenablement puisque le Canada aurait du rattrapage à faire sur ses voisins occidentaux. Ailleurs, on aurait déjà, depuis des décennies, reconnu et tiré profit du fait que l'art, ça fait du bien...

D'autres corps publics se penchent désormais sur la cartographie culturelle pour documenter et analyser les avantages de l'art sur les citoyens. Le « cultural mapping » permet notamment :

  • d'élaborer de façon plus pointue la planification stratégique;
  • d'attribuer plus précisément les ressources financières (surtout dans le climat d'austérité actuelle, l'imputabilité est cruciale) et,
  • de mieux gérer la croissance au plan culturel des entités publiques.


Outil largement utilisé au plan international, la cartographie culturelle est désormais adopté de plus en plus au pays, notamment au niveau municipal. La ville de Moncton au Nouveau-Brunswick en a fait l'exercice :


Source:  http://www.moncton.ca/Residants/Loisirs__parcs_et_culture/Arts_et_culture/Cartographie_culturelle.htm

Les bénéfices qu'on retire lorsqu'on consomme de l'art ne sont peut être pas précisément quantifiables, mais chose certaine, c'est que ceux qui fréquentent des événements culturels ont nettement la perception2 que leur vitalité en serait améliorée. On affirme aussi, selon un autre sondage3, que « les stimuli artistiques – assister à un film, un concert ou une exposition, ou chanter dans une chorale – avaient une incidence positive sur la santé, le fonctionnement social et la vitalité rapportés par les participants ».

En somme, l'art fait du bien à ceux qui le consomment régulièrement. Verrons-nous alors un jour une révision aux « doses quotidiennes requises » nationales?


Source :
1. « La fréquentation de concerts ou de pièces de théâtre accroît la vitalité », tiré du site web de l'Association canadienne des organismes artistiques (CAPACOA).

2.  T. Theorell et al, A note on designing evaluations of health effects of cultural activities at work, 2009, site web de l'Association canadienne des organismes artistiques (CAPACOA).


3.  L.O. Bygren et al, Cultural participation and health: a randomized controlled trial among medical care staff, 2009, site web de l'Association canadienne des organismes artistiques (CAPACOA).
.


Deux excellents sites qui valent le détour pour en savoir beaucoup plus sur ce sujet inépuisable :

1. L'Association canadienne des organismes artistiques (CAPACOA)
Pour en savoir plus sur l'impact des arts sur la santé, on consulte une compilation de diverses recherches sur le sujet (en bas de page, sous la rubrique "Articles similaires").

Pour constater des statistiques intéressantes qui parlent d'elles même du lien intrinsèque entre les arts et son incidence sur la santé, on consulte "Les arts de la scène et la santé".


2. Arts Health Network Canada (site en anglais seulement)
Trois sections d'intérêt particulier : Featured articles, Arts & Health 101 et toute la rubrique Initiatives.

 

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L'exogamie : trésor caché?

Lors de sa plus récente conférence annuelle à Toronto, le Centre de ressources Meilleur départ présentait en pré-conférence, Bilinguisme et exogamie, Défis et stratégies pour la petite enfance. La complexité de cette thématique la rend à la fois très intéressante et pratiquement inépuisable. D'autant plus qu'elle revêt plusieurs facettes. On pense notamment à l'aspect socioculturel de la construction identitaire ou encore, aux nombreuses questions liées au développement du langage et de la parole. Et chacune des composantes étant liée intrinsèquement aux autres, on comprend vite que cela sous-tend les défis qui y sont liés.

Néanmoins, malgré les enjeux évidents et bien réels que posent l'exogamie, tous s'entendent: c'est une réalité éminemment riche en nuances et en subtilités, tant langagières qu'identitaires. Et vivre en milieu exogame peut enrichir la vie d'un individu sur les plans tant culturel que physiologique (en effet, bonne nouvelle, notre cerveau bénéficierait même de l'apprentissage de plusieurs langues!). 

Et lorsqu'on sait que, selon le Centre de ressources Meilleur départ:

•    les parents jouent un rôle crucial dans la conservation de la langue maternelle et,
•    que le nombre de familles où un parent est francophone et l'autre ne l'est pas, augmente sans cesse en Ontario (à preuve, la proportion d'enfants vivant au sein d'une famille exogame en Ontario est passé de 38% en 1971 à plus de 68% en 2011) et,
•    qu'un enfant dont le père, plutôt que la mère, a pour langue maternelle le français, n'a que 12% de chance de parler le français contre 32% et,
•    que, selon Statistique Canada, « une transmission incomplète de la langue maternelle française des parents aux enfants » est un des trois facteurs influençant l'évolution du français au pays,

on comprend pourquoi la situation retient l'attention. C'est pourquoi, toujours selon Meilleur départ, « il est important de mettre en place des mécanismes pour favoriser l'inclusion et la participation des conjoints. »

Venez decouvrir l'entrevue de Madame Claire Thibideau, une des présentatrices de la pré-conférence Meilleur départ, sur avec elle les réalités auxquelles font face, au quotidien, tant de parents et d'intervenant.e.s en milieu scolaire et de service de garde.

Lorsqu'on parle d'exogamie (français-anglais), vous entendez quoi exactement? Sont-ils nombreux dans les écoles de langue françaises en Ontario?

Je précise d'abord deux choses: on parle d'une dynamique exogame plutôt que d'une situation ou d'une problématique exogame. Et ensuite, que c'est le couple qui est exogame, non pas le milieu ou la famille. Un couple exogame, c'est lorsqu'une personne parle une langue et la seconde, en parle une autre. Lire la suite dans le Bloc-notes...

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